• Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, de celles que l´on n´oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Leo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de

  • « Un livre instructif, subtil, doté de personnages splendides et d´une intrigue remarquable... Willis au sommet de son art. » Michael Moorcock 2060, le point de départ des voyages dans le temps. Des divergences avec les archives historiques semblent indiquer que quelqu´un a modifié le passé et changé l´issue de la Seconde Guerre mondiale. La théorie selon laquelle on peut observer le passé sans jamais l´altérer paraît tout à coup sur le point de s´écrouler. À Oxford, le directeur de thèses des historiens, M. Dunworthy, le jeune Colin Templer et son amie Polly livrent un combat acharné contre le temps...

  • Jean-Paul II

    Collectif

    Pour vous, les Éditions Chroniques reviennent sur le destin exceptionnel de Jean-Paul II, le premier pape polonais disparu en 2005 et béatifié en 2011. Encore présent dans tous les esprits, cet ouvrage s'est attaché à retracer en 184 pages et plus de 300

  • Qu'est-ce qui rapproche un pirate de la mer du Nord mort il y a 600 ans, un Argentin qui décide de sauver les forêts de Patagonie, un instituteur exilé qui rêve de son école et s'éveille avec de la craie sur les doigts, un Bengali qui aime les bateaux et les amène au chantier où ils sont détruits en leur racontant les beautés des mers qu'ils ont sillonnées ? Seulement cette frontière fragile qui sépare les héros de l'Histoire des inconnus dont les noms resteront dans l'ombre. Voici, riche d'une humanité palpable, dans ce style sec et incisif auquel nous a habitués Luis Sepúlveda, toutes ces vies recueillies par un voyageur exceptionnel.

  • « Loveday est un personnage attachant en dépit de son caractère rebelle et parfois cassant. Ce livre original et intelligent se lit d'une traite. J'ai passé un excellent moment. » - Katie Fforde

    Cette librairie cache bien des secrets...

    Loveday préfère la compagnie des livres à celle de ses semblables. Alors qu'elle s'efforce d'oublier son enfance difficile, elle reçoit un jour trois mystérieuses livraisons de livres qui ravivent ses souvenirs. Quelqu'un dans son entourage connaît le secret de sa vie. Est-ce Archie, le patron de la librairie dans laquelle elle travaille ? Rob, l'amoureux éconduit qui ne cesse de la harceler ? Nathan, le poète-magicien qu'elle vient de rencontrer, celui qui pourrait l'aider à trouver les mots pour raconter son histoire ? Le moment semble venu pour elle d'affronter son passé et d'enfin tourner la page.
    « Intense, vibrant d'amour et de souffrance. Un très beau roman original et décalé, le genre de livre que l'on est ravi de dénicher dans une librairie. Loveday Cardew est un personnage qui vous va droit au coeur. » - Linda Green
    « Loveday est une merveilleuse héroïne qui a conquis mon coeur dès la première page... Quant à sa librairie, c'est celle dont rêvent tous les amoureux de la lecture. » - Julie Cohen
    « Une belle lecture que la voix de Loveday rend totalement envoûtante... Un magnifique récit qui se lit d'une traite. » - Liz Fenwick
    « Très bien écrit, avec une atmosphère particulière. Loveday est une héroïne attachante, fragile et dotée d'une forte personnalité. La troublante histoire de son passé est racontée avec brio. » - Tracy Rees
    « Les demandes de livres pourraient être classées en quatre catégories. La première est celle des titres erronés ou déformés :
    - Je voudrais un exemplaire de Toute une histoire pour pas grand-chose de William Shakespeare, s'il vous plaît.
    - Vous ne voulez pas plutôt dire Beaucoup de bruit pour rien ?
    - Non, je ne crois pas, c'est une pièce. Vous pourriez regarder dans la section « Théâtre » ?
    La deuxième est celle des requêtes fantaisistes :
    - Je cherche un livre que j'ai lu en 1974, ou en 1975. C'était une histoire d'amour, en Amérique, je crois, ou en Australie. Est-ce que vous l'auriez ?
    La troisième se limite au grand succès de la semaine :
    - J'écoutais une émission sur Radio 4 et ils parlaient d'un livre sur Pythagore ou Prométhée...
    Enfin, dans la quatrième, il y a les demandes sérieuses, celles pour lesquelles on a vraiment envie de s'investir, car il s'agit de mettre la main sur un ouvrage rare et précieux. »
    Copyright © Stephanie Butland, 2017
    © Bragelonne 2018, pour la présente traduction

    1 autre édition :

  • 1934. Bérénice Capel, une adolescente juive, réussit le concours d'entrée au Conservatoire, contre la volonté paternelle. Rompant avec sa famille, la jeune fille au prénom prédestiné entame sa formation théâtrale dans la classe de Louis Jouvet grâce à l'aide de madame de Lignières, qui lui offre son nom. Bérénice de Lignières est douée, travailleuse, passionnée. Sa vie est désormais rythmée par l'apprentissage des plus grands rôles du répertoire, elle croise Édouard Bourdet, Véra Korène, Jean Gabin, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault. En 1937, elle est admise à la Comédie-Française.
    La montée du fascisme en Europe, les tensions politiques en France, les rivalités professionnelles, les intrigues amoureuses, rien n'entache le bonheur de Bérénice qui devient rapidement une comédienne de renom. Au tout début de l'Occupation, avant même la promulgation des lois raciales, la Maison de Molière exclut les Juifs de sa troupe. La belle et brillante sociétaire est rattrapée par son passé. Continuera-t-elle à cacher sa véritable identité, au risque de se perdre ? Va-t-elle rejoindre alors le compositeur Nathan Adelman pour une nouvelle vie en Amérique ?
    Bérénice 34-44, premier roman d'une impressionnante maturité, nous plonge dans les ors, arcanes et velours de la Comédie-Française et dans cette période trouble de l'histoire à travers le prisme d'un destin exceptionnel. Une trajectoire artistique captivante qui rend justice ainsi aux destins brisés par la folie meurtrière de la Seconde Guerre mondiale.

  • Les XVIe et XVIIe siècles occupent une place particulière dans l´historiographie. Pour les uns, ils marquent la rupture avec l´obscurantisme médiéval et le cheminement vers le progrès pour les autres, ils sont une époque troublée, enserrée entre les guerres de religion et les coûteuses conquêtes du Roi Soleil. Les faits sont tout à la fois plus complexes et plus simples : les guerres d´Italie permettent à la France de développer une culture rayonnante, mais la font passer à côté de la conquête océanique les esprits interrogent l´Écriture et la tradition dans et hors de l´Église, mais l´unité éclate et les guerres de religion sont sanglantes Louis XIV rayonne en Europe, mais son peuple ne connaît pas la paix.

    Jean-Marie Le Gall décrypte dans un style clair mais précis les différentes facettes de ces siècles tiraillés entre la naissance d´une culture moderne et la violence d´une époque de guerre permanente.

  • « Le danger était aux portes de la cité.

    J´avais déjà affronté bien des tempêtes, mais celle qui venait vers nous était la pire de toutes. Un cataclysme, un fléau... Pourquoi ne nous croyaient-ils pas ? La mort s´apprêtait à s´abattre sur eux. Bientôt, le sang serait versé sur la Terre des loups.

    La désolation. Le néant. La ruine. C´est tout ce qu´il resterait.

    Ne pas fuir. Nous imposer et les convaincre. Pour les sauver tous. Pour le sauver... lui. »

  • La Seconde Guerre mondiale vit près de trois mille navires anglais envoyés par le fond. Embarqué sur la Rose des Vents, joli nom pour y vivre l´enfer, Nicholas Monsarrat relate dans La Mer cruelle la longue et véridique histoire d´un océan, de deux navires et d´environ cent cinquante hommes pris dans la plus furieuse des batailles qui fut jamais livrée en mer. Il le fait sans emphase mais sans rien édulcorer, décrit l´insoutenable souffrance des équipages trempés par l´eau salée et révèle un univers teinté d´humanité et d´horreur. Rejet, fascination et dégoût sont les maîtres mots pour dépeindre ces flots sans âme, traîtres aux hommes et pourvoyeurs d´orphelins...

    « Le roman le plus juste sur la Seconde Guerre mondiale. » Philippe Lançon. Charlie Hebdo.

    Né à Liverpool en 1910, Nicholas Monsarrat, qui voulait devenir avocat, s´installe à Londres avant de se consacrer à la littérature et de rédiger ses premières nouvelles. Bien que pacifiste, il entre à vingt-neuf ans dans la Royal Naval Volunteer Reserve durant la Seconde Guerre mondiale et il écrit, la paix revenue, quelques romans inspirés de son expérience, comme Le bateau qui mourait de honte et Pirates en dentelle. Nicholas Monsarrat reste surtout connu pour La Mer cruelle, publié en 1951, dont le succès fut retentissant. Il s´est éteint à Londres en 1979.

  • L´Empire britannique a été le plus vaste empire qui ait jamais existé. L´histoire de son expansion est complexe : à un premier empire en a succédé un second, qui s´est construit à partir de la fin du XVIIIe siècle. Suivant les lieux et les époques, ce mastodonte est formé de composantes diverses - dominions, colonies de la Couronne, forteresses, comptoirs, etc. - auxquelles s´ajoutent un empire informel composé des protectorats (Égypte), une sphère d´influence (Chine, Perse, Empire Ottoman), mais aussi un « empire du libre-échange » (Amérique du Sud, sud des États-Unis, Portugal, Scandinavie, Normandie, etc.). Avec la décolonisation, en quelques décennies, ce sont 64 pays et un demi-milliard d´êtres humains qui ont cessé d´être gouvernés par les Britanniques.
    Cet ouvrage présente l´histoire de l´Empire britannique jusqu´à sa disparition. Il montre comment cet immense ensemble est certes une construction politique, territoriale, économique, culturelle et technique, mais aussi l´espace d´un vaste déplacement d´hommes et de femmes qui s´opère dans différentes directions.

  • Longtemps restés confidentiels, les écrits de Gyrgy Ligeti (1923-2006) constituent un document essentiel ; non seulement parce que ce sont ceux de l'un des plus grands compositeurs de son époque, mais aussi parce qu'ils développent une pensée originale et profonde qui se distingue de celle de ses contemporains. Le fait que Ligeti ait intégré tardivement le cercle de Darmstadt après avoir fui la Hongrie en 1956, alors qu'il avait déjà composé des oeuvres majeures dans le sillage de Bartók, a favorisé son approche critique de la situation musicale, et en particulier du sérialisme. Dans les essais écrits au tournant des années cinquante et soixante, il fonde sa propre démarche en faisant apparaître les contradictions de la composition sérielle comme celle de Cage. Une partie importante des textes est consacrée à l'oeuvre de Webern, que Ligeti découvrit à ce moment-là. Plus tard, ses réflexions témoignent de son ouverture d'esprit, de la recherche de voies nouvelles, et d'un éclatement des références : elles ont un caractère autobiographique plus marqué. S'y ajoutent de nombreux témoignages et des hommages qui ne concernent pas seulement les musiciens, et qui font apparaître la grande humanité du compositeur. Ligeti, dans chacun de ses textes, va droit à l'essentiel ; son style est d'une grande clarté, évitant tout jargon. Avec une érudition immense, il convoque aussi bien les peintres, les écrivains et les scientifiques que les musiciens. La sobriété de l'écriture, chez lui, est articulée à l'humour et à l'auto-ironie ; la précision à une imagination fantasque. Les sujets les plus divers sont abordés : en plus de Bartók, Webern et le sérialisme, qui sont le coeur de sa réflexion, la pédagogie, la pensée du timbre, l'espace, l'écriture moderne pour orgue, la nouvelle musique américaine... Avec ce troisième volume publié par les éditions Contrechamps, c'est l'ensemble des écrits de Ligeti qui sont désormais disponibles en français. Il vient en effet après les Neuf essais sur la musique parus en 2002 (deuxième édition en 2010) et le recueil intitulé L'Atelier du compositeur paru en 2013. La traduction française, comme pour les précédents volumes, est de Catherine Fourcassié.

  • « J´ai vraiment pas de bol, il aura suffi d´une morsure, d´une seule, pour que je me retrouve embarquée dans une histoire sans queue ni tête. Je ne sais pas exactement comment ça a commencé, et je ne sais pas non plus de quelle manière tout cela va finir. Quoi qu´il en soit, celui qui fera en sorte que les jeunes vampires arrêtent de s´enterrer dans mon jardin, sera mon héros. Et si en plus il est beau, riche et intelligent, je ne me plaindrai pas ! Je veux retrouver ma vie d´avant, tranquille et... ennuyeuse à mourir. » Sauf qu´en voulant éloigner les ennuis, il arrive qu´on en attire d´autres... à plumes.
     

  • Il y a d'abord eu le grand malheur de sa vie... Et puis cette sale histoire à propos des "âmes fêlées" dont il ne veut plus entendre parler. A présent, c'est la solitude que Fernand ne peut plus affronter, et c'est le coeur presque léger qu'il se décide à pousser la porte du Perce-Neige, maison d'accueil aux allures bienveillantes... Le vieil homme est alors loin de s'imaginer quel univers l'attend... un monde où trop souvent se mêlent solitudes et abandons des laissés pour compte. Mais si, tout à coup, les petits vieux faisaient un pied-de-nez à la vie et décidaient de jouer les prolongations ? Bien malgré lui, voilà que le passé de Fernand ressurgit... « La vieillesse, cela devrait être doux comme un crépuscule d'été.... » Fernand, Un arc-en-ciel sous la lune à reçu le prix du roan 2016 Claude Favre de Vaugelas.

  • 1943, campagne d´Italie. Peu de temps après avoir quitté leurs terres ancestrales pour Wellington, la capitale néo-zélandaise, trois frères, pour des raisons différentes, s´engagent volontairement dans le 28e Bataillon maori, et se retrouvent sur le front durant la terrible bataille de Monte Cassino. C´est l´occasion pour Patricia Grace de réfléchir à la réalité de la guerre, aux motivations personnelles de ses jeunes héros et de retracer un épisode marquant de l´histoire néo-zélandaise.

    Bien plus qu´un récit de guerre, Le Bataillon maori est une histoire de fierté et de sacrifice,de famille, de fratrie et d´amour qui, avec beauté, humour et émotion, et sans aucun sentimentalisme, nous invite au voyage.

  • Dans ce volume d'écrits faisant suite aux Neuf essais sur la musique publiés antérieurement, Gyrgy Ligeti (1923-2006) nous fait entrer dans son atelier de compositeur. Se trouvent ici réunis non seulement tous les textes qu'il a consacrés à ses oeuvres, mais aussi tous ses écrits autobiographiques. Le regard porté sur une vie mouvementée ou sur sa judéité, les souvenirs et les prises de position polémiques, les commentaires d'une étonnante précision sur ses propres compositions, témoignent tous d'une extrême lucidité, celle d'un artiste ballotté par les vents contraires de l'histoire, partagé entre plusieurs pays et plusieurs cultures, mais toujours suprêmement libre. Représentant critique d'une avant-garde musicale qu'il n'a cessé de bousculer, cet ennemi acharné de toute idéologie, qu'elle fût politique ou esthétique, fut un artiste à la fois rigoureux et plein d'une fantaisie débridée, un penseur et un artisan. Ses textes constituent un témoignage précieux et une source indispensable d'informations. Un troisième recueil, consacré à ses essais et à ses réflexions esthétiques, viendra clore cette édition complète des écrits de Gyrgy Ligeti.

  • Dans ce livre qui complète une série d'études menées sur la culture durant l'époque nazie, l'historien Michael Kater suit le parcours de huit compositeurs très différents les uns des autres, auscultant le comportement d'artistes qui avaient déjà, au moment de l'avènement de Hitler en 1933, une réputation dans la sphère musicale allemande et internationale. Son étude minutieuse, qui s'appuie sur une documentation en partie inédite, d'une exceptionnelle richesse, suit la trajectoire de personnalités qui choisirent ou bien la collaboration et l'opportunisme, ou bien la résistance et l'exil. Dans la première catégorie, les deux compositeurs postromantiques, Strauss et Pfitzner, s'accommodèrent du pouvoir nazi au nom de la grande tradition germanique ; Hindemith partageait cette position, mais le modernisme qu'il avait incarné sous la République de Weimar suscitait un rejet qui le contraignit finalement à l'exil. Orff et Egk saisirent l'occasion de faire carrière et de représenter la nouvelle Allemagne par leurs oeuvres et leur activité. À l'opposé, Schoenberg et Weill, qui étaient juifs, prirent immédiatement le chemin de l'exil. Hartmann, enfin, cessa de composer, restant à l'écart de la vie publique jusqu'à la fin de la guerre. Ces huit destins croisés mettent cruellement en jeu les rapports entre l'esthétique et la politique, sur fond de lutte entre les Anciens et les Modernes.

  • Dans Introduction à la sociologie de la musique, écrit au début des années soixante, Theodor W. Adorno cumule les expériences, les observations et les intuitions d'une vie entière, au long de laquelle la musique tint un rôle capital, indissociable de la réflexion philosophique plus générale. Mais la force de cet ouvrage, l'un des grands classiques de la musicologie du xxe siècle, tient également dans sa dimension visionnaire, d'une portée aujourd'hui encore tout à fait singulière. En effet, à l'heure où la sphère musicale, dans son ensemble, est de plus en plus soumise aux conditions de production de masse et aux impératifs médiatiques, les analyses développées ici révèlent plus que jamais leur pertinence. La démarche adornienne ne se limite pas à décrire sous quelles formes et dans quelles conditions la musique est reçue dans la société. Elle s'attache plutôt - et c'est son originalité profonde - à déceler le contenu intrinsèquement social des oeuvres et des genres musicaux. De plus, débordant le cadre strictement musical, l'ouvrage d'Adorno s'ouvre constamment vers les horizons d'une philosophie critique de la culture. « La dimension sociale des oeuvres d'art n'est pas seulement leur adaptation aux desiderata externes des commanditaires ou du marché, mais constitue précisément leur autonomie et leur logique immanente. »

  • Mademoiselle Mengele... Pourquoi ce nom ? Les jeunes femmes choisies par le monstre d'Auschwitz lors de leur arrivée au camp étaient appelées « les filles de Mengele ». Elle a 20 ans quand la Seconde Guerre mondiale et le nazisme broient sa famille et son existence. Elle saura pourtant surmonter l'indicible. Au soir de sa vie, elle s'est confiée et a raconté son histoire, telle qu'elle demeurait dans ses souvenirs.

  • Cette nouvelle, considérée comme un des chefs-d´oeuvre du divin marquis, fut écrite en prison au même moment que Les 120 journées de Sodome.
    La cruauté du destin, le "fatalisme" (titre initialement prévu pour la nouvelle) sont tels qu´on se demande comment Sade a pu concentrer, en une centaine de pages une telle accumulation de passions.

  • Shoah de Claude Lanzmann est aujourd'hui considéré comme une référence. Le film a en grande partie défini la manière dont est traité et représenté le génocide des juifs, au point d'imposer l'usage du terme «shoah» dans la langue courante.
    Pendant des années, il a été quelque peu difficile de contenir l'émotion que procure le film, et de tenter une approche distanciée, voire parfois critique. Dans les années 2000, un événement va notablement modifier la situation : la mise à disposition des rushs de Shoah au Musée Mémorial de l'Holocauste (Washington), c'est-à-dire de toutes les images non retenues dans la version finale du film, ainsi que les transcriptions et résumés annotés des entretiens. Il devenait ainsi possible de se confronter au film de l'intérieur.
    Fabrication du film et choix au montage, modes de diffusion, appropriations successives dans les médias et par les intellectuels, ou encore influence du projet sur le travail d'autres réalisateurs, l'étude de Shoah permet de mieux comprendre comment le film est devenu un monument.
    Sans prendre le film comme un mythe qu'il faudrait déconstruire, mais en révélant la dynamique des places qu'occupent le réalisateur et ses équipes, ainsi que les protagonistes et les spectateurs, Rémy Besson, historien et spécialiste des cultures visuelles, retrace ici la genèse de Shoah.

  • L'histoire époustouflante d'un jeune séminariste plongé, à l'aube de la Seconde guerre mondiale, dans la sinistre légion de Hitler : les SS.
    Certaines vies attestent que la fiction peut parfois être largement dépassée par la réalité. La vie de

  • En publiant en 1972 Histoire et Absolu, Jacques Colette offrait une compréhension rigoureuse de la pensée de l'existence à travers l'analyse minutieuse de quatre ouvrages fondamentaux de Kierkegaard: les Miettes philosophiques, le Post-scriptum, le Concept d'angoisse ainsi que La maladie à la mort. Le temps est venu de rendre cet essai magistral à nouveau accessible. Il a marqué la réception de Kierkegaard et il reste un ouvrage majeur pour s'introduire dans son oeuvre philosophique. Cette édition revue et corrigée, menée par Joaquim Hernandez-Dispaux, est augmentée d'un essai inédit de Jacques Colette.

  • Les différents essais regroupés par Adorno lui-même sous le titre schubertien de Moments musicaux appartiennent à des époques très différentes : certains sont des écrits de jeunesse datant de la fin des années vingt et des années trente ; d'autres ont été écrits après la guerre, jusqu'au plus récent publié au début des années soixante. Ils témoignent de l'évolution d'Adorno dans son effort pour articuler la réflexion philosophique et une approche sociologique de la musique à la logique interne des oeuvres. Les sujets traités sont extrêmement divers : Schubert, le style tardif de Beethoven, le Freichütz de Weber, les Contes d'Hoffmann d'Offenbach, Parsifal de Wagner, mais aussi le jazz, le Quintette à vents de Schoenberg, Mahagonny de Kurt Weill, Krenek, le rapport entre progrès et réaction, etc. Adorno y déploie une pensée engagée, liée à la musique de son temps, mais dans laquelle le passé demeure un enjeu. Martin Kaltenecker, traducteur de cet ouvrage qu'il a également annoté, propose en fin de volume un commentaire développé et approfondi dans lequel il replace les problématiques abordées dans les Moments musicaux à l'intérieur du contexte général de la pensée d'Adorno.

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