Thriller Editions

  • Moby Dick

    Herman Melville

    Ismaël est attiré par la mer et le grand large. Il décide alors de partir à la chasse à la baleine et embarque sur le Pequod, un baleinier commandé par le capitaine Achab. Mais Ismaël s'aperçoit que le bateau ne chasse pas uniquement pour alimenter le marché de la baleine. Achab est à la recherche de Moby Dick, un cachalot blanc d'une taille impressionnante et particulièrement féroce qui par le passé lui a arraché une jambe. Achab emmène son équipage dans un périple autour du monde à la poursuite du cachalot dont il a juré de se venger. Le Pequod finira par sombrer au large des îles Gilbert en laissant Ismaël seul survivant, flottant sur un cercueil...

  • Croc-Blanc

    Jack London

    Dans le Grand Nord sauvage et glacé, un jeune loup apprend à lutter pour la vie. Les premiers hommes qu'il rencontre, des Indiens, le baptisent Croc-Blanc. Auprès d'eux, il connaît la chaleur du feu de camp mais aussi le goût du sang. Racheté par un Blanc cupide, il est dressé pour le combat et découvre la haine. Un homme pourtant le sauvera de cet enfer et Croc-Blanc lui vouera un amour exclusif.

  • Elégant et séducteur, voilà la réputation d'Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur de « Belle Epoque ». Son intelligence, sa culture et ses talents d'illusionniste entre Fregoli et Robert-Houdin sont au service d'un culot stupéfiant. Mais cet homme du monde accompli est aussi un anarchiste dans l'âme qui se joue des conventions sociales avec une merveilleuse insolence.

  • Ayant découvert un manuscrit runique ancien, un savant, son neveu et leur guide entreprennent un voyage vers le centre de la Terre. Ils passent alors par un volcan éteint islandais. Ce roman est un habile mélange de données scientifiques, d'extrapolations osées et d'aventure. L'introduction reflète l'engouement de l'époque pour une science jeune, la cryptologie, la paléontologie et la géologie.
    Voyage au centre de la Terre est un roman de science-fiction, écrit en 1864.

  • Sans cesse à mes côtés s'agite le Démon ;
    II nage autour de moi comme un air impalpable ; Je l'avale et le sens qui brûle mon poumon.
    Et l'emplit d'un désir éternel et coupable.
    Parfois il prend, sachant mon grand amour de l'Art,
    La forme de la plus séduisante des femmes,
    Et, sous de spécieux prétextes de cafard,
    Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.
    II me conduit ainsi, loin du regard de Dieu,
    Haletant et brisé de fatigue, au milieu Des plaines de l'Ennui, profondes et désertes...

  • C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle, rien de moins. Aucun roman n'est innocent et celui-là moins qu'un autre. Dans chacune de ses phrases, Flaubert a versé une dose de cet arsenic dont Emma Bovary s'empoisonne...

  • Bel Ami

    Guy de Maupassant

    Bel-Ami est un roman qui retrace l'ascension sociale de Georges Duroy, homme ambitieux, séducteur et quelque peu opportuniste, employé au bureau des chemins de fer du Nord, parvenu au sommet de la pyramide sociale parisienne grâce à ses maîtresses et au journalisme. Sur fond de politique coloniale, Maupassant décrit ici les liens étroits entre le capitalisme, la politique, la presse, l'influence des femmes privées de vie politique depuis le code Napoléon et qui oeuvrent dans l'ombre. Sexe, argent et pouvoir sont encore et toujours en filigrane de l'histoire des hommes...

  • Mark Twain nous décrit avec beaucoup de talent les mésaventures de Tom Sawyer, un jeune garçon à l'esprit vif et débordant d'imagination, élevé par sa tante, au bord du Mississippi. Le jeune Tom ne loupe pas une occasion de se distinguer afin de plaire à la jolie Becky, et il est toujours prêt pour vivre des aventures en compagnie de son inséparable ami Huckleberry Finn. Un soir dans un cimetière, Tom et Huck sont témoins d'un meurtre. Muff Potter est accusé du crime, mais Tom et Huck savent que le véritable assassin est Joe l'Indien...

  • Le Père Goriot, qui croyait pouvoir quitter la pension avec Rastignac pour vivre auprès de sa fille Delphine, meurt en apprenant brutalement la situation familiale et financière désastreuse de ses filles, qui lui réclament son aide sans ménagement. Peu de temps avant, on lui avait diagnostiqué une grave crise d'apoplexie. Bianchon, un des pensionnaires et ami de Rastignac, a lui-même diagnostiqué le Père Goriot. Rastignac assiste à l'enterrement du vieillard, que ses filles n'accompagnent même pas au cimetière. Bien qu'il soit assez ému par la détresse du vieillard, Rastignac se laisse emporter par sa passion du pouvoir et de l'argent et, subjugué par la vue des quartiers riches de Paris, il se lance à la conquête de la capitale...

  • De sa plume incomparable, Alexandre Dumas nous fait vivre les aventures d'un Gascon désargenté : d'Artagnan, monté à Paris dans le but de faire carrière. Arrivé dans la capitale, il se lie d'amitié avec Athos, Porthos et Aramis, mousquetaires du roi Louis XIII. Ces quatre hommes vont s'opposer au premier ministre, le Cardinal de Richelieu, et à ses agents, dont la belle et mystérieuse Milady de Winter, pour sauver l'honneur de la reine de France Anne d'Autriche. Avec ses nombreux combats et ses rebondissements romanesques, « Les Trois mousquetaires » est l'exemple type du roman de cape et d'épée...

  • Le récit est celui de Jim Hawkins, fils d'un tenancier de l'auberge « L'Amiral Benbow » dans un port anglais au XVIIIe siècle. Un jour, un vieux loup de mer nommé Billy Bones débarque à l'auberge et s'y installe. Jim est fasciné par le marin colérique, violent et ivrogne ; d'autant qu'il semble peser sur ce dernier une obscure menace. Celle-ci se précise lorsque Pew, un mystérieux aveugle, remet à Billy Bones « la tache noire », annonciatrice de mort dans le monde des pirates. Alors que les heures de Billy Bones sont comptées, il meurt, foudroyé par une crise d'apoplexie, tandis qu'au même moment, le père de Jim meurt d'une grave maladie. En ouvrant le coffre du pirate, Jim et sa mère découvrent une carte indiquant la cachette d'un fabuleux trésor que la bande du fameux capitaine Flint a enfoui dans une île déserte. Avec l'aide du docteur Livesey et du châtelain Trelawney, un navire baptisé l'Hispaniola est affrété pour partir à sa recherche. Au cours de la traversée, Jim surprend une conversation entre le cuisinier, un personnage pittoresque à jambe de bois appelé Long John Silver, et des hommes d'équipage. Il apprend ainsi que la plupart des marins à bord de l'Hispaniola font partie de la bande de Flint et qu'une mutinerie se prépare pour s'emparer du trésor. Jim avertit ses amis du danger et ils décident de ne pas agir avant d'être à terre tout en restant sur leurs gardes. Lorsque l'île est atteinte, la lutte s'engage entre les deux groupes.

  • À la fin du XIXe siècle, par un froid dimanche de novembre, François Seurel, qui habite auprès de ses parents instituteurs une longue maison rouge - l'école du village -, attend la venue d'Augustin que sa mère a décidé de mettre ici en pension pour qu'il suive le cours supérieur : l'arrivée du grand Meaulnes à Sainte-Agathe va bouleverser l'enfance finissante de François.

  • Michel Strogoff

    Jules Verne

    Les vastes provinces sibériennes de la Russie sont envahies par des hordes de tartares dont Ivan Ogareff est l'âme damnée. Car ce traître, poussé par une ambition démesurée ainsi que par la haine, rêve de faire basculer l'empire moscovite. A Irkoutsk, à plus de cinq milles kilomètres de Moscou, alors que les communications sont coupées, le frère du tsar se retrouve ainsi en danger. Le capitaine Michel Strogoff est choisi pour prévenir de l'invasion. Il part, porteur d'une lettre du tsar. Mais il n'est pas le seul à partir, la belle Nadia, et deux journalistes, l'Anglais Harry Blount et le Français Alcide Jolivet sont du voyage...

  • Germinal

    Emile Zola

    « Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait bientôt faire éclater la terre ».

  • Dorian Gray se souvient, il a fait ce voeu insensé de garder toujours l'éclat de sa beauté et tandis que son visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés, lui conserverait sa jeunesse. De fait, seul vieillit le portrait où l'âme noire de Dorian. Le portrait de Dorian Gray évoque un Londres lugubre, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium...

  • Une vie

    Guy de Maupassant

    Jeanne est une jeune aristocrate qui, pour ses dix-sept ans, quitte le couvent pour commencer une vraie « vie ». Elle s'en va donc de chez elle avec son père et sa mère qui lui lèguent un château pour y vivre avec son prochain mari : Julien de Lamare. Celui-ci, qu'elle rencontre dans les quelques jours suivants sa sortie du couvent, est un véritable avare et un égoïste. Il trompe Jeanne avec sa domestique Rosalie, puis avec une voisine du nom de Gilberte de Fourville. Jeanne accouche de son premier enfant, Paul, qui connaît de graves problèmes de santé...

  • Des cris lugubres résonnent sur la lande... Et voici que la légende prend corps. Un chien énorme, créature fantomatique et infernale, serait à l'origine de la mort de sir Charles Baskerville. Maudit soit Hugo, l'ancêtre impie et athée, qui provoqua, en son temps, les forces du mal... Sherlock Holmes ne peut croire à de telles sornettes. Aussi, lorsqu'il dépêche le fidèle Watson auprès de sir Henry, l'héritier nouvellement débarqué d'Amérique, il ne doute pas de mettre rapidement fin à ces spéculations. Pourtant, la mort a frappé plusieurs fois sur la lande et le manoir est le théâtre de phénomènes bien étranges... Se peut-il que la malédiction des Baskerville pèse encore ?

  • Le coeur du récit est tiré du roman de Sainte-Beuve, Volupté, qu'Honoré de Balzac avait déjà traité et d'une certaine manière réécrit avec Le Lys dans la vallée. Le roman de Flaubert reprend le même sujet selon des règles narratives entièrement neuves, réinventant le roman d'apprentissage pour lui donner une profondeur et une acuité jamais atteinte. Malgré une critique négative lors de sa parution, il est devenu, depuis Proust, un livre de référence pour les romanciers du XXe siècle.

  • Jane Eyre

    Charlotte Brontë




    Extrait
    Chapitre 1
      Il était impossible de se promener ce jour-là. Le matin, nous avions erré pendant une heure dans le bosquet dépouillé de feuilles ; mais, depuis le dîner (quand il n'y avait personne, Mme Reed dînait de bonne heure), le vent glacé d'hiver avait amené avec lui des nuages si sombres et une pluie si pénétrante, qu'on ne pouvait songer à aucune excursion.
    J'en étais contente. Je n'ai jamais aimé les longues promenades, surtout par le froid, et c'était une chose douloureuse pour moi que de revenir à la nuit, les pieds et les mains gelés, le cœur attristé par les réprimandes de Bessie, la bonne d'enfants, et l'esprit humilié par la conscience de mon infériorité physique vis-à-vis d'Éliza, de John et de Georgiana Reed.
    Éliza, John et Georgiana étaient groupés dans le salon auprès de leur mère ; celle-ci, étendue sur un sofa au coin du feu, et entourée de ses préférés, qui pour le moment ne se disputaient ni ne pleuraient, semblait parfaitement heureuse. Elle m'avait défendu de me joindre à leur groupe, en me disant qu'elle regrettait la nécessité où elle se trouvait de me tenir ainsi éloignée, mais que, jusqu'au moment où Bessie témoignerait de mes efforts pour me donner un caractère plus sociable et plus enfantin, des manières plus attrayantes, quelque chose de plus radieux, de plus ouvert et de plus naturel, elle ne pourrait pas m'accorder les mêmes privilèges qu'aux petits enfants joyeux et satisfaits.
    « Qu'est-ce que Bessie a encore rapporté sur moi ? demandai-je.
    – Jane, je n'aime pas qu'on me questionne ! D'ailleurs, il est mal à une enfant de traiter ainsi ses supérieurs. Asseyez-vous quelque part et restez en repos jusqu'au moment où vous pourrez parler raisonnablement. »
    Une petite salle à manger ouvrait sur le salon ; je m'y glissai. Il s’y trouvait une bibliothèque ; j'eus bientôt pris possession d'un livre, faisant attention à le choisir orné de gravures. Je me plaçai dans l'embrasure de la fenêtre, ramenant mes pieds sous moi à la manière des Turcs, et, ayant tiré le rideau de damas rouge, je me trouvai enfermée dans une double retraite. Les larges plis de la draperie écarlate me cachaient tout ce qui se trouvait à ma droite ; à ma gauche, un panneau en vitres me protégeait, mais ne me séparait pas d'un triste jour de novembre. De temps à autre, en retournant les feuillets de mon livre, j'étudiais l'aspect de cette soirée d'hiver. Au loin, on voyait une pâle ligne de brouillards et de nuages, plus près un feuillage mouillé, des bosquets battus par l'orage, et enfin une pluie incessante que repoussaient en mugissant de longues et lamentables bouffées de vent.
    Je revenais alors à mon livre. C'était l'histoire des oiseaux de l’Angleterre par Berwick. En général, je m’inquiétais assez peu du texte ; pourtant il y avait là quelques pages servant d'introduction, que je ne pouvais passer malgré mon jeune âge. Elles traitaient de ces repaires des oiseaux de mer, de ces promontoires, de ces rochers solitaires habités par eux seuls, de ces côtes de Norvège parsemées d'îles depuis leur extrémité sud jusqu'au cap le plus au nord, « où l'Océan septentrional bouillonne en vastes tourbillons autour de l'île aride et mélancolique de Thull, et où la mer Atlantique se précipite au milieu des Hébrides orageuses. »
    Je ne pouvais pas non plus passer sans la remarquer la description de ces pâles rivages de la Sibérie, du Spitzberg, de la Nouvelle-Zemble, de l'Islande, de la verte Finlande ! J'étais saisie à la pensée de cette solitude de la zone arctique, de ces immenses régions abandonnées, de ces réservoirs de glace, où des champs de neiges accumulées pendant des hivers de bien des siècles entassent montagnes sur montagnes pour entourer le pôle, et y concentrent toutes les rigueurs du froid le plus intense.
    Je m'étais formé une idée à moi de ces royaumes blêmes comme la mort, idée vague, ainsi que le sont toutes les choses à moitié comprises qui flottent confusément dans la tête des enfants ; mais ce que je me figurais m'impressionnait étrangement. Dans cette introduction, le texte, s'accordant avec les gravures, donnait un sens au rocher isolé au milieu d'une mer houleuse, au navire brisé et jeté sur une côte déserte, aux pâles et froids rayons de la lune qui, brillant à travers une ligne de nuées, venaient éclaircir un naufrage.
    Chaque gravure me disait une histoire, mystérieuse souvent pour mon intelligence inculte et pour mes sensations imparfaites, mais toujours profondément intéressante ; intéressante comme celles que nous racontait Bessie, les soirs d'hiver, lorsqu'elle était de bonne humeur et quand, après avoir apporté sa table à repasser dans la chambre des enfants, elle nous permettait de nous asseoir toutes auprès d'elle. Alors, en tuyautant les jabots de dentelle et les bonnets de nuit de Mme Reed, elle satisfaisait notre ardente curiosité par des épisodes romanesques et des aventures tirées de vieux contes de fées et de ballades plus vieilles encore, ou, ainsi que je le découvris plus tard, de Paméla et de Henri, comte de Moreland.

  • Octave Mouret est veuf. Garçon pratique et actif, il va, en quelques années, faire du modeste commerce de sa femme, Madame Hédouin, un « grand magasin » moderne, une colossale entreprise qui, peu à peu, dévore tout le pâté de maisons et tue les petites boutiques du quartier.

  • Suite à la condamnation à mort et à l'exécution de Jean Calas, père de famille huguenot injustement accusé d'homicide, Voltaire écrit ce texte sur la tolérance, plaidoyer contre l'injustice des hommes...

  • Montcalm remonte le lac Champlain et se dirige avec des soldats « aussi nombreux que les feuilles de la forêt » vers le fort William Henry, tenu par le colonel Munro qui dispose de faibles moyens de défense. C'est le moment que choisissent Cora et Alice, les filles de Munro, pour s'en aller rejoindre leur père, mais le guide indien, Magua, a tôt fait de les égarer. Fort heureusement, les voyageurs rencontrent le chasseur blanc OEil-de-Faucon, éclaireur des Anglais, et ses deux amis mohicans : Chingachgook et son fils, Uncas. Uncas finira par prendre la tête des Delawares, qui partent en guerre contre les Hurons...

  • La bête humaine

    Emile Zola

    Témoins d'un crime qui s'est déroulé dans un train, Jacques va être appelé à témoigner. Il rencontre alors Sérevine, la femme du sous-chef de gare du Havre, Roubaud. Il comprend vite que le couple est coupable; et Séverine, pour obtenir son silence, devient sa maîtresse. Si Roubaud, poussé par une jalousie aveugle, a tué Grandmorin, c'est qu'il a appris que le vieux président était, depuis des années, le « protecteur » de Séverine. L'affaire sera étouffée pour éviter les retombées politiques, ce qui permet à Zola de faire une violente satire de la justice.

  • L'assommoir

    Emile Zola

    L'Assommoir nous raconte la vie de Gervaise : la fille d'Antoine Macquart, depuis son arrivée à Paris, à vingt-deux ans, dans la force de la jeunesse, jusqu'à sa mort, lamentable, dix-neuf ans plus tard...

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