• L'urgence, qui appelle l'impulsion, la fougue, la vitesse - et la patience, qui requiert la lenteur, la constance et l'effort. Mais elles sont pourtant indispensables l'une et l'autre à l'écriture d'un livre, dans des proportions variables, à des dosages distincts, chaque écrivain composant sa propre alchimie, un des deux caractères pouvant être dominant et l'autre récessif, comme les allèles qui déterminent la couleur des yeux.

    « Je conseille la lecture du recueil de textes de Toussaint L'Urgence et la Patience, en particulier à tous ceux qui rêvent d'écrire. [...] Le romancier nous révèle ses manières de procéder, ses règles, ses trucs, ses manies, les contraintes qu'il s'impose, les joies qu'il connaît, et, comme la lecture est inséparable de l'écriture, son expérience de lecteur de Proust, Kafka, Beckett, et, bien sûr, de Dostoïevski. » (Bernard Pivot, Le Journal du dimanche)

    Ce recueil est initialement paru en 2012.

  • « Ce recueil d'impromptus obéit aux mêmes principes que le précédent, Impromptus, publié chez le même éditeur, il y a une vingtaine d'années : il s'agit toujours de textes brefs, écrits sur le champ et sans préparation, entre philosophie et littérature, entre pensée et mélancolie, sous la double invocation de Schubert, qui donna au genre ses lettres de noblesse musicale, et de Montaigne, philosophe "imprémédité et fortuit". Je m'y suis interdit toute technicité, toute érudition, toute systématisation. Ces douze textes, dans leur disparate, dans leur subjectivité, dans ce qu'ils ont de fragile et d'incertain, visent moins à exposer une doctrine qu'à marquer les étapes d'un cheminement. Un impromptu est un essai, au sens montanien du terme, donc le contraire d'un traité. Si vous n'aimez pas ça, n'en dégoûtez pas les autres. »

  • L'énigme Tolstoïevski

    Pierre Bayard

    • Minuit
    • 2 Novembre 2017

    Si tout grand créateur est une énigme, aucun ne l'est autant que le célèbre écrivain russe Léon-Fiodor Tolstoïevski.
    Qui mieux que cette personnalité multiple, auteur de romans aussi différents qu'Anna Karénine et Crime et châtiment, ou Les Frères Karamazov et Guerre et paix, peut nous aider, en nous entraînant dans les profondeurs de l'âme slave, à résoudre la question principale de toute réflexion sur le psychisme : pourquoi suis-je plusieurs ?

  • Dostoïevski, un écrivain dans son temps est un modèle de biographie littéraire. Parue initialement en cinq volumes, dans les années 1970, elle a été condensée par l'auteur en 2010, avec une préface inédite. Joseph Frank aborde la biographie du grand écrivain russe dans une ample vision englobant littérature et temps historique : il entreprend une « reconstruction massive » de l'époque, en y insérant l'oeuvre de Dostoïevski afin de mieux l'éclairer. Il sagit plus précisément dune expérience qui allie biographie, critique littéraire et histoire socioculturelle, tout en se concentrant sur les idées que Fiodor Dostoïevskia défendu avec vigueur durant sa vie. Trois qualités essentielles se dégagent de cette oeuvre. La première réside dans son art de brosser des grands tableaux de la Russie de Dostoïevski et d'en dégager les idées directrices. Il y a ensuite le travail des sources : à chaque moment de la vie de l'écrivain, à chaque description, à chaque analyse de l'oeuvre, Joseph Frank refait une lecture complète des sources, si bien que sa biographie devient critique et analytique. La troisième qualité du biographe est de pénétrer la psychologie profonde, l'esprit de Dostoïevski. Chez Joseph Frank le critique littéraire et le philosophe de l'esthétique cheminent au côté de l'érudit, de l'historien et du biographe. Le travail d'analyse débouche sur des éléments originaux, jamais mis en évidence auparavant. Par exemple, l'affirmation que Dostoïevski est le seul des grands écrivains russes de la première moitié du XIXe siècle qui ne soit pas issu de la noblesse terrienne ; de ce fait, il a été le plus apte à percevoir le conflit entre l'ancien et le nouveau dans la société russe. L'écriture est alerte, ferme, concise, où l'érudition n'entrave jamais la saisie profonde du mouvement de la création.

    Joseph Frank (1918-2013), professeur de littérature comparée à l'université de Princeton, a conquis ses lettres de noblesse dans la critique philosophique et esthétique. Il a consacré sa carrière à l'étude de la vie et du travail de Fiodor Dostoïevski. Les cinq volumes de sa monumentale biographie parus dans les années 1970 ont été couronnés par plusieurs prix prestigieux aux États-Unis.

  • En 1849, Dostoïevski est condamné au bagne pour ses idées. Déporté au sud-ouest de la Sibérie, dans la forteresse d'Omsk, où il passe cinq ans, il y côtoie des criminels et des hommes du peuple, des voleurs aussi bien que des condamnés politiques. De cette expérience douloureuse, où l'impossibilité d'être seul rivalise en cruauté avec les sévices et le travail forcé, l'auteur tire les Récits de la maison des morts.
    Dans ce roman largement autobiographique, qu'il fait passer pour des notes retrouvées chez un ancien forçat, Goriantchikov, Dostoïevski déploie une galerie de portraits où sont anticipés les personnages les plus marquants de ses oeuvres majeures. Son humanisme et son sens de l'observation font de ces récits consacrés au système pénitentiaire du temps des tsars un témoignage de première importance sur l'expérience concentrationnaire.

  • Texto

    Dmitri Glukhovski

    Il est des gens qui laissent une trace derrière eux, et il y a ceux dont il ne reste rien.

    Le smartphone sait tout de nous : notre quotidien, nos vices, nos amours, nos espoirs, nos secrets inavouables. Mon smartphone est moi. Si quelqu'un s'en empare, il devient moi aux yeux de tous. Le temps que l'imposture soit découverte, il est trop tard. Pour tout le monde.
    Haletant, sombre, émouvant et engagé, le nouveau roman d'un des prodiges de la nouvelle génération d'écrivains russes.
    "La star du roman post-apocalyptique dresse une radiographie de la société russe dans laquelle les uns ont tous les droits et les autres n'en ont aucun. Texto est aussi le thriller d'une catharsis, un écho contemporain à Crime et châtiment de Dostoïevski." Frankfurter Allgemeine Zeitung

  • Très marqué par Dostoïevski dont, à cette époque, il lit Les Frères Karamazov et Souvenirs de la maison des morts, Bernard-Marie Koltès écrit Procès ivre en 1971, qu'il met en scène à Strasbourg avec le Théâtre du Quai.

    Procès ivre est paru en 2001.

  • Virginia Woolf a écrit tout au long de sa carrière de très nombreux articles littéraires, essentiellement pour le Times Literary Supplement, qui font d'elle un des plus importants et des plus brillants critiques du XXe siècle. Le choix des trente-quatre essais que nous proposons ici porte sur des écrivains anglais, américains et russes (James, Conrad, Hardy, Melville, Tourgueniev, Tchekhov, Tolstoï, Dostoïevski...) et s'y ajoutent des études générales sur les caractères nationaux de leurs littératures, sur l'art de la fiction, et, ce qui est sans doute encore plus symptomatique, sur l'art de la lecture, car, autant qu'une esthétique de la fiction, Virginia Woolf esquisse une esthétique de la lecture, selon laquelle une grande part de l'existence d'un livre tient à la capacité du lecteur de le faire sien, d'en faire « un livre à soi ».

  • Ce livre est consacré à la Terre, à l'Esprit, au visage humain où ils se joignent. Il tente une approche nouvelle du sens de l'icône. Les essais convergents qui le constituent - Le Visage et l'Icône, Silence et Parole de Dieu, Littérature et Foi, Dostoïevski Témoin - voudraient rouvrir, pour l'homme d'aujourd'hui, les voies d'un christianisme renouvelé par la rencontre de son propre Orient. Le paradoxe de l'Abîme et de la Croix donne un espace infini au Souffle vivifiant : dans lequel l'homme trouve son vrai visage, dans lequel aussi la terre se transfigure. Noces du ciel et de la terre dont, au terme d'un long dédoublement, finit par témoigner Dostoïevski, seule réponse sans doute à la « fidélité à la terre » de l'athéisme contemporain. Ainsi s'ébauche un christianisme de l'Esprit Saint dont Olivier Clément épelle la présence à travers le silence, la beauté, l'éros, la féminité, le cosmos, et surtout cette soif d'existence personnelle en communion qui semble animer toute l'histoire humaine. C'est dire que cette réflexion « inactuelle » éclaire parfois d'une lumière inattendue les problèmes les plus urgents de notre temps.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Dostoïevski. Dans son avant-propos, Dostoïevski, à l'époque hanté par le problème du suicide, résume lui-même "Une femme douce": "Imaginez un mari dont la femme s'est tuée en se jetant quelques heures auparavant par la fenêtre, et qui est là, étendue sur la table. Il est bouleversé et n'a pu encore rassembler ses idées. Il erre à travers les chambres et s'efforce de découvrir un sens à ce qui vient de se passer". Le monologue du mari qui revient à travers un long flashback sur l'immense malentendu de sa vie conjugale passée, faite toute entière de non-dits, d'orgueil et de haine-amour pour cette jeune femme singulière et mystérieuse, trouve une étrange force dans la traduction de Boris de Schloezer et Jacques Schiffrin. Publiée à l'origine dans le "Journal d'un écrivain" de Dostoïevski, cette longue nouvelle a été magnifiquement adaptée au cinéma par Robert Bresson.

  • Dans Problèmes de la poétique de Dostoïevski Bakhtine fait apparaître le roman dostoïevskien comme espace polyphonique où des voix porteuses de sens et d'existence s'affrontent et se composent. Il le fait ainsi apparaître, dans sa structure formelle même, comme espace de, l'interhurmain (Buber) et l'offre dès lors à une interprétation philosophique nouvelle. Mais c'est la pensée d'Emmanuel Lévinas qui est requise pour que l'on comprenne la manière dont l'interhumain se structure chez Dostoïevski : il s'y joue comme rapport à l'autre homme, qui, « plus près de Dieu que moi » (E.L.), me commande et m'oblige, qui, Très-Faible et Très-Haut, m'est à la fois le Désirable et l'Indésirable. Il s'y noue finalement autour de l'épreuve ultime du meurtre, j Meurtre au bout duquel cependant s'éclaire le visage d'une Sonia, s'éclaire le Visage humain où est inscrite l'interdiction du meurtre. Le roman déploie ainsi l'interhumain comme espace où, dans le risque de l'excès du mal, un Bien passe énigmatiquement. Il déploie littérairement la Question de l'Autre.

  • Chez Dostoïevski, la recherche de l'absolu n'est pas vaine ; commencée dans l'angoisse, le doute et le mensonge, elle se termine dans la certitude et dans la joie. Pour en retrouver les étapes, il faut opposer les oeuvres particulières, et dégager les « visions » successives de Dostoïevski. Les lecteurs qui ne sont pas familiers avec la biographie de Dostoïevski pourront se reporter au résumé chronologique, qui figure dans les dernières pages de cet ouvrage.

  • Cette édition de référence propose dans un même volume, deux grands chefs-d'oeuvre de la littérature russe, composés par Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski.

    « L'idiot » : Dostoerivski met en scène un personnage insolite en la personne du prince Mychkine qui passe pour complètement idiot au yeux du monde... Comme une lente sarabande qui conduit à la scène finale, saisissante et macabre, l'idiot est d'abord un roman d'action, avec plein de surprises, de rebondissmeents et de situaiton rocambolesques, mauis aussi un exmple de finesse psychologoiqie, avec des personnages approfondis et ambigus, un voyage irréversible dans l'inscnsient, en compagnie du prince, de la famille Epanchkine, des Ivolguine, de Lébédev et des autres, enfin une grande fresque sociale qui dresse le portrait critique de la société russe par l'utilisation de nombreux dialogues qui marquent ainsi les relatiosn sociales (dialogues sur la peine de mort, la religion, la liberté, le suicide etc...)...

    suivi de « Le double » : Monsieur Goliadkine, revenant d'une soirée complètement ratée où on ne l'a même pas reçu, fait une étrange rencontre en la personne de son double. Oui, en effet, il rencontre un homme qui lui ressemble en tous points et qui porte exactement le même nom que lui. Monsieur Goliadkine croît rêver mais hélas, son double ne lui laisse pas de répit. Il revient constamment dans la vie de Goliadkine, se fait embaucher au même bureau, se met en avant constamment au détriment de l'original...
    Le Double est un des premiers textes de Dostoïevski.


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  • Ce livre numérique présente "Souvenirs et Mémoires: Enfance, Adolescence, Jeunesse (Collection intégrale)" avec une table des matières dynamique et détaillée. Notre édition a été spécialement conçue pour votre tablette/liseuse et le texte a été relu et corrigé soigneusement.

    Léon Tolstoï (1828 -1910), est un des écrivains majeurs de la littérature russe, surtout connu pour ses romans et ses nouvelles, riches d'analyse psychologique et de réflexion morale et philosophique (Guerre et Paix, Anna Karénine). Ses premières publications sont des récits autobiographiques Enfance, Adolescence, Jeunesse (1852-1856). Ils rapportent comment un enfant, fils de riches propriétaires terriens, réalise lentement ce qui le sépare de ses camarades de jeu paysans. Il est frappé dès son enfance par le sentiment de l'absurdité de la vie (à la suite de la mort de son père) et il refuse l'hypocrisie des relations sociales. Sa beauté même venait à le chagriner, alors qu'il se désolait d'un physique ingrat. Il écrivit à ce propos: "Je suis laid, gauche, malpropre et sans vernis mondain. Je suis irritable, désagréable pour les autres, prétentieux, intolérant et timide comme un enfant. Je suis ignorant. Ce que je sais, je l'ai appris par-ci, par-là, sans suite et encore si peu!...Mais il y a une chose que j'aime plus que le bien: c'est la gloire. Je suis si ambitieux que s'il me fallait choisir entre la gloire et la vertu, je crois bien que je choisirais la première." Cette ambition ne s'exprima pas immédiatement, et lorsqu'il quitta l'université en 1847, à dix-neuf ans, il pensait trouver sa raison d'être dans les travaux des champs et la bienfaisance: propriétaire terrien boyard, il raconte qu'il lui arrive de fouetter ses serfs, ce qu'il regrette. Pourtant, il se détourna vite de ceux-ci, préférant une vie décousue de Toula à Moscou, rythmée par le jeu (de cartes surtout) et l'alcool...

  • Ce livre numérique présente "Tous les Contes de Léon Tolstoi (151 Contes, fables et nouvelles)" avec une table des matières dynamique et détaillée. Notre édition a été spécialement conçue pour votre tablette/liseuse et le texte a été relu et corrigé soigneusement.

    Léon Tolstoï (1828-1910) est un des écrivains majeurs de la littérature russe, surtout connu pour ses romans et ses nouvelles, riches d'analyse psychologique et de réflexion morale et philosophique (Guerre et Paix, Anna Karénine).
    Table des matières:
    Contes et nouvelles:
    À la recherche du bonheurD'où vient le mal
    Le Filleul, Légende populaire
    Les Deux Vieillards
    De quoi vivent les hommes
    Histoire vraie
    Le Moujik Pakhom
    Feu allumé ne s'éteint plus
    Histoire de la petite Varenka qui devient grande en une nuit
    Les Trois Vieillards
    La Peine rigoureuse
    Une tourmente de neige
    L'Apôtre Jean et le brigand
    La Prière du berger, Conte arabe
    Malacha et Akoulina
    La Source
    La Vierge sage
    Le Cours de l'eau
    Le Pécheur repenti
    Le Premier Distillateur
    Le Grain de blé
    Les Pêches
    Là où est l'amour, là est dieu
    Le Faux Coupon
    La Matinée d'un seigneur
    Histoire d'un pauvre homme
    Le Père Serge
    Lucerne
    L'Évasion
    Pourquoi l'on tient à la vie
    Trois façons de mourir
    Ainsi meurt l'amour
    Histoire de la journée d'hier
    Albert
    Le Rêve
    Notes d'un fou
    La Mort d'Ivan Ilitch
    Nicolas Palkine
    Marchez pendant que vous avez la lumière
    Pourquoi?
    Deux hussards
    Hadji Mourad
    Le Journal posthume du vieillard Féodor Kouzmitch
    Le Journal d'un fou
    Deux Pélerins
    Khodynka
    La Mère
    Le Père Vassili
    Quels sont les assassins?
    Les Décembristes
    Le Diable
    Maître et serviteur
    Contes et Fables: Le moujik et le cheval, Le loup et l'écureuil, La puce et la mouche, L'habit neuf du tzar, Le lion et le renard, L'Indien et l'Anglais, Les pêches, Pourquoi un moujik aima son frère aîné, Le plus bel héritage, Les trois voleurs, Les punaises, Le requin, Le vizir Abdoul, Un noyau, Le jeune cerf et son père, La grenouille et le lion, L'éléphant, Le singe et le pois, Le cerf, Le chien et le loup et beaucoup plus.


  • Ce livre numérique présente "OEuvres de Léon Tolstoï: Romans, Contes, Récits philosophiques et Mémoires" avec une table des matières dynamique et détaillée. Notre édition a été spécialement conçue pour votre tablette/liseuse et le texte a été relu et corrigé soigneusement.

    Léon Tolstoï (1828 -1910) est un des écrivains majeurs de la littérature russe, surtout connu pour ses romans et ses nouvelles, riches d'analyse psychologique et de réflexion morale et philosophique.
    Table des matières:
    Romans: Katia (Le Bonheur conjugal), Les Cosaques, La Guerre et la Paix, Anna Karénine, La Sonate à Kreutzer, Résurrection
    Contes et nouvelles: À la recherche du bonheur, D'où vient le mal, Le Filleul, Les Deux Vieillards, De quoi vivent les hommes, Histoire vraie, Le Moujik Pakhom, Feu allumé ne s'éteint plus, Histoire de la petite Varenka, Le Petit Cierge, La Peine rigoureuse, Une tourmente de neige, L'Apôtre Jean et le brigand, La Prière du berger, Malacha et Akoulina, La Source, La Vierge sage, Le Cours de l'eau, Le Pécheur repenti, Le Premier Distillateur, Le Grain de blé, Les Pêches, Là où est l'amour, là est dieu, Le Faux Coupon, La Matinée d'un seigneur, Histoire d'un pauvre homme, Le Père Serge, Lucerne, L'Évasion, Pourquoi l'on tient à la vie, Trois façons de mourir, Ainsi meurt l'amour, Histoire de la journée d'hier, Albert, Le Rêve, Notes d'un fou, La Mort d'Ivan Ilitch, Nicolas Palkine, Marchez pendant que vous avez la lumière, Pourquoi? Deux hussards, Hadji Mourad, Le Journal posthume du vieillard Féodor Kouzmitch, Le Journal d'un fou, Deux Pélerins, Khodynka, La Mère, Le Père Vassili, Quels sont les assassins? Les Décembristes, Le Diable, Maître et serviteur, Fables pour les enfants
    Essais: Ma religion, Qu'est-ce que l'art? Le salut est en vous, Le Patriotisme et le gouvernement, Réponse au Synode
    Écrits autobiographiques: Enfance, Adolescence, Jeunesse, Récits de Sébastopol, Ma confession, Une lettre inédite, Tolstoï et les Doukhobors, Dernières Paroles

  • Ce livre numérique présente "À la recherche du bonheur (L'édition intégrale de 7 contes)" avec une table des matières dynamique et détaillée. Notre édition a été spécialement conçue pour votre tablette/liseuse et le texte a été relu et corrigé soigneusement.
    Un ermite vivait dans la forêt, sans avoir peur des bêtes fauves. L'ermite et les bêtes fauves conversaient ensemble et ils se comprenaient.
    Un jour, l'ermite s'était étendu sous un arbre; là s'étaient aussi réunis, pour passer la nuit, un corbeau, un pigeon, un cerf et un serpent. Ces animaux se mirent à disserter sur l'origine du mal dans le monde.
    Le corbeau disait:
    - C'est de la faim que vient le mal. Quand tu manges à ta faim, perché sur une branche et croassant, tout te semble riant, bon et joyeux; mais reste seulement deux journées à jeun, et tu n'auras même plus le coeur de regarder la nature ; tu te sens agité, tu ne peux demeurer en place, tu n'as pas un moment de repos ; qu'un morceau de viande se présente à ta vue, c'est encore pis, tu te jettes dessus sans réfléchir. On a beau te donner des coups de bâton, te lancer des pierres; chiens et loups ont beau te happer, tu ne lâches pas. Combien la faim en tue ainsi parmi nous? Tout le mal vient de la faim.
    Léon Tolstoï (1828-1910) est un des écrivains majeurs de la littérature russe, surtout connu pour ses romans et ses nouvelles, riches d'analyse psychologique et de réflexion morale et philosophique (Guerre et Paix, Anna Karénine).
    Table des matières:
    D'où vient le mal
    Le Filleul (Légende populaire)
    Les Deux Vieillards
    De quoi vivent les hommes
    Histoire vraie
    Le Moujik Pakhom
    Feu allumé ne s'éteint plus

  • Ce livre numérique présente "Récits de Sébastopol: La guerre de Crimée (Écrits autobiographique de Tolstoï)" avec une table des matières dynamique et détaillée. Notre édition a été spécialement conçue pour votre tablette/liseuse et le texte a été relu et corrigé soigneusement.
    Léon Tolstoï (1828 -1910) est un des écrivains majeurs de la littérature russe, surtout connu pour ses romans et ses nouvelles, riches d'analyse psychologique et de réflexion morale et philosophique.
    Les Récits de Sébastopol (1855-1856) est un recueil de trois nouvelles écrites par Léon Tolstoï pour raconter ses expériences lors du siège de Sébastopol (1854) pendant la guerre de Crimée. La Russie venant de déclarer la guerre à la Turquie, Léon Tolstoï rejoint le régiment en Bessarabie. Il y est dirigé en Crimée, où il connaît le danger, qui l'exalte et le scandalise à la fois. La mort révolte l'homme pressé. Cette impatience est soulagée par la chute de Sébastopol, qui le dégoûte définitivement du métier militaire. Tolstoï en composa trois récits, Sébastopol en décembre 1854, Sébastopol en mai 1855, Sébastopol en août 1855, qui émeuvent l'impératrice, et sont traduits en français à la demande d'Alexandre II.
    Table des matières:
    Sébastopol en décembre
    Sébastopol en mai
    Sébastopol en août 1855.





  • L'auteur soumet à un examen minutieux un roman qui fut reconnu parmi les plus importants de tous les temps et qui, techniquement du moins, marque un point tournant dans l'histoire du genre. S'attachant principalement à l'étude du procès de l'énonciation, il allie la rigueur de l'analyse textuelle et sémiotique à l'application méthodique de concepts théoriques les plus récents, sans jamais perdre de vue la diachronie. Les ambiguïtés de la voix narrative le conduisent à considérer également les structures thématiques de l'oeuvre en question. Ce faisant, il apporte une contribution appréciable à la poétique du récit par la remise en question de la dichotomie récit/discours et de catégories telles que mode et voix définies par Gérard Genette. Enfin, sur ces bases purement formelles, le critique tente une phénoménologie de l'être gidien pour expliquer sa double postulation en littérature. Outre ses articles critiques, N. David Keypour, docteur ès lettres de l'université de Paris IV Sorbonne, poète, professeur au Département de français de Huron College, Ont., Canada, a publié un recueil de poèmes intitulé Parole tue (Paris, Caractères, 1979).

  • Au lendemain de la guerre, l'existentialisme triomphe à Saint-Germain-des-Prés. Deux philosophes sont alors classés parmi les premiers existentialistes : Chestov et Fondane. Les lettres de Chestov, notes prises à la suite de leurs conversations, constituaient - pour Fondane - son bien le plus précieux. Chestov dirige sa pensée en dialoguant avec les autres philosophes, avec des écrivains, des hommes de science, et bien sûr avec Fondane, celui qui adhère au plus près de sa pensée. Et ces dialogues révèlent un Chestov inattendu, à l'esprit toujours en alerte, curieux, susceptible parfois, mais aussi plein de verve et d'humour.

  • Après une présentation de l'histoire de la littérature serbe à l'époque du réalisme, une étude du décasyllabe épique serbe qui est une théorie des entiers accentuels de la versification de la poésie orale serbe ou serbo-croate.

  • Marivaux a écrit son oeuvre pour faire parler la femme et pour parler avec elle, par personne interposée. Au théâtre, le dialogue amoureux, la rencontre ouverte et périlleuse avec autrui, est l'enjeu de l'action, où le « double registre » réside le plus souvent auprès de la femme, confidente de l'homme. Dans les journaux, le Spectateur ou le Philosophe, délégué de l'auteur, remplit la fonction de confident et parfois même de sujet dans les confrontations amoureuses. Mais malgré les propos quasi-auctoriaux émis autour d'elle, la parole de la femme, ni idéalisée - ou si peu - ni récupérée par son auteur, continue à résonner avec un éclat particulier. L'analyse fait appel à la psychanalyse, qui permet de mieux comprendre les formations et déformations du langage aussi bien que l'ambivalence foncière de l'homme envers la femme.

  • Nul ne sait si ce siècle est pire que les autres, mais le mal y a pris des formes qui ont étonné. Entre les témoins et les philosophes qui ont réfléchi sur le mal moderne, deux l'ont considéré attentivement tout en gardant une âme innocente et un coeur pur, Vladimir Soloviev et George Orwell. Le premier, philosophe russe peu connu en France, a estimé que la source de ce mal se trouvait dans un dévoiement de la religion et son comble dans la perversion (ou la « falsification ») de l'idée du bien. Le second, illustre écrivain anglais, a voulu, non sans risque de désespoir, percer la nature de cet amour du mal pour le mal dont il craint le triomphe imminent. Tous deux redoutent un malheur historique proche, tous deux recourent au genre littéraire apocalyptique et célèbrent la bonté du monde quotidien et ordinaire. Cela justifie leur réunion dans cet essai, malgré l'opposition symétrique de leurs conclusions.

  • La cas Flaubert passé au tamis de la psychanalyse. Ou le « roman familial » d'un écrivain hors du commun. Texte majestueux et lecture érudite. Marthe Robert nous révèle l'insaisissable Flaubert.

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