Editions Rue d'Ulm

  • Les nanosciences renouvellent notre représentation de la matière. Nanoparticules d´origine biologique ou minérale, nanomatériaux hautement perfectionnés -une myriade d´entre eux fait partie de notre vie courante. Que sait-on réellement réaliser aujourd´hui, pour quels usages et avec quels risques pour la santé et l´environnement ? Du laboratoire de recherche à la vie quotidienne en passant par l´industrie, les défis de fabrications des nanomatériaux et les bénéfices espérés doivent être rigoureusement évalués : leur développement durable, maîtrisé et sécurisé, ne sera possible qu´à ce prix. Préface d´Éric Gaffet, directeur de recherche au CNRS, membre de l´Académie européenne des sciences, président du Comité scientifique sectoriel «Nanosciences et nanotechnologies» à l´Agence nationale de la recherche.

  • Marées noires et algues vertes, disparition de zones naturelles remarquables et extinction d´espèces protégées : le dommage écologique constitue le symptôme le plus visible des conséquences de nos modes de vie et de nos excès sur l´environnement. Scientifiquement constaté, socialement ressenti, il reste encore difficilement réparable sur le plan juridique. Ce qui appelle à une évolution du droit en vigueur. Olivier Fuchs propose ici une définition juridique opérationnelle de la notion de dommage écologique. Il analyse l´essor progressif de la responsabilité des pollueurs, conforté par l´apparition de nouveaux gisements d´obligations de réparation, et examine les défis qui restent à relever. Il plaide en définitive pour une adaptation raisonnée du droit de la responsabilité, afin de permettre la mise en oeuvre effective d´une responsabilité pour dommage écologique.

  • Quelle gouvernance internationale mettre en place pour la gestion des forêts ? Comment transposer le développement durable dans le champ forestier ? Pascal Tozzi ouvre la réflexion en prenant en compte les incertitudes, les jeux de pouvoir et les processus souvent conflictuels qui entourent les grandes problématiques de la préservation et de la conservation des forêts. Loin des discours moralisants et simplificateurs, des stratégies de captation et des modulations idéologiques dont le développement durable fait l´objet, l´auteur replace, par le biais du terrain forestier, l´action environnementale internationale dans toute sa complexité.

  • La gestion participative des ressources naturelles a été imposée aux pays en développement par les bailleurs de fonds internationaux dans les années 1990. Cette nouvelle modalité de gestion des ressources se construit en théorie avec l´appui des populations locales pour leur propre bénéfice. Dans la réalité, elle tend plutôt à s´imposer à elles. Elle les détourne de l´accès à des ressources sanctuarisées. Elle favorise globalement la captation de rente par l´État et certaines ONG de conservation. Les projets de gestion participative des ressources naturelles se révèlent alors souvent inadaptés pour les populations. Ils renforcent les inégalités sociales au niveau local et ne parviennent pas à réduire de manière substantielle la dégradation des ressources naturelles. Un tel constat plaide donc pour une reconfiguration de cette gestion sur la base d´une véritable démocratie participative et pour le développement de processus longs permettant un véritable apprentissage collectif.

  • Écologie, biodiversité, écosystème, autant de notions entrées dans l'usage courant. Pourtant, en dépit d'une attention médiatique et politique croissante, l'érosion de la biodiversité se poursuit. Les approches économiques classiques, reposant notamment sur la monétarisation de la nature, peinent à répondre au défi de la biodiversité.
    L'auteur ouvre la réflexion en s'appuyant sur une nouvelle discipline scientifique : l'économie écologique. Elle propose de comprendre et de questionner les paradigmes proposés par cette approche pour repenser le problème de la biodiversité.

empty