• La peste

    Albert Camus

    "C'est moi qui remplace la peste", s'écriait Caligula, l'empereur dément. Bientôt, la "peste brune" déferlait sur l'Europe dans un grand bruit de bottes. France déchirée aux coutures de Somme et de Loire, troupeaux de prisonniers, esclaves voués par millions aux barbelés et aux crématoires, La Peste éternise ces jours de ténèbres, cette "passion collective" d'une Europe en folie, détournée comme Oran de la mer et de sa mesure.
    Sans doute la guerre accentue-t-elle la séparation, la maladie, l'insécurité. Mais ne sommes-nous pas toujours plus ou moins séparés, menacés, exilés, rongés comme le fruit par le ver ? Face aux souffrances comme à la mort, à l'ennui des recommencements, La Peste recense les conduites ; elle nous impose la vision d'un univers sans avenir ni finalité, un monde de la répétition et de l'étouffante monotonie, où le drame même cesse de paraître dramatique et s'imprègne d'humour macabre, où les hommes se définissent moins par leur démarche, leur langage et leur poids de chair que par leurs silences, leurs secrètes blessures, leurs ombres portées et leurs réactions aux défis de l'existence.
    La Peste sera donc, au gré des interprétations, la "chronique de la résistance" ou un roman de la permanence, le prolongement de L'Étranger ou "un progrès" sur L'Étranger, le livre des "damnés" et des solitaires ou le manuel du relatif et de la solidarité - en tout cas, une oeuvre pudique et calculée qu'Albert Camus douta parfois de mener à bien, au cours de sept années de gestation, de maturation et de rédaction difficiles...

  • À la génération qui va tout changerNe sous-estimez jamais votre pouvoir.Exercez-le, vous verrez.Quelle idée d'avoir vingt ans aujourd'hui !
    Où que vous tendiez l'oreille, vous entendez le chant lugubre des résignés et la complainte lancinante de l'impuissance.
    La catastrophe climatique ? Inexorable !
    L'extinction de la biodiversité ? Irrémédiable !
    La globalisation financière, les délocalisations, l'explosion des inégalités ? Inéluctables !
    Le déclin des démocraties, l'érosion des droits et la montée des haines ? Inévitables !
    Partout on vous répète que c'est ainsi et que vous n'y pouvez rien.
    C'est faux ! Rien n'est écrit, jamais, et vous pouvez inverser le cours des choses.
    Je vous ai vus à l'oeuvre, de Lille à Marseille, en passant par Reims, Corbeil-Essonnes, Villeurbanne ou Clermont-Ferrand. J'ai vu en vous la spontanéité et la sève qui manquent tant à nos dirigeants.
    Votre irruption sur la scène politique va changer la donne.
    Vous allez faire mentir les fatalistes et les cyniques.
    Ne sous-estimez jamais votre pouvoir.
    Exercez-le, vous verrez.

  • " Voir un lien entre la pollution de l'air, la biodiversité et la covid-19 relève du surréalisme, pas de la science ! ", affirmait Luc Ferry en mars 2020, accusant les écologistes de " récupération politique ". Voilà un philosophe bien mal informé. Car, depuis les années 2000, des centaines de scientifiques tirent la sonnette d'alarme : les activités humaines, en précipitant l'effondrement de la biodiversité, ont créé les conditions d'une " épidémie de pandémies ".
    C'est ce que montre cet essai, mobilisant de nombreux travaux et des entretiens inédits avec plus de soixante chercheurs du monde entier. En apportant enfin une vision d'ensemble, accessible à tous, Marie-Monique Robin contribue à dissiper le grand aveuglement collectif qui empêchait d'agir. Le constat est sans appel : la destruction des écosystèmes par la déforestation, l'urbanisation, l'agriculture industrielle et la globalisation économique menace directement la santé planétaire.
    Cette destruction est à l'origine des " zoonoses ", transmises par des animaux aux humains : d'Ébola à la covid-19, elles font partie des " nouvelles maladies émergentes " qui se multiplient, par des mécanismes clairement expliqués dans ce livre. Où on verra aussi comment, si rien n'est fait, d'autres pandémies, pires encore, suivront. Et pourquoi, plutôt que la course vaine aux vaccins ou le confinement chronique de la population, le seul antidote est la préservation de la biodiversité, impliquant d'en finir avec l'emprise délétère du modèle économique dominant sur les écosystèmes.

  • Plexiglas mon amour Nouv.

    Le moral d'Éric, anthropologue, n'est pas au beau fixe. Sa femme devenue paranoïaque lui impose une quatorzaine drastique. Lorsqu'il rencontre par hasard Kevin, ami de jeunesse perdu de vue, c'est l'occasion rêvée de s'échapper.

    Kevin est devenu survivaliste. Il se prépare à une fin du monde imminente. Éric constate que sa doctrine n'est qu'une énième négation de la complexité de l'être humain. Dictature technologique ou survivalisme, seules voies radicales (et ridicules) entre lesquelles il nous soit donné de choisir.

    Pourtant, Éric se laisse prendre au jeu, il apprend à chasser, à fabriquer un arc, rencontre d'autres survivalistes. Peu à peu, la distance se réduit. Jusqu'à ce que tout tourne mal...

    Dystopie ? À peine. Satire hilarante d'un présent définitivement malade ? Assurément.

    Anthropologue, Eric Chauvier est né en 1971. Il a déjà publié, aux éditions Allia, Anthropologie(2006),Si l'enfant ne réagit pas (2008), Que du bonheur, La Crise commence où finit le langage (2009), Contre Télérama (2011), Somaland (2012), Les Mots sans les choses (2014), Les Nouvelles Métropoles du désir (2016), Le Revenant (2018) et Laura (2020).

  • Moyen-Âge. Les rats ont envahi la paisible bourgade d'Hamelin. Vous croyez connaître cette histoire ? Vous savez qu'un joueur de flûte va arriver, noyer les rats en musique, puis les enfants d'Hamelin ? Oubliez ces sornettes. La véritable histoire est bien pire, et c'est grâce à Mirella, une jeune fille de quinze ans, qu'on l'a enfin compris. Cette crève la-faim a un don ignoré de tous : elle voit ce que personne d'autre ne voit. Par exemple, elle a repéré cet homme en noir qui murmure à l'oreille de ceux qui vont mourir de la peste... Et ça lui donne une sacrée longueur d'avance. Y compris sur le plus célèbre dératiseur de tous les temps.

  • L'adieu interdit

    Marie de Hennezel

    • Plon
    • 15 Octobre 2020

    " Je remets en cause la folie hygiéniste qui, sous prétexte de protéger les personnes âgées arrivées dans la dernière trajectoire de leur vie, impose des situations proprement inhumaines. "Les seniors sont au coeur de la crise que nous connaissons du Covid-19 : 71% des décès directement issus du virus Covid-19 sont des personnes âgées de 75 ans et plus. Les protéger est un objectif politique majeur. Mais si, voulant les protéger, nous les asphyxiions ?
    Marie de Hennezel, dans une dénonciation forte dans
    Le Monde du 4 mai 2020 :
    " Je remets en cause la folie hygiéniste qui, sous prétexte de protéger les personnes âgées arrivées dans la dernière trajectoire de leur vie, impose des situations proprement inhumaines. "
    L'Adieu interdit développe cette dénonciation de la politique de confinement strict des âgés à l'heure du covid-19, leur interdisant embrassades avec leur enfants ou petits-enfants, mots d'adieu, présence de proches. L'accroissement du déni de mort de notre société, la remise en cause des acquis sur la dignité du mourir, la négation du besoin d'accompagnement du mourant dans ses derniers moments, sont les conséquences de cette politique.
    Dans un texte fort, et doux, elle rappelle la nécessité de méditer sur le sens de l'existence, " Et sur une vie où le devoir d'accompagnement de ceux qui vont mourir impose naturellement la présence et les mots d'adieu ".

  • La fracture Nouv.

    La fracture

    ,

    Comment la jeunesse d'aujourd'hui fait sécession : ses valeurs, ses choix, ses révoltes, ses espoirs...
    Depuis la fin des années 1950, l'institut de sondages IFOP a réalisé cinq grandes enquêtes d'opinion sur la jeunesse, ses idéaux et ses valeurs. Ce travail unique permet de suivre les oscillations de la société. La jeunesse donne le la de la consommation et de la culture. Le monde politique s'y intéresse de près : depuis 1968, chacun sait qu'elle peut tout emporter sur son passage.
    L'enquête 2021 sur la génération des 18-30 ans révèle une véritable fracture avec les autres générations. Cette jeunesse a grandi avec Internet et les réseaux sociaux, a connu le terrorisme et la crise de la Covid-19. Mais elle dépasse largement les étiquettes, trop souvent réductrices, qu'on lui accole : génération offensée, génération covid et donc génération sacrifiée, génération Charlie ou Greta...
    Elle apparaît à la fois désenchantée et résiliente, tolérante en matière de moeurs et de religion, mais aussi intransigeante sur l'égalité et le climat. Et à l'orée de la campagne présidentielle,
    c'est peut-être d'elle que la surprise viendra.

  • Jiselle, trentenaire et toujours célibataire, croit vivre un véritable conte de fées lorsque Mark Dorn, un superbe pilote veuf et père de trois enfants, la demande en mariage. Sa proposition paraît tellement idyllique qu'elle accepte aussitôt, quittant les tracasseries de sa vie d'hôtesse de l'air pour celle, a priori plus apaisante, de femme au foyer. C'est compter sans les absences répétées de Mark, les perpétuelles récriminations des enfants et la mystérieuse épidémie qui frappe les États-Unis, lui donnant des allures de pays en état de guerre. Tandis que les événements s'accélèrent autour d'elle, l'existence de Jiselle prend un tour dramatique, l'obligeant à puiser dans ses ressources pour affronter cette situation inédite...
    « Ce qui est rare chez Laura Kasischke, c'est ce curieux mélange de maîtrise et d'émotion, d'étrangeté et de simplicité, d'atrocité et de poésie. » (Olivia de Lamberterie, Elle)

  • Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste à Constantinople ?
    On ne peut plus faire l'histoire de la chute de Rome comme si l'environnement (climats, germes) était resté stable, comme si l'histoire ne se faisait qu'entre humains. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique, qui a favorisé l'évolution des germes, comme
    Yersinia pestis, le bacille de la peste.
    Mais les Romains ont aussi été complices de la nouvelle écologie des maladies qui a assuré leur perte. Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats qui transportaient les puces porteuses du bacille ; les routes qui reliaient tout l'Empire ont été à l'origine des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien. Le temps des pandémies était arrivé.

  • Brèves de solitude

    Sylvie Germain

    "Les fulgurances de l'écrivaine et son acuité font le charme de cette valse mélancolique. "--L'Obs
    Des passants se croisent dans un square, s'observent, se jaugent furtivement. Quelques jours plus tard, forcés à la réclusion, ils se trouvent confrontés à eux-mêmes, à leur vie intérieure et à la part d'inconnu, de vide ou de chaos qu'elle recèle. 
    Un soir de pleine lune qui transforme le ciel au-dessus de la ville confinée en un miroir étrange, l'ordinaire des êtres se renverse en extraordinaire et chacun sent sa vie vaciller.
    C'est en remarquable observatrice de ses contemporains que Sylvie Germain nous convie à cette valse mélancolique, éphémère constellation de vivants, où le tragique se mêle à la tendresse et à la dérision, le vertige de l'esseulement à la force de l'amitié.
     

  • Pour ou contre ? Dangereux ou non ? Beaucoup d'entre nous ne savent plus quoi penser et pour cause : on ne les a jamais renseignés, scientifiquement, sans parti pris, sur la vaccination. Le Pr Didier Raoult, microbiologiste mondialement reconnu qui dirige le plus grand centre français consacré aux maladies infectieuses (l'IHU de Marseille), comble cette lacune.

    Être pro ou anti-vaccin n'a pas de sens. La question à se poser est : quel vaccin est utile, pour qui, dans quelles circonstances ? Or, savez-vous que 3 des 11 vaccins désormais obligatoires en France sont obsolètes dans ce pays ? Que d'autres ne sont pas recommandés alors qu'ils préviennent des maladies graves ? Que le vaccin contre la grippe, peu efficace chez les personnes âgées, devrait être au contraire distribué aux enfants ?
    Quant à redouter les effets nocifs d'un vaccin, la seule attitude valable est d'évaluer le rapport risques/bénéfices pour choisir intelligemment, au lieu d'écouter les fabricants de peur comme ce fut le cas pour le vaccin contre l'hépatite B, aujourd'hui lavé de tout soupçon.
    " Notre politique vaccinale est incohérente, dépassée et inefficace ", affirme Didier Raoult, propositions à l'appui pour éviter des aberrations comme celles concernant la grippe aviaire et HIN1, et pour regagner la confiance de la population.
    UN LIVRE D'UTILITÉ PUBLIQUE
    Cet ouvrage a été écrit avec Olivia Recasens, journaliste indépendante, notamment spécialiste des questions scientifiques.

  • Dans l'Italie des années 1950, l'homme d'affaires Gino Rovelli est prêt à toutes les concessions pour devenir directeur de la société Bìler. Travailleur robuste, froid et acharné, il voit pourtant ses rêves de gloire s'évanouir du jour au lendemain. Une mystérieuse maladie va brutalement rebattre les cartes de son existence. Le verdict du miroir de sa salle de bain est implacable : en l'espace d'une nuit le fringant trentenaire a vieilli d'une vingtaine d'années.Parfaite description de l'inquiétude suscitée par l'apparition d'une maladie inconnue, ce texte de Libero Bigiaretti demeure d'une stupéfiante actualité. En montrant avec quelle rapidité la maladie balaye les ambitions de Rovelli, il nous offre une critique du matérialisme contemporain qui résonne toujours avec force aujourd'hui.

    Libero Bigiaretti est né en 1905 à Matelica, dans la région des Marches en Italie. Diplômé d'un lycée artistique. Il occupe par la suite le poste de directeur de presse de la société Olivetti. Il devient un écrivain particulièrement prolifique à partir des années 1930. Il publie notamment des recueils de poésie, avant de se tourner, avec succès, vers la prose. Dans ses romans et ses nouvelles il développe un style caractéristique, d'une grande finesse psychologique. Il meurt à Rome en 1993.

  • FAUX ALIMENTS, VRAIS SCANDALES !
    La fraude alimentaire est un business juteux. Et pour cause : vendre de la nourriture trafiquée, illégale, contrefaite, contaminée est moins risqué - et parfois plus rentable - que de s'adonner au trafic de drogue ou d'armement. Étayée d'exemples hallucinants et de nombreux témoignages, cette enquête décrypte, preuves à l'appui, un phénomène savamment occulté. Elle remonte les filières, dresse le portrait des fraudeurs, explique pourquoi et comment des entreprises sortent des clous. Et montre que, dans tous les pays, France comprise, en plus des trafiquants à la petite semaine, le crime organisé écoule de faux produits via les supermarchés, les restaurants ou sur Internet. Des exemples ? Savez-vous que du thon avarié subit des injections chimiques pour revenir sous un bel aspect dans nos assiettes ? Que certains miels ne sont pas d'abeille ? Que les mafias infiltrent le marché des fruits et légumes ? Que le faux bio existe, comme le faux made in France, les faux pesticides, la tricherie sur les grands vins, l'huile d'olive sans olives ? Vous pensiez le scandale de la viande de cheval terminé ? Détrompez-vous. Le pire : face à un péril qui prend de l'ampleur, les autorités sont débordées. Et l'industrie agroalimentaire sait, mais ne dit rien. Heureusement, des solutions existent. Car manger du faux pour de vrai, personne ne le veut !

  • Deux ans après avoir disparu dans le désert soudanais, le professeur Harold McCabe, à la tête d'une expédition archéologique britannique, réapparaît au milieu des sables, mais s'effondre avant de pouvoir raconter son histoire. L'autopsie met au jour une étrange découverte : quelqu'un aurait commencé à momifier le corps du professeur, alors qu'il était encore en vie.
    Peu après, des nouvelles alarmantes arrivent d'Égypte : l'équipe médicale ayant pratiqué l'analyse du corps du professeur est contaminée par un virus inconnu, qui se propage bientôt dans tout Le Caire. L'inquiétude grandit et certaines rumeurs laissent entendre que les dix plaies d'Égypte, dont le professeur McCabe cherchait des preuves, sont en train de recommencer.
    Le commandant Gray Pierce et son équipe devront lutter contre une menace venue du passé et rendue réelle par la science moderne.
    Un danger capable de décimer l'humanité entière.

  • Rebond : s'entrainer à revivre Nouv.

    Peut-on accompagner un malade du cancer comme on coache un athlète de haut niveau ? Les méthodes de motivation qui ont conduit le sport français au plus haut sommet sont-elles transposables à l'oncologie et plus largement à la santé ?
    À Marseille, l'Institut Paoli-Calmettes explore depuis le printemps 2016 cette piste inédite d'accompagnement et de coaching, avec un programme test bâti en collaboration avec des entraîneurs d'exception tels que Claude Onesta, Vincent Collet, Laurent Tillie ou Valérie Garnier...
    L'expérience s'appelle "
    Rebond ". Son nom illustre son objectif : relancer des personnes après la maladie. En recherchant à la fois le bien-être et le dépassement de soi. Forts des succès de ce programme, Pierre Dantin et Patrice Viens vous font découvrir cette approche utile à tous pour aider à surmonter non seulement la maladie mais aussi les épreuves de la vie.

  • Covid-19
    Janvier - Novembre 2020
    Pas de dépistage général - Un confinement où les patients " positifs " contaminent leurs proches indemnes et attendent de ne plus pouvoir respirer pour qu'on les emmène en réanimation - Interdiction d'un médicament sans danger prescrit depuis des décennies mais bon marché donc pas rentable au profit d'un produit à la toxicité connue mais très cher et qui a généré des fortunes, et de prestigieux journaux scientifiques qui, dans cette guerre, ont gravement dérapé...
    Voilà qui m'a paru justifier de porter à la connaissance du public le verbatim des communications hebdomadaires à l'IHU Méditerranée Infection de Marseille - le plus grand centre français consacré aux maladies infectieuses, que je dirige - ainsi que mes interventions au Sénat et à l'Assemblée nationale. Le lecteur ne manquera pas d'en conclure qu'il est urgent de revoir totalement la politique sanitaire française.
    Didier Raoult
    Outre les détails inédits de cette histoire inimaginable, vous trouverez dans ces pages des renseignements précieux sur cette épidémie, le virus et ses mutants, sa mortalité selon les âges, les phases les plus critiques, les meilleurs moyens de protection et... les dangers d'une panique exploitée qui pourrait être encore plus grave que la pandémie pour l'avenir.

  • " Lagos vous rend vivant. Lagos vous tue. Ici, vous aurez tort sur tout. Ici, vous n'aurez plus raison de rien. Lagos crée autant de millionnaires qu'elle envoie de pauvres au tapis. Ici, la Nature abonde autant qu'elle s'autodétruit. Et jamais, vous, humains, malgré vos croyances et vos certitudes, jamais vous n'aurez voulu tant vivre. Au milieu de ce trop-plein, de ce trop de gens, de ce trop de déchets, d'injustices, de fêtes et d'excès. De tout ce que vous aviez tenté d'ignorer jusqu'à présent. "

    En mars 2020, Sophie Bouillon vit à Lagos, la capitale économique tentaculaire du Nigeria, quand le premier cas de Coronavirus y est déclaré. Journaliste, elle s'extrait de sa nuit pour aller écrire la dépêche qui annoncera au monde que l'Afrique, à son tour, est touchée par ce qu'on appelle alors le " virus des Blancs ".
    Manuwa Street, c'est le récit incroyablement puissant d'une année qui s'achèvera par le soulèvement d'un peuple. C'est aussi et surtout une déclaration d'amour à une ville qui ne connaît jamais de répit – et, pour nous lecteurs, une invitation urgente à voir le monde autrement.

    Ouvrez
    Manuwa Street, vous ne pourrez plus le refermer.

  • En 1906, une épidémie de fièvre typhoïde se déclare dans une famille de l'État de New York . Chargé d'en découvrir la source, George A. Soper enquête. En examinant les antécédents de Mary Mallon, la nouvelle cuisinière, il découvre que sept des huit familles pour lesquelles elle a travaillé ont été frappées par la maladie.

    La voici désormais identifiée comme la première porteuse saine de la fièvre typhoïde. Elle se voit confinée pour trois années sur l'île North Brother. Finalement, en 1910, Mary Mallon est libre à condition de changer de métier. Elle reprend néanmoins du service sous divers pseudonymes. Démasquée, la voici de nouveau en quarantaine à compter de 1915, où elle restera confinée jusqu'à la fin de ses jours, en 1938.

    George A. Soper (1870-1948) était un éminent ingénieur et épidémiologiste américain, docteur de l'université Columbia. Il s'est notamment illustré en 1938, en identifiant Mary Wallon comme le premier humain porteur sain de la fièvre typhoïde. Il est l'auteur de Leçons d'une pandémie paru chez Allia.

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    Quel sera la monde d'après ?
    Le monde d'avant disparaît, c'est une certitude et un impératif. Comment préparer l'après, pour imaginer un monde meilleur ?La pandémie du Covid-19 et le confinement ont amorcé un grand basculement à l'échelle mondiale. En six mois, nos modes de vie ont radicalement changé, sans retour en arrière possible. Et c'est tant mieux, car il y a urgence pour la planète : notre système économique est obsolète face à une démographie galopante et au dérèglement climatique.À cette situation inédite s'ajoutent des mouvements de fond, qui transforment aussi la face du monde ; notamment la recomposition des relations internationales, avec la montée en puissance de la Chine - et plus largement de l'Asie -, et les promesses de l'Afrique.Fort heureusement, l'écologie et le développement durable sont compatibles avec la croissance. Les dettes peuvent être remboursées autrement que par la faillite, l'impôt et l'inflation. La science s'est remise en marche et invite à toutes les ruptures pour que naisse un autre modèle, dont la crise sanitaire a esquissé les grandes lignes.Dans cet essai résolument optimiste et enthousiaste, Philippe Dessertine donne les clés de compréhension de ces bouleversements inédits.

  • Grégoire Orlov souffre, boit, et rosse. Son mariage s'est usé en même temps que ses muscles. Martha Orlov, à côté du vide et de l'ennui de leur misérable existence, encaisse les coups du destin avec ceux de son mari.

    L'air empuanti de leur immeuble couve le choléra. L'épidémie réveille bientôt chez Grégoire un instinct d'héroïsme qui va le pousser à soigner les malades. Cette vocation soudaine guérit un temps les déchirements du couple... jusqu'à ce que ressurgisse la nature taciturne du mari. Incapable de satisfaire sa soif d'absolu, Grégoire Orlov s'en remettra à sa soif de vodka.

    Maxime Gorki offre avec Les Époux Orlov un récit emblématique, proche du naturalisme. Sous sa plume, le drame de ces travailleurs russes finit par revêtir la puissance d'une tragédie antique.

    Né en 1868 à Moscou dans une famille modeste, Maxime Gorki effectue divers métiers et apprend à écrire en autodidacte. D'abord journaliste, il connaît la popularité avec ses récits décrivant le quotidien des classes populaires russes. Il est notamment l'auteur des Bas-fonds, paru en 1902. Il se rallie au marxisme et s'exile face à la répression du régime tsariste. Il s'engage dans la révolution de 1917, mais s'exile à nouveau. Il revient définitivement en URSS en 1932 et meurt à Moscou en 1936.

  • La France, pays où l'on s'oppose le plus à la vaccination, pourquoi ? A l'heure de l'épidémie de COVID, cette question devient centrale.La France est le pays de Louis Pasteur et pourtant c'est aussi celui où l'on résiste le plus à la vaccination. D'où provient ce phénomène antivax ? Qui en sont les acteurs et quels sont leurs arguments ? Quel rôle jouent les réseaux sociaux désormais très relayés ? À l'heure de l'épidémie de Covid-19, ces questions deviennent cruciales.
    De Jenner à Pasteur, les inventeurs de vaccins ont toujours été confrontés à de fortes résistances et hésitations : naturalisme, malthusianisme, prônant la régulation de la démographie, études frauduleuses affirmant que le vaccin HPV induit des cancers du col de l'utérus, débats sur l'aluminium, perte de confiance dans les autorités sanitaires et gouvernementales, conspiration supposée entre les grandes firmes pharmaceutiques, l'Organisation mondiale de la santé et les États... le profil des résistants à la vaccination est hétérogène, et le sujet n'est hélas que trop rarement investigué.
    Puisant dans l'Histoire, la philosophie et les faits actuels, le Dr Olivier Jourdain décrypte, sous la forme d'une enquête, comment nous en sommes arrivés là et rappelle que l'OMS a identifié le mouvement antivax comme une des dix principales menaces pour la santé de l'humanité.
    À l'heure de l'épidémie de coronavirus, et dans un monde où d'autres pandémies surviendront très probablement, il est essentiel de prendre en compte ce phénomène et lutter contre les peurs et les rumeurs sans fondements. La vaccination est un enjeu de santé publique qui nous concerne tous.

  • Épidémiologiste et ingénieur sanitaire en avance sur son temps, George A. Soper fut l'un des premiers à tirer les leçons du désastre sanitaire de la grippe espagnole. Dès 1919, face à l'incapacité de dégager un point de vue consensuel sur la nature de l'épidémie, il parvient à synthétiser en seulement quelques pages, les connaissances et les débats de l'époque sur le sujet.

    Soper, avec une prudence et lucidité remarquables, y dénonce l'indifférence avec laquelle les maladies respiratoires sont habituellement observées, cause selon lui de notre incapacité à nous en prémunir. Il apparaît ainsi comme un véritable lanceur l'alerte et un précurseur. On est finalement frappé de constater qu'un siècle plus tard, la recherche n'a que peu avancé dans la compréhension de telles maladies...

    George A. Soper (1870-1948), était un éminent ingénieur et épidémiologiste américain, docteur de l'université Columbia. Il s'est notamment illustré en 1907, en identifiant Mary Mallon comme le premier humain porteur sain de la fièvre typhoïde. Il est l'auteur de plusieurs articles scientifiques, notamment parus dans la prestigieuse revue Science, où il publia en 1919 The Lessons of the Pandemic.

  • À la notion d'effondrement, qui dépolitise les enjeux en postulant une trajectoire unique et comme jouée d'avance, on opposera celle de
    basculements, qui permet de faire place à l'imprévisibilité croissante de notre temps et au rôle central de la mobilisation politique. Des basculements se produiront en effet, à relativement court terme, sur fond d'une
    crise systémique du capitalisme, certes produite par les " contradictions " environnementales qui ravagent la planète, mais aussi par des tensions internes entre un capitalisme fossile et un capitalisme techno-" écologique ". Sur cette base analytique, le livre esquisse plusieurs scénarios, tous parfaitement vraisemblables à ce stade.
    Il en est un sur lequel il attire particulièrement notre attention : celui d'une ouverture des possibles synonyme de basculements sociétaux et civilisationnels considérables qui nous engageraient vers des manières de vivre échappant aux logiques du système-monde capitaliste. Et nous placeraient face à des questions fondamentales : que peut être un agencement de la production qui renonce à la centralité des déterminations économiques ? Que peut être une politique qui privilégie l'autogouvernement populaire et assume une relocalisation communale ? Comment nouer de nouvelles relations aux non-humains qui cessent de nous extraire des interdépendances du vivant sans pour autant dissoudre entièrement la notion d'humanité ? Et par quels chemins faire croître de tels possibles ?
    Autant de questions auxquelles Jérôme Baschet - avec une érudition, une clarté et une liberté de pensée exceptionnelles - esquisse des réponses aussi plausibles et documentées qu'éminemment désirables.

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