• L'histoire des sciences et techniques illustrée et racontée en 144 dates emblématiques. Un ouvrage complet, fiable et attractif, pour tous les curieux de sciences.
     
    Le récit de l'histoire des sciences et des techniques
    Cette histoire fascinante commence il y a plus de 5  000 ans, avec les premiers supports de cours retrouvés sur des tablettes d'argile en Mésopotamie. Elle nous conduit jusqu'aux découvertes les plus récentes de l'intelligence artificielle et de la génétique.
    L'ouvrage rassemble ainsi toutes les découvertes marquantes dans les grands domaines scientifiques  et techniques  : mathématiques, physique, biologie, médecine, informatique..., et - ce faisant - retrace le déploiement de la démarche scientifique, au cours du temps et à travers différentes civilisations.
     
    Une organisation claire, une mise en page rythmée
    o Au début de chaque partie, une grande frise chronologique.
    o Puis au fil des doubles pages, le récit de chaque événement, en textes et en images.
    o À la fin de chaque partie, des dossiers thématiques.

  • Quelles consciences ont ou devraient avoir scientifiques et citoyens des fondements et des méthodes légitimant les « connaissances valables » que les uns et les autres produisent, interprètent et transforment en permanence ? Peut-on continuer à « faire comme si » existait dans l'empyrée des académies quelque gardien discret qui veille sur la qualité scientifique des connaissances, en se référant à une certaine sagesse que l'on pourrait dès lors ignorer ? Depuis près d'un demi-siècle, l'approche constructiviste de l'épistémologie a permis des réflexions et des explorations qui ont profondément renouvelé cette discipline et dont Jean-Louis Le Moigne rend compte dans cet ouvrage.

  • Comment le savoir scientifique se constitue-t-il ? Y a-t-il des facteurs sociaux et culturels qui favorisent le développement des sciences ? Quelles institutions accompagnent ou freinent ce développement ? Comment travaillent les savants ? Comment valident-ils leurs connaissances ? Pourquoi y a-t-il des controverses ? En se penchant sur les rapports entre science et société, les sociologues des sciences ont interrogé la manière dont la connaissance scientifique se construit. Loin de la figure, tantôt fascinante, tantôt inquiétante, du savant travaillant seul dans son laboratoire, ils nous donnent à voir la recherche en sciences dures d'aujourd'hui comme étant essentiellement une entreprise collective, souvent transnationale.

  • L'invention du mètre, la création du cadastre et des départements, le développement des statistiques ou de la chimie moderne, l'éducation des sourds, mais aussi l'ouverture du Muséum d'histoire naturelle ou encore la fondation de l'École polytechnique... Durant la Révolution française, la science a fait des pas de géant.
    Si le tribunal révolutionnaire a pu considérer que « la République n'a pas besoin de savants », Jean-Luc Chappey, en nous emmenant sur les traces de Condorcet, de Lavoisier et des grands scientifiques de l'époque, nous montre que, sans eux, rien n'aurait été possible. Il a fallu faire la guerre et inventer de nouvelles armes, dresser l'inventaire des richesses de la France (les plantes, les livres, les oeuvres d'art...) et notamment celles saisies aux nobles ou au clergé, recenser la population pour mieux la connaître afin de repenser son éducation, se donner les moyens de forger un homme nouveau... Pour toutes ces tâches, les savants furent en première ligne.
    Classer, informer, réglementer, combattre, soigner, voyager : les scientifiques, au lendemain de la Révolution, ont à la fois oeuvré à la construction politique et sociale de la France et légué au monde des avancées qui traverseront les siècles.

     
    Jean-Luc Chappey est professeur d'histoire des sciences à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur l'histoire politique, sociale et culturelle des savoirs aux xviiie et xixe siècles, avec une attention privilégiée portée à la période de la Révolution française.

  • Durant plusieurs siècles, la catégorie même de « science(s) » est problématique et ambiguë, tout comme celle des « techniques » longtemps désignées comme « arts », parmi lesquels figuraient la médecine et l'alchimie. Faire l'histoire des sciences et des techniques avant 1800 revient donc à faire l'histoire d'une chose qui n'existe pas encore. Etudier les sciences et les techniques a permis de mettre en lumière les problématiques de notre modernité, entendue comme la capacité des sociétés occidentales à constituer un savoir sur la nature à portée universelle. La période qui s'étend de l'invention de l'imprimerie et des Grandes Découvertes jusqu'au siècle des Lumières est, de ce point de vue, riche en découvertes associées à des noms célèbres (Copernic, Galilée, Paré, Euler, Descartes, Newton, Linné, Buffon, Lavoisier, Monge...).
    Cet ouvrage ne retrace pas seulement les grandes étapes constitutives de la « science moderne », il s'interroge sur les rapports profonds entre ce savoir lentement acquis et l'évolution des sociétés modernes, tant sur le plan politique et culturel qu'économique.

  • Que s'est-il passé à la conférence de Bandung ?
    Peut-on distinguer les idées de Platon de celles de Socrate ?
    Qu'est-ce que la machine de Marly ?
    Comment sont fabriquées les couleurs au Moyen Âge ?
    Le plaisir de se cultiver !

    Cet ouvrage vous propose un parcours à la carte pour développer votre culture générale en histoire, histoire des sciences, histoire des arts, lettres et philosophie.
    Les auteurs sont spécialistes de leur domaine.

    Le plaisir de la lecture et de la découverte vous permettra de développer vos connaissances avec :

    Des fiches synthétiques et tout en couleur
    Des encadrés variés (Controverse, Le saviez-vous ?, Étymologie, Définition...) et des conseils personnalisés
    De nombreuses photos et reproductions de tableaux
    /> Des pages de jeux (quiz, « qui suis-je ? »...)

  • Sans sa soeur aînée Bronia, Marie Curie serait restée gouvernante d'enfants. Elle n'aurait jamais gagné Paris pour s'inscrire à la Sorbonne, ni épousé Pierre Curie, sans doute pas découvert la radioactivité et encore moins obtenu deux prix Nobel.Sans Marie, Bronia Dluska ne serait pas devenue l'une des premières femmes médecins, elle n'aurait pas ouvert le meilleur sanatorium de Pologne ni dévoué autant d'énergie à ses engagements, côtoyant les esprits les plus brillants de son temps.Entre la Pologne et Paris, de 1867 à 1934, les deux femmes ont tout partagé, ambitions professionnelles, douleurs de l'histoire, joies et drames privés. Toujours présentes l'une pour l'autre, travailleuses acharnées, Bronia et Marie étaient intimement convaincues que le progrès scientifique apporterait le bonheur à leurs semblables. Mais pour elles la famille passait avant tout.C'est le portrait croisé de ces pionnières, aux destins indissociables, que raconte Natacha Henry pour la première fois.

  • Quelques années après avoir présenté, dans Du monde clos à l'univers infini, les thèmes cosmologiques liés à la révolution astronomique des XVIe et XVIIe siècles, Alexandre Koyré entreprend, dans le présent ouvrage, de dépeindre de façon précise et minutieuse cette révolution elle-même, « c'est-à-dire l'histoire de l'évolution et de la transformation des concepts clés à l'aide desquels l'astronomie essaie d'ordonner ou de "sauver" les phénomènes - salvare phenomena - en substituant au chaos des apparences sensibles une réalité intelligible qui la sous-tend et qui l'explique ».
    Selon les propres termes de l'auteur, « la révolution astronomique s'accomplit en trois étapes, liées, chacune, à l'oeuvre d'un homme. Avec Copernic, qui arrête le soleil et lance la terre dans les cieux, l'héliocentrisme se substitue au géocentrisme. Avec Kepler, la dynamique céleste - hélas, aristotélicienne - remplace la cinématique des cercles et des sphères de Copernic et des Anciens. De ce fait, même la hantise de la circularité se trouve partiellement - dans un monde clos elle ne peut l'être entièrement - surmontée et l'"astronomie elliptique" fait son entrée triomphale dans le monde. Enfin, avec Borelli, dans un monde désormais ouvert et régi par la dynamique, s'achève l'unification de la physique céleste et de la physique terrestre qui se traduit par la déroute du cercle au profit de la droite infinie. »
    Un ouvrage magistral sur une période clé de l'histoire des sciences.
    Alexandre Koyré (1892-1964) est un historien français d'origine russe. Il a été le fondateur, avec Hélène Metzger, Gaston Bachelard et Georges Canguilhem, de l'histoire philosophique des sciences.

  • Science de la matière par excellence, la chimie est qualifiée de « science centrale » en raison des puissants liens qu'elle possède avec la biologie et la physique, mais aussi avec la médecine, l'informatique et la science des matériaux.
    Résumant vingt-six siècles d'histoire des sciences, l'auteur revient sur les grandes étapes, expériences ou inventions qui ont conduits à l'émergence de la chimie moderne. Sommaire :
    Introduction - I. Des origines à Pline l'Ancien - II. De l'alchimie à Paracelse - III. De la Renaissance à Lavoisier - IV. De la Révolution française à l'industrie allemande - V. De Mendéléiev à Joliot-Curie - VI. De la chimie organique aux matériaux de synthèse - VII. De la chimie organique à la chimie du vivant

  • L'incroyable odyssée de l'art de guérir de l'Antiquité à nos jours
    Avec ce panorama de l'histoire de la médecine, conçu de façon pédagogique et pratique, vous découvrirez l'évolution de la médecine depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours : dates clés, faits marquants, innovations médicales et chirurgicales, thérapeutiques disponibles et pratiques chirurgicales selon les époques, grandes épidémies...
    Du silex chirurgical à la bioéthique contemporaine, du premier traité des médecins datant du XVIIIe siècle avant notre ère aux recherches de pointes sur les grandes maladies du XXIe siècle, laissez-vous emporter dans cette incroyable odyssée de l'art de guérir !

  • Au fil d'une carrière commencée il y a près d'un demi-siècle, Jean Audouze a tout connu de la science, depuis la recherche en laboratoire jusqu'aux négociations internationales, en passant par la direction de grandes institutions. D'Hubert Reeves à François Mitterrand, il a travaillé avec les plus grands.
    Alors que sévit une « guerre contre la science », il nous raconte à l'aide de nombreuses anecdotes la science au quotidien et surtout nous explique pourquoi il faut la défendre.
    C'est la mission qu'il confie aux jeunes scientifiques d'aujourd'hui et à tous ceux pour qui la curiosité et la passion d'apprendre constituent les plus beaux des défauts.
     
    Jean Audouze est astrophysicien. Il est l'auteur des Secrets du Cosmos à La Librairie Vuibert (2016).

  • Depuis l'apparition de la vie sur Terre, il y a eu cinq extinctions massives d'espèces. Aujourd'hui, les scientifiques estiment que notre planète est en train de vivre la sixième, la plus dévastatrice depuis la disparition des dinosaures. Mais cette fois, c'est l'homme qui en est la cause.Pour prendre toute la mesure de ce moment critique, Elizabeth Kolbert a mené une enquête passionnante sur la grande histoire de la vie terrestre, en remontant aux découvertes de Cuvier et Darwin, et sur le péril imminent qui la guette. Des îles du Pacifique jusqu'au Muséum national d'histoire naturelle de Paris en passant par la forêt amazonienne, elle est partie à la rencontre des scientifiques qui enregistrent chaque jour de nouveaux indices d'une réalité implacable.Avec ce livre majeur, salué dans le monde entier comme un événement, Elizabeth Kolbert signe d'une plume alerte et lumineuse le reportage le plus saisissant sur le sujet. Elle montre que l'humanité ne peut plus ignorer la crise environnementale, au risque de disparaître à son tour.

  • Tirant leurs idées des romans d'anticipation ou des films de science-fiction, les inventeurs peuplent notre quotidien de technologies aux performances de plus en plus époustouflantes.Le hoverboard, fabuleux skateboard volant de Retour vers le futur, n'appartient déjà plus tout à fait au cinéma. Les bionic boots, chaussures high-tech futuristes, nous permettront bientôt de courir à des pointes de 70 km/h. Et, ça y est, les robots sont partout autour de nous. En attendant la mise au point de la machine à lire les rêves...Ces progrès nous préparent-ils le meilleur ou le pire des mondes ? Seul l'avenir nous le dira.Nicolas Carreau débusque les contradictions de l'innovation et nous livre sa vision d'un avenir aussi absurde qu'incertain. À chaque invention son revers de la médaille.

  • Les nouvelles études rassemblées sous ce titre, Vérité scientifique et vérité philosophique dans l'oeuvre d'Alexandre Koyré, sont issues du colloque international organisé à l'Université Paris Ouest-Nanterre en février 2012 et dont nous publions ici les actes. L'ouvrage se propose d'élucider les positions philosophiques défendues par Alexandre Koyré (1892-1964) dans ses principales recherches en histoire des idées scientifiques et philosophiques, tout en mettant à l'épreuve cette déclaration qui est au centre de son oeuvre : « Je suis, en effet, profondément convaincu, [...] que l'influence des conceptions philosophiques sur le développement de la science a été aussi grande que celle des conceptions scientifiques sur le développement de la philosophie. »
    Assurément, les écrits d'Alexandre Koyré en histoire de la physique, de l'astronomie et de la cosmologie ont réussi à montrer, au moins pour la science classique, l'étroite intrication de la science, de la métaphysique et de la théologie au sein de la pensée. C'est sûrement là que son oeuvre exerça sa plus grande influence sur le monde des chercheurs en histoire et philosophie des sciences, même si de récentes découvertes historiques ont permis d'apporter de nouvelles lumières sur ses sujets favoris depuis sa disparition en 1964.
    Les quatorze contributions qui figurent ici ont été réparties suivant trois axes principaux qui concernent respectivement : l'itinéraire philosophique et les engagements intellectuels de Koyré, les perspectives épistémologiques et méthodologiques en histoire de la pensée scientifique et enfin les études concernant plus particulièrement l'histoire de la philosophie. Ces contributions sont l'oeuvre des spécialistes suivants : Paola Zambelli, Gérard Jorland, Annarita Angelini, Walter Tega, Joël Biard, Jean-Jacques Szczeciniarz, Anastasios Brenner, Bernadette Bensaude-Vincent, Frédéric Fruteau de Laclos, Massimo Ferrari, Pietro Redondi, Emmanuel Faye, Alexandre Guimarães Tadeu de Soares, Jean Seidengart.

    L'ouvrage s'achève avec la publication d'un cours inédit qu'Alexandre Koyré donna en avril 1946 intitulé : « Galilée ». Ce document donne une idée de ce que fut la parole vivante de cet historien des sciences auprès d'un public de non-spécialistes.

  • Comment un modeste employé municipal a-t-il mis au jour l'existence des bactéries en observant du poivre avec un microscope de son invention ? Que doit la pénicilline à la négligence d'Alexandre Fleming, parti en vacances sans nettoyer son laboratoire ? Qui sait que la dynamite est née d'un geste malencontreux d'Alfred Nobel ? Pourquoi une barre de beurre de cacahuètes a-t-elle été à l'origine du four à micro-ondes ?
    L'histoire des sciences est jalonnée de découvertes dues au hasard, parfois totalement fortuites, d'autres fois fruits de recherches qui n'étaient pas censées aboutir de la sorte.
    Astronomie, physique, médecine, chimie, objets du quotidien... Du Big Bang au Viagra, de la vaccination à la radioactivité, Raphaël Chevrier nous offre un tour d'horizon des plus incroyables découvertes accidentelles.
    C'est quand rien ne se passe comme prévu que la science avance.
     
    Raphaël Chevrier, docteur en physique, travaille pour Arianespace. Il est également chroniqueur pour la presse scientifique.
     

  • Originaire de la région de la Foa en Nouvelle-Calédonie, le chef Ataï, personnage emblématique de l'insurrection kanak de 1878, fut tué lors des opérations de « pacification » de l'île. Sa tête et une main furent livrées par des auxiliaires kanak à l'armée française puis envoyées dans les collections d'une société savante, la Société d'Anthropologie de Paris. Débute alors, au sein du musée, la seconde vie d'Ataï marquée par une « transmutation » du trophée martial en spécimen scientifique. Sa dépouille sera rendue à ses descendants en 2014. Tantôt figure du « sauvage » beau et anthropophage, ou du chef tacticien et insoumis, tantôt figure du révolutionnaire libérateur d'un peuple assujetti ou du pacificateur d'une colonie de peuplements, les interprétations passées et actuelles du Kanak Ataï offrent de multiples visages à explorer. Elles sont aussi indissociables de l'histoire plus générale des collections anthropologiques constituées de restes humains, héritage complexe aujourd'hui sensible. Les chapitres de ce livre offrent des clés de lecture permettant d'appréhender les différents modes d'appropriation des éléments de corps humain du chef Ataï lors de leur parcours patrimonial, les logiques et les enjeux sous-jacents. À partir de l'analyse de nombreuses archives inexplorées, d'entretiens avec les scientifiques-conservateurs, l'auteur s'attache à reconstituer chacune des étapes de la patrimonialisation du chef kanak par la communauté des anthropologues - prélèvement du corps ou parties en 1878, transport, catégorisation, transformation, étude scientifique, exposition puis restitution en 2014 - afin d'en cerner l'évolution des mécanismes, intérêts personnels, enjeux collectifs et spécificités. L'analyse se veut aussi comparative, confrontant tour à tour les pratiques de la Société d'Anthropologie de Paris à celles du Muséum national d'Histoire naturelle ainsi que les destinées de spécimens collectés en Nouvelle-Calédonie en cette fin de XIXe siècle.

  • 20 ans. C'est la baisse moyenne de l'espérance de vie en Afrique subsaharienne, après un quart de siècle d'épidémie de sida. Et aucune vaccination n'est encore envisageable... Alors que les vaccins font régulièrement l'objet d'attaques, cet exemple devrait rappeler combien ils ont joué un rôle déterminant dans la formidable augmentation de la durée de la vie dont l'humanité a bénéficié au xx e siècle. En racontant la saga humaine, scientifique et industrielle qui se cache derrière la mise au point des vaccins contre les principales maladies virales (rage, fièvre jaune, polio, hépatite B, grippe, etc.), Jean-François Saluzzo tient non seulement en haleine le lecteur, mais il répond aussi à de nombreuses questions concernant la fabrication des vaccins, leur composition, les espoirs d'un vaccin anti-sida, etc. Sans oublier les « affaires ». Celles, par exemple, des vaccins contre l'hépatite B et contre la rougeole, respectivement accusés d'être responsables de cas de sclérose en plaque et d'utisme. Qu'en est-il réellement ? L'auteur fait aussi le point sur ce sujet controversé.

  • Le spécimen et le collecteur se concentre sur la première des étapes propres à toute entreprise naturaliste, celle de la collecte des spécimens. Les auteurs s'attachent à comprendre ses spécificités matérielles, intellectuelles et politiques et à cerner les enjeux de connaissance qui motivent ses protagonistes. Fouler le terrain de la collecte revient à sortir de l'ombre les savoirs et les attentes des informateurs et des intermédiaires locaux. Au fil des pages se dessinent, sur plus de deux siècles, des oppositions et des coalitions inattendues d'intérêts et d'agents hétéroclites (explorateurs et informateurs, colons et colonisés, savants et marchands...) qui entrent en jeu dans la création des collections. Les spécimens ne sont alors plus seulement des objets agencés dans une classification de la nature indépendante des savoirs et des pratiques qui les ont produits, mais bien des éléments de culture matérielle que l'on peut considérer comme symboliques et constitutifs de relations sociales. En un mot, ils deviennent objet et parfois source d'histoire. Les contributions éclairent le parcours des collecteurs ou des spécimens eux-mêmes, la politique des muséums pour canaliser leurs trajectoires, et témoignent de l'altérité des lieux où les spécimens furent prélevés. Les auteurs relatent ainsi la diversité des savoirs, naturalistes ou pas, impliqués dans ces singulières accumulations matérielles que l'on peut désormais explorer à nouveaux frais.

  • A founder of comparative anatomy and a giant of nineteenth-century biology, Georges Cuvier, and his student and colleague Achille Valenciennes, brought together all that was known about fishes in their massive 22-volume Histoire naturelle des poissons published from 1828 to 1849. Despite the passage of time, this work represents a landmark in the history of science, indispensable to systematic ichthyology and to comparative biology in general. As an introduction to this monumental work, the first volume traces the development of the study of fishes as then understood-from the earliest beginnings to the first third of the nineteenth-century-and summarizes the criteria for classification that their own work would follow. This critically important essay-one of the first attempts at a comprehensive history of any major group of organisms-now appears in English alongside the original French text, beautifully illustrated and accompanied by rich annotations and commentary, serving to bring this important text to our attention and highlighting its historical significance.

  • Il y a cent ans disparaissait Henri Poincaré, considéré comme le dernier mathématicien uni-versel. Ses liens avec la Belgique sont l'occasion de rappeler des éléments de l'histoire des sciences dans notre pays, au début du XXe siècle.
    Les idées de Poincaré sur les fondements de la mécanique sous-tendent la querelle entre Pasquier et Anspach sur l'interprétation de l'expérience du pendule de Foucault. L'influence de Poincaré sur l'oeuvre et la carrière de Théophile De Donder, fondateur de l'école de physique mathématique de l'ULB, est prépondérante. Élu membre associé de l'Académie royale de Belgique en 1902, Poincaré est proclamé docteur honoris causa de l'ULB en 1909, lors des célébrations du 75e anniversaire de l'institution. Il y prononce son célèbre discours sur le libre examen en matière scientifique. Enfin, Poincaré participe activement au premier Conseil de physique Solvay en 1911 sur la théorie des quanta.
    Jean Mawhin est professeur émérite de l'Université catholique de Louvain et membre de la Classe des Sciences de l'Académie royale de Belgique. Mathématicien, il est l'auteur de près de 400 publications sur l'analyse non linéaire et l'histoire des mathématiques.

  • Peut-on concevoir une connaissance organisée et efficace qui ne réponde pas aux critères scientifiques ? Les sciences sont utilisées dans tous les pays.
    Leur histoire les relie aux sociétés qui les ont produites. Dans son ouvrage, l'auteur invite les scientifiques et tous les "mordus" de sciences à en explorer aussi la dimension humaine. A partir de l'histoire et des travaux de quelques penseurs contemporains, Michel Serres, François Jullien, Edgar Morin, il nous guide vers une compréhension plus large et plus humaine des savoirs scientifiques. En acceptant d'écouter des savoirs dont la rationalité est différente de la nôtre, nous enrichissons notre perception du monde ; celle-ci n'est pas seulement limitée à une connaissance scientifique, nous avons aussi avec le monde une relation de connivence, d'un tout autre ordre.
    Conçue à partir de séminaires de formation en philosophie des sciences, destinés à des chercheurs, la démarche de l'auteur est délibérément pédagogique. Il nous présente pas à pas les liens entre la science et la société humaine qui la conçoit. Il invite le lecteur à assumer son savoir scientifique dans la société qui est la sienne et à le dépasser en élargissant peu à peu son cadre de pensée.

  • Janvier 1686, toute la Cour est en émoi. Sa Majesté, d'habitude si vive, est alitée, laissant craindre le pire. On murmure que Louis XIV, atteint par une fistule, se meurt par le fondement... Aucun remède ne parvient à soulager l'auguste séant et il faudra recourir à un syringotome pour qu'enfin le Roi-Soleil retrouve sa dignité.Avec ce récit, parmi d'autres indiscrétions, c'est à une exploration médicale du passé que nous invite le docteur Cabanès. Médecin piqué d'histoire, il s'amuse (et nous amuse) à disséquer les grands cas pathologiques qui ont fait la France.Entre la « maladie secrète » de Calvin, l'énucléation de Gambetta ou la vraie nature du mal qui emporta Napoléon III, il nous fait entrer dans l'intimité des grands de l'histoire, inventant un nouveau genre : la médecine historique.

  • Ethnologue, premier japonologue en France, sinologue, mayaniste, spécialiste des religions orientales et épisté­mologue, Rosny est un découvreur, un véritable pionnier de ces sciences dans la seconde moitié du xixe siècle. C'est également un travailleur infatigable, boulimique de connaissances et un « entreprenant » impénitent. Hors cursus classique, il se construit une remarquable éducation éclectique. Dès l'enfance, il manifeste une extraordinaire capacité d'assimilation, démontrée plus tard par sa maîtrise de plus d'une quinzaine de langues et de leurs civilisations. Chercheur et philologue, il sera aussi professeur, traducteur, interprète, journaliste, photographe, dessi­nateur, éditeur, imprimeur et... relieur. Admiré même s'il est controversé, reconnu au coeur d'un réseau international de savants, Rosny a toujours eu la passion de transmettre ses idées, ses savoirs et ceux de ses contemporains. Cent ans après sa mort, ce sont cet itinéraire rare et cette oeuvre surprenante qu'il nous est donné de découvrir, mettre en perspective et approfondir.

  • Sait-on que Brown-Séquard, éminent médecin français, a prétendu produire un élixir de jeunesse à partir de testicules de cochons d'Inde ? que Descartes ne voyait dans les animaux que des machines dépourvues de toute sensibilité ? que le célèbre inventeur Thomas Edison est aussi celui à qui l'on doit la sinistre chaise électrique ? que l'Américain John Keely a affirmé avoir mis au point un « moteur perpétuel » avec pour seul carburant quelques mesures d'eau ?Non, décidément, le progrès n'est pas un long fleuve tranquille ! Entre les Géo Trouvetout de génie qui ont eu raison avant tout le monde, les savants fous qui se sont fourvoyés avec des théories fantaisistes et les imposteurs pseudoscientifiques qui ont marqué des générations de chercheurs, l'histoire des sciences recèle quelques trajectoires hallucinantes que Didier Chirat se fait une joie de raconter.Ce sont eux, aussi, qui ont fait la science...

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