• « Ce recueil d'impromptus obéit aux mêmes principes que le précédent, Impromptus, publié chez le même éditeur, il y a une vingtaine d'années : il s'agit toujours de textes brefs, écrits sur le champ et sans préparation, entre philosophie et littérature, entre pensée et mélancolie, sous la double invocation de Schubert, qui donna au genre ses lettres de noblesse musicale, et de Montaigne, philosophe "imprémédité et fortuit". Je m'y suis interdit toute technicité, toute érudition, toute systématisation. Ces douze textes, dans leur disparate, dans leur subjectivité, dans ce qu'ils ont de fragile et d'incertain, visent moins à exposer une doctrine qu'à marquer les étapes d'un cheminement. Un impromptu est un essai, au sens montanien du terme, donc le contraire d'un traité. Si vous n'aimez pas ça, n'en dégoûtez pas les autres. »

  • Quatrième volume de l'entreprise systématique de publication des livres et textes inédits de Louis Althusser, établie par Michael Goshgarian sur base des manuscrits du fonds Althusser recueilli à l'IMEC, Écrits sur l'histoire rassemble un florilège d'interventions et de méditations du philosophe, s'étendant de 1963 à 1986. Interrogeant sans relâche la place de l'histoire dans la théorie marxiste, et donc ce qu'Althusser voyait comme le danger historiciste au coeur de la lecture révolutionnaire du présent, ils témoignent d'un dialogue continu avec la discipline historique de son temps - dont plusieurs représentants ont échangé avec le philosophe. Soucieux de l'histoire, mais désireux d'éviter toute explication qui l'érigerait en une force déterministe, Althusser n'a en effet jamais cessé de méditer la manière dont histoire et concept s'équilibraient dans la théorie marxiste - équilibre qu'il chercha à réinventer pour son époque. Ce sont les traces de cette entreprise, toujours commentée dans le monde entier, qui se trouvent réunies dans ce volume.

  • « Au cours des années 1970, une vigoureuse offensive contre le "totalitarisme de gauche" ébranla la vie politique française. Dans leurs livres, leurs articles et à la télévision, les intellectuels "antitotalitaires" dénonçaient, sur un ton dramatique, une filiation entre les conceptions marxistes et révolutionnaires et le totalitarisme. Issus eux-mêmes de la gauche et ne craignant qu'une faible opposition de ce côté-là, ces intellectuels ont réussi à marginaliser la pensée marxiste et à saper la légitimité de la tradition révolutionnaire, ouvrant ainsi la voie aux solutions politiques modérées, libérales et postmodernes qui allaient dominer les décennies suivantes. Capitale de la gauche européenne après 1945, Paris devenait la "capitale de la réaction européenne". »

  • Dans la seconde moitié du XXe siècle en France, un moment philosophique s'est développé qui, par son ampleur et sa nouveauté, se laisse comparer tant au moment grec classique qu'à celui de l'idéalisme allemand. Entre L'Être et le néant de Sartre (1943) et le dernier livre de Deleuze, Qu'est-ce que la philosophie(1991), on voit se succéder existentialisme, structuralisme, déconstruction, postmodernisme, réalisme spéculatif...
    Alain Badiou montre qu'en dépit des apparences cette période possède une sorte d'unité : la bataille autour de la notion de sujet (malgré la diversité des positions), la discussion de l'héritage allemand de Hegel à Heidegger, l'engagement politique, l'intimité avec la littérature, autant de points de convergence pour des penseurs si divers et parfois opposés.
    Ce livre réunit des textes sur Jean-Paul Sartre, Gilles Deleuze, Georges Canguilhem, Paul Ricoeur, Louis Althusser, Jean-François Lyotard, Françoise Proust, Jean-Luc Nancy, Barbara Cassin, Christian Jambert et Guy Lardreau, Jacques Rancière - textes qui ont en commun la vivacité et la clarté propres à Alain Badiou.


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    Ceux qui, aux alentours de 1965, avaient entre vingt et trente ans, ont alors rencontré un nombre exceptionnel de maîtres dans le champ de la philosophie.

    Les anciens comme Sartre, Lacan ou Canguilhem, étaient encore en pleine activité ; d'un peu plus jeunes, comme Althusser, déployaient leur oeuvre, et toute une génération, les Deleuze, Foucault, Derrida, entrait dans l'arène. Tous ces maîtres, aujourd'hui, sont morts. La scène philosophique, largement peuplée d'imposteurs, est autrement composée, ne tirant sa consistance que de ceux, jeunes et moins jeunes, qui, les formulant à neuf dans leur propre langue, savent être fidèles aux questions qui nous animèrent il y a quarante ans.
    Je crois juste de rassembler les analyses et hommages qu'au long des années, quand ils disparaissaient, j'ai consacrés à ceux à qui je dois la signification, toujours inhumaine autant que noble et combattante, du mot "philosophie". Je n'ai pas toujours eu avec ces contemporains capitaux des rapports simples et sereins : la philosophie, comme le dit Kant, est un champ de bataille. Mais, considérant aujourd'hui les innombrables "philosophes" médiatiques, je puis dire que j'aime tous ceux dont je parle dans ce livre. Oui, je les aime tous ". (Alain Badiou).

  • En 1980, au sortir de la période la plus intensément politique de son oeuvre et de sa vie, Louis Althusser décide de rédiger un manuel de philosophie qui serait enfin accessible à tous, sans préparation. Initiation à la philosophie pour les non-philosophes en est le résultat. Mais bien loin d'être un simple ouvrage de vulgarisation ou d'introduction, c'est en réalité un véritable précipité des thèses les plus fondamentales de sa propre pensée qu'offre Althusser. Entre cent autres considérations, e part ailleurs ne va-t-il aussi loin dans la distinction entre la philosophie et les autres pratiques ; e part non plus ne développe-t-il avec tant de détails le concept de « pratique » lui-même. Pourtant, parmi les nombreux apports cruciaux d'Althusser au « moment philosophique des années 1960 », ce concept est peut-être celui qui a bénéficié du plus grand succès et été à la source du plus grand nombre de malentendus. Moment de synthèse dans l'oeuvre d'Althusser, instantané d'une des plus influentes philosophies de la seconde moitié du XXe siècle, cette Initiation est donc aussi un manifeste pour la pensée à venir - une pensée dont le succès contemporains des enfants d'Althusser (de Rancière à Badiou, de Zizek à Balibar) manifeste assez la contemporanéité et l'urgence.
    Texte établi par G. M. Goshgarian, et introduit par Guillaume Sibertin-Blanc.

  • « La parution récente du livre posthume de Louis Althusser, L'avenir dure longtemps suivi de Les Faits (Éditions Stock / IMEC, 1992), m'incite à noter, comme en marge, quelques souvenirs et réflexions sur une période et un homme que j'ai connus à la fois de très près et de très loin. De très près, car j'étais, de 1961 à 1965, élève à l'École normale supérieure et, comme philosophe, directement en contact avec Althusser qui assurait, assez "théoriquement" il est vrai - non au sens althussérien mais au sens courant du terme - la préparation au concours d'agrégation de philosophie. De très loin, car j'étais complètement indifférent à l'effervescence intellectuelle qui régnait alors à l'École et autour de la personne d'Althusser, dont je décidai immédiatement de "sécher" les cours, moins par mépris de ceux-ci que par refus instinctif de m'associer au petit groupe de ceux qui les suivaient.
    L'alliance, chez Althusser, de la plus extrême lucidité et de la plus totale folie - alliance "contre nature", j'y reviendrai, qui fait d'Althusser un cas, au sens où l'on parle d'un "cas Wagner" ou d'un "cas Nietzsche" - m'a paru digne de réflexion. Ce cas est en effet doublement instructif, éclairant d'un même coup de projecteur ce qu'il peut y avoir de plus raisonnable et de plus insensé dans le fonctionnement du cerveau humain. »
    Clément Rosset

    Cet essai est paru en 1992.

  • Ce livre est la relation d'un parcours - celui de Benny Lévy - à travers la voix de sa femme Léo, un itinéraire où les exigences de la pensée et les gestes quotidiens s'ajustent au plus près, alliant à l'extrême rigueur un généreux amour de la vie.«Dans la lumière sans complaisance des matins de Jérusalem, trois stations : la maison, la maison de prière, la maison d'étude. Le soir, une fois par semaine, détour par le lieu d'enseignement où un public bariolé, passionné, vient écouter le petit homme en noir. Simplicité des rythmes, transparence des jours, soi rassemblé. À Jérusalem, aucun mystère, pas de recoins obscurs grouillant de projections fantasmatiques. Mais ailleurs ? En d'autres temps ?Le chef révolutionnaire sans nom, à l'existence improbable, en tout cas invisible, pouvait-il vraiment du chaos des faits et des discours faire émerger une vision et une visée claires ?Il eut des maîtres. Côté philosophie, il se réfère à Sartre, Althusser et Lévinas. Côté sagesse d'Israël, il a été enseigné par un cabaliste ashkénaze, un rav français d'origine marocaine, un Yérouchalmi d'ascendance lituanienne.Enfin, au coeur de l'énigme, quel lien entre ce tout jeune Juif arrivé d'Égypte, pathétique et ardent, en quête acharnée d'assimilation, et la fille du faubourg Saint-Antoine, placide, rigolote par parti pris, qui portait encore vivaces les traces des villes juives de Pologne ? Étrange rencontre. Plus étrange encore, la constance malgré les turbulences.»

  • Poursuivant le travail d'édition des manuscrits inédits de Louis Althusser, entamé avec succès par Initiation à la philosophie pour les non-philosophes et Être marxiste en philosophie, tous deux traduits dans plus de dix langues, les Presses universitaires de France publient Les Vaches noires, une auto-interview polémique rédigée en 1976, dans laquelle le philosophe revient sur sa relation chahutée avec le Parti communiste français, dont il fut longtemps un pilier intellectuel, quoique contesté. Mêlant considérations théoriques, polémiques politiques, observations de coulisses et confessions personnelles, cette réflexion sur les suites à donner au 22e congrès du Parti communiste français est l'un des textes les plus singuliers d'Althusser - et aussi, à de très nombreux égards, un de ceux dans lesquels il se met le plus à nu. À la fois critique sévère du Parti et défense inconditionnelle des idéaux qui y président, c'est surtout un texte qui dresse un programme d'une actualité surprenante quant à l'organisation de la lutte révolutionnaire au moment de son reflux. Tout ensemble document historique, politique, philosophique et biographique, Les Vaches noires mettent en pièces l'image, encore tenace, d'un Althusser dogmatique, pour restituer toute la souplesse, la complexité et l'inquiétude de sa pensée - celle d'un marxiste pour temps de crise, à l'instar du nôtre.

  • Dans Clartés de tout, Fabian Fajnwaks et Juan Pablo Lucchelli, deux psychanalystes, interrogent Jean-Claude Milner sur son parcours et sur la place que Jacques Lacan y a tenue.En répondant à leurs questions, Jean-Claude Milner a été amené à réexaminer ses propres positions sur la linguistique et sur la science moderne, sur sa théorie des noms et en particulier du nom juif, sur la transformation des relations entre capitalisme et bourgeoisie, sur la Révolution et sur la politique.Il est apparu que le nom de Lacan était mentionné à chaque étape. Jean-Claude Milner a eu ainsi l'occasion de mieux préciser sa dette: Lacan, selon lui, doit fonctionner comme un opérateur de clarté, non d'obscurité.Le projet de livre surgit en cours de route. Pour qu'il soit mené à bien, les questions et les réponses devaient être ajustées et ajointées. Clartés de tout est le résultat de ce travail.

  • Les années 1960 furent le théâtre de l'un des épisodes les plus brillants de l'histoire de la pensée philosophique en France. Elles s'ouvrirent sur le triomphe public du structuralisme, avec La Pensée sauvage de Lévi-Strauss, se continuèrent par le renouvellement du marxisme proposé par Althusser et de la psychanalyse par Lacan, et s'achevèrent avec une série d'oeuvres comme celles de Foucault, Deleuze, Derrida et Lyotard, qui ont décidé du visage de la philosophie contemporaine.
    L'héritage de cette période a néanmoins été difficile, suscitant tantôt une fascination mimétique, tantôt un rejet caricatural. Depuis quelques années, les auteurs qui l'ont marquée font individuellement l'objet d'une réception savante plus mesurée et plus profonde, au risque cependant de perdre la dimension collective et transversale qui la caractérisait. Le but de cet ouvrage est de réunir certains des meilleurs spécialistes pour prendre toute la mesure de ce qui a constitué, par son intensité et son ampleur, un « moment philosophique » exceptionnel.
    Il offre à la fois une traversée de quatre dimensions transversales (épistémologique, politique, esthétique et philosophique) et une relecture de quatre livres singuliers : La Pensée sauvage de Lévi-Strauss (1962), Lire Le Capital et Pour Marx d'Althusser (1965), les livres de Derrida autour de De la grammatologie (1967), et Discours, Figure de Lyotard (1971). Traversant aussi bien les mathématiques de Bourbaki que la linguistique structurale, l'anthropologie de Lévi-Strauss que la psychanalyse freudienne, le marxisme d'Althusser que celui d'Adorno, le théâtre de Brecht que le cinéma de Godard, ce livre invite à redécouvrir ce moment non pas comme un objet historique à circonscrire, mais comme un mouvement ouvert où se sont décidées certaines des tâches qui nous incombent encore, aujourd'hui.

  • L'oeuvre de Louis Althusser a toujours été intimement associée à des gestes d'adieux, à une sorte de liturgie des séparations et des prises de distance. Que ce soit les critiques acerbes, les désertions des disciples ou les inquisitions politiques, les cérémonies d'adieux ne cessèrent de se multiplier dès ses premiers travaux. Son destin fut hautement singulier : Althusser fut le premier et l'unique marxiste de haut vol que la France ait produit dans toute son histoire. Au milieu des années soixante, avec la parution de ses grandes oeuvres classiques, le prestige d'Althusser sembla inébranlable : pour un temps, les scènes d'adieux s'en trouvèrent différées. Mais ce temps n'a pas duré.
    Dès le début des années soixante-dix, son nom a été associé, ne serait-ce que par simple proximité chronologique, à la crise du marxisme et à l'effondrement des régimes de l'Est. L'oeuvre du philosophe fut, après son décès en 1990, stigmatisée et jetée aux oubliettes. Deux faits vinrent cependant modifier la situation : la publication posthume de son autobiographie et celle de nombreux textes inédits. La sincérité déchirante avec laquelle il décrit une vie jalonnée de soucis théoriques et de très longues périodes de dépression émut profondément les lecteurs, tandis que la publication des inédits fit naître un nouvel intérêt pour son oeuvre.
    Althusser, l'adieu infini propose de restituer sa courageuse entreprise théorique et de contribuer à mettre fin à l'injuste destin qui lui fut réservé.

  • L'objet principal de cet ouvrage concerne la réception par Althusser de la « découverte de Freud » - telle qu'elle fut en particulier théorisée par Lacan - et la réélaboration qu'il en fit, dans le cadre spécifique du « retour à Marx », entre le début des années 1960 et la fin des années 1970. Il s'agit donc d'abord de réinterroger, au prisme de la théorie psychanalytique, quelques concepts importants de l'oeuvre d'Althusser, comme ceux de « lecture symptomale », de « surdétermination », ou encore de « causalité structurale ». C'est surtout dans cette perspective qu'il est possible de mieux entendre la singularité du projet althussérien de constitution d'une théorie de l'idéologie, au croisement du marxisme et de la psychanalyse. Si cette théorie de l'idéologie tend à combler un manque dans la philosophie même de Marx, elle s'articule expressément à une théorie de l'inconscient, et son horizon est celui d'une problématisation originale de la question du sujet, particulièrement intriquée et énigmatique dans l'oeuvre d'Althusser.

  • Magic est de ces livres étonnants, bouleversant tout ce que nous croyions savoir sur un sujet. À partir d'une interrogation sur l'apparition du concept de « lien social » chez Rousseau ou Durkheim, Laurent de Sutter propose une surprenante remise en cause du consensus régnant autour de l'idée de lien. Plutôt que de poursuivre l'investigation du côté de la sociologie, il suggère, pour comprendre ce qui nous lie, de regarder du côté d'un droit qui aurait retrouvé ce qui lui a toujours été consubstantiel et que l'on a pourtant tenté de refouler, à savoir sa magie.
    Que se passerait-il si, en effet, le droit était la dernière manifestation de la magie dans un monde qui croyait pouvoir s'en passer ? Telle est la question au coeur de ce bref essai érudit, spectaculaire et fascinant, passant avec une grâce provocante de Montesquieu à Giordano Bruno, des juristes romains à Gabriel Tarde, de Marcel Mauss aux inspirateurs du Code civil, de Giorgio Agamben à Quentin Meillassoux.

  • Couronnant la vaste entreprise de dévoilement de la nouvelle société française qu'inaugurait, en 1972, l'« Être et le Code », achevant le triptyque dont le Capitalisme de la séduction et la Bête sauvage sont les deux premiers volets, Michel Clouscard, avec « De la modernité : Rousseau ou Sartre », s'en prend à ce qui selon lui cimente le consensus idéologique aujourd'hui dominant : le néo-kantisme, récupération et même perversion de la philosophie de la Révolution française. Critique impitoyable de ceux qu'il considère comme les maîtres à penser de ce système : Sartre, leur chef de file, mais aussi Lévi-Strauss, Foucault, Barthes, Lacan, « nouveaux philosophes » et autres vedettes du discours à la manière de Bourdieu ou Baudrillard - Michel Clouscard entend mettre à nu, sur leur propre terrain et avec leurs propres catégories, les fondements d'une pensée devenue commune aux libéraux, sociaux-démocrates, contestataires libertaires. À cette idéologie « contre-révolutionnaire » des nouvelles couches moyennes, il oppose le sens révélé par Rousseau de la modernité pour redécouvrir une subjectivité que le marxisme aurait à son sens trop longtemps écartée et pour définir la philosophie révolutionnaire des alliances antisystème dont il a par ailleurs proposé la stratégie politique. Michel Clouscard nous expose ce qu'il estime être la première philosophie de la crise généralisée : revenir aux sources de la Révolution française pour dépasser la « civilisation » pourrissante du libéralisme social libertaire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Faute de faire un pas en avant, nous sommes condamnés à piétiner et à pratiquer une politique suiviste. Rien de plus étranger au marxisme-léninisme. Révisionnisme et philosophie de l'aliénation en ouvrant cette collection intervient dans cette nouvelle pratique de la politique comme pratique communiste. Pourquoi la « catégorie » d'aliénation ? Parce qu'elle justifie et fonde toute une interprétation bourgeoise du marxisme-léninisme ; parce que reprise au sein des partis communistes elle a des conséquences précises : le révisionnisme et l'opportunisme. La philosophie a partie liée avec l'histoire du mouvement ouvrier. Il faut aller y voir pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui. Travailler la théorie et non simplement « dans » la théorie est une affaire militante. Plus que jamais lier la théorie à la pratique pour combattre les « silences » et sortir des « impasses ». N.-E. Thévenin

  • Cet ouvrage reprend les interventions faites lors du colloque organisé au Collège international de philosophie, les 14-16 mai 1998. Pourquoi lit-on encore Machiavel ? Pourquoi prêter à cette oeuvre un telle actualité ? Comment peut-elle nous servir à déchiffrer notre présent ? Si Machiavel est encore actuel, c'est par son mode d'interrogation, sa forme de pensée rétive à toute idée de système, sa résistance à l'idéologie, sa dimension de la vérité effective de la chose, celle de la multiplicité du réel. La pensée de Machiavel ne s'installe jamais dans du déjà pensé et oblige à réexaminer la relation de la réflexion à l'expérience.

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