• Publié à lorigine en 1932, le chef-duvre de Joseph Roth, La Marche de Radetzky, dont le titre se réfère, non sans ironie, à la célèbre marche militaire composée par Johann Strauss, relate le déclin et la chute de la monarchie austro-hongroise à travers trois générations de von Trotta. Le destin de cette famille semble indissociable de celui du dernier des Habsbourg : le premier von Trotta, surnommé le « Héros de Solferino » pour avoir, durant la bataille, sauvé la vie du jeune François-Joseph; son fils, fonctionnaire de lEmpire; son petit-fils, officier tombé au champ dhonneur en 1914. Lauteur nous livre ici lévocation magistrale dune société en pleine désintégration politique et sociale et, dune manière générale, le constat dun ordre qui se défait irrévocablement.
    Tout comme Kafka, Musil et Schnitzler, Joseph Roth est un formidable prosateur de la langue allemande. La Marche de Radetzky demeure un grand classique de la littérature européenne du XXe siècle.

  • "Dans un appartement à proximité du centre-ville, un jeune homme gît, mort, dans un bain de sang. Pas le moindre signe d´effraction ou de lutte, aucune arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que le légiste qualifie de douce, presque féminine. Dans la poche de sa veste, des cachets de Rohypnol, la drogue du viol... Il semblerait que Runolfur ait agressé une femme et que celle-ci se soit ensuite vengée.
    Un châle pourpre trouvé sous le lit dégage un parfum puissant et inhabituel d´épices, qui va mettre Elinborg, l´adjointe d´Erlendur et cuisinière émérite, sur la piste d´une jeune femme. Mais celle-ci ne se souvient de rien, et bien qu´elle soit persuadée d´avoir commis ce meurtre rien ne permet vraiment de le prouver. Des indices orientent les inspecteurs vers d´autres sévices soigneusement tenus secrets.
    En l´absence du commissaire Erlendur, parti en vacances, toute l´équipe va s´employer à comprendre le fonctionnement de la violence sexuelle, de la souffrance devant des injustices qui ne seront jamais entièrement réparées, et découvrir la rivière noire qui coule au fond de chacun."

  • Né en Bucovine en 1936, Norman Manea a été déporté dans un camp de concentration en Transnistrie, en 1941, comme l'ensemble de la population juive de cette région. Ses grands-parents y périront. À son retour, en 1945, il est fasciné par l'utopie communiste, mais s'aperçoit très vite de la réalité cruelle, perverse et tragi-comique de ce régime totalitaire. Dès lors, la littérature se présente à lui comme un véritable refuge. Poussé à l'exil en 1986, d'abord à Berlin-Ouest, puis à New York, il se voit privé de son dernier asile et seul ancrage, sa langue.À l'occasion d'un séjour en Roumanie en 1997, le temps se décloisonne : la mère est morte entre-temps, mais les fantômes du passé viennent croiser ceux du présent, entre réalité et hallucination.Ce somptueux roman évoque soixante ans de ténèbres, ce qui n'empêche pas un humour parfois burlesque. L'auteur explore un «je» aux multiples facettes pour faire revivre un destin individuel débarrassé des clichés de victimisation de la mémoire collective ; il offre un fulgurant autoportrait entre terreur et beauté, qui dévoile une époque chaotique et sanglante.

  • Gottfried Benn : 1886-1956. Sept moments de la vie d'un poète expressionniste allemand. Médecin de surcroît. Son premier recueil : Morgue, fait scandale. Ce sont ses souvenirs de la maison des corps. On retrouve l'auteur en garnison à Bruxelles, durant la Grande Guerre. Il s'occupe des filles qui contaminent «patriotiquement» l'armée allemande. Il assiste aussi à une mémorable exécution capitale. Il fut témoin de la mort que l'on reçoit, de celle que l'on donne. Il s'est frotté aux putains cariées de vérole. Le plus bas de la misère humaine. Il décrit ceci et cela, crûment, dans des textes hantés par de noires fulgurances. En marge, il connaît aussi l'extase. Mais même un visionnaire peut s'aveugler. Lui qui fuyait l'Histoire, il choisit, pour la rejoindre, la pire des occurrences. Quand la plupart des écrivains allemands fuient le nazisme, il choisit de rester, et devient - pour peu de temps - un compagnon de route de la barbarie... Renié par les émigrants, il sera bientôt proscrit par le nouveau Reich. Il est rejeté par tout le monde à la fois. Le voici censuré, réduit pour plus de dix ans au silence. Pourtant, après la fin de la seconde guerre, la génération de «l'année zéro» découvre en lui, quelquefois, le précurseur des idées qui vont circuler dans l'Occident à reconstruire. Sa parole circule à nouveau. Mais revient-on jamais tout à fait d'un voyage au bout du fourvoiement?Gottfried Benn dans tous ses états. Poète révolutionnaire, intellectuel rallié, puis persécuté, réhabilité enfin... Médecin des plus démunis, des disgraciés. Amant cannibale, endeuillé. Père absent, aimant. Lui prêter une série d'interlocuteurs qui traversent près de trois quarts de siècle d'existence: un professeur d'anatomie, sa première femme, une prostituée, sa fille, sa dernière compagne.Pour dire cela: une fiction, bien sûr. Rien qu'une fiction. Qui raconte l'erreur d'une vie, et la vie d'une erreur. Le plus court chemin entre Histoire et histoire, c'est encore d'imaginer. Le biographe, ici, n'a d'autre choix que de se faire historien, et le chroniqueur n'a d'autre ressource que de devenir romancier. Mais le romancier, à son tour, n'a de chance d'y voir clair que de se découvrir poète.Pierre Mertens

  • Dans une petite ville aux confins de l'empire des tsars, Mendel Singer, un humble maître d'école juif, enseigne les Écritures à de jeunes garçons. Mendel ne supporte plus les tentations d'une société en contradiction avec sa règle de vie et décide alors d'émigrer avec sa famille en Amérique. Mais bien des épreuves attendent le maître d'école ; des épreuves qui vont le hisser à la hauteur tragique d'un Job des Temps modernes. À travers l'histoire emblématique de la famille Singer, Joseph Roth brosse un tableau poétique et lucide des communautés juives d'Europe centrale et orientale à la veille de la Première Guerre mondiale.

  • "Ma mère n'avait pas d'opinions nuancées. II y avait ses amis et ses ennemis. Ses ennemis étaient : le Diable (sous toutes ses formes), les Voisins d'à côté, le sexe (sous toutes ses formes), les limaces. Ses amis étaient : Dieu, notre chienne, tante Madge, les romans de Charlotte Brontë, les granulés antilimaces, et moi, au début." Les oranges ne sont pas les seuls fruits recrée sur le mode de la fable l'enfance de Jeanette, double fictionnel de l'auteur.
    A la maison, les livres sont interdits, le bonheur est suspect. Seul Dieu bénéficie d'un traitement de faveur. Ce premier roman nourri par les légendes arthuriennes ou la Bible célèbre la puissance de l'imaginaire. Tout semble vrai dans ce récit personnel mais tout est inventé, réécrit, passé au tamis de la poésie et de l'humour. Publié en 1985 en Angleterre, Les oranges ne sont pas les seuls fruits a connu un immense succès, devenant rapidement un classique de la littérature contemporaine et un symbole du mouvement féministe.

  • Parodie, pastiche, charge, caricature ? Laissons au lecteur le soin de caractériser d'un nom chacun des textes ici rassemblés, et qui révèlent une figure parfois ignorée de Perec, celle du savant.

  • Duddy Kravitz, jeune homme de confession juive, fils de chauffeur de taxi, a grandi à Montréal pendant la guerre entre les boutiques minables et les terrains vagues de la rue Saint-Urbain. Et, pourtant, il voit son avenir en grand. Déterminé à échapper à la pauvreté à tout prix, Duddy multiplie les entreprises plus ou moins hasardeuses : il travaille comme serveur dans un hôtel de luxe, se lance dans une société de production audiovisuelle spécialisée dans les anniversaires, mariages et bar¿mitsvas, se retrouve embarqué dans un trafic de drogue à la frontière canadienne... Sans jamais perdre de vue son principal objectif : acheter une parcelle de terre dans les Laurentides, parce que son grand-père, Simcha, lui a toujours répété qu'un homme qui ne possédait pas de terres n'était personne. Grâce à Yvette, qui l'aime, Duddy voit la réussite lui sourire, jusqu'au jour où son ambition l'amène à commettre l'irréparable. Indestructible, amoral, intrépide, intrigant, séducteur, menteur invétéré... Duddy est un personnage haut en couleur inoubliable, touchant et hilarant. À travers le récit de ses aventures en forme de montagnes russes, Mordecai Richler nous offre une leçon de vie où il s'amuse à tourner en dérision l'amour, l'argent et la politique. Paru en 1959, L'Apprentissage de Duddy Kravitz a fondé la réputation internationale de ce "Tolstoï de l'autodérision'. (Le Monde des livres).

  • Les journaux parlent de tout, sauf du journalier. Les journaux m'ennuient, ils ne m'apprennent rien. [...]Ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est-il ? Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l'évident, le commun, l'ordinaire, le bruit de fond, l'habituel, comment en rendre compte, comment l'interroger, comment le décrire ? [...]Peut-être s'agit-il de fonder enfin notre propre anthropologie : celle qui parlera de nous, qui ira chercher en nous ce que nous avons si longtemps pillé chez les autres. Non plus l'exotique, mais l'endotique.Georges Perec

  • Notre éminent concitoyen Hermann Raffke, de Lübeck, n'est pas seulement célèbre pour l'excellente qualité de la bière qu'il brasse avec succès dans nos murs depuis bientôt cinquante ans ; il est aussi un amateur d'art éclairé et dynamique, bien connu des

  • Si La Marche de Radetzky illustrait la gloire et le déclin de l'Autriche-Hongrie au rythme enjoué de la marche militaire de Johann Strauss, le titre même de La Crypte des capucins, qui décrit le désordre de l'Autriche disloquée, évoque une marche funèbre.Le roman débute au printemps 1914 et se termine à l'Anschluss de 1938. Le narrateur, François-Ferdinand von Trotta, lointain parent des Trotta de La Marche de Radetzky, a connu une jeunesse insouciante dans la Vienne de la Belle Époque. Mais la guerre, qui l'entraîne aux confins de l'Empire, où il sera un temps prisonnier des Russes, provoque l'écroulement de son pays, la débâcle de sa fortune et de ses illusions. À son retour, Vienne, autrefois riche, lumineuse, joyeuse, n'est plus que ruines, misère, amoralité. En mars 1938, les nazis entrent dans Vienne. Alors, le dernier Trotta pressent les temps de barbarie. Il va chercher refuge sur la tombe de l'empereur François-Joseph, qui dort son dernier sommeil dans la Crypte des capucins.Mélancolique et lucide, cet ultime roman de l'auteur apparaît comme son testament-confession.« Ici, le dernier fils de la vieille Europe refuse de se soumettre au nationalisme et au nazisme. Le héros antimoderne, conservateur, est le seul qui ne cède pas au fascisme ni à l'inflation morale.» Claudio MagrisJoseph Roth, né en Galicie austro-hongroise en 1894 de parents juifs, mène parallèlement à sa carrière de journaliste à Vienne, Berlin, Francfort, Paris, celle de romancier et nouvelliste. Opposant de la première heure au national-socialisme, il quitte l'Allemagne dès janvier 1933 pour venir s'installer à Paris, où il meurt en 1939.Traduit de l'allemand et préfacé par Blanche GidonRabats jaquetteJoseph Roth est né en Galicie austro-hongroise en 1894, de parents juifs. Après des études de philologie à Lemberg et à Vienne, en 1916, il s'engage dans l'armée autrichienne. Au sortir de la guerre, il se tourne vers le journalisme tout en menant une carrière de romancier. Opposant de la première heure au national-socialisme, Roth quitte l'Allemagne dès janvier 1933 pour venir s'installer à Paris, où il meurt en 1939. Il laisse une oeuvre abondante et variée : treize romans, huit longs récits, trois volumes d'essais et de reportages, un millier d'articles de journaux.Blanche Gidon, confidente et amie de Joseph Roth, était professeur dans un lycée parisien et traductrice littéraire. De Roth, dont elle a défendu l'oeuvre avec passion, elle a traduit plusieurs romans et nouvelles.

  • Prince des faussaires, Gaspard Winckler se voue depuis des mois à réaliser un faux Condottière, le célèbre tableau peint par Antonello de Messine en 1475, quand il assassine son commanditaire, Anatole Madera. Roman de jeunesse retrouvé « dans une vieille malle », Le Condottière donne du sens à l'interrogation qui parcourt toute l'oeuvre de Perec : comment, en se débattant avec le faux, parvenir à la conquête du vrai ?

  • Effrayant, beau, apocalyptique, obsédant, le cosmos a inspiré, depuis l'Antiquité, quelques-unes des plus belles pages de la littérature. Nicolas Grenier a glané d'étonnantes représentations de l'univers.
    Ouvrage préfacé par Jean-François Clervoy
    Les textes choisis racontent notre conception du monde et les croyances ou fantasmes qu'a fait naître le néant. Ils rappellent que l'être humain a voulu explorer le lointain, l'apprivoiser puis l'inclure dans sa propre histoire.
    Auguste Blanqui, Platon, Ray Bradbury, George Sand, Maurice Leblanc, Edgar Allan Poe se sont emparés de ce vaste et mystérieux sujet, et en sélectionnant des extraits de leurs oeuvres et de bien d'autres plumes, cette anthologie nous fait redécouvrir le ciel à travers le regard ému, sarcastique ou savant de philosophes, romanciers et scientifiques.

  • Figure centrale de la pensée de son temps, Roland Barthes (1915-1980) était aussi un être à la marge. Un père mort à la Première Guerre, l'amour inaltérable d'une mère, de longues années passées en sanatorium, la découverte précoce de son homosexualité lui donnent très tôt le sentiment de sa différence. Il a vécu à distance les grands événements de l'histoire contemporaine. Pourtant sa vie est prise dans le mouvement précipité, violent et intense de ce siècle qu'il a contribué à rendre intelligible.Fondée sur un matériau inédit jamais exploré jusqu'ici (archives, journaux, agendas), cette biographie de Barthes éclaire d'un jour nouveau ses engagements, ses refus, ses désirs. Elle détaille la quantité des objets dont il a parlé, les auteurs qu'il a défendus, les mythes qu'il a épinglés, les polémiques qui ont fait sa célébrité, l'écoute des langages de son temps. Et sa puissance d'anticipation : si on aime tant le lire encore, c'est qu'il a exploré des territoires originaux et qui sont aujourd'hui les nôtres.Le récit de sa vie donne de la substance et de la cohérence à la trajectoire de Barthes, conduite par le désir, la perspicacité et une extrême sensibilité à la matière du monde. À quoi on peut ajouter une forte réticence à tout discours d'autorité. En faisant reposer la pensée sur le fantasme, il a fait d'elle à la fois un art et une aventure. Entrer dans sa vie, approcher la forme de son existence aident à comprendre comment il fut écrivain et comment il fit de la littérature la vie même.

  • En 1881, le professeur Lacassagne se lançait dans une enquête inédite. Il s'était donné pour tâche de relever et de classer les tatouages des criminels. Le tatouage, c'est l'autobiographie de ceux qui ne savent pas écrire : première femme aimée, amant disparu, mère adorée, tout ce que l'on souhaite inscrire à jamais, à fleur de peau. Cette anthologie, présentée par Philippe Artières, se compose de trois parties : l'enquête de Lacassagne proprement dite, qui constitue une véritable typologie des différentes sortes de tatouages, selon les professions des prisonniers, accompagnée de notations sur les individus qui les arborent. Les "vies de tatoués" forment un troisième volet, où l'on apprend les péripéties - le plus souvent criminelles - qui se rattachent à ces inscriptions. Le volume inclut la repro­duction d'une cinquantaine de tatouages choisis parmi les plus extraordinaires.

  • L'ange rouge

    Nedim Gürsel

    Le biographe turc de Nâzim Hikmet se rend à Berlin, où un mystérieux personnage lui a donné rendez-vous afin de lui remettre des dossiers très importants concernant le poète. A leur lecture, il comprend qu'il s'agit de documents de police concernant la vie privée et l'engagement de Hikmet, alors réfugié en Europe de l'Est après avoir connu la prison dans son pays, et que son interlocuteur, qui se fait appeler « Ange », n'est autre qu'un ancien agent de la Stasi.Celui-ci, homosexuel et « vieux fusil » avait été amoureux du poète et de sa cause. Dans une longue évocation de Berlin avant et après la chute du mur, le biographe s'interroge sur ce personnage ambigu et sur les tragédies du 20ème siècle et se souvient aussi de son grand amour, une chanteuse de cabaret dont il ignore qu'elle travaille désormais dans un lupanar sordide de la capitale de l'Allemagne unifiée.
    Construit en trois parties à la jonction d'Istanbul, Moscou et Berlin, ce roman rassemble tout ce qui traverse l'oeuvre de Nedim Gürsel: sa passion pour les villes et leur littérature, pour la Turquie et son histoire, pour l'errance et la poésie.

  • Publié pour la première fois en 1929 en Allemagne, Gauche et droite mérite d'être considéré comme l'aboutissement de la première manière romanesque de Joseph Roth, qui privilégiait alors l'observation minutieuse de la société allemande et autrichienne contemporaine. Tout à la fois incisif et foisonnant, le roman fait s'entrecroiser les destins de deux "frères ennemis", Paul et Theodor Bernheim, qui incarnent chacun une facette de l'Allemagne de Weimar, et celui d'un émigré russe juif, Nikolas Brandeis. Des personnages déstabilisés par l'expérience traumatique de la Grande Guerre, désespérément en quête de repères éthiques, sociaux ou politiques, tiraillés entre inquiétude existentielle et volonté de puissance. Avec en toile de fond un Berlin effervescent, dominé par le capital, la spéculation, le commerce, l'industrie, la finance, la presse, le cinéma, le cabaret, une métropole qui assiste sans grande émotion à la radicalisation d'un nationalisme xénophobe et à la montée du fascisme. Dix ans après la première publication de Gauche et droite, l'écrivain Hermann Kesten qualifiait encore ce livre de "roman politique berlinois d'une grande actualité, dans la lignée de Stendhal, Maupassant et Heinrich Mann".

  • 200 répliques célèbres pour avoir de la repartie en toutes circonstances !
    "Tout ce qui peut être fait un autre jour, le peut être aujourd'hui", a dit Montaigne, "Vouloir être de son temps, c'est déjà être dépassé", a affirmé Eugène Ionesco.
    Ce petit livre recense 200 répliques qui vous permettront d'émailler vos conversations de brillantes citations empruntées aux plus grands génies ! Pour avoir toujours le dernier mot !

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Madeleine Nasalik. « Aron, c'est le nom que mes parents m'ont donné, mais mon père dit qu'ils auraient mieux fait de m'appeler "Dans quoi tu t'es encore fourré". » Aron a 8 ans lorsqu'il se retrouve enfermé, avec toute sa famille, dans le ghetto de Varsovie. Pour ce petit garçon pauvre, habitué à se faire corriger, le ghetto est un autre terrain de jeux, nouveau et excitant. Mais très vite, l'horreur s'installe au coeur de la vie de tous les jours. La faim, le typhus font rage. Comment survivre ? Aron fait l'apprentissage du vol et du mensonge. Il découvre, mêlés l'un à l'autre, le sens de l'héroïsme et le goût de la trahison. Et rencontre l'homme qui va décider de son sort : le directeur de l'orphelinat, Janusz Korczak. Désormais, Aron a une mission. Saura-t-il se montrer à la hauteur de ce que l'on attend de lui ?

  • Le volume que Zweig consacre à Tolstoï est l'un des plus personnels et emblématiques de la collection.La présentation de Stefan Zweig s'ouvre sur un Tourgueniev moribond qui, du fond de sa couche, rédige quelques mots à l'attention de Tolstoï pour le supplier de reprendre la plume (« Revenez à la littérature ! C'est votre don véritable. Grand écrivain de la terre russe, entendez ma prière ! »). Avec cette scène inaugurale, Zweig amène aussitôt le lecteur au moment clé de la biographie de Tolstoï : vers sa cinquantième année, l'écrivain russe est victime d'un ébranlement intérieur qui va le pousser à rechercher sans fin, chez les philosophes d'abord puis dans la religion, le sens caché de la vie. Zweig ne cache pas son admiration pour celui qui s'est alors donné pour mission de se sauver lui-même, et toute l'humanité avec. « Tout homme d'état, tout sociologue découvrira dans sa critique approfondie de notre époque des vues prophétiques, tout artiste se sentira enflammé par l'exemple de ce poète puissant qui se tortura l'âme parce qu'il voulait penser pour tous et combattre par la force de sa parole l'injustice de la terre. » Né le 28 novembre 1881 à Vienne, Stefan Zweig, écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien, s'est suicidé le 22 février 1942 à Petrópolis, au Brésil. Ami de Freud, Schnitzler, Romain Rolland ou encore Richard Strauss, Zweig faisait partie de l'intelligentsia juive viennoise, avant de quitter son pays en 1934 en raison de la montée du nazisme. Réfugié à Londres, il poursuit une oeuvre de biographe et surtout d'auteur de romans et de nouvelles. Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux.

  • Suite à d'étranges rêves, le Roi d'un pays lointain, conseillé par son Sage et son Bouffon, décide de convoquer le premier Grand Tournoi de la Vérité. Les concurrents sont des athlètes de haut niveau ; leurs disciplines sont l'athéisme et les grandes religions du monde. A la recherche de la Beauté éternelle et de la Sagesse véritable, ils mettront tout en oeuvre pour se dépasser et communiquer le meilleur d'eux-mêmes.Mais que se passe-t-il quand un juif, un chrétien, un musulman, un hindou, un bouddhiste et un athée se rencontrent ?Qui sortira vainqueur de cette compétition ?Une fable brillante et pleine d'humour, où les religions sont au coeur d'un récit passionant.

  • Un jeune homme s'apprête à devenir prêtre. Sa vie, jusqu'ici, fut un modèle pour tous. Mais en pleine messe, son regard croise celui d'une femme à la beauté sans égale. Et c'en est fini des convictions inébranlables. Lui qui consacre sa vie à Dieu est prêt à vendre son âme au Diable. Que lui importe alors les avertissements de ses congénères ? Cette femme est un suppôt de Satan, un vampire. La preuve ? Même après sa mort, elle continue de tourmenter le jeune prêtre, qui ne sait plus distinguer le songe de la réalité. Gentilhomme à Venise ou curé de campagne ? Jusqu'où le sortilège le mènera-t-il ?

  • Hommage personnel, crit de circonstance, contrainte littrale : trois grandes traditions de la posie occidentale se rejoignent dans ces Beaux prsents, qui explorent de faon varie les potentialits littraires d'alphabets restreints et poursuivent les recherches inaugures en 1969 par Georges Perec avec son roman sans e, La Disparition.Renouant avec les plus anciennes joies combinatoires de l'anagramme, Georges Perec les renouvelle, les systmatise et les enrichit dans l'esprit d'une fconde potique du manque. Au-del du dchiffrement et de l'anecdote, ces pices de patient et amical artisanat textuel invitent la dcouverte d'un lyrisme gnreux autant que discret.

  • Néstor Chafino, traiteur madrilène de renom, vient de ranger les restes de ses célèbres truffes en chocolat dans la chambre froide dune luxueuse villa de la Costa del Sol, quand la porte se referme sur lui. Meurtre ou accident ?Ce maître confiseur hors pair avait, comme tout chef qui se respecte, ses petits secrets, recettes de sorbets ou dentremets, quil consignait avec soin dans un carnet. Mais ce sont surtout les secrets des autres que Néstor Chaffino gardait jalousement, et en particulier ceux des personnes qui se trouvaient ce soir-là dans la villa. Dinavouables secrets, de véritables petites infamies découvertes bien involontairement çà et là, au hasard des rencontres et de la vie. Et comme toutes ces personnes savaient que Néstor savait, chacune possédait une bonne raison, sinon de se débarrasser de lui, du moins de se sentir soulagée par son refroidissement mortel.Quand au lecteur, pris au piège que lui tend Carmen Posadas, il ne pourra refermer le livre avant davoir dénoué tous les fils de set imbroglio bâti comme un thriller, époustouflant de verve et de drôlerie, où perce, sous la satire mordante de la jet set madrilène, une plume qui surprend par son inventivité et sa personnalité.

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