André DUSSOLLIER

  • La petite poule qui voulait voir la mer lu par André Dussollier... ...un livre audio qui amusera les petits et les grands !" Pondre, toujours pondre ! Il n'y a pas que ça dans la vie ! Moi, je veux voir la mer ! " s'écrie Carméla, la petite poule blanche. Son père, le coq, n'a jamais rien entendu d'aussi fou. " File au nid ", ordonne-t-il à la poulette. Mais Carméla n'arrive pas à s'endormir... et aimerait bien prendre le large !

  • Un petit poulet au sacré caractère refuse le train-train quotidien du poulailler. Son rêve ? Toucher les étoiles... Et à coeur de poulet, rien d'impossible !
    Approcher les étoiles ! Depuis qu'il est sorti de son oeuf, Carmélito, le petit poulet, ne rêve que de ça. En digne fils de Carméla, la poulette de La petite poule qui voulait voir la mer, rien ne peut l'abattre, ni la difficulté, ni les moqueries de Pédro le cormoran. Et puis son ami Bélino, le petit bélier, est là pour le soutenir ! Il le conduit même auprès d'un ami : le signore Galilée. L'étrange bonhomme laisse Carmélito regarder les étoiles dans son drôle de tuyau-truc-machin (une longue-vue). Le petit poulet est fasciné : " Hé, m'sieur, quand est-ce qu'on pourra les toucher pour de vrai, les étoiles ? ". Le vieux savant éclate de rire : " Quand les poules auront des dents, mon petit Carmélito ! " Mais il ne croit pas si bien dire... Cette nuit-là, Carmélito et Bélino voient débarquer d'un étrange poulailler tombé du ciel des poules vertes avec des dents ! Carmélito ne résiste pas à l'envie de visiter ce poulailler ! À bord, il rencontre Céleste, la petite poule verte, qui vient des étoiles... Nom d'une plume, Carmélito le tient, son rêve !

  • « Certains témoins mentionnent qu'aux derniers jours du procès de Maurice Papon, la police a empêché un clown de rentrer dans la salle d'audience. [...] L'ancien secrétaire général de la Préfecture a peut-être remarqué ce clown mais rien n'est moins sûr. Par la suite l'homme est revenu régulièrement sans son déguisement à la fin des audiences et aux plaidoiries. À chaque fois, il posait sur ses genoux une mallette dont il caressait le cuir tout éraflé. Un huissier se souvient de l'avoir entendu dire après que le verdict fut tombé : - Sans vérité, comment peut-il y avoir de l'espoir ? » L'auteur dédie ce court texte lumineux, émouvant et métaphorique à la mémoire de son grand-père, ancien combattant à Verdun et de son père, ancien résistant.  ©2003 Éditions Joelle Losfeld (P)

  • Lorsque Victor Hugo meurt en 1884, un contemporain résume la situation par ces mots : "Il a désencombré l'horizon. Parce que dès que l'auteur des Châtiments s'attaquait à un genre, il paraissait réduire la taille de ses confrères. Cela vaut particulièrement pour Notre-Dame de Paris. Le roman historique avait déjà été mis à la mode par Walter Scott, mais Hugo arrive avec la puissance de son verbe, son art des vastes synthèses, un sens dramatique éprouvé. Les rivaux s'évaporent. L'oeuvre se dresse à l'égale de la cathédrale de pierre et résiste au temps.
    Pourquoi Notre-Dame de Paris continue de se lire, de se jouer, de se chanter et de... s'enregistrer ? Parce que Notre-Dame de Paris est l'une des plus grandes oeuvres humaines."
    Qui d'autre pouvait approcher ce monument littéraire qu'André Dussollier, lecteur talentueux et reconnu ? André Dussollier devient Victor Hugo et nous immerge dans l'oralité romanesque d'une des plus belles histoires au monde.

  • Sur la lecture est un petit texte de Marcel Proust, qui servit de préface à la traduction du livre Sésame et les lys de Ruskin. Il propose une introduction à la lecture, par le biais de la description d'une journée d'enfance en compagnie d'un « livre préféré ». Proust refuse de voir dans la lecture une communication avec le monde, un accès à l'extérieur, c'est au contraire la rencontre avec soi-même que met en place la confrontation avec les mots d'un autre.

  • "À soixante ans on a franchi depuis longtemps le solstice d'été. Il y aura encore de jolis soirs, des amis, des enfances, des choses à espérer. Mais c'est ainsi : on est sûr d'avoir franchi le solstice. C'est peut-être un bon moment pour essayer de garder le meilleur : une goutte de nostalgie s'infiltre au coeur de chaque sensation pour la rendre plus durable et menacée. Alors rester léger dans les instants, avec les mots. Le solstice d'été est peut-être déjà l'été indien, et le doute envahit les saisons, les couleurs. Le temps n'est pas à jouer ; il n'y a pas de temps à perdre."
    Avec la douceur de son timbre de voix, André Dussollier s'approprie les mots de Philippe Delerm. Il joue avec les silences, le rythme et la musicalité des phrases pour nous restituer ces petits éclats de vie qui font la trame des jours heureux.

  • Victor Hugo et les poètes contemporains

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    lu par Denis Lavant; André Dussollier; Laurent Terzieff

    Cet enregistrement reproduit les lectures diffusées sur France Culture dans Poésie sur Parole (une émission d'André Velter - Jean-Baptiste Para - Vanessa Nadjar) au cours d'une semaine spéciale consacrée à Victor Hugo. Chacun des onze poètes contemporains a choisi un texte dans son oeuvre, ou a composé un inédit, en résonance avec l'un de ses poèmes préférés de Victor Hugo. Onze comédiens ont prêté leurs voix à ces jeux d'échos, donnant ainsi à entendre les connivences et les différences.

  • "La décroissance du jour me replongeant par le souvenir dans une atmosphère ancienne et fraîche, je la respirais avec les mêmes délices qu'Orphée l'air subtil, inconnu sur cette terre, des Champs Élysées. Mais déjà la journée finissait et j'étais envahi par la désolation du soir. Regardant machinalement à la pendule combien d'heures se passeraient avant qu'Albertine rentrât, je voyais que j'avais encore le temps de m'habiller et de descendre demander à ma propriétaire, Mme de Guermantes, des indications pour certaines jolies choses de toilette que je voulais donner à mon amie."

  • Que celui qui pourrait écrire un tel livre serait heureux, pensais-je, quel labeur devant lui ! Pour en donner une idée, c'est aux arts les plus élevés et les plus différents q'il faudrait emprunter les comparaisons ; car cet écrivain, qui d'ailleurs pour chaque caractère en ferait apparaître les faces opposées, pour montrer son volume, devrait préparer son livre, minutieusement, avec de perpétuels regroupements de force, comme une offensive, le supporter comme une fatigue, l'accepter comme une règle, le construire comme une église, le suivre comme un régime, le vaincre comme un obstacle, le conquérir comme une amitié, le suralimenter comme un enfant, le créer comme un monde sans laisser de côté ces mystères qui n'ont probablement leur explication que dans d'autres mondes et dont le pressentiments est ce qui nous émeut le plus dans la vie et dans l'art.

  • Du côté de chez Swann est à la fois l'ouverture de toute l'oeuvre, et un roman complet, pourvu d'une conclusion, certes provisoire, mais dont la désillusion peut paraître, à qui ne lirait pas plus loin, le dernier mot de La recherche.

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