Odile Jacob

  • Jacques de Larosière a fait toute sa carrière au sommet des institutions financières : il a d'abord dirigé le Fonds monétaire international (1978-1987), avant de devenir gouverneur de la Banque de France (1987-1993), puis président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (1993-1998). Il est membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Il est notamment l'auteur de : Les 10 préjugés qui nous mènent au désastre économique et financier, 50 ans de crises financières et Les lames de fond se rapprochent.

    « Cet essai a pour ambition de comprendre comment notre pays s'est laissé glisser, depuis une quarantaine d'années, au bas des classements internationaux pour ce qui est des performances économiques.
    Nous nous sommes profondément désindustrialisés tout en augmentant massivement l'appareil d'État, la dépense et les prélèvements publics.
    Cet essai entend montrer l'ampleur de nos retards et suggérer la manière de les combler afin de mettre à profit notre avantage démographique qui, à condition que l'on n'y mette pas de nouveaux obstacles, pourrait bien être à l'origine d'un «miracle» français. » J. de L.

  • Dieu existe-t-il ? Comment l'Univers a-t-il commencé ? Y a-t-il de la vie intelligente ailleurs ? Peut-on prévoir l'avenir ? Qu'y a-t-il à l'intérieur d'un trou noir ? Peut-on voyager dans le temps ? L'espèce humaine pourra-t-elle  survivre sur la Terre ? Faut-il coloniser l'espace ? Serons-nous dépassés par l'intelligence artificielle ? Que nous réserve l'avenir ?

    Telles sont quelques-unes des grandes questions que Stephen Hawking  éclaire dans ce livre auquel il a travaillé jusqu'à sa mort.

    Tout au long de son exceptionnelle carrière, Stephen Hawking a approfondi notre connaissance de l'Univers et dévoilé quelques-uns de ses plus grands mystères. Mais, alors même que ses travaux sur les trous noirs, la gravité quantique, les temps imaginaires lui faisaient explorer les confins de l'Univers, il a  toujours pensé que la science permettrait de résoudre les problèmes de la planète.

    Passionnant, ambitieux, ô combien intellectuellement stimulant et plein d'humour, le dernier livre de Stephen Hawking, l'un des plus grands esprits de notre temps, nous invite à nous confronter à notre humaine condition et au destin de notre planète.

  • Menacé par la puissance grandissante de l'islam et de la Chine, l'Occident parviendra-t-il à conjurer son déclin ? Saurons-nous apprendre rapidement à coexister ou bien nos différences nous pousseront-elles vers un nouveau type de conflit ? Pour Samuel Huntington, les peuples se regroupent désormais en fonction de leurs affinités culturelles. Les frontières politiques comptent moins que les barrières religieuses, ethniques, intellectuelles. Au conflit entre les blocs idéologiques de naguère succède le choc des civilisations. Le livre qu'il faut lire pour comprendre le monde contemporain et les vraies menaces qui s'annoncent.

  • Il y a vingt ans Apple entamait avec le retour de Steve Jobs sa seconde vie. Google et Amazon étaient des start-up et Facebook n'existait pas. Vingt ans après, les GAFA font partie des entreprises les plus puissantes au monde.

    N'avons-nous pas fait preuve de naïveté face à ces jeunes pousses qui se réclamaient de la liberté d'entreprendre et de l'innovation ? Peut-on encore lutter contre ces empires plébiscités par les consommateurs et aux ambitions sans limite ?

    Joëlle Toledano montre dans ce livre comment les GAFA arrivent à s'extraire du droit commun, à verrouiller la concurrence, à définir leurs propres règles en s'appuyant sur l'efficacité des outils numériques. Dénonçant notre retard face à ces entreprises sophistiquées et agiles, elle nous exhorte à comprendre ce nouveau monde et à reprendre l'initiative.

    La transformation numérique est rapide, bouleverse les chaînes de valeur. Les intérêts de court terme sont souvent opposés à ceux de long terme, d'où les difficultés à définir l'intérêt général. Donnons-nous les moyens de fabriquer les institutions du XXIe siècle au service du bien commun !

  • L'anxieux qui vous harcèle, le paranoïaque qui prend tout comme une offense, l'obsessionnel qui se perd dans les détails au détriment de l'essentiel, le narcissique qui tire la couverture à lui, le dépressif qui vous accable de son inertie, le «type A» pour qui rien ne va jamais assez vite : tous perturbent votre vie quotidienne, au travail, à la maison, en famille. Deux psychiatres vous proposent de vous aider à mieux les comprendre pour mieux les gérer.

  • L'urgence climatique se heurte à un redoutable problème de financement. Aucune stratégie financière classique n'est en mesure de mobiliser rapidement les sommes considérables qui sont en jeu.

    Bien que libérée des contraintes matérielles, la politique monétaire ne s'est malheureusement pas encore libérée des dogmes qui la restreignent. Pourtant, l'histoire a montré à maintes reprises (reconstruction économique de l'Allemagne dans les années 1930, New Deal américain, reconstruction de la France après 1945, politique monétaire expansionniste en Chine) que les mécanismes monétaires peuvent être utilisés de manière ciblée et efficace pour répondre aux grands défis du moment. Le climat en est un et appelle un Green New Deal qui, proposent les auteurs, pourrait résulter de la création monétaire mise au service de projets écologiquement vertueux.

    Bousculer l'économie traditionnelle pour sauver la planète ? On commence quand ?

  • Le choc démographique

    Bruno Tertrais

    Sommes-nous prêts au choc démographique qui s'annonce. ?

    Vieillissement rapide de la population mondiale, urbanisation effrénée, immigration toujours plus importante... Ce n'est pas seulement le profil de notre quotidien qui change, mais aussi les équilibres stratégiques.

    La Chine peut-elle devenir la première puissance mondiale alors qu'elle s'apprête à «. vieillir avant même d'être devenue riche. ». ? Les États-Unis passeront-ils au second rang alors qu'ils vont conserver leur dynamisme démographique. ? Le déclin de l'Europe est-il inéluctable. ? Y aura-t-il vraiment une «. ruée. » des jeunes Africains vers le Vieux Continent. ?

    C'est à ces questions que répond Bruno Tertrais, à rebours des fantasmes et sans démagogie. Tandis que la crainte de l'islam devient universelle et alimente la thèse d'un «. choc démographique des civilisations. », que l'Afrique et le Proche-Orient semblent soumis à une instabilité durable, il explique comment ces évolutions pourraient, paradoxalement, augurer d'un monde plus pacifique.

    La démographie est une affaire politique. : ce livre nous en donne les clés.

  • Derrière le discours savamment rodé d'une émergence africaine, les faits restent têtus. L'Afrique subsaharienne est la seule région du monde où la population extrêmement pauvre (sous le seuil de 1,25 dollar par jour) a doublé en cinquante ans. Si croissance il y a en Afrique, elle est loin de profiter à l'ensemble des Africains.

    Ce livre défend la thèse de l'instrumentalisation de l'Afrique comme laboratoire du néolibéralisme avec la complicité de ses propres élites. Il tire la sonnette d'alarme sur la réalité d'un continent à la dérive, subissant des prédations minières et foncières, des sorties massives de capitaux, ou encore la concurrence des surplus agricoles européens.

    Or des solutions existent : elles reposent sur les ressources et les savoir-faire africains. Leur mise en oeuvre suppose le retour à la souveraineté, notamment monétaire, et la prise en compte de la société civile.

  • L'accroissement du poids de la finance par rapport à l'économie réelle change profondément le fonctionnement des économies et accroît fortement le risque de crise.

    Alors que, dans le passé, c'étaient les chocs de l'économie réelle qui influençaient la sphère financière, ce sont aujourd'hui les chocs financiers qui conduisent au dérèglement de l'économie réelle et du système monétaire international.

    Si la menace d'une nouvelle crise de très grande ampleur se précise, elle n'est pourtant pas inéluctable.

    Ce livre propose des solutions concrètes pour discipliner la finance, éviter la répétition des crises et favoriser le passage à une véritable finance de long terme.


     

  • 11 septembre 2001 : l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center met fin aux espoirs de paix nés de la chute du communisme. Le monde est à nouveau déchiré. Mais les conflits d'aujourd'hui échappent au modèle de la guerre classique. Créant des lignes de fracture qui débordent les États et les territoires, ils s'immiscent dans l'intime de la sphère privée, au coeur des rapports sociaux, ou couvrent la planète d'attentats aveugles.

    Contre les idées reçues et les constructions spéculatives, l'ouvrage s'interroge sur ce que l'on peut apprendre de ces conflits eux-mêmes. Comment penser les violences qui déchirent les sociétés au XXIe siècle au point de faire douter de l'humanité ?

    Partant du génocide, forme extrême de la violence entre humains, pour en révéler les ressorts, les auteurs y trouvent des outils d'analyse pour comprendre la structure des nouvelles conflictualités. Exclure l'autre de la « vraie » humanité est le mécanisme fondamental. On le retrouve à l'oeuvre dans les autres formes de conflictualité étudiées ici : violences religieuses et djihadisme, violences liées au genre et aux comportements sexuels, violences sociales et populisme.

    Avec les ressources de la philosophie et une attention minutieuse aux faits, Alain Renaut et Geoffroy Lauvau s'efforcent d'identifier le péril et d'en tirer des enseignements pour penser l'humanisme à partir de son contraire.

  • Est-il encore temps d'agir pour limiter le réchauffement climatique ?

    La réponse des citoyens est sans équivoque. Prenant acte de l'échec de la gouvernance internationale (les fameuses COP), ils sont entrés dans une « colère verte » qui les conduit souvent devant les tribunaux : victoire de la fondation Urgenda et de 894 citoyens contre l'État néerlandais en 2018 ; « Affaire du siècle » initiée en France en mars 2019 et faisant suite à la pétition qui a recueilli 2 millions de voix pour dénoncer l'inaction climatique de l'État ; multiples procès, intentés au nom d'enfants (Our Children's Trust aux États-Unis) ou d'entités naturelles considérées comme des personnes dotées de droits (fleuves ou forêts en Amérique latine et en Nouvelle-Zélande).

    Ce livre présente et analyse ces procès inédits où se joue désormais le sort du climat. La notion de « bien commun » devrait y tenir un rôle central, conduisant à redéfinir les responsabilités de chacun : individus, entreprises, États. Enfin, la mobilisation et ses arguments se diffusent partout, rendant impossible le statu quo climatique...

  • La crise financière a ébranlé nos sociétés et choqué les non-initiés qui se sont sentis dépassés par une technicité qui les laissait sans défense.

    Sauvées par les banques centrales, les banques ont retrouvé leur équilibre. Pendant que l'attention se focalisait sur la réglementation financière, les gouvernements ont continué à vivre au-delà de leurs moyens. Depuis 2008, la dette souveraine est passée de 30 à 63 billions de dollars. La politique monétaire alternative des banques centrales a quadruplé leurs bilans et réduit les taux d'intérêt à zéro, ou même plus bas, au détriment des épargnants.

    Le déni des gouvernements entraîne un risque de tsunami financier. Les gouvernements auront-ils le courage d'agir maintenant ? ou est-il déjà trop tard ? Ce sont ces questions essentielles qu'explore ce livre qui montre qu'il ne faut plus rien attendre des banques centrales, tant elles sont devenues juge et partie.

  • Et si préserver notre climat était l'un des meilleurs moyens d'endiguer la prochaine crise financière ? Pour sauver les banques, on a mis 1 000 milliards. Pourquoi ne pas mettre 1 000 milliards pour sauver le climat ?

    Avec ce livre, le climatologue Jean Jouzel et l'économiste Pierre Larrouturou proposent un vrai Pacte finance-climat européen, pour diviser par 4 les émissions de CO2, dégonfler la bulle financière et créer plus de 5 millions d'emplois.

    La machine climatique est en train de s'emballer dangereusement. Il ne nous reste que 3 ans pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre si nous voulons éviter aux jeunes d'aujourd'hui un climat auquel il leur serait difficile, voire impossible, de s'adapter.

  • Pour que chacun vive mieux, faut-il seulement plus de richesse ? Ou bien faut-il se soucier aussi du développement humain et de la liberté sous toutes ses formes ? Telle est la question cruciale que pose cet ouvrage, qui renoue avec le style et l'ambition des grandes oeuvres économiques du passé. Il a reçu le prix européen du livre d'économie pour l'année 2000.
    « Les pauvres du monde entier n'ont pas de porte-parole plus inspiré et plus convaincant parmi les économistes qu'Amartya Sen. » Kofi Annan

  • David lepoutre a résidé deux années dans la cité des quatre-mille à la courneuve et enseigné dix ans dans un collège voisin.
    La lecture qu'il livre ici des comportements adolescents tranche singulièrement avec ce qu'on peut entendre ailleurs. puisqu'il n'est question ni de crise ni de vide social, mais de codes et d'honneur, de performances de langage et de " vannes ", de bagarres entre groupes rivaux, de boxe, de compétitions artistiques. un livre majeur sur la culture des rues chez les jeunes des cités.

  • Comment reconstruire la réflexion économique après la crise de 2007 et la débâcle d'une « science » aux ordres de la finance ? En quoi la lecture de Keynes peut-elle nous y aider ?

    S'appuyant largement sur ses écrits, Paul Jorion nous rappelle le destin hors du commun de John Maynard Keynes : pur produit de Cambridge et de sa culture scolastique, proche de Virginia Woolf et du cercle littéraire de Bloomsbury, il a certes produit une oeuvre immense, mais il fut aussi pleinement homme d'action et homme d'État.

    De cette lecture réfléchie de son oeuvre que pouvons-nous tirer ? D'abord, un scepticisme salutaire concernant l'usage des mathématiques et des statistiques en économie. Ensuite, Keynes dénonça très tôt les méfaits du capitalisme et d'une fausse rationalité, destructrice de l'ordre social. Rebâtir avec lui, c'est admettre qu'il n'y a pas de solution purement économique aux problèmes de société et que la science économique n'aurait jamais dû cesser d'être, dès la fin du XIXe siècle, une économie politique.

    Pointant les aspects révolutionnaires mais aussi les zones d'ombre d'une oeuvre foisonnante, Paul Jorion restitue ce qui nous la rend tellement stimulante pour penser notre époque.

  • Avec ses rebondissements multiples et ses coups de théâtre, le Brexit ressemble à un vaudeville dont l'issue risque d'être dramatique. Mais qui y comprend quelque chose ? Les acteurs principaux - le Royaume-Uni et l'Europe, auxquels s'ajoute l'Irlande - semblent dépassés. Tous les scénarios sont désormais possibles, d'un Brexit sans accord à la prolongation du statu quo, tandis que le compte à rebours vers la sortie se rapproche de zéro.

    Avec ce livre, le grand historien de l'économie mondiale Kevin O'Rourke nous propose la perspective historique indispensable pour y voir plus clair. Le Brexit est le point culminant d'une campagne menée au Royaume-Uni depuis des dizaines d'années et dont les racines remontent jusqu'au XIXe siècle. L'Europe aussi a un passé qui explique la manière dont elle réagit au défi du Brexit. Quant à l'Irlande, elle est au coeur de cet imbroglio qui pourrait - avec la question de la frontière - réanimer les vieux démons de la guerre civile.

    C'est ce drame complexe, dont l'issue nous concerne tous, qui est ici expliqué de manière lumineuse.

  • « Dans ce nouveau livre, je vais tenter, sur une dizaine de sujets choisis dans le domaine économique et financier, simples ou complexes, mais qui tous intéressent notre société, de donner une idée de l'écart qui sépare les conceptions qu'on se fait souvent des choses de leur réalité sous-jacente.

    Quand, en 2007-2008, est survenue la crise financière la plus grave et la plus dévastatrice que nous ayons connue avec son cortège de récessions et de chômage, on s'est aperçu que les «préjugés» sur lesquels on vivait n'avaient guère décelé les enchaînements - souvent très simples - qui expliquaient les fractures et les bouleversements ultérieurs.

    «Pourquoi tout cela ? Comment a-t-on pu laisser faire ?» La question est simple, pourtant elle n'a toujours pas trouvé de réponses satisfaisantes.

    Ce livre tente - à travers quelques sujets qui intéressent chacun de nous - de répondre à cette question, en revisitant certaines idées reçues trop hâtivement comme des vérités. » J. de L.

  • Les auteurs proposent un modèle économique alternatif de type inclusif, axé sur l'innovation verte, l'intégration des générations à venir et le rééquilibrage des finances publiques. Un tel système permettrait d'améliorer les mobilités sociales.

  • C'est en lisant le Journal de Maurice Garçon, cet illustre avocat qui l'avait rédigé sous le régime de Vichy, que je me suis posé cette question : si à l'avenir un gouvernement même issu d'élections régulières décidait de mettre en oeuvre une politique indigne, contraire aux droits fondamentaux des gens, la justice saurait-elle s'y opposer et défendre l'essentiel, l'État de droit ?  C'est le pari de ce livre. L'Europe d'après guerre s'est reconstruite sur un système judiciaire international destiné à garantir les libertés publiques et individuelles, que les États doivent respecter en toutes circonstances, et qui permet à toute personne victime d'un abus du pouvoir de porter plainte devant la justice de son pays, puis devant la Cour européenne des droits de l'homme.  Son essor a été remarquable, dans les années récentes. Les trois grandes juridictions françaises, le Conseil constitutionnel, la Cour de cassation et le Conseil d'État, ont chacune développé dans cet esprit des jurisprudences protectrices des libertés, parfois contre le pouvoir politique. Ce livre en fait l'éloge, en expliquant certaines de leurs décisions les plus significatives.

    Mais ce système judiciaire ne fonctionne pas tout seul. C'est aux avocats, aux procureurs et aux juges qu'il appartient de servir cette idée de la justice. Ils disposent pour cela d'outils juridiques très efficaces, dont ils font bon usage. Au point que certains responsables politiques voient d'un mauvais oeil l'émergence de ce nouveau « pouvoir judiciaire », qu'ils songent à museler !

    François Saint-Pierre est avocat. Il se consacre à la justice pénale depuis de nombreuses années. Il a publié aux Éditions Odile Jacob deux précédents essais, Avocat de la défense, en 2009, et Au nom du peuple français. Jury populaire ou juges professionnels ?, en 2013. Il est aussi l'auteur d'une Pratique de défense pénale, aux Éditions LGDJ, mise à jour tous les ans, qui contient, comme une boîte à outils, les droits de la défense que peuvent utiliser les personnes confrontées à la justice pénale, qu'elles soient mises en cause ou plaignantes.

  • Comment réduire les inégalités ?

    Comment faire pour que le travail soit mieux reconnu et rémunéré ?
    Philippe Askenazy nous le démontre dans ce livre : le partage actuel des richesses est loin d'être naturel ; il résulte de l'explosion des rentes et de leur captation par les acteurs les mieux dotés du jeu économique.
    Dans cette course à la rente, nous dit-il, le monde du travail est le grand perdant : tandis que de nombreux travailleurs alimentent les rentes capitalistiques par un surcroît de productivité, ils sont stigmatisés comme improductifs et leurs rémunérations stagnent.

    En proposant une nouvelle description du couple capital-travail, en invitant à remobiliser le monde du travail, et notamment les salariés mal rémunérés, Philippe Askenazy montre qu'il existe une alternative sociale-démocrate au néolibéralisme au-delà de la redistribution.

    Et à l'heure où les démocraties sont menacées par les populismes et le risque de dérive autoritaire, réhabiliter ceux qui portent la croissance par leurs efforts est tout simplement un impératif de survie.

  • Toute expansion porte en elle la tentation du repli. Toute mondialisation accouche de son mouvement contraire, la démondialisation.

    Philippe Moreau Defarges nous propose avec ce livre une histoire du monde, de sa conquête par les hommes, des flux et reflux de leurs avancées. Trois mondialisations-démondialisations se sont succédé depuis les grandes découvertes à la Renaissance.
    La dernière, qui a débuté à la fin du XXe siècle, opère actuellement un retournement spectaculaire dont la politique de Donald Trump est sans doute le symptôme le plus évident.

    Après avoir dressé un panorama de ces trois mondialisations et des réactions de rejet qu'elles ont suscitées - fermeture des empires, idéologies défensives... -, Philippe Moreau Defarges s'interroge : la démondialisation est-elle porteuse d'un avenir pour l'humanité ? Faut-il renoncer au magnifique moteur qu'est l'idée de progrès ?

    Écrit d'une plume nerveuse, parcourant les « fleuves boueux de l'histoire », ce livre explore une thématique fondamentale de notre humanité et de son devenir.

  • Où va le monde ?
    Comment en est-on arrivé là ?
    Pourquoi le désordre, la violence, le chaos donnent-ils le sentiment d'être les nouvelles règles du système international, alors que la paix, la prospérité, la liberté, la règle du droit étaient données, il y a à peine vingt ans, comme les promesses de la fin de la guerre froide ?
    Quelles dynamiques dominent aujourd'hui le monde ?
    Le marché ou la force ? L'économie ou la géopolitique ?

    La première va-t-elle réussir à pacifier le monde et l'unir dans un destin commun ?

    La seconde finira-t-elle par casser l'unification des marchés au profit de désordres et de rivalités incontrôlés ?
     

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