FeniXX réédition numérique (Calmann-Lévy)

  • Un quinquagénaire sous un tilleul, trois adolescents, des oiseaux, une épouse, quatre femmes, un chef tapissier, des oiseaux, un père, une mère, une enfant dans un jardin, des oiseaux, un bébé, un autre bébé, encore un bébé, des oiseaux. Inventaire, éléments d'un puzzle, pièces d'un jeu de patience que le narrateur agence impatiemment, pour tenter de reconstituer sa personnalité et sa vie bouleversées par les battements d'ailes et les criaillements des oiseaux.

  • 1942. Un village au sud de la ligne de démarcation. Dans le couvent où les religieuses l'élèvent, Poupou, huit ans, vit une existence protégée, rythmée par les prières et les travaux des champs. La seule mort dont il est le témoin, c'est celle, atroce, du cochon qu'on égorge chaque année. Jusqu'au jour où arrive Rebecca. La petite fille apporte avec elle l'ombre du drame qui s'étend sur la France. Car il est difficile de vivre, en 1942, quand on s'appelle Rebecca. Rebecca n'a plus rien au monde. Sauf ses souvenirs. Et elle raconte. Elle raconte la guerre, ou ce qu'elle en a deviné, avec ses yeux d'enfant précocement mûrie. Chronique de la source rouge est le récit d'une enfance auréolée par le mystère et l'émerveillement. Avec intelligence, tendresse et sensibilité, Berthe Burko-Falcman nous entraîne sur le chemin douloureux d'une époque blessée.

  • Après le Dit de Marguerite où la mère de Suzanne Prou évoquait ses années de jeunesse, ce sont « les enfances de Suzanne » que nous découvrons dans ce livre. Fille d'officier, Suzanne connaît, dès son plus jeune âge, l'existence vagabonde des militaires en garnison. C'est d'abord l'Algérie « française » des années trente, Biskra, la « petite rose du Sahel » et la citadelle de Djidgelli au bord de la mer, puis le grand départ pour l'Indochine. À sept ans, Suzanne appréhende le monde et ses merveilles au cours du long voyage qui la mènera de Marseille à Saïgon, avec des escales à Port-Saïd, Djibouti et Singapour. À Nam-Dinh, où la famille séjournera huit ans, c'est une nouvelle « enfance » qui commence pour elle. Tandis que les « grandes personnes » perpétuent les rites de la société coloniale, boivent des drinks et dansent le charleston, servies par des boys en veste blanche, la « petite Tonkinoise », elle, sera fascinée par un jardin enchanté, une nature dont l'exubérance, la beauté sensuelle s'accorderont aux premiers troubles de l'adolescence. Sans doute gardera-t-elle toujours au coeur la nostalgie d'un pays qu'elle ne reverra plus. Nostalgie d'un bonheur qui la fera vivre et nourrira secrètement son oeuvre.

  • Au pied du village de Suviane, en Provence, s'étend un pré humide où foisonnent les narcisses au printemps. C'est là qu'un colporteur a découvert le corps d'une jeune fille morte. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Et qui l'a tuée ? Autant de questions qui troublent les habitants du pays et en particulier deux adolescents, Arnaud et sa soeur jumelle, la narratrice. Unis par une tendre complicité (qui n'exclut pas la passion), ils mènent leur vie à eux, à l'écart de leurs parents et de Marie, la fille aînée, perdue dans ses rêveries sentimentales. Suzanne Prou excelle à nous restituer le climat de cette petite communauté provinciale dont les travaux et les jours se déroulent au rythme des saisons et des fêtes, désormais hantées par l'image de la belle inconnue et le souvenir du crime impuni. Et c'est, parallèlement, la découverte des premiers émois du coeur, des tourments de la jalousie que feront Arnaud et sa soeur, obsédés par la présence du mystère. Quand la vérité se dévoilera enfin, entraînant la folie et la mort, nous garderons comme eux la mémoire de ce « pré aux narcisses », dont l'odeur entêtante et lourde ressemble aux sortilèges de l'amour.

  • Envisage tous les problèmes des couples qui veulent adopter un enfant. L'adoption y est traitée sous tous ses aspects : sociologique, juridique, administratif, psychologique.

  • Le jour de son départ en pré-retraite, Hélène Belmont se voit offrir par ses collègues de travail une superbe machine à coudre. Or, Hélène n'a aucune envie de devenir, à cinquante-huit ans, une championne du fil et de l'aiguille. Cette belle femme est encore débordante d'énergie. Elle a des projets. D'abord, elle fera le voyage de ses rêves en Méditerranée. Puis, elle renouera avec d'anciennes connaissances. Gérald, par exemple, qui dresse des crocodiles et un mouton vert pour des spots publicitaires. Si Hélène trouve, auprès de Gérald, la tendresse, l'amour et ce brin de folie nécessaires à son épanouissement, pas question pour elle de se laisser étouffer. Un beau jour, elle part s'installer en Provence. Et c'est là, dans un paisible petit hameau, qu'Hélène va découvrir un bonheur inattendu... À soixante ans, tout peut recommencer. À travers ces années-vermeil, Gabrielle Marquet n'évoque pas seulement un problème de notre temps. Elle retrace aussi, avec drôlerie, les méandres du destin d'une femme qui refuse d'être mise au rancart. Elle se bat, elle se démène. Pour elle-même. Pour les autres. Au nom de l'amour, au nom de la vie.

  • À seize ans, Jacob, orphelin de père, n'a qu'une idée en tête, s'engager dans la marine et parcourir le monde, comme son oncle, capitaine au long cours, mort dans une armoire, parce qu'il avait peur de l'orage... On le voit, le ton est donné, celui de l'humour, dès le départ de cette éducation sentimentale d'un garçon intrépide et rêveur qui étouffe dans sa petite ville natale, environnée de sapins et d'ennui, sous un ciel de pluie où seuls brillent, pour lui, l'amour d'Évelyne et l'amitié de Lakhdar, champion toutes catégories au jeu des osselets. À cet âge la vraie vie est ailleurs, faite des petits riens, que l'imagination transforme en aventures fabuleuses ou pathétiques. Les escapades en compagnie d'Argos, le bouledogue au grand coeur, les imprévus du métier de pompiste, la rencontre avec les mauvais garçons, et l'apparition de la mort sur le visage d'une vieille femme tendrement aimée. C'est elle, la mort, qui sonnera les matines pour frère Jacob, l'heure du grand départ, et de son entrée dans l'âge adulte. Composé avec une belle insolence, une savante désinvolture, cet adieu à l'adolescence, plein de drôlerie et d'émotion, marque un début éclatant dans la littérature romanesque.

  • En partant des questions que se posent les parents inquiets et mal informés, ce livre propose une visite guidée du collège à la fin des années 80.

  • Ce que je raconte ici, c'est ma vie, celle du salarié matricule 1437. 1437, ça n'était pas mon numéro de cellule, c'était mon numéro de poste. Pendant des mois, j'ai vécu sous pression. Ma profession ? Cadre restructuré. Un type suspect qui coûte plus cher que les employés de base. Qui finit par en savoir trop, et par devenir un danger. Bien sûr, la télévision n'a rien d'un monde paisible. Mais une épuration, au fond, se déroule partout de la même façon. Je n'y étais pas préparé. Il m'a fallu utiliser de drôles de moyens pour essayer de sauver ma peau. J'ai beaucoup changé depuis. Je ne suis pas sûr que ce soit en bien. Plongée inquiétante au coeur d'un grand groupe, où règnent violence et lâcheté, satire féroce des élites parisiennes, ce roman de la comédie humaine dans la France contemporaine, pourrait bien être à notre époque ce que L'imprécateur de René-Victor Pilhes fut aux années 70, et Le bûcher des vanités de Tom Wolfe aux années 80.

  • Martine Aubry est la célébrité la plus inconnue de la vie politique française. Soucieuse de protéger son jardin secret, elle demeure un mystère. D'autant plus inaccessible, que son image publique est tout en contrastes : à la fois militante loyale et rétive à l'embrigadement des appareils, austère et facétieuse, sincèrement amicale et irrépressiblement médisante, le coeur dans l'idéalisme social et la raison dans le pragmatisme gestionnaire, un pied dans la gauche jacobine traditionnelle, et l'autre dans la deuxième gauche rénovatrice, suscitant la méfiance des syndicats et la révérence des patrons, dénigrée par les siens et saluée par ses opposants politiques, séductrice détestant la séduction, femme se méfiant du féminisme, elle constitue un paradoxe vivant. Comment cette éphémère ministre du Travail dans le gouvernement Cresson, n'ayant jamais affronté le suffrage des urnes jusqu'aux élections municipales de 1995, caracole-t-elle en tête des sondages d'opinion et incarne-t-elle l'espoir d'une relève ? Pourquoi cette étoile montante du Parti socialiste, est-elle demeurée au zénith de la popularité, au moment où son parti plongeait dans la disgrâce ? Le bilan effectif de son action sur le terrain justifie-t-il sa place dans le coeur des Français ? Ne fait-elle que parler de la politique autrement, ou applique-t-elle réellement une autre politique ? Pendant deux ans, Paul Burel et Natacha Tatu ont multiplié les entretiens avec Martine Aubry, son premier cercle familial et amical, ses partisans comme ses détracteurs, et se sont livrés à une enquête de terrain pour déchiffrer l'énigme Aubry. Ils brossent ici, avec probité intellectuelle et liberté de ton, un portrait biographique contrasté, passionnant, qui fourmille d'anecdotes et retrace deux décennies d'histoire de la question sociale en France.

  • Un événement singulier vient troubler la vie brillante de David, pianiste de concert installé à Londres avec Salman. C'est un télégramme de la mère de David. Elle lui annonce qu'elle va venir l'entendre ce soir jouer une ballade de Gabriel Fauré. Seulement David ne se souvient pas de sa mère, il avait effacé de sa mémoire celle qui l'avait abandonné à sa naissance. Pourquoi viendrait-elle l'écouter ce soir ? D'ailleurs elle ne viendra pas et suivront, après ce télégramme, une succession de messages, de rendez-vous manqués, d'appels téléphoniques étranges. Salman se fera passer pour David et devient amoureux de la mère de son ami. David ne peut croire qu'il a à nouveau une mère, et maintenant qu'elle existe ne supporte pas de ne pas la connaître. Après une multitude d'errances et de rendez-vous manques, il part à sa recherche, là où elle l'avait mis au monde, dans un ghetto de Bohême. Et là tout bascule.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Sourcier sûrement, sorcier peut-être, Jacques Canetti n'a besoin que de son talent pour faire éclore celui des autres. Explorateur infatigable, découvreur impénitent, défricheur perspicace, il a été depuis des décennies le Christophe Colomb de la chanson française, révélant à eux-mêmes les plus grands alors qu'ils étaient encore petits. Conjuguant la foi et l'instinct, Jacques Canetti a fait se lever le soleil sur d'immenses carrières : de la môme Piaf à Georges Brassens, de Charles Trenet à Jacques Brel, de Félix Leclerc à Serge Reggiani, de Robert Lamoureux à Boris Vian... La vie de Jacques Canetti ? La plus belle affiche de music-hall que l'on puisse rêver. Mais derrière les néons de la gloire qui scintillent aux frontons se cache un homme discret, secret, un « jeune homme aimant la musique »...

  • Comment utiliser diplomatiquement des armes de manière telle que l'on n'ait jamais à les employer militairement ? Telle est la question, simple et décisive, que pose l'existence des armes thermonucléaires dont la puissance destructive est sans commune mesure avec celle de toutes les armes du passé (une seule bombe thermonucléaire recèle une puissance explosive supérieure à celle de toutes les munitions consommées pendant les deux guerres mondiales). Les analystes américains ont poursuivi depuis quinze ans recherches techniques et spéculations stratégiques afin de répondre à cette interrogation. L'administration Kennedy s'inspire d'une théorie élaborée, non par des militaires professionnels, mais par des universitaires ou des amateurs. Quoi que l'on pense de ces théories, il faut les connaître, faute de quoi on ne comprendrait ni les relations entre Union Soviétique et États-Unis, ni la querelle sino-soviétique, ni les controverses franco-américaines. Dans son livre, Raymond Aron expose et discute la théorie américaine ; il pèse avantages et inconvénients de la force française de dissuasion ; il rend intelligible l'univers étrange de la diplomatie actuelle dans laquelle les ennemis sont en quelque sorte alliés contre la guerre et les alliés incapables de s'accorder, les États possesseurs de ces armes terrifiantes voulant garder, à défaut du monopole, le commandement exclusif de la stratégie de l'alliance, et les autres refusant la dépendance et la perte de la souveraineté militaire.

  • Joueur béni des dieux, chargé des dons les plus rares, il est l'enfant chéri du paradis de l'attaque. En une passe, en un crochet, il offre ce merveilleux qui allume la passion. Fils des Boniface et de Gachassin, petit-fils de Martine et de Maurice Prat, arrière petit-fils de Dauger, il est porteur d'un message qu'ils sont des milliers à déchiffrer. Jo Maso laisse une lumière là où le rugby et la vie l'appellent. Christian Montaignac nous fait pénétrer dans le monde enchanté et tourmenté de Jo Maso. Le joueur y apparaît avec la magie de son style, la splendeur de ses recherches, le respect des seigneurs du passé et du présent, l'admiration des espoirs. Les témoignages fourmillent tout au long de ces pages qui mettent à nu le « cas Maso ». L'homme se dessine avec ses scrupules et sa pudeur. Et cette grâce qui le suit jusque sur les terrains de jeu. Tel est Jo Maso, poète de son temps, créateur de l'une des plus belles chansons de geste jamais dédiée au rugby. Christian Montaignac vous en confie les meilleures notes dans cet hymne au grand jeu de l'attaque.

  • L'étuve est le témoignage d'un homme à la recherche de lui-même et plus particulièrement de sa raison égarée en des spéculations abstraites comme le vide de l'âme, l'introspection complaisante, l'absurdité de l'existence... Georges Plantier fuit pour échapper à son angoisse et à ses semblables. S'étant rendu à Venise, il assassine une jeune fille hystérique dont la médiocrité l'écoeure. Sans argent, il erre quelque temps, au hasard des routes et transcrit quotidiennement dans un journal intime ses études d'âme et ses révoltes. De retour à Paris, il se trouve enfermé dans une chambre. A partir de là, le ton du récit change. On pénètre dans les arcanes de la folie chez un homme en proie à des hallucinations ; une rage d'auto-destruction s'empare de lui. Entre ces crises de délire, il a conscience d'une certaine forme de vie qui l'entoure et l'isole à la fois. Puis il retombe sous la domination de son ex-épouse, Betty, dont il est obligé de supporter les infidélités. Cette situation de mari trompé paraît le satisfaire. Tout au moins, elle entretient sa haine et le désordre de son esprit. Le livre de Pierre Barat consiste en une suite fébrile de cris déchirants et d'analyses lucides de ces mêmes cris. On est à la fois subjugué et séduit par une spontanéité haletante et l'intelligence qui consiste à dominer ses propres contradictions. Confession ingénieuse, c'est une entrée frappante dans la littérature, de la part d'un jeune homme de vingt-cinq ans.

  • Deux adolescents découvrent dans un bois le corps inanimé d'une jeune fille nue. Ce qu'ils font de cette chair livrée à leur émoi demeure le secret de leur dernier été d'innocence. Toute leur existence sera déterminée par cette scène primitive. Chacune de ces onze histoires d'amour, qui dessinent le puzzle d'un roman mystérieux, offre un point de vue différent, à un autre moment de la vie et dans d'autres lieux, sur ce même épisode mêlant les traumatismes de la guerre, l'imaginaire du désir et l'aventure des sentiments. Toutes ces vies de Natacha, qui sont autant de fugues sur un même thème, sondent l'énigme d'une vérité qui se dérobe.

  • "Écrire un livre vérité sur les mensonges du cyclisme, passer à rebrousse-poil trente ans de silence, témoigner de l'envers d'un décor auquel j'ai longtemps appartenu, non, croyez-moi, ça n'a pas été facile. Et puis, j'entends déjà les sarcasmes : briseur de rêve, cracheur dans la soupe, fossoyeur d'un sport populaire. Oui, c'est ainsi qu'on peut le prendre si l'on ne veut rien savoir, pourvu que la roue tourne. Mais à quel prix... Non, il n'est pas facile de révéler ces pratiques. Non, il n'est pas facile de se mettre à nu et d'affronter le regard de l'opinion publique. Souvent, je me suis interrogé. As-tu le droit de faire ce que personne n'avait fait avant toi ? Peux-tu prendre la lourde responsabilité de briser la loi du silence ? Aurais-tu rédigé ce livre si, le 8 juillet 1998, tu n'avais pas été appréhendé par les douaniers ? J'ai réfléchi, j'ai hésité. Car, je le reconnais, sans ma garde à vue, sans mes seize jours de prison, jamais je n'aurais compris. La force de l'habitude, la routine, le confort. Puis j'ai réalisé qu'il le fallait. Quitte à briser des légendes. Quitte à faire mal." W.V.

  • De l'histoire de la fée Mélusine à celle du roi Arthur, de Faust à Guillaume Tell en passant par l'Atlantide et les souvenirs de Dracula, les grands mythes sont autant de grands voyages. Voyages dans l'imaginaire des civilisations, dans l'inconscient des peuples, dans le secret des âmes, mais aussi voyages dans les pays qui les ont vus naître. Véronique Maurus nous invite à parcourir avec elle le chemin qui mène à la source de ces grands récits, source imaginaire, mais aussi terrestre, physique. Elle explore les villes, les déserts où sont nées ces fables immenses, se livre à une enquête méthodique pour retrouver leurs traces. Elle fait ainsi parler les lieux aussi bien que les livres, l'espace aussi bien que les mots, pour nous raconter et nous faire comprendre ces grands mystères éternels.

  • En revenant de l'hôpital, Mathieu saisit rudement son ours, lui fait une piqûre et joue à le soigner. Y aurait-il un lien entre ce qui fait très peur ou très plaisir à un enfant et le jeu qu'il invente ? Que représente l'ours ? Le premier double de l'enfant ? Un miroir et un bouclier ? Pourquoi les enfants jouent-ils à tuer l'autre, à ne pas dire au revoir à leurs parents ou à s'inventer une famille héroïque ? Pourquoi l'enfant-magicien devient-il parfois un enfant-sorcier et pourquoi les filles jouent-elles à la maman et les garçons à faire « pan ! pan ! » ? Est-ce si simple de « jouer avec les autres » et comment les enfants jouent-ils ensemble ? Ces questions, chacun de nous se les pose. Évoquant les multiples facettes de la vie quotidienne des tout-petits, l'auteur nous montre qu'on ne peut pas parler du jeu des enfants sans évoquer leurs rêves, leurs peurs, leurs amours, mais aussi leurs colères, leurs pulsions agressives, leur sensation d'être « méchant » ou « tout-puissant ». Entre amour et hostilité, entre rêve et réalité, entre soi et l'autre, entre le familier et l'inquiétant, entre l'ours et le loup, le jeu est un maillon essentiel de la construction de chaque enfant.

  • « Il était question, à l'automne 1997, de faire tomber "la putain de la République". Ces propos ont-ils bien été tenus devant témoins, tels qu'ils m'ont été rapportes ? Par qui ont-ils été proférés ? Cela reste une énigme. Je suis en tout cas redevable à quelqu'un du titre de ce livre. Malgré la réprobation de mes proches et leur tristesse, je veux assumer cette dénomination. Puisque c'est au tribunal des médias qu'a été clouée au pilori la caricature d'une femme dans laquelle je ne me reconnais pas, c'est au tribunal de l'opinion que je m'adresse pour la première fois avec mes propres mots. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Alois Brunner, alias Alois Schmaldienst, alias Georg Fischer, alias Ali Mohammed, est le plus grand criminel nazi vivant. À 78 ans, il se terre aujourd'hui en Syrie alors qu'il fait l'objet de cinq demandes d'extradition pour crimes centre l'humanité. De Vienne à Berlin, de Salonique à Drancy, de Nice à la Slovaquie, du Caire à Damas, Didier Epelbaum a reconstitué pas à pas la vie du bras droit d'Adolf Eichmann, sa fuite après guerre, sa carrière en Syrie : la première biographie au monde du petit cafetier autrichien, flic raté devenu l'inventeur de la collaboration juive et l'ingénieur de la haine absolue.

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