Métailié

  • Danni a disparu, elle se droguait, ses grands-parents font appel à Konrad, un policier à la retraite.

    Une fillette retrouvée noyée dans le lac du centre de Reykjavik en 1947 hante les rêves d'une des amies de l'ex-policier. Comment la police a-t-elle mené ces enquêtes ?
    À des années de distance les mêmes erreurs semblent se répéter. Konrad, solide, têtu, coléreux et rompu par son enfance auprès de son père à toutes les ruses des voyous, n'hésite pas à bousculer les conformismes.
    Il sait aussi écouter les fantômes.
    Dans une construction particulièrement brillante, Indridason crée un suspense et des attentes sur des plans différents et surprenants.
    Il captive le lecteur et le tient en haleine avec brio. Il est ici question d'espoirs déçus et d'enfants que personne ne protège.

  • Au bord de l'Amazone, un vieil homme ami des Shuars, qui lui ont appris à connaître la forêt, découvre la lecture et chasse un jaguar.
    "Il ne lui faut pas vingt lignes pour qu'on tombe sous le charme de cette feinte candeur, de cette fausse légèreté, de cette innocence rusée. Ensuite, on file sans pouvoir s'arrêter jusqu'à une fin que notre plaisir juge trop rapide." - Pierre Lepape, Le Monde
    "Un livre sauvage et beau, bâti comme un thriller américain." - Frédéric Taddei, Actuel

    Prix du roman d'évasion des Relais H 1992


    Prix du meilleur roman étranger France Culture 1992

  • Au XIXe siècle, les riches créaient des fortunes et achetaient des remplaçants pour que leurs enfants ne partent pas à la guerre. Aujourd'hui, ils ont des héritiers très riches et des descendants inconnus mais qui peuvent légitimement hériter !

    En 1870 l'un des fils d'une grande famille d'industriels a été un utopiste généreux et a reconnu un enfant illégitime.
    En 2016, Blanche, la non-conformiste aux béquilles, entend parler des deuils qui frappent cette famille sans scrupule et découvre qu'elle pourrait très bien elle aussi accéder à cette fortune.
    Devant le cynisme affairiste, elle va faire justice en se servant de tout ce que la modernité met à notre portée. Une incroyable galerie de personnages : des méchants imbuvables, de riches inconscients, des idéalistes, une île où règne le matriarcat, des femmes admirables, avec en toile de fond une évocation magistrale de Paris assiégée par les Prussiens et le déménagement du Palais de Justice aux Batignolles. Hannelore Cayre est avocate pénaliste, elle est née en 1963 et vit à Paris.
    Elle est l'auteur, entre autres, de Commis d'office, Toiles de maître, Comme au cinéma et La Daronne (Grand Prix de la littérature policière 2017 ; Prix du Polar européen 2017). Elle a réalisé plusieurs courts métrages, le long métrage de Commis d'office, et co-écrit le scénario de La Daronne.
    "J'ai adoré les personnages et leur esprit retors. Un vrai coup de coeur !" - Blog Nourritures en tout genre
    "Un roman vraiment réussi, un plaisir de lecture garanti, une joie revancharde contre les avanies de notre époque." - Double marge

  • Troisième roman de la série Konrad, plus simenonien et mélancolique que jamais.


    Une femme est assassinée chez elle.

    Sur son bureau, on retrouve le numéro de téléphone de Konrad, ancien policer. L'enquête révèle rapidement qu'elle l'avait contacté récemment pour lui demander de retrouver l'enfant qu'elle avait mis au monde cinquante ans plus tôt, et qu'elle avait abandonné juste après sa naissance.
    Maintenant désolé de lui avoir refusé son aide, Konrad s'emploie à réparer son erreur. Il retrouve les membres d'un mouvement religieux contre l'avortement et reconstruit l'histoire d'une jeune fille violée dans le bar où elle travaillait.
    Il retrouve aussi un clochard équivoque, des trafiquants de drogue et même des fragments de l'histoire de la mort violente de son père.
    Au fil de l'enquête, il mesure l'ampleur de la tragédie dans laquelle son intuition et son entêtement l'ont plongé. Konrad se révèle un enquêteur sensible à la souffrance des autres, d'une humanité touchante.

    Dans une construction particulièrement habile et haletante, La Pierre du remords est un roman captivant et impitoyable sur la honte, le désespoir et l'intensité des remords qui reviennent nous hanter.

    « Un véritable conteur. » - The Guardian
    « L'étoile polar de la littérature islandaise. » - La Croix

  • La vengeance des victimes. Elle est condamnée, il l'aime, elle l'entraîne dans sa vengeance mortelle.

    À la sortie d'un bal, un couple pressé se réfugie dans le vieux cimetière, mais au cours de leurs ébats la jeune femme voit un cadavre sur une tombe et aperçoit une silhouette qui s'éloigne. Elle appelle la police tandis que son compagnon, lui, file en vitesse.
    Le commissaire Erlendur et son adjoint Sigurdur Oli arrivent sur les lieux pour découvrir la très jeune morte abandonnée sur la tombe fleurie d'un grand homme politique originaire des fjords de l'Ouest.
    La victime a 16 ans, personne ne la connaît, elle se droguait. Erlendur questionne sa fille Eva Lind, qui connaît bien les milieux de la drogue pour en dépendre. Elle lui fournit des informations précieuses et gênantes à entendre pour un père. Il s'intéresse aussi à la tombe du héros national et va dans les fjords de l'Ouest où il découvre une amitié enfantine et une situation sociale alarmante. La vente des droits de pêche a créé un grand chômage et une émigration intérieure massive vers Reykjavík, dont les alentours se couvrent d'immeubles modernes pour loger les nouveaux arrivants. Sigurdur Oli, lui, s'intéresse plutôt à la jeune femme qui les a appelés.
    Le parrain de la drogue, vieux rocker américanisé et proxénète, est enlevé au moment où la police révèle ses relations avec un promoteur immobilier amateur de très jeunes femmes. Pendant ce temps, contre toute déontologie, Sigurdur Oli tombe amoureux de son témoin.
    Avec son duo d'enquêteur emblématique et classique, Erlendur, le râleur amoureux de l'Islande, et Sigurdur Oli, le jeune policier formé aux États-Unis, Indridason construit ses personnages et nous révèle leur passé, tout en développant une enquête impeccable dans laquelle on perçoit déjà ce qui fait l'originalité de ses romans : une grande tendresse pour ses personnages et une économie de l'intrigue exceptionnelle.

  • Ruossabáhkat, « chaleur russe », c'est comme ça qu'on appelait ce vent-là. Ruossabáhkat, c'est un peu l'histoire de la vie de Piera, éleveur de rennes sami dans la vallée de Pasvik, sur les rives de l'océan Arctique. Mystérieuse langue de terre qui s'écoule le long de la rivière frontière, entre Norvège et Russie. Deux mondes s'y sont affrontés dans la guerre, maintenant ils s'observent, s'épient. La frontière ? Une invention d'humains. Des rennes norvégiens passent côté russe. C'est l'incident diplomatique. Police des rennes, gardes-frontières du FSB, le grand jeu. Qui dérape. Alors surgissent les chiens de Pasvik.
    Mafieux russes, petits trafiquants, douaniers suspects, éleveurs sami nostalgiques, politiciens sans scrupules, adolescentes insupportables et chiens perdus se croisent dans cette quatrième enquête de la police des rennes. Elle marque les retrouvailles - mouvementées - de Klemet et Nina aux confins de la Laponie, là où l'odeur des pâturages perdus donne le vertige.
    Olivier Truc nous raconte le pays sami avec un talent irrésistible. Il sait nous séduire avec ses personnages complexes et sympathiques. Et, comme dans Le Dernier Lapon et La Montagne rouge, il nous emmène à travers des paysages somptueusement glacés.

  • Comment, lorsqu'on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l'existence... qu'on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l'eau tout en élevant ses enfants... qu'on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d'heures d'écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir... on en arrive à franchir la ligne jaune ?
    Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d'un Go Fast et on le fait l'âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt... disons... un détachement joyeux.
    Et on devient la Daronne.

    La Daronne a remporté le prix Le Point du polar européen 2017

  • Les touristes affluent en Islande et les glaciers reculent lentement.

    Le cadavre d'un homme d'affaires disparu depuis trente ans émerge du glacier de Langjkull. Son associé de l'époque est de nouveau arrêté, et Konrad, policier à la retraite, doit reprendre bien malgré lui une enquête qui a toujours pesé sur sa conscience.
    Au moment où il pensait vivre sa douleur dans la solitude son père menteur et escroc a été assassiné sans que l'affaire soit jamais élucidée et l'amour de sa vie vient de mourir d'un cancer , Konrad est pressé par le principal suspect, mourant, de découvrir la vérité. Seul le témoignage d'une femme qui vient lui raconter l'histoire de son frère tué par un chauffard pourrait l'aider à avancer...
    Dans la lignée de Simenon, Indridason excelle dans la construction d'un environnement social et affectif soigné et captivant, et dévoile peu à peu le passé trouble de ce nouvel enquêteur, jetant une lumière crue sur sa personnalité.
    Un beau roman noir sensible aux rebondissements surprenants.
    "Décors impeccables, personnages principaux parfaitement décrits, interrogatoires rondement menés on en sort avec des étoiles dans les yeux, peut-être même des larmes." - Morgunbladid

  • « L'auteur a imposé son style, direct, musclé. » - Femme Actuelle
    « Un style vigoureux et une intrigue bien ficelée, jusqu'à un final éblouissant. » - Lire
    L'hiver est froid et dur en Laponie.
    À Kautokeino, un grand village sami au milieu de la toundra, au centre culturel, on se prépare à montrer un tambour de chaman que vient de donner un scientifique français, compagnon de Paul-Emile Victor. C'est un événement dans le village. Dans la nuit le tambour est volé. On soupçonne les fondamentalistes protestants laestadiens : ils ont dans le passé détruit de nombreux tambours pour combattre le paganisme. Puis on pense que ce sont les indépendantistes sami qui ont fait le coup pour faire parler d'eux.
    La mort d'un éleveur de rennes n'arrange rien à l'affaire. Deux enquêteurs de la police des rennes, Klemet Nango le Lapon et son équipière Nina Nansen, fraîche émoulue de l'école de police, sont persuadés que les deux affaires sont liées. Mais à Kautokeino on n'aime pas remuer les vieilles histoires et ils sont renvoyés à leurs courses sur leurs scooters des neiges à travers l'immensité glacée de la Laponie, et à la pacification des éternelles querelles entre éleveurs de rennes dont les troupeaux se mélangent. Au cours de l'enquête sur le meurtre Nina est fascinée par la beauté sauvage d'Aslak, qui vit comme ses ancêtres et connaît parfaitement ce monde sauvage et blanc.
    Que s'est-il passé en 1939 au cours de l'expédition de P-E. Victor, pourquoi, avant de disparaître, l'un des guides leur a-t-il donné ce tambour, de quel message était-il porteur ? Que racontent les joïks, ces chants traditionnels que chante le sympathique vieil oncle de Klemet pour sa jeune fiancée chinoise ? Que dissimule la tendre Berit malmenée depuis cinquante ans par le pasteur et ses employeurs ? Que vient faire en ville ce Français qui aime trop les très jeunes filles et a l'air de bien connaître la géologie du coin ?
    Dans une atmosphère à la Fargo, au milieu d'un paysage incroyable, des personnages attachants et forts nous plongent aux limites de l'hypermodernité et de la tradition d'un peuple luttant pour sa survie culturelle.
    Un thriller magnifique et prenant, écrit par un auteur au style direct et vigoureux, qui connaît bien la région dont il parle.
    « Palpitant voyage sur des terres sauvages et verglacées à la rencontre d'un peuple luttant pour préserver son identité » - Le Figaro Magazine

    Prix des Lecteurs de Quais du Polar -20 Minutes-

    Prix Mystère de la critique

    Prix polar Michel Lebrun


  • Paru en 1997, Les Fils de la poussière, premier roman d'Arnaldur Indridason, ouvre magistralement la voie au polar islandais.

    Daniel, quadragénaire interné dans un hôpital psychiatrique de Reykjavík, se jette par la fenêtre sous les yeux de son frère Palmi.
    Au même moment, un vieil enseignant, qui a eu Daniel comme élève dans les années 60, meurt dans l'incendie de sa maison.
    L'enquête est menée parallèlement par le frère de Daniel, libraire d'occasion, un tendre rongé par la culpabilité, et par une équipe de policiers parmi lesquels apparaît un certain Erlendur, aux côtés du premier de la classe Sigurdur Oli et d'Elinborg.
    Peu à peu, ils découvrent une triste histoire d'essais pharmaceutiques et génétiques menés sur une classe de cancres des bas quartiers, des gamins avec qui on peut tout se permettre.
    Sens de la justice, personnages attachants, suspense glacé : dès ce premier thriller, on trouve tous les éléments qui vont faire le succès international qu'on connaît - et le génial Erlendur, bien sûr, tourmenté, maussade, sombre comme un ciel islandais !


  • Un vieil homme solitaire est retrouvé mort dans son lit. Il semble avoir été étouffé sous son oreiller.

    Dans ses tiroirs, des coupures de presse sur la découverte du corps d'une jeune couturière dans le passage des Ombres en 1944, pendant l'occupation américaine. Pourquoi cet ancien crime refait-il surface après tout ce temps ?
    La police a-t-elle arrêté un innocent ? Soixante ans plus tard, l'ex-inspecteur Konrad décide de mener une double enquête.
    Jumeau littéraire d'Erlendur, il a grandi en ville, dans ce quartier des Ombres si mal famé, avec un père escroc, vraie brute et faux spirite. Il découvre que l'Islande de la "situation" n'est pas tendre avec les jeunes filles, trompées, abusées, abandonnées, à qui on souffle parfois, une fois l'affaire consommée, " tu diras que c'était les elfes ".

    Un polar prenant qui mêle avec brio deux époques et deux enquêtes dans un vertigineux jeu de miroirs. Où l'on découvre que les elfes n'ont peut-être pas tous les torts et que les fééries islandaises ont bon dos...


  • Un voyageur de commerce est retrouvé dans un petit appartement de Reykjavik, tué d'une balle de Colt et le front marqué d'un "ss' en lettres de sang.

    La police soupçonne rapidement les soldats étrangers qui grouillent dans la ville en cet été 1941. Deux flics novices vont mener l'enquête.
    Flovent, l'unique enquêteur de la police criminelle d'Islande, qui a fait un stage à Scotland Yard, et Thorson, l'Islandais de l'Ouest, né au Canada, et désigné comme enquêteur militaire par les Britanniques et les Américains pour ses compétences linguistiques.
    Indridason décrit les bouleversements de cette île de pêcheurs et d'agriculteurs qui évolue rapidement vers la modernité avec l'afflux des soldats. Les femmes s'émancipent, rêvent de la ville, on soupçonne que, malgré la dissolution de leur parti, les nazis n'ont pas renoncé à trouver des traces de leurs mythes et de la pureté aryenne dans l'île.
    Par ailleurs on attend en secret la visite d'un grand homme.
    L'enquête connaît de multiples rebondissements qui dressent un tableau passionnant de l'Islande de la "Situation", cette occupation des jeunes soldats britanniques et américains qui sèment aussi le trouble parmi la population féminine.
    Elle dévoile aussi des enquêteurs tenaces, méprisés par les autorités militaires mais déterminés à ne pas se laisser imposer des coupables attendus.

    Dans ce roman prenant et addictif, le lecteur est aussi fasciné par le monde qu'incarnent les personnages que par la résolution de l'intrigue, imprévisible.

  • Trahison

    Lilja Sigurdardóttir

    Après plusieurs missions humanitaires éprouvantes, Úrsúla accepte de remplacer au pied levé le ministre de la Justice en attendant les prochaines élections. Elle découvre très vite que son administration n'est là que pour bloquer toutes ses initiatives.
    Aussitôt après sa première intervention publique, elle devient la proie d'un cyber-harcèlement menaçant et doit engager un garde du corps. Elle est également poursuivie par un sdf agressif, qui sort d'un hôpital carcéral.
    Catapultée dans ce nouveau monde, cible systématique d'attaques sur les réseaux sociaux, elle découvre aussi l'attitude faussement compatissante mais réellement méprisante de ses confrères politiques. Elle tente cependant de faire son travail tout en affrontant le stress post-traumatique résultant de ses missions humanitaires ainsi que sa culpabilité vis-à-vis de son mari et de ses enfants.
    Elle est, certes, entourée de gens en lesquels elle a confiance, mais la trahison ne vient-elle pas toujours des plus proches ?
    Lilja Sigurdardottir est née en 1972, elle est auteur de théâtre et de romans noirs, et participe à l'organisation du Festival Iceland Noir de Reykjavík. Elle vit entre l'Islande et Glasgow.
    Sa trilogie Reykjavík Noir est traduite en huit langues et a rejoint la liste des best-sellers dans de nombreux pays. Elle est aussi choriste du groupe de rock Fun Lovin' Crime Writers.

    "Je me suis régalé en lisant ce nouvel ouvrage de cette auteure islandaise particulièrement talentueuse." - Froggy's delight

  • De Santiago du Chili à Martos en Andalousie, Luis Sepúlveda nous entraîne d'aventure en aventure, de rencontre en rencontre à la recherche de ses origines.

    Un voyage pour rire et se laisser émouvoir.

  • Stockholm, 1628.

    Alors que le magnifique Vasa s'enfonce dans les eaux sombres du Mälaren, Izko est témoin d'une scène étrange : un homme est tué, une femme en fuite met au monde un enfant. Elle fait un geste. Malédiction ou prémonition ?
    Comme tous les jeunes Basques, Izko rêvait de chasse à la baleine dans les eaux glacées des confins du monde sur les pas de son père, un harponneur de légende. Mais une force mystérieuse a changé le cours de son destin, le vouant au service de Dieu et du roi : il sera espion de Richelieu. Après avoir étudié la cartographie à Lisbonne et Stockholm, Izko part explorer les Indes boréales, où les Suédois espèrent trouver des mines d'argent pour financer leurs guerres tandis que des prêtres fanatiques convertissent les Lapons par la force. Tenu par un terrible chantage, Izko devra frôler mille morts, endurer cent cachots pour conjurer le sort et trouver sa liberté, aux côtés des Lapons fiers et rebelles et d'une femme qui l'a toujours aimé.

    Un extraordinaire roman d'aventures, porté par un héros courageux, dans l'Europe tourmentée des guerres de religion et de l'Inquisition.


    On embarque sans hésiter pour le Grand Nord du monde.


    La version epub est enrichie par des cartes et des illustrations.

  • Alors qu'il approche de son 60e anniversaire, Mario Conde broie du noir. Mais le coup de fil d'un ancien camarade de lycée réveille ses vieux instincts.
    Au nom de l'amitié (mais aussi contre une somme plus qu'honorable), Bobby le charge de retrouver une mystérieuse statue de la Vierge noire que lui a volée un ex-amant un peu voyou.
    Conde s'intéresse alors au milieu des marchands d'art de La Havane, découvre les mensonges et hypocrisies de tous les "gagnants" de l'ouverture cubaine, ainsi que la terrible misère de certains bidonvilles en banlieue, où survit péniblement toute une population de migrants venus de Santiago.
    Les cadavres s'accumulent et la Vierge noire s'avère plus puissante que prévu, elle a traversé les siècles et l'Histoire, protégé croisés et corsaires dans les couloirs du temps.
    Conde, aidé par ses amis, qui lui préparent un festin d'anniversaire somptueux, se retrouve embarqué lui aussi dans un tourbillon historique qui semble répondre à l'autre définition de la révolution : celle qui ramène toujours au même point.

    Un voyage éblouissant dans le temps et dans l'histoire porté par un grand roman plein d'humour noir et de mélancolie.


  • Une pluie continue épuise les hommes et les bêtes.

    Alors que les éleveurs du clan Balva procèdent à l'abattage annuel des rennes, des ossements humains sont retrouvés dans l'enclos, au pied de la Montagne rouge.
    Or, le clan est opposé à un groupement de forestiers et de fermiers dans un procès exceptionnel à la Cour suprême de Stockholm. L'enjeu - le droit à la terre - est déterminant pour tous les éleveurs de rennes du pays : qui était là le premier ?
    La patrouille P9 de la police des rennes est chargée de l'affaire, mais l'identification du squelette, en l'absence de crâne, est difficile. Klemet et Nina commencent une enquête auprès des musées et des institutions, et découvrent un XIXe siècle collectionneur de types humains et un XXe siècle porté sur les idéologies purificatrices, perdus dans les tréfonds nauséabonds de l'histoire suédoise. Ils se heurtent à l'inertie, à la défiance voire à l'hostilité de l'administration. Ils découvrent aussi une mystérieuse vague de disparition d'ossements et de vestiges sami, autant de preuves potentielles de la présence originelle des Sami.
    Klemet, plus que jamais empêtré dans sa double identité lapone, et Nina, qui le supporte de moins en moins, croisent des personnages souvent ambigus. Des archéologues aux agendas obscurs qui s'affrontent. Petrus, le chef sami, écartelé entre son devoir, son fils et la poursuite des rêves de son père dans les paysages grandioses et désolés des forêts primaires du fin fond de la Laponie. Bertil l'antiquaire au passé politique douteux, et Justina l'octogénaire aux étranges talents de conductrice d'engins et son groupe d'adeptes de la marche nordique et du bilbingo. Sans oublier une masseuse thaïlandaise...
    Ce troisième tome des aventures de la police des rennes est passionnant et troublant, ses héros sont complexes et attachants, le talent de conteur d'histoires d'Olivier Truc se déploie entre suspense, émotion et humour, et prouve une fois de plus que les 22 jurys de lecteurs qui lui ont à ce jour décerné leurs prix ne se sont pas trompés.
    Olivier Truc est né à Dax. Journaliste, il vit à Stockholm depuis 1994 où il est le correspondant du Monde et du Point. Spécialiste des pays nordiques et baltes, il est aussi documentariste.
    Il est l'auteur de L'Imposteur, du Dernier Lapon, pour lequel il a reçu entre autres le prix des lecteurs Quais du Polar et le prix Mystère de la critique, et du Détroit du Loup.

  • L'ange déchu

    Chris Brookmyre

    Toute la famille Temple se retrouve dans la maison de vacances au Portugal après la mort du père, un professeur de psychologie reconnu pour sa méthode de discréditation des théories complotistes. Pour Amanda, la nouvelle nounou des voisins, ils semblent tout avoir : la mère a été une actrice célèbre, les trois enfants sont des adultes comblés. Mais la perfection n'existe pas, et moins encore en famille. Leur passé commun les met en face des comptes à régler. Seize ans auparavant, la petite Niamh Temple est morte dans cette maison. Amanda commence à penser que l'un des membres de la famille cache quelque chose d'inavouable... et avoir des soupçons peut s'avérer dangereux.
    Une intrigue psychologique tendue et palpitante, où même les twists ont des twists. Avec un talent hors pair, l'auteur nous mène de chausse-trapes en impasses jusqu'au bout. Un roman qui montre la séduction des théories du complot et à quel point les pires mensonges sont ceux que l'on se raconte à soi-même.
    Un thriller familial étouffant, surprenant et subtil qui vous fera réfléchir à deux fois avant de partir en vacances avec une famille élargie.

  • Trois générations de femmes, une guérilla populaire, des forêts reculées.
    Elle a survécu à la guerre, abandonné les armes, mais conservé le vertige, maintenant que sa lutte est de protéger ses filles dans une après-guerre où la paix, la justice et la dignité sont plus que relatives. Pas de noms propres, on est la mère ou la fille, de la première à la cinquième, ou la mère de la mère, ou la tante, ou celle qui...
    À travers ces femmes sans nom, avec une écriture brute, précise et élégante, c'est le point de vue de celles qu'on entend rarement, femmes du peuple qui se sont retrouvées propulsées dans l'Histoire et doivent ensuite retrouver la vie « normale » : le patriarcat, le harcèlement, le ménage. Des destins précis, une portée universelle. Si le monde était bien fait, c'est à ce premier roman puissant que ressemblerait le meilleur de la littérature féminine : l'histoire des femmes, depuis toujours gardiennes et garantes de la famille, de la transmission, depuis toujours flouées et reléguées dans l'obscurité de leurs cuisines, même quand elles ont pris part aux durs combats des hommes. Défricher, couper, brûler : une manière de survivre quand tout est à reconstruire.

  • Bruna Husky, la réplicante de combat des Larmes sous la pluie, a du vague à l'âme, la brièveté de sa vie programmée l'angoisse.
    Sa nouvelle enquête l'embarque dans une sombre affaire de poubelles atomiques aux confins du monde connu, dans une zone où règne une guerre permanente.
    Elle est accompagnée dans son aventure d'un "tripoteur" séduisant autant qu'inquiétant et d'une réplicante née de la même matrice industrielle qu'elle, son portrait craché. Cet alter ego plus jeune l'amène à s'interroger sur son humanité et son destin.
    Ses vieux amis, Yiannis l'archiviste, qui change d'humeur au gré de sa pompe à endorphines, Bartolo le boubi glouton, le taciturne inspecteur Lizard sont toujours là pour lui sauver la mise. Bruna Husky est une survivante qui se débat entre l'indépendance totale et un besoin d'affection désespéré, un animal sauvage prisonnier de sa courte vie.
    Rosa Montero construit des mondes extraordinaires, étranges et cohérents, avec une maestria de conteuse hors pair. Elle écrit tout à la fois un roman d'aventures politique et écologique, un thriller futuriste, une réflexion sur la création littéraire, une métaphore sur le poids de la vie et l'obscurité de la mort... et rappelle l'urgence de vivre et d'aimer quel que soit le monde qui nous est dévolu.
    "Un univers fascinant, un personnage inoubliable." - Culturamas
    "La première dystopie noire du siècle, toujours plus prometteuse." - El Mundo

  • États Unis de la Terre 2119, les réplicants meurent dans des crises de folie meurtrière tandis qu'une main anonyme corrige les Archives Centrales de la Terre pour réécrire l'histoire de l'humanité et la rendre manipulable.
    Bruna Husky, une réplicante guerrière, seule et inadaptée, décide de comprendre ce qui se passe et mène une enquête à la fois sur les meurtres et sur elle-même, sur le mémoriste qui a créé les souvenirs qu'elle porte en elle et qui la rapprochent des humains. Aux prises avec le compte à rebours de sa mort programmée, elle n'a d'alliés que marginaux ou aliens, les seuls encore capables de raison et de tendresse dans ce tourbillon répressif de vertige paranoïaque.
    Rosa Montero choisit un avenir lointain pour nous parler de ce qui fait notre humanité, notre mémoire et notre identité, la certitude de notre mort et de celle de ceux que nous aimons. Ses personnages sont des survivants qui s'accrochent à la morale politique, à l'éthique individuelle, à l'amitié et à l'amour.
    Elle construit pour nous un futur cohérent, une intrigue vertigineuse et prenante pour nous parler de notre mort et de l'usage que nous faisons du temps qui nous est imparti. Elle écrit avec passion et humour, les outils essentiels pour comprendre le monde.
    Rosa Montero est née à Madrid où elle vit. Après des études de journalisme et de psychologie, elle devient journaliste puis chroniqueuse à El País. Elle est l'auteure de nombreux romans traduits dans plusieurs langues, parmi lesquels Le Territoire des Barbares, La Folle du logis, La Fille du cannibale (Prix Primavera et best-seller en Espagne), Le Roi transparent et Instructions pour sauver le monde.

  • Les vilaines

    Camila Sosa Villada

    La Tante Encarna porte tout son poids sur ses talons aiguilles au cours des nuits de la zone rouge du parc Sarmiento, à Córdoba, en Argentine. La Tante - gourou, mère protectrice avec des seins gonflés d'huile de moteur d'avion - partage sa vie avec d'autres membres de la communauté trans, sa sororité d'orphelines, résistant aux bottes des flics et des clients, entre échanges sur les derniers feuilletons télé brésiliens, les rêves inavouables, amour, humour et aussi des souvenirs qui rentrent tous dans un petit sac à main en plastique bon marché.

    Une nuit, entre branches sèches et roseaux épineux, elles trouvent un bébé abandonné qu'elles adoptent clandestinement. Elles l'appelleront Éclat des Yeux.

    Premier roman fulgurant, sans misérabilisme, sans auto-compassion, Les Vilaines raconte la fureur et la fête d'être trans. Avec un langage qui est mémoire, invention, tendresse et sang, ce livre est un conte de fées et de terreur, un portrait de groupe, une relecture de la littérature fantastique, un manifeste explosif qui nous fait ressentir la douleur et la force de survie d'un groupe de femmes qui auraient voulu devenir reines mais ont souvent fini dans un fossé. Un texte qu'on souhaite faire lire au monde entier qui nous rappelle que « ce que la nature ne te donne pas, l'enfer te le prête ».


  • « Je suis venue en Allemagne pour dormir d'une traite », dit la narratrice - une jeune femme argentine sans nom - de cet admirable premier roman.

    Pour des raisons qu'on ignore, la narratrice s'est extirpée de sa vie (de sa maison, de son travail, de son ex, de son chien) à Buenos Aires pour atterrir à Heidelberg, ville où elle a vécu les premières années de sa vie lorsque ses parents fuyaient la dictature. Avec quelques petites économies en poche, aucun plan et la certitude qu'elle ne veut ni étudier ni travailler, elle réussit à trouver une chambre dans une résidence universitaire. Entourée d'étudiants de différentes nationalités, tous plus jeunes qu'elle, elle essaie de trouver sa place, ce qui se complique lorsqu'elle apprend qu'elle est enceinte. Dans ce roman qu'on pourrait qualifier de « non-apprentissage », l'héroïne est une femme qui agit à peine mais à qui il arrive tout un tas de choses extraordinaires.
    Au lieu d'avancer elle hésite, mais cette vacillation devient suspense, débordant d'intensité.
    Les personnes qui l'entourent - un compatriote provincial, un photographe turco-allemand, une Japonaise angoissée et sa mère, extravagante et intrusive - la conduisent vers des situations improbables qui ne peuvent arriver que quand on est à l'étranger.

    Ce livre est aussi une réflexion sur les multiples possibilités et façons de vivre l'immigration, sur la difficulté de vouloir être uniquement dans le présent et sur cette intimité parfois tendre, parfois gênante entre étrangers qui partagent la vie loin de chez eux. Carla Maliandi s'adresse à l'âme de tous ceux qui ont voulu un jour partir loin, qui ont déjà songé à un nouveau départ.

    Carla Maliandi, née au Venezuela en 1976, est une dramaturge, metteuse en scène et professeur universitaire argentine. Une chambre en Allemagne, son premier roman, a été salué par de nombreux critiques comme l'un des meilleurs livres publiés en Argentine en 2017 et a déjà été traduit en anglais et en allemand. Elle vit à Buenos Aires.

  • Reykjavik, 1979.
    Le corps d'un homme est repêché dans ce qui va devenir le lagon bleu.
    Il s'agit d'un ingénieur employé à la base américaine de l'aéroport de Keflavik. Dans l'atmosphère de la guerre froide, l'attention de la police s'oriente vers de mystérieux vols effectués entre le Groenland et l'Islande. Les autorités américaines ne sont pas prêtes à coopérer et font même tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher la police islandaise de faire son travail.
    Dans un climat de tension, conscients des risques qu'ils prennent, Erlendur et Marion Briem poursuivent leur enquête avec l'aide d'une jeune femme noire, officier de la base. Le jeune inspecteur Erlendur vient d'entrer à la brigade d'enquêtes criminelles, il est curieux, passionné par son métier, soucieux des autres, mais il ne cache pas son opposition à la présence américaine sur le sol islandais.
    En parallèle, il travaille sur une vieille affaire non résolue. Une jeune fille disparue sur le chemin de l'école quarante ans plus tôt, à l'époque où la modernité arrivait clandestinement dans l'île, portée par les disques de rock et les jeans venus de la base américaine.

    Indridason construit un univers particulier, une atmosphère pénétrante et sans nostalgie, un personnage littéraire de plus en plus complexe, et le roman noir, efficace, est transformé par la littérature.

empty