Tourisme & Voyages

  • Après sa traversée de l'Atlantique en 1924 (Seul à travers l'Atlantique, TohuBohu éditions, novembre 2019), Alain Gerbault quitte New York pour le Pacifique et la Polynésie. Toujours à bord du Firecrest qu'il vient de remettre en état.

    À la Poursuite du Soleil est le premier des deux tomes de son journal de bord qui narrent son retour vers la France. Il y parvient cinq années plus tard, après avoir navigué autour du monde au gré de son humeur et de ses escales. Bermudes, Panama, Galapagos, Polynésie française (premier tome)...
    La suite de son journal de bord est relatée dans le second tome : Sur la Route du Retour (sortie prévue en octobre 2021).


    L'AUTEUR.

    Ingénieur des Ponts et Chaussées, joueur de tennis, pilote d'escadrille durant 1914-1918, Alain Gerbault est le premier navigateur à traverser l'Atlantique à la voile en solitaire d'Est en Ouest, il est le premier Français à achever un tour du monde en solitaire à la voile.

  • Pour l'avoir découvert sur le tard, Pierre-Yves Le Priol considère l'écrivain Charles Péguy (1873-1914) comme un maître à penser et, plus encore, comme un maître de vie. Sa critique radicale du monde moderne, son parcours inattendu (de l'athéisme militant à la révélation de la foi), son écriture si singulière et comme à portée de voix : tout ce qui touche au " mécontemporain " Péguy résonne au plus profond de lui.
    Pierre-Yves Le Priol a participé à l'ouverture récente d'un Chemin Charles-Péguy vers Chartres, inspiré de celui que Péguy avait emprunté en 1912 et 1913. Celui-ci était alors allé invoquer " Notre-Dame de Beauce ", pour des raisons personnelles, jusqu'en sa cathédrale gothique.
    C'est ce pèlerinage effectué un siècle après Péguy, par les sentiers du Hurepoix et les champs de blé beaucerons, qui fait l'objet de ce récit : parcours effectué à pied et avec des amis, dont le petit-fils de l'écrivain lui-même. Au rythme de la marche commune, l'oeuvre de Péguy se révèle à nos quatre pèlerins. Une oeuvre qui aide chacun d'eux à vivre.

  • Des années 800 jusqu'à la date de 1738, la Vicomté de Turenne fut un territoire quasiment indépendant. Elle réunissait des espaces contrastés autour de la puissance vitale de la Dordogne. Ce livre se lit comme un guide et un carnet de voyage où le regard se focalise avant de s'ouvrir à l'ampleur panoramique, mais aussi comme une promenade littéraire en compagnie notamment de Maynard, Fénelon, Loti, Colette, Vitrac, ou encore et plus particulièrement comme une approche des lieux à l'aune de l'imaginaire. En effet, ces pages voudraient faire partager la conviction que la découverte du paysage est une aventure et une conquête.

  • Rocamadour attire fidèles et pèlerins autour de son sanctuaire de la Vierge Noire, à mi-hauteur du grand rocher du Val d'Alzou. Ce ruisseau, qui a la particularité d'être intermittent, donne à la vallée des couleurs d'oasis. La ville médiévale est secrètement entourée par un défilé, le "Val Ténébreux" et par deux gouffres en aval : Cabouy et Saint-Sauveur. Le second éveille plus particulièrement l'idée de l'insondable. Ces lieux saisissants, générateurs d'expériences originaires comme l'effroi et la fascination, environnent d'étrangeté un sanctuaire conçu comme un théâtre de pierre qui magnifie les volumes initiaux du canyon et comme une pensée théologique invitant, à travers la riche histoire du pèlerinage, à une double postulation chrétienne : l'élévation et le recueillement.

  • Un taxi se faufile, double à droite, double à gauche, accélère brutalement. Les valises devant la porte et les lumières, les reflets, la rue scintille. Avant d'entrer dans l'immeuble, je me retourne. Face à moi, ruisselant, limpide, un vrai miroir de verre et de travertin, la silhouette élégante du 9 west 57th Street. À la pointe de Manhattan, l'océan plaque ses accords.
    Un récit vif entre Histoire, paysage, habitants d'une ville qui chamboule nos repères.
    Jeanine Baude est une poète, romancière française qui a reçu de nombreux prix pour son travail d'écrivain.

  • La Forêt des Ardennes a été publié, initialement, en 1896. C'est le fruit des recherches et des collectages de l'auteur : en quelque sorte une défense et illustration du pays ardennais, de ses spécificités réelles et légendaires, de son passé et de son présent de la fin du XIXe siècle.
    « C'est cette chose mystérieuse et troublante, l'Âme d'un pays, qu'on sent frémir à chaque page, dans la Forêt des Ardennes de M. Albert Meyrac. Le passé de cette belle région se réveille, et ses héros défilent sous nos yeux enchantés ; ses tours abattues se redressent au sommet des monts, tandis que les chênes séculaires, les hêtres gigantesques, tous les grands arbres innommés - sous lesquels les peuplades antiques croyaient la divinité plus près d'eux - viennent refleurir magiquement à la place des cheminées d'usines et des poteaux du télégraphe. Quelle aimable évocation, quel bain de poésie et de rêve ! Après avoir décrit les Ardennes actuelles, telles que peut les voir le géographe le plus scrupuleux, l'auteur nous fait pénétrer dans l'Ardenne fabuleuse et fantastique, dans cette forêt immense qui s'étendait, d'après la légende, des portes de Poitiers à celles de Constantinople. Et dans le mystère de ces solitudes, il nous montre tour à tour, comme dans une éblouissante féerie, les Gaulois, les Romains, les druides aux faucilles d'argent, les évêques aux crosses d'or, les chevaliers aux rudes cuirasses, les jongleurs aux violes légères, tandis que les follets dansent au clair de lune, ou que de grands chasseurs blancs courent dans les airs en faisant, au son d'invisibles cors, de barbares et prodigieuses battues... (extrait de la Préface de Jean Rameau).
    Albert Meyrac, né à Béligny (1847-1922), est un journaliste et folkloriste, d'origine landaise (Dax) - d'où la Préface de Jean Rameau, alors célèbre écrivain régionaliste gascon. Albert Meyrac est successivement journaliste à La Gironde à Bordeaux, au Réveil des Landes à Dax, au Patriote de l'Ouest à Angers, au Républicain de Cannes. En 1883, il devient rédacteur en chef du journal Le Petit Ardennais et le restera jusqu'à l'invasion allemande en 1914. Durant cette période, il se passionne, à l'instar du Breton Paul Sébillot son modèle, pour tout ce qui touche au folklore de sa région d'adoption : les Ardennes. Ses recherches, collectages et travaux divers donneront lieu à nombre de publications régionalistes : Traditions, coutumes, légendes et contes des Ardennes, comparés avec les traditions, légendes et contes de divers pays, préf. de P. Sébillot ; Contes du pays d'Ardennes ; La Forêt des Ardennes ; Villes et villages des Ardennes ; La légende des Quatre fils Aymon ; Géographie illustrée des Ardennes.

  • Paru initialement en 1861, ce texte un peu inclassable est à la fois l'histoire de la naissance de Royan (station balnéaire qui acquiert son renom au milieu du XIXe siècle), et l'histoire - ô combien romantique ! - de Marguerite d'Emilien et de toute une société haute en couleurs. Imbriquant à merveille les deux thématiques, l'auteur nous mène à la découverte du « jeune » Royan de la Révolution, de l'Empire et des Restaurations, au sein d'une société coincée entre ses conservatismes étriqués hérités de l'ancien régime et des religions (catholique et protestante), et le modernisme - voire le progrès - qui pointe son nez... Tour à tour drôle, caustique, romantique, sérieux ou nostalgique, Eugène Pelletan, dans une langue toujours de haute tenue sans jamais être vieillie, nous plonge dans un passé à la fois passionnant et étonnant. Ne boudez pas votre plaisir, faites donc un retour dans le passé de Royan !
    Eugène Pelletan (1813-1884) est né à Saint-Palais-sur-Mer, près de Royan, en Charente-Maritime. Il suit des cours de philosophie, d'économie politique et de littérature à la Sorbonne et au Collège de France. élu député de l'opposition en 1863, réélu en 1869 et 1871, il est nommé vice-président du Sénat en 1879, puis sénateur à vie en 1884.

  • Ce livre part de Marseille, ville internationale par excellence, et de ses habitants d'origine capverdienne, nombreux à s'être installés dans la cité phocéenne qu'ils ont marquée à leur manière de quelques empreintes, ici un restaurant, là une brasserie ou une association. De Marseille, il nous emmène à Santiago et Santo Antao, deux des îles de l'archipel puis dans le reste du pays et, au fil des récits, nous franchissons de nouveau les océans en direction du Brésil, des Etats-Unis, du Luxembourg, de l'Afrique, du Portugal, etc. Peuple de musiciens, de paysans et pécheurs, marqués par la colonisation portugaise et les famines, les Capverdiens se sont forgés une identité atypique. Profondément insulaires, ils restent attachés à leurs terres tout en étant d'infatigables voyageurs et leur culture s'est construite dans un va et vient permanent avec les quatre coins du monde. À travers de multiples voix - immigrants, émigrants, commerçants voyageurs, etc. - cet ouvrage propose un voyage au coeur de l'archipel et de sa diaspora, dans les méandres du processus migratoire. Il nous parle d'un processus universel, l'exil, de manière à la fois intime et emblématique de l'actualité internationale contemporaine. Fruit d'un travail d'enquête mené durant un an auprès des habitants du Cap-Vert et de migrants capverdiens vivant dans la région marseillaise, il explore d'une manière inédite l'histoire de cette société et des migrations à travers le monde.

  • Vital pour le corps et l'esprit depuis la nuit des temps, le repos est pourtant bien difficile à vraiment trouver et honorer. Cela suppose d'abord d'en reconnaître le besoin, dans un monde où il est aussi difficile de s'accepter fatigué que de suspendre u
    « La collectivité se doit d'aider les femmes qui souhaitent conserver une activité professionnelle, mais elle devrait tout autant soutenir celles et ceux qui désirent, pour un temps, s'émanciper de la tutelle du travail pour le soin d'un enfant. » Élodie Maurot
    « L'un des paradoxes les plus cruels de la guerre de 14-18 consiste à mobiliser toutes les ressources de la vie intellectuelle pour confronter le soldat à une réalité d'une telle absurdité que la pensée ne peut lui faire face. » Emmanuel Godo
    « Ce n'est pas une illusoire maîtrise de la mort mais une foi en la vie contre la mort que l'homme recherche jusque dans ses derniers instants. » Denis Salas

  • Ma Syrie, c'est celle du désert, de ce lieu qui est à la fois austère comme peuvent l'être les étendues de pierres où l'on ne sait que survivre, et doux comme un havre à l'écart du tintamarre des cités, comme un thé à la menthe bu devant un feu, la nuit. Dans ce lieu si exigeant et pourtant si séduisant, Adeline Chenon-Ramlat a vécu avec les Bédouins, les « errants » des fonds sauvages, qui sont devenus sa famille de sang, au centre de la Syrie. Elle les a vus en cours de sédentarisation, porteurs du monde immense mais avec les gestes de la modestie propre à ceux qui ne risquent certes pas de « parvenir », entre nobles tentes d'apparat et pauvres maisons de parpaings, à la fois rêveurs, gourmands, imaginatifs et sans illusion. Ceux-là vivent à la frontière entre les campagnes et le désert, dans les tampons entre les rebords de l'Occident et les marches de l'Asie sans fin, entre les postillonnants tourbillons de la modernité et le silence peuplé des passions des très anciens pays. La façon de vivre ancestrale de ces gens est en cours d'extinction. Harcelés dans le Néguev, massacrés en Irak et en Syrie, eux qui ont résisté à beaucoup d'invasions sont en train de se courber sous la tempête. Cet ouvrage les montre juste avant le drame en cours, quand la vie était rythmée par les faucons, les moutons, les olives, les espoirs et les longues veillées. Il est sûr que certains bédouins survivront, mais plus jamais leur vie ne sera pareille. Ce sont leurs habitudes, leurs traditions qui vont être bouleversées, et ce livre souhaite avant tout raconter à quoi elles ressemblent, dans leur unicité. Ici vous lirez le caractère d'un peuple aussi imbriqué dans la nature que fidèle à sa vision du monde.

  • Ce livre entre sans aucun doute dans notre collection « Grands aventuriers ». Le personnage est peut-être moins connu que Livingstone, Stanley, Garnerey ou encore Raynal, il n'empêche que son histoire et son périple sont assez impressionnants. Polonais né en Ukraine, exilé en France après le partage de la Pologne en 1831, il a le mal du pays et en 1843, il rentre dans sa terre natale, sous une fausse identité. Assez rapidement, il est démasqué, et condamné à la déportation en Sibérie (par le simple fait d'être polonais).
    Après un voyage en tant que prisonnier, il est relativement épargné par le sort, et le travail qui lui est confié, son hébergement, sont relativement acceptables. On aurait pu penser qu'il s'en serait contenté. Mais non : il décide de s'évader et de recouvrer sa liberté, en fuyant à pied la Sibérie, en étant conscient des risques encourus, vraisemblablement la mort à coup de fouet.
    Outre l'aventure, le livre permet de découvrir l'ambiance de l'époque, et tout spécialement la condition de prisonnier ou même d'habitant de la Russie. Les punitions sont violentes, les condamnations sont extrêmes, et l'on se retrouve très rapidement exilé, que l'on soit prisonnier de droit commun ou « ennemi héréditaire ». Les habitants sont pauvres et souffrent en silence. Les nobles et les puissants règnent en maître, voire en despotes. Enfin, la place tenue par la religion serait considérée de nos jours comme ambiguë, puisque tout orthodoxe qui se respecte fait la chasse au chrétien ennemi de la Russie.

  • Le problème quand on voyage avec un auteur mort depuis plus de quatre siècles, c'est que le monde que l'on traverse n'est plus tout à fait le même. C'est en 1580 que Montaigne entreprend son célèbre Voyage en Italie et de toute évidence, en 2019, lorsque Lou Sarabadzic part sur ses traces pour suivre les mêmes étapes, l'Europe a beaucoup changé. Littéralement, les frontières ont bougé. Le tourisme de masse revisite à son tour l'antiquité gréco-latine, et les réseaux sociaux les guerres de religion. De nos jours, c'est le low cost à toutes les sauces et la liberté de circulation qui prévalent. Mais au fond qui voyage ? Et pourquoi ?
    Contrairement à Montaigne, à qui elle s'adresse comme un vieux pote avec qui on part faire un road trip, Lou Sarabadzic est une femme. Et elle voyage seule. Mine de rien, ça change tout. Quand l'auteur illustre de la Renaissance était reçu par les puissants et secondé d'un secrétaire qui écrivait son Journal à sa place, l'autrice du troisième millénaire est quelqu'un à qui l'on demande systématiquement de justifier sa démarche, de préciser si son copain l'y autorise, ou si ça ne lui dirait pas de faire plus ample connaissance...
    Comme on le dit dans la langue du tourisme : Lou Sarabadzic a fait l'Italie, en passant par la France, la Suisse et l'Allemagne. En cela, elle a défait Montaigne. Avec beaucoup d'humour, elle dépoussière la figure de l'auteur classique pour le montrer plus proche de nous. S'il avait vécu à notre époque, n'aurait-il pas twitté lui aussi ? Que penserait-il du réchauffement climatique ? Entrainé par cette énergie, boosté par le bouleversement temporel qu'implique une telle rencontre, Notre vie n'est que mouvement donne au récit de voyage une forme d'aventure pop qui lui va comme un gant.

  • La deuxième moitié du XVIIIe siècle marque l'époque de la « découverte » des régions reculées ou périphériques des grands pays européens. Le voyage aux Isles Hébrides, en Ecosse, sera parmi les premiers classiques avec les ouvrages de Samuel Johnson, James Boswell et Thomas Pennant.
    Le voyage de John Knox (1720-1790) sort un peu de l'ordinaire : en effet, il a lu les livres de ses prédécesseurs et va marcher sur leurs pas, allant même jusqu'à demander à dormir dans la même pièce où fut reçu le Dr Johnson, quelques années auparavant... Mais, plutôt que de s'occuper des moeurs et coutumes singulières des autochtones, John Knox entend promouvoir le développement des High-Lands de l'Ecosse. Il a créé, à cette fin, une société capitalistique dont le but est de favoriser le financement et la mise en place de ports, de pêcheries et éviter, par là-même, le départ des populations montagnardes - misérables et exploitées - vers les Amériques. Et ses voyages vont servir à populariser son projet auprès des populations et des élites locales, tout en validant les informations ou connaissances dont il a besoin au fur et à mesure de l'avancement de ce même projet.
    C'est à la fois, donc, un ouvrage de prospective et un ouvrage de description - « journal » des différentes visites de l'auteur dans les comtés côtiers de l'Ecosse. Traduit en français dès 1790, il augure des développements futurs et des aménagements de territoire qui ne se concrétiseront que bien plus tard au XIXe et même au XXe siècle.

  • Comment parler de l'Inde en quelques mots ? C'est impossible ! Il y a depuis quelques années un slogan à la mode en Inde : « Incredible India ». Voila les mots justes pour qualifier l'Inde. Oui, l'Inde est vraiment incroyable. Et dans tous les sens du terme. Parfois, elle brille de mille feux, elle nous transporte avec ses palais magnifiques, les couleurs des vêtements des femmes, la musique, la danse, sa culture millénaire et unique. Mais à d'autres moments, elle nous intrigue, nous dérange, elle nous fait peur. Dans quelques années, l'Inde sera le pays le plus peuplé de la terre. Et les défis qu'elle doit relever sont immenses. C'est un monde de contrastes, un patchwork où la grande richesse côtoie l'extrême pauvreté, où les villes nous proposent tour à tour édifices fastueux et bidonvilles. Mais partout, il y a la vie, de la joie, des fêtes, des chants, les jeux des enfants, le courage et l'envie de se battre pour vivre mieux malgré les difficultés et la rudesse des conditions de vie. C'est cela que nous avons voulu montrer dans ce livre-témoignage de nos voyages, rempli de nos souvenirs, de nos impressions de 1973 à 2018, date de notre dernier voyage et de 400 photos choisies parmi les milliers prises sur place. L'Inde pendant ce temps a énormément changé, mais elle semble rester la même, éternelle et immuable, et continue de nous fasciner et de nous étonner.
    Les auteurs : Mireille et Surender Verma, elle est française, lui est d'origine indienne, né dans le Penjab (Inde du Nord). Mariés depuis 50 ans, retraités, parents et grands-parents, ils vivent en Franche-Comté. Ils ont voyagé de très nombreuses fois en Inde depuis 1973. Ils ont travaillé ensemble sur ce livre : lui est l'auteur des photos, elle a écrit le texte qui comporte des souvenirs et impressions de voyage, des chapitres informatifs et en deuxième partie, la présentation en textes et photos des régions visitées.

  • Au pays du mate doux-amer

    Lux Claudine

    L'Uruguay, est-ce encore « la petite Suisse d'Amérique latine » ? La narratrice, lors d'un séjour à Montevideo chez son fils avec sa soeur, essaie d'aller au-delà des apparences. Le pays était-il réellement vide d'habitants à l'arrivée des Espagnols ? Pourquoi la domesticité n'est-elle pas blanche ? Qui habite les bidonvilles de la capitale ? Le Rio de la Plata est-il un estuaire paisible ?
    Des rencontres d'une rare qualité, notamment avec des descendants d'Indiens, vont permettre aux deux femmes de saisir l'histoire de ce pays et celle de l'Argentine où elles font une escapade : violence sociale mais aussi riche culture aussi bien urbaine que rurale dans l'immense pampa avec ses gauchos.
    Deux pays avec leur consommation légendaire de maté : saveur plutôt amère avec un arrière-plan de grandes douceurs à découvrir.
    « J'ai ressenti dans ce pays une sorte d'appel mystique que j'ai du mal à définir, dit Cristina. Ces petits chemins perpendiculaires à la route qui fuit vers le nord sont une invitation du grand Esprit des Charrúas à venir communier avec lui, tu ne crois pas ?
    - Tu as bien de l'imagination ! Je ne vois partout que des localités assoupies dans leur train-train, quelques fermes guère pittoresques et des prairies à perte de vue, mais tu as raison, là-bas à Salsipuedes, j'ai ressenti une émotion très forte, liée à l'évocation du mode de vie d'une ethnie disparue dans des conditions atroces. L'image des gauchos caracolant sur leurs chevaux derrière leurs troupeaux sous un ciel immense restera aussi très vive en moi. »

  • La plume d'Erick Demeurs nous emporte avec bonheur dans le rire de l'autodérision, l'amour ou la fraîcheur candide de l'instant, mais aussi sur le fil du rasoir tranchant de la vie.

  • L'Alaska, jusqu'à sa vente en 1869, c'est encore « l'Amérique russe », une continuation de la Sibérie. L'artiste anglais Frederick Whymper - le frère du célèbre alpiniste Edward Whymper - part à la découverte du Grand Nord, non seulement en Alaska (dès 1862), mais aussi au Yukon canadien, en Sibérie orientale et même en Californie, ancienne colonie russe vendue - comme l'Alaska - aux Etats-Unis d'Amérique. Rencontres avec les Indiens natifs, aventures en tous genres émaillent ces récits de voyage, hauts en couleur. Un véritable dépaysement dans l'espace et dans le temps.
    Frederick Whymper (Londres, 1838-1901) est connu pour ses gravures de paysages ; il publie, en 1868, ses Travel and Adventure in the Territory of Alaska. La traduction française a paru, pour la première fois, en 1871. Deux sommets de la Colombie britannique ont été baptisés Mount Whymper en l'honneur des deux frères Whymper (Frederick et Edward).

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