Sciences humaines & sociales

  • Celle que l'on surnomma en son temps la Vierge Rouge reste un objet de fascination : qu'il s'agisse de condamner son tempérament exalté lors de la Commune de Paris ou d'admirer son héroïsme, de considérer son jugement politique et son activisme social ou d'apprécier l'institutrice anticonformiste, l'image a gardé tout son éclat.
    Le mystère "Louise Michel" a fait couler beaucoup d'encre. Les biographies romancées et les prétendues autobiographies foisonnent. Pour les écrire, chacun pioche dans les textes de la révolutionnaire, se sert, gomme ou remanie... Comme si, pour faire connaître la « vie » de Louise Michel, on commençait par oublier qu'elle en a été elle-même l'autrice. Comme s'il fallait commencer par la faire taire - au fond, comme si elle dérangeait toujours.
    Dans ses Mémoires de 1886, on découvre une Louise Michel tour à tour adolescente facétieuse, institutrice féministe, révolutionnaire patentée, déportée en Nouvelle-Calédonie, combattante anarchiste, passionnée d'art et de science, enthousiaste de la nature... On découvre aussi la Louise Michel qui pense, qui parle et qui écrit, la plume acérée, la sensibilité à vif, la conscience intrépide.

  • Édition enrichie de Jacques Van den Heuvel. Postface de Philippe Sollers.

    Convaincu de l'innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation. Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme.
    Avec une ironie mordante et un style inimitable, l'écrivain plaide pour le respect des croyances et l'esprit de tolérance.
    Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabilité des juges et les effets pervers des lois.

  • S'inquiétant de voir la psychothérapie de plus en plus altérée pour des raisons d'ordre économique, et appauvrie par des formations allégées, Irvin Yalom a voulu s'adresser aux nouvelles générations de thérapeutes et de patients. Dans cet ouvrage, construit en une sorte d'inventaire libre et généreux, il aborde les thèmes propres à la thérapie existentielle. En s'appuyant sur son expérience et ses talents de conteur, il y explore les différentes approches et pratiques présentes dans toute thérapie, offrant à ses lecteurs un enseignement précieux, une plongée au coeur de l'entreprise thérapeutique, sa complexité et ses incertitudes.Un demi-siècle de savoir-faire : à la fois manifeste psychanalytique et interpellation philosophique, florilège d'anecdotes vécues et confession essentielle, ce livre, traversé de bienveillance éclairée, continue de nous habiter en secret, de nous faire exister. Dominique Mathieu-Nazaire, Télérama.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Anne Damour.

  • Ce violent pamphlet, repris par Lydie Salvayre dans Pas pleurer, fit scandale en France à sa parution en 1938. Il condamne la répression franquiste lors de la guerre civile espagnole. Les attitudes politiques de Georges Bernanos évoluent radicalement et il va prendre en horreur cette droite dont il semblait jusque-là figurer l'enfant turbulent. Pourtant chrétien, monarchiste et individualiste, révolté, il prend fait et cause pour les républicains et dénonce les atrocités d'un crime irrémédiable : le ralliement de l'Église espagnole au coup de force nationaliste de Franco.
    Georges Bernanos (1888-1948), a écrit quelques-unes des oeuvres majeures de la France littéraire du XXe siècle. On lui doit Sous le soleil de Satan, Monsieur Ouine ou encore La France contre les robots.
    /> « Vous êtes royaliste, disciple de Drumont - que m'importe ? Vous m'êtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d'Aragon - ces camarades que, pourtant, j'aimais. » - Simone Weil
    « Bernanos est un écrivain deux fois trahi. Si les hommes de droite le répudient pour avoir écrit que les assassins de Franco lui soulèvent le coeur, les partis de gauche l'acclament quand il ne veut pas l'être par eux. Il faut respecter l'homme tout entier et ne pas tenter de l'annexer. » - Albert Camus
    « Un livre de prophète » - Emmanuel Mounier

  • Édition enrichie (Introduction, notes, chronologie et bibliographie)Ce livre [...] semble être écrit dans le langage d'un vent de dégel : on y trouve de la pétulance, de l'inquiétude, des contradictions et un temps d'avril, ce qui fait songer sans cesse au voisinage de l'hiver, tout autant qu'à la victoire sur l'hiver, à la victoire qui arrive, qui doit arriver, qui est peut-être déjà arrivée... La reconnaissance rayonne sans cesse, comme si la chose la plus inattendue, ce fut la guérison.
    « Gai savoir » : qu'est-ce sinon les saturnales d'un esprit qui a résisté patiemment, sévèrement, froidement, sans se soumettre, mais sans espoir, - et qui maintenant, tout à coup, est assailli par l'espoir de guérison, par l'ivresse de la guérison ? [...] « Incipit tragædia » - est-il dit à la fin de ce livre d'une simplicité inquiétante : que l'on soit sur ses gardes ! Quelque chose d'essentiellement malicieux et méchant se prépare : incipit parodia, cela ne laisse aucun doute...
    Friedrich Nietzsche.
    Ecrit entre 1881 et 1887, publié une première fois en 1882, dans une version incomplète, repris et parachevé ensuite, Le Gai Savoir confirme et renforce le radicalisme nietzschéen. Les grands thèmes de sa réflexion sont désormais parvenus à leur pleine maturité. L'idéal, la nécessité de l'héroïsme en philosophie, l'analyse de la décadence, mais aussi le principe de l'éternel retour, le mythe de Zarathoustra, la connaissance, la religion : c'est un véritable bréviaire du « nietzschéisme » qui apparaît au fil des pages.
    Traduction de Henri Albert, revue par Marc Sautet.
    Introduction et notes par Marc Sautet. 

  • Germanie, 42 après J.-C.

    Rude, brutale et impitoyable : c'est la vie que découvre Cato, recrue de fraîche date de la deuxième légion romaine. Et malgré ses relations en haut lieu, il aurait bien besoin d'un allié parmi ses camarades - car il a été promu au-dessus de ses pairs sur ordre de l'Empereur, ce qui lui vaut l'inimitié de ses compagnons d'armes. Or il gagne vite le respect de son centurion, Macro, un soldat aguerri, aussi fruste que Cato est vif d'esprit et cultivé. Tout les sépare, pourtant ils comprennent bientôt qu'ils ont beaucoup à apprendre l'un de l'autre.
    Pour ces deux hommes, la campagne de Bretagne - une terre où règne alors une extrême barbarie - marque le début d'une amitié durable. Mais tandis qu'ils entreprennent une dangereuse mission pour déjouer un complot contre l'Empereur, ils se retrouvent entraînés dans une lutte désespérée pour leur survie...
    « Je n'avais vraiment pas besoin d'un concurrent tel que Simon Scarrow... Une lecture mémorable. » Bernard Cornwell
    « Toujours un plaisir. » The Times
    « Un roman historique au rythme particulièrement soutenu. » BBC History Magazine
    « Les romans de Scarrow se hissent au niveau de ce qui se fait de mieux dans le genre. » The Independent
    « Un sacré bon moment ! » Mail on Sunday
    « Scarrow et ses deux héros extrêmement attachants... un must. » Daily Telegraph

  • Émile ou De l'éducation
    Jean-Jacques Rousseau
    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    Émile ou De l'éducation est un traité d'éducation portant sur « l'art de former les hommes » de Jean-Jacques Rousseau publié en 1762. Il demeure, aujourd'hui encore, l'un des ouvrages les plus lus et les plus populaires sur le sujet, à tel point qu'au Japon, l'autorité du développement de l'enfant impose à tous les instituteurs d'écoles maternelles la lecture de l'Émile.
    Les quatre premiers livres décrivent l'éducation idéale d'un jeune garçon fictif, Émile, et sont ordonnés chronologiquement, abordant, étape par étape, les questions éducatives qui émergent à mesure qu'il grandit. Le dernier livre traite de l'« éducation », ou plutôt le manque d'éducation des filles à partir d'un autre exemple fictionnel : Sophie, élevée et éduquée pour être l'épouse d'Émile. En effet, Rousseau s'oppose à l'éducation des jeunes filles et adopte une position très sexiste sur le rôle des femmes dans la société, à l'image de leur rôle dans la famille. Source Wikipédia.
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • Partir à la découverte de soi-même peut mener sur d'étranges chemins.

    Pour se ressourcer et faire le point sur sa vie, Stéphane Allix entame une retraite en forêt. Il ignore qu'il va se confronter à l'impensable.
    Lors d'une méditation, une vision s'impose à lui : un soldat de la Seconde Guerre mondiale meurt, touché à la gorge. Le nom de cet homme et d'autres informations lui parviennent également en pensée. L'expérience est extrêmement troublante. Pourquoi ressent-il une telle intimité avec ce personnage ?
    Obnubilé par la puissance de cette vision, il se lance dans une enquête minutieuse et découvre avec stupeur que ce soldat a réellement existé. Commence alors une aventure bouleversante.
    Les questions existentielles qui se bousculent en lui depuis toujours vont-elles enfin trouver une explication ?
    Ce livre comporte un cahier photo de 24 pages comprenant 30 illustrations.

    L'auteur
    Stéphane Allix est journaliste d'investigation et auteur du best-seller Le Test. Il a fondé l'Inrees, l'Institut de recherche sur les expériences extra-ordinaires, et le magazine Inexploré. Il est aussi le créateur et l'animateur de la série Enquêtes extraordinaires, sur M6.

  • éloge de la folie

    Erasme

    Best-seller européen dès sa parution, l'Éloge de la folie (1511) met en scène la déesse Folie s'adressant facétieusement aux hommes pour leur montrer qu'elle gouverne le monde. «Véritable dispensatrice de bonheur», fille d'Ivresse et d'Ignorance, Folie préside à toutes les circonstances de l'existence humaine : elle rend possibles le mariage et la maternité, régit chaque métier, soumet les rois et les prélats à son empire.
    Dans cette courte déclamation parodique, parangon de l'éloge paradoxal et du jeu sérieux qu'affectionnent les humanistes, Érasme se plaît à louer «la Folie d'une manière qui n'est pas tout à fait folle».

  • Lettres à Lucilius

    Sénèque

    "Une grande partie de la vie s'écoule à mal faire, la plus grande à ne rien faire, la vie tout entière à faire autre chose. Quel homme me citeras-tu qui mette un prix au temps, qui estime la valeur du jour, qui comprenne qu'il meurt chaque jour? Mon cher Lucilius, embrasse toutes les heures." (Lettre 1)
    Vivre en accord avec le destin, se défaire du superflu, adopter une attitude digne face à la mort et garder, en toutes circonstances, la tranquillité de l'âme : telles sont les leçons que Sénèque enseigne à son disciple Lucilius au fil de cette correspondance pédagogique. Manuel pratique à l'usage de l'apprenti stoïcien, les Lettres à Lucilius (Ier siècle apr. J.-C.) nous exhortent de changer nos habitudes afin de nous changer nous-mêmes, et d'apprendre à mourir - pour essayer de vivre.

  • Grandes énigmes criminelles de France Nouv.

    Les énigmes criminelles ont de tout temps suscité la curiosité et l'imagination populaire. Celles qui constituent cet ouvrage ne dérogent pas à la règle qui veut que l'être humain préfère les certitudes aux doutes, la vérité aux hypothèses. Car il n'existe pas pire qu'une affaire criminelle non élucidée. Pour les familles, d'abord, qui ne peuvent mettre un nom et un visage sur l'assassin, qui se demanderont toujours le pourquoi et le comment, qui ne pourront jamais faire le deuil. En ce sens, l'énigme criminelle est une persécution qui s'ajoute à la souffrance initiale engendrée par la mort des victimes.
    Pour les enquêteurs, aussi, qui savent bien qu'aucun crime n'est parfait, qu'il existe toujours un grain de sable qui leur permettra de trouver une preuve irréfutable pour confondre les criminels en dépit du temps qui passe et des mémoires qui s'effacent. Pour qui n'accepte pas son aspect irrationnel, trouver la clé de l'énigme devient alors une obsession.
    Nombreuses sont les affaires traitées dans cet ouvrage qui se sont terminées dans cet outrage à la conscience. En ce qui concerne les affaires criminelles les plus récentes et toujours en attente de vérité, qu'elles soient médiatisées ou moins connues, le combat des familles continue pour que, un jour, force reste à la loi et à la justice, pour que l'oubli n'efface pas les dernières traces de sang et de larmes. Les progrès de la science constituent aussi un espoir, puisque certaines affaires trouvent ainsi un dénouement !

  • « Après la parution de mon premier livre, J'avais 15 ans , et les nombreuses réactions qu'il a suscitées, tout comme celles que je constate lorsque j'interviens face à des jeunes pour partager mon expérience, j'ai ressenti la nécessité d'en reprendre certains thèmes, qui me paraissent d'une cruelle actualité. Plus qu'une nécessité, il s'agit d'une urgence à transmettre, pour que les générations d'aujourd'hui deviennent à leur tour des témoins du témoin que je suis. »
    Un livre-entretiens avec Élie Buzyn, dans lequel il transmet aux jeunes générations la puissance de vie et la force de résistance qui l'ont animé toute sa vie, à Auschwitz et après.
    Né à Lodz (Pologne) en 1929, Élie Buzyn est l'un des rares adolescents rescapés d'Auschwitz. Devenu chirurgien orthopédique, mari d'Etty Buzyn, il est aujourd'hui, après 50 ans de silence, un des derniers grands témoins de la Shoah.
    Chevalier de la Légion d'honneur et commandeur des Palmes académiques, il a notamment témoigné à l'ONU et dans les plus grandes universités.
    Pour que son vécu ne s'efface pas après lui, il se consacre désormais à transmettre et léguer la mémoire des victimes de la Shoah.

    Son premier ouvrage, J'avais 15 ans, paru en avril 2018 aux éditions Alisio, s'est déjà vendu à plus de 8 000 exemplaires.


    « Il faut le lire. » - Anne Sinclair, à propos de J'avais 15 ans

  • Issue de la puissante et célèbre famille de banquiers florentins, Catherine de Médicis entre dans la maison des Valois par son mariage avec Henri de France, fils de François Ier. Son veuvage en 1559 la lie jusqu'à sa mort, en 1589, aux événements les plus marquants de l'histoire du royaume. Reine de France, régente et mère de monarques, la place qu'elle occupe sur l'échiquier politique du royaume est inédite. Dans ces temps particulièrement troublés, alors que les guerres de Religion secouent la France, Catherine de Médicis tente une politique d'apaisement entre catholiques et protestants. Elle est aussi l'une des plus grandes mécènes de son temps. Et pourtant, elle attire de nombreuses haines. Les romanciers ont contribué à la discréditer et les historiens ne l'ont guère mieux présentée, à l'instar de Michelet qui la nomme « l'immonde Jézabel » dans son Histoire de France. La vie de Catherine de Médicis, riche tant d'un point de vue politique que culturel, a alimenté nombre de rumeurs et de fantasmes, créant ainsi une véritable « légende noire ». La biographie que lui consacre Céline Borello rétablit une vérité historique bien plus complexe et nuancée.

  • « Marcher de nos jours, et surtout de nos jours, ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète », écrivait Jacques Lacarrière.
    Revisitant une réflexion menée il y a une dizaine d'années, David Le Breton constate que le statut de marcheur a beaucoup changé. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité de loisir.
    L'imaginaire contemporain se réfère plutôt à l'idée de disponibilité et à la nécessité pratique d'entretenir son corps.
    L'auteur refonde ici son récit dans les témoignages et les philosophies de la marche, il redit avec bonheur que marcher est avant tout un long voyage à ciel ouvert dans le plein vent du monde et dans la disponibilité à ce qui advient, que tout chemin est enfoui en soi avant de se décliner sous nos pas et que la marche ouvre à chaque fois à une expérience et à une transformation heureuse de soi.

  • Caligula fut le troisième empereur romain, à la suite d'Auguste et de Tibère, et régna de 37 à 41. Une présentation objective du personnage est difficile, en raison du rejet politique qui mena à son assassinat, puis du portrait à charge que les écrivains romains livrèrent à la postérité. Fils d'une petite-fille d'Auguste et d'un général promis à devenir empereur, le jeune Caligula subit une série de drames familiaux : la mort soudaine de son père, puis la disgrâce et l'élimination de sa mère et de ses frères aînés. A la mort de Tibère, il accède pourtant au pouvoir suprême, à l'âge de 25 ans. Après quelques mois de bon gouvernement, Caligula aurait basculé dans la folie et imposé aux Romains une tyrannie violente. En réalité, il entendit assumer totalement son rôle de monarque, sans la modération cultivée par Auguste. Il rompit de ce fait avec l'aristocratie romaine avant d'être assassiné par des officiers de la garde impériale.

  • Dans le cadre de la collection du centenaire des Puf, ouverte à des récits de vie et des savoirs de chercheurs, penseurs et écrivains voués à esquisser des horizons et ouvrir des voies d'espérance pour l'avenir, le romancier et essayiste Philippe Forest revient sur son oeuvre traversée par l'idée de deuil, l'expérience de la perte et la question de la survie.
    « J'écris pour recevoir du monde une réponse à la question que je lui pose et qui est identique à celle que, tous, écrivains ou pas, sous une forme ou sous une autre, nous lui adressons. », confie-t-il dans une conversation habitée par les souvenirs de jeunesse, par l'intérêt pour les avant-gardes, par une certaine conception de la littérature et de l'éthique politique. Au fil de l'entretien, l'écrivain met à nu tout ce qui l'anime et l'habite dans le fait d'écrire, de lire, de croire en la littérature, qui même si elle ne sauve de rien, porte sur les choses essentielles de la vie, de l'amour, de la mort. Pour lui, la littérature n'est pas là pour réparer la réalité mais pour porter témoignage de la part d'irréparable, d'irrémédiable que comporte l'existence.

  • Crimes passionnels de France Nouv.

    « Maître des passions, maître des haines, maître des larmes et des tourments », selon Magma, l'amour n'est vraiment pas toujours le sentiment de paix et de douceur auquel on aspire. Chacun se sait capable d'accomplir des miracles pour les beaux yeux de l'être aimé... Mais quand l'amour sans limites se complique de jalousie, de colère, d'envie et de violence, le cocktail peut être dangereux et conduire au meurtre. Supprimer l'ancien conjoint que l'on ne supporte plus, les parents s'opposant à un mariage, l'enfant naturel faisant obstacle, ou bien n'importe qui - pourvu que cela rapporte de l'argent -, tels furent les faits d'armes de ces « amants diaboliques », chers à Boileau-Narcejac.
    De l'affaire de la Vénus de Gordes à celle des diaboliques de Bourganeuf, ils sont, en ces pages, une trentaine de couples à avoir eu droit, chacun à leur époque, aux honneurs des journaux, du milieu du XIXe siècle à nos jours. Citons ici les noms d'Elisabeth Ducourneau, Jacques Algarron, Simone Deschamps, Bernard Cousty et Valérie Subra... Pas de happy end en ces histoires : pour leurs noces, les diaboliques s'unissent uniquement pour le pire, et toujours jusqu'à ce que la mort les sépare...

  • 17 août 1941, La Haye. L'après-midi vient de commencer quand des membres du service de sécurité de la SS font irruption dans l'appartement de Janny Brilleslijper, alors enceinte de huit mois. Tandis que les hommes fouillent l'habitation, elle simule un début d'accouchement et ils partent sans avoir trouvé les documents cachés dans ses marmites. La jeune femme vient de sauver sa vie et celle de ses enfants.
    Impression de tracts, forge de faux papiers, transmission de messages...
    Depuis le début de la guerre, Janny et Lien Brilleslijper, deux soeurs juives néerlandaises, sont entrées en résistance. Quand elles comprennent qu'il leur faut un abri, loin des villes où la surveillance nazie se fait plus pressante, elles s'installent dans une demeure perdue en pleine forêt. Rapidement, Le Haut Nid, deviendra un lieu stratégique de la Résistance et un refuge pour tous ceux qui fuient le régime nazi. Dénoncées et capturées, les deux soeurs seront déportées en 1944, dans le tout dernier convoi pour Auschwitz.

    Près de soixante-dix ans plus tard, Roxane van Iperen découvre par hasard le passé hors du commun de la maison qu'elle vient d'acheter et le destin des soeurs Brilleslijper. Elle en tire un texte essentiel, entre tension narrative et minutieuse recherche historique.


    « Avec une justesse historique exceptionnelle, Roxane van Iperen a écrit une histoire vertigineuse, passionnante et difficile à lâcher. Un livre qui continue de vous hanter. L'un des meilleurs sur le marché. » - Jan magazine
    Biographie de l'autrice :
    Roxane van Iperen est avocate et journaliste. Un refuge pour l'espoir, son premier livre, a été lauréat du prestigieux prix littéraire Opzij. Véritable phénomène d'édition, il a déjà conquis des centaines de milliers de lecteurs à travers le monde.

  • Tueurs en série de France Nouv.

    Parmi les affaires criminelles terrifiantes, on fait toujours une place à part aux tueurs en série. Leurs froids calculs, leur détermination sans faille créent souvent des monstres indifférents à la pitié. Narrer leurs « faits d'armes » a de quoi nous plonger dans l'horreur la plus implacable. À l'image de Francis Heaulme, de Guy Georges, d'Emile Louis ou, au XIXe siècle, de Joseph Vacher, le Jack l'Eventreur du Sud-Est, ce livre retrace avec fidélité, talent et retenue les méfaits des serial killers d'hier et d'aujourd'hui.
    Pour passer de l'ombre à la lumière - autrement dit pour se résoudre à la défaite face à ses pulsions criminelles -, il faut avoir de solides mobiles... et de solides dérèglements. La tension des procès d'assises, les « errements » psychologiques des criminels avec, souvent au bout du chemin, la Veuve, sont ici racontés dans de ce recueil d'histoires passionnantes, fruit de la contribution des meilleurs écrivains de la collection des Grandes Affaires Criminelles.

  • Le Rire

    Henri Bergson

    Pourquoi rions-nous de voir quelqu'un trébucher ? Pour quelles raisons Molière continue-t-il de nous amuser ? Comment expliquer qu'un jeu de mots ou un trait d'esprit prêtent à sourire ? Dans Le Rire, qu'il publie en 1900, Bergson apporte à ces questions des réponses décisives. S'appuyant sur des exemples quotidiens et de nombreuses références littéraires, il décrypte les formes du comique pour y déceler un ressort commun : l'« interférence de deux séries », c'est-à-dire la présence simultanée de deux éléments distincts ou incompatibles. Au passage, il ne manque pas d'analyser le rôle social ambivalent d'un réflexe qui tout à la fois manifeste l'élan vital et brime les comportements hors normes. Si cette oeuvre, qui doit beaucoup à une tradition classique, méconnaît les manifestations transgressives, sombres, ludiques ou absurdes, du rire, elle n'en demeure pas moins capitale pour qui veut comprendre le « propre de l'homme ».

  • Grandes affaires criminelles de France Nouv.

    Elles sont, à leur manière, de petits romans policiers authentiques, où Monsieur Tout-le-Monde peut soudain devenir une bête sanguinaire.
    De l'assassinat du procureur Fualdès dans l'Aveyron de la Restauration, aux fâcheuses immiscions journalistiques rencontrées au cours de l'affaire Grégory Villemin, encore si poignante aujourd'hui, une trentaine des plus célèbres affaires criminelles de France des XIXe et XXe siècles vous attendent dans ces pages, toutes ayant pour point commun d'avoir passionné les foules venues en nombre assister aux procès et applaudir aux verdicts... Cet ouvrage retrace les péripéties des plus célèbres affaires criminelles d'hier et d'aujourd'hui, de l'Auberge rouge aux disparus de Mourmelon, en passant par la bande à Bonnot, Landru, l'affaire Seznec, l'affaire Dominici ou Lucien Léger...
    Amateurs de petite et de grande Histoire, découvrez ou redécouvrez ces crimes qui, en leur temps, firent la une de la presse, captivèrent l'attention des masses et suscitèrent parfois les plus vives discussions. Un travail de coordination et d'écriture mené par l'un des meilleurs spécialistes en activité du monde criminel, l'historien Sylvain Larue....

  • Paris, capitale du XIXe siècle constitue l'exposé programmatique de l'oeuvre de Benjamin : le livre des passages. Tous les thèmes de ses recherches y sont présentés sous une forme concise : le flâneur, les passages, l'architecture comme concrétisation de l'idéologie d'une époque, la figure emblématique de Baudelaire, la mode, l'intérieur, etc. Le tout est une tentative d'interprétation globale du XIXe siècle et de son équivoque modernité.


  • La publication de Outsiders en 1963 a marqué une étape fondamentale dans le développement de la sociologie, en particulier la sociologie de la déviance.

    Howard Becker y étudie des comportements non conventionnels comme ceux des fumeurs de marijuana et des musiciens de jazz. De façon originale, cette approche consiste aussi à prendre en compte à la fois le point de vue des déviants et celui des entrepreneurs de morale et des agents de la répression. À ce double titre, le livre de Becker est, comme Asiles de Goffman, représentatif d'un des courants les plus féconds de la sociologie américaine, connu sous le nom « d'école de Chicago » puis « d'interactionnisme symbolique ».
    Remarquable par la clarté de son style et constamment réédité aux États-Unis et dans le monde, Outsiders est devenu un ouvrage de référence de la sociologie.
    Pour cette nouvelle édition, 50 ans après, Howard Becker ajoute 2 chapitres à son texte, dans lesquels il reprend et développe l'analyse des conditions de ce succès au long cours et de l'influence qu'il a eue non seulement dans la sociologie mais dans la société, puisqu'on le juge responsable de la légalisation de la marijuana.
    Ces nouveaux chapitres remettent donc dans l'actualité ce livre fondateur en analysant, d'une part, la complexité d'un succès éditorial et, de l'autre, l'évolution de l'opinion publique et des institutions sur un sujet aussi ambivalent que la légalisation de la marijuana tout en questionnant le rôle que la sociologie a pu y jouer.
    Howard S. Becker, né en 1928, a publié plusieurs études de sociologie de l'éducation et du travail, ainsi que des essais influents sur l'usage de la méthode ethnographique. Pianiste de jazz et photographe, il renouvelle la sociologie de l'art dans son livre Les Mondes de l'art.

  • Ce livre dresse le portrait d'une ville ce qu'elle fut, ce qu'elle ne sera plus jamais à travers les récits entremêlés de ses habitants, contraints à l'exil par les violences et la guerre.
    La ville, c'est Alep. La grande cité marchande, riche, cosmopolite. Alep la pieuse et la conservatrice. Plus précisément, c'est son coeur historique que l'on entend battre dans ces pages : les vieux quartiers du centre et de l'est qui, au terme d'un soulèvement populaire, eurent cette terrible arrogance d'imaginer qu'ils allaient pouvoir contrôler leur destinée.
    C'était le lieu de vie de milliers de familles. Une ville détruite, cassée, réduite à l'inexistence, sauf à la chercher dans la mémoire des vivants. Ce sont leurs voix que ce livre recueille, leurs souvenirs de ce monde disparu, de ses traditions perdues. Les récits d'enfance, des projets d'adolescents, du quotidien s'égrènent dans les ruelles du vieil Alep, se répondent parfois, sans jamais être à l'unisson. Cet effet kaléidoscope s'amplifie au moment d'évoquer la révolution, la guerre et la survie selon les moyens propres à chacun.
    Les mots de ceux qui ont embrassé la voie du changement, qui se sont engagés pour elle à n'importe quel prix, n'occultent pas les mots de ceux qui n'eurent d'autre choix que de subir.
    Joie, solidarité, amour, illusions, peur, confusion... L'arrivée des "soldats de la liberté" entraîna la division de la ville en Est et Ouest, telle une fracture irréparable, séparant amis, familles et amoureux. Désillusions, colère, dégoût. Dieu fit une entrée fracassante avec ses cavaliers noirs. Foi, enfermement, incompréhension.
    Puis le pilonnage au hasard des explosions de bombes barils faucha les vies, les foyers. Deuil, douleurs, abandon. La plupart du temps : se relever. Dans une trame d'événements surréalistes à force d'être monstrueux percent partout les élans vitaux d'une communauté.
    Dans ce livre, cette communauté se penche sur la terre où s'arrimait l'arbre de ses ancêtres et, par les paroles qu'elle choisit, le relève fragilement au-dessus des décombres tout en interrogeant le ciel et les hommes.
    "Un récit poignant." - ELLE
    "On ne peut s'empêcher de penser au travail de Jean Hatzfeld sur le Rwanda: une même force, un même respect de ceux qui vous confient le pire et l'indicible." - France Info
    "Un chef-d'oeuvre, un souffle à la Svetlana Alexievitch" - Livres Hebdo

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