Editions ASAP




  • Extrait
    Chapitre 1
    Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg.
    La bonne Marthe dut se croire fort en retard, car le dîner commençait à peine à chanter sur le fourneau de la cuisine.
    « Bon, me dis-je, s’il a faim, mon oncle, qui est le plus impatient des hommes, va pousser des cris de détresse.
    – Déjà M. Lidenbrock ! s’écria la bonne Marthe stupéfaite, en entrebâillant la porte de la salle à manger.
    – Oui, Marthe ; mais le dîner a le droit de ne point être cuit, car il n’est pas deux heures. La demie vient à peine de sonner à Saint-Michel.
    – Alors pourquoi M. Lidenbrock rentre-t-il ?
    Il nous le dira vraisemblablement.
    – Le voilà ! je me sauve, monsieur Axel, vous lui ferez entendre raison. » Et la bonne Marthe regagna son laboratoire culinaire.
    Je restai seul. Mais de faire entendre raison au plus irascible des professeurs, c’est ce que mon caractère un peu indécis ne me permettait pas. Aussi je me préparais à regagner prudemment ma petite chambre du haut, quand la porte de la rue cria sur ses gonds ; de grands pieds firent craquer l’escalier de bois, et le maître de la maison, traversant la salle à manger, se précipita aussitôt dans son cabinet de travail.
    Mais, pendant ce rapide passage, il avait jeté dans un coin sa canne à tête de casse-noisettes, sur la table son large chapeau à poils rebroussés, et à son neveu ces paroles retentissantes : « Axel, suis-moi ! »
    Je n’avais pas eu le temps de bouger que le professeur me criait déjà avec un vif accent d’impatience :
    « Eh bien ! tu n’es pas encore ici ? »
    Je m’élançai dans le cabinet de mon redoutable maître.
    Otto Lidenbrock n’était pas un méchant homme, j’en conviens volontiers ; mais, à moins de changements improbables, il mourra dans la peau d’un terrible original.
    Il était professeur au Johannaeum, et faisait un cours de minéralogie pendant lequel il se mettait régulièrement en colère une fois ou deux. Non point qu’il se préoccupât d’avoir des élèves assidus à ses leçons, ni du degré d’attention qu’ils lui accordaient, ni du succès qu’ils pouvaient obtenir par la suite ; ces détails ne l’inquiétaient guère. Il professait « subjectivement », suivant une expression de la philosophie allemande, pour lui et non pour les autres. C’était un savant égoïste, un puits de science dont la poulie grinçait quand on en voulait tirer quelque chose : en un mot, un avare.
    Il y a quelques professeurs de ce genre en Allemagne.
    Mon oncle, malheureusement, ne jouissait pas d’une extrême facilité de prononciation, sinon dans l’intimité, au moins quand il parlait en public, et c’est un défaut regrettable chez un orateur.
    En effet, dans ses démonstrations au Johannaeum, souvent le professeur s’arrêtait court ; il luttait contre un mot récalcitrant qui ne voulait pas glisser entre ses lèvres, un de ces mots qui résistent, se gonflent et finissent par sortir sous la forme peu scientifique d’un juron. De là, grande colère.
    Or, il y a en minéralogie bien des dénominations semi-grecques, semi-latines, difficiles à prononcer, de ces rudes appellations qui écorcheraient les lèvres d’un poète. Je ne veux pas dire du mal de cette science. Loin de moi. Mais lorsqu’on se trouve en présence des cristallisations rhomboédriques, des résines rétinasphaltes, des ghélénites, des fangasites, des molybdates de plomb, des tungstates de manganèse et des titaniates de zircone, il est permis à la langue la plus adroite de fourcher.
    Donc, dans la ville, on connaissait cette pardonnable infirmité de mon oncle, et on en abusait, et on l’attendait aux passages dangereux, et il se mettait en fureur, et l’on riait, ce qui n’est pas de bon goût, même pour des Allemands. Et s’il y avait toujours grande affluence d’auditeurs aux cours de Lidenbrock, combien les suivaient assidûment qui venaient surtout pour se dérider aux belles colères du professeur !
    Quoi qu’il en soit, mon oncle, je ne saurais trop le dire, était un véritable savant. Bien qu’il cassât parfois ses échantillons à les essayer trop brusquement, il joignait au génie du géologue l’œil du minéralogiste. Avec son marteau, sa pointe d’acier, son aiguille aimantée, son chalumeau et son flacon d’acide nitrique, c’était un homme très fort. À la cassure, à l’aspect, à la dureté, à la fusibilité, au son, à l’odeur, au goût d’un minéral quelconque, il le classait sans hésiter parmi les six cents espèces que la science compte aujourd’hui.
    Aussi le nom de Lidenbrock retentissait avec honneur dans les gymnases et les associations nationales. MM. Humphry Davy, de Humboldt, les capitaines Franklin et Sabine, ne manquèrent pas de lui rendre visite à leur passage à Hambourg. MM. Becquerel, Ebelmen, Brewster, Dumas, Milne-Edwards, Sainte-Claire-Deville, aimaient à le consulter sur des questions les plus palpitantes de la chimie. Cette science lui devait d’assez belles découvertes, et, en 1853, il avait paru à Leipzig un Traité de Cristallographie transcendante, par le professeur Otto Lidenbrock, grand in-folio avec planches, qui cependant ne fit pas ses frais.
    Ajoutez à cela que mon oncle était conservateur du musée minéralogique de M. Struve, ambassadeur de Russie, précieuse collection d’une renommée européenne.
    Voilà donc le personnage qui m’interpellait avec tant d’impatience. Représentez-vous un homme grand, maigre, d’une santé de fer, et d’un blond juvénile qui lui ôtait dix bonnes années de sa cinquantaine. Ses gros yeux roulaient sans cesse derrière des lunettes considérables ; son nez, long et mince, ressemblait à une lame affilée ; les méchants prétendaient même qu’il était aimanté et qu’il attirait la limaille de fer. Pure calomnie : il n’attirait que le tabac, mais en grande abondance, pour ne point mentir.
    Quand j’aurai ajouté que mon oncle faisait des enjambées mathématiques d’une demi-toise, et si je dis qu’en marchant il tenait ses poings solidement fermés, signe d’un tempérament impétueux, on le connaîtra assez pour ne pas se montrer friand de sa compagnie.
    Il demeurait dans sa petite maison de Königstrasse, une habitation moitié bois, moitié brique, à pignon dentelé ; elle donnait sur l’un de ces canaux sinueux qui se croisent au milieu du plus ancien quartier de Hambourg que l’incendie de 1842 a heureusement respecté.
    La vieille maison penchait un peu, il est vrai, et tendait le ventre aux passants ; elle portait son toit incliné sur l’oreille, comme la casquette d’un étudiant de la Tugendbund ; l’aplomb de ses lignes laissait à désirer ; mais, en somme, elle se tenait bien, grâce à un vieil orme vigoureusement encastré dans la façade, qui poussait au printemps ses bourgeons en fleurs à travers les vitraux des fenêtres.
    Mon oncle ne laissait pas d’être riche pour un professeur allemand. La maison lui appartenait en toute propriété, contenant et contenu. Le contenu, c’était sa filleule Graüben, jeune Virlandaise de dix-sept ans, la bonne Marthe et moi. En ma double qualité de neveu et d’orphelin, je devins son aide-préparateur dans ses expériences.
    J’avouerai que je mordis avec appétit aux sciences géologiques ; j’avais du sang de minéralogiste dans les veines, et je ne m’ennuyais jamais en compagnie de mes précieux cailloux.
    En somme, on pouvait vivre heureux dans cette maisonnette de Königstrasse, malgré les impatiences de son propriétaire, car, tout en s’y prenant d’une façon un peu brutale, celui-ci ne m’en aimait pas moins. Mais cet homme-là ne savait pas attendre, et il était plus pressé que nature.
    Quand, en avril, il avait planté dans les pots de faïence de son salon des pieds de réséda ou de volubilis, chaque matin il allait régulièrement les tirer par les feuilles afin de hâter leur croissance.
    Avec un pareil original, il n’y avait qu’à obéir. Je me précipitai donc dans son cabinet.




  • Extrait
    Chapitre I
    Le comte : « Voici ma carte. » – Le capitaine : « Voici la mienne. »
    « Non, capitaine, il ne me convient pas de vous céder la place !
    – Je le regrette, monsieur le comte, mais vos prétentions ne modifieront pas les miennes !
    – Vraiment ?
    – Vraiment.
    – Je vous ferai cependant remarquer que je suis, incontestablement, le premier en date !
    – Et moi, je répondrai que, en pareille matière, l’ancienneté ne peut créer aucun droit.
    – Je saurai bien vous forcer à me céder la place, capitaine.
    – Je ne le crois pas, monsieur le comte.
    – J’imagine qu’un coup d’épée…
    – Pas plus qu’un coup de pistolet…
    – Voici ma carte !
    – Voici la mienne ! »
    Après ces paroles, qui partirent comme des ripostes d’escrime, deux cartes furent échangées entre les deux adversaires.
    L’une portait :
    HECTOR SERVADAC,
    Capitaine d’état-major.
    Mostaganem.
    L’autre :
    COMTE WASSILI TIMASCHEFF,
    À bord de la goélette Dobryna.
    Au moment de se séparer :
    « Où mes témoins rencontreront-ils les vôtres ? demanda le comte Timascheff.
    – Aujourd’hui, à deux heures, si vous le voulez bien, répondit Hector Servadac, à l’État-Major.
    – À Mostaganem ?
    – À Mostaganem. »
    Cela dit, le capitaine Servadac et le comte Timascheff se saluèrent courtoisement. Mais, au moment où ils allaient se quitter, une dernière observation fut faite par le comte Timascheff.
    « Capitaine, dit-il, je pense qu’il convient de tenir secrète la véritable cause de notre rencontre ?
    – Je le pense aussi, répondit Servadac.
    – Aucun nom ne sera prononcé !
    – Aucun.
    – Et alors le prétexte ?
    – Le prétexte ? – Une discussion musicale, si vous le voulez bien, monsieur le comte.
    – Parfaitement, répondit le comte Timascheff. J’aurai tenu pour Wagner, – ce qui est dans mes idées !
    – Et moi, pour Rossini, – ce qui est dans les miennes », répliqua en souriant le capitaine Servadac. Puis, le comte Timascheff et l’officier d’état-major, s’étant salués une dernière fois, se séparèrent définitivement.
    Cette scène de provocation venait de se passer, vers midi, à l’extrémité d’un petit cap de cette partie de la côte algérienne comprise entre Tenez et Mostaganem, et à trois kilomètres environ de l’embouchure du Chéliff. Ce cap dominait la mer d’une vingtaine de mètres, et les eaux bleues de la Méditerranée venaient mourir à ses pieds, en léchant les roches de la grève, rougies par l’oxyde de fer. On était au 31 décembre. Le soleil, dont les obliques rayons semaient ordinairement de paillettes éblouissantes toutes les saillies du littoral, était alors voilé par un opaque rideau de nuages. De plus, d’épaisses brumes couvraient la mer et le continent. Ces brouillards, qui, par une circonstance inexplicable, enveloppaient le globe terrestre depuis plus de deux mois, ne laissaient pas de gêner les communications entre les divers continents. Mais à cela, il n’y avait rien à faire.
    Le comte Wassili Timascheff, en quittant l’officier d’état-major, se dirigea vers un canot, armé de quatre avirons, qui l’attendait dans une des petites criques de la côte. Dès qu’il y eut pris place, la légère embarcation déborda, afin de rallier une goélette de plaisance qui, sa brigantine bordée et sa trinquette traversée au vent, l’attendait à quelques encablures.
    Quant au capitaine Servadac, il appela d’un signe un soldat, resté à vingt pas de lui. Ce soldat, tenant en main un magnifique cheval arabe, s’approcha sans prononcer une parole. Le capitaine Servadac, s’étant lestement mis en selle, se dirigea vers Mostaganem, suivi de son ordonnance, qui montait un cheval non moins rapide que le sien.
    Il était midi et demi lorsque les deux cavaliers passèrent le Chéliff, sur le pont que le génie avait construit récemment. Une heure trois quarts sonnaient au moment où leurs chevaux, blancs d’écume, s’élançaient à travers la porte de Mascara, l’une des cinq entrées ménagées dans l’enceinte crénelée de la ville.
    En cette année-là, Mostaganem comptait environ quinze mille habitants, dont trois mille Français. C’était toujours un des chefs-lieux d’arrondissement de la province d’Oran et aussi un chef-lieu de subdivision militaire. Là se fabriquaient encore des pâtes alimentaires, des tissus précieux, des sparteries ouvrées, des objets de maroquinerie. De là s’exportaient pour la France des grains, des cotons, des laines, des bestiaux, des figues, des raisins. Mais, à cette époque, on eût vainement cherché trace de l’ancien mouillage sur lequel, autrefois, les navires ne pouvaient tenir par les mauvais vents d’ouest et de nord-ouest. Mostaganem possédait actuellement un port bien abrité, qui lui permettait d’utiliser tous les riches produits de la Mina et du bas Chéliff.
    C’était même grâce à ce refuge assuré que la goélette Dobryna avait pu se risquer à hiverner sur cette côte, dont les falaises n’offrent aucun abri. Là, en effet, depuis deux mois, on voyait flotter à sa corne le pavillon russe, et, en tête de son grand mât, le guidon du Yacht Club de France, avec ce signal distinctif : M.C.W.T.
    Le capitaine Servadac, dès qu’il eut franchi l’enceinte de la ville, gagna le quartier militaire de Matmore. Là, il ne tarda pas à rencontrer un commandant du 2e tirailleurs et un capitaine du 8e d’artillerie, – deux camarades sur lesquels il pouvait compter.
    Ces officiers écoutèrent gravement la demande que leur fit Hector Servadac de lui servir de témoins dans l’affaire en question, mais ils ne laissèrent pas de sourire légèrement, lorsque leur ami donna pour le véritable prétexte de cette rencontre une simple discussion musicale intervenue entre lui et le comte Timascheff.




  • Extrait
    DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE
    Quelle chanson chantaient les sirènes ? quel nom Achille avait-il pris, quand il se cachait parmi les femmes ? – Questions embarrassantes, il est vrai, mais qui ne sont pas situées au delà de toute conjecture.
    SIR THOMAS BROWNE.
    Les facultés de l’esprit qu’on définit par le terme analytiques sont en elles-mêmes fort peu susceptibles d’analyse. Nous ne les apprécions que par leurs résultats. Ce que nous en savons, entre autres choses, c’est qu’elles sont pour celui qui les possède à un degré extraordinaire une source de jouissances des plus vives. De même que l’homme fort se réjouit dans son aptitude physique, se complaît dans les exercices qui provoquent les muscles à l’action, de même l’analyse prend sa gloire dans cette activité spirituelle dont la fonction est de débrouiller. Il tire du plaisir même des plus triviales occasions qui mettent ses talents en jeu. Il raffole des énigmes, des rébus, des hiéroglyphes ; il déploie dans chacune des solutions une puissance de perspicacité qui, dans l’opinion vulgaire, prend un caractère surnaturel. Les résultats, habilement déduits par l’âme même et l’essence de sa méthode, ont réellement tout l’air d’une intuition.
    Cette faculté de résolution tire peut-être une grande force de l’étude des mathématiques, et particulièrement de la très-haute branche de cette science, qui, fort improprement et simplement en raison de ses opérations rétrogrades, a été nommée l’analyse, comme si elle était l’analyse par excellence. Car, en somme, tout calcul n’est pas en soi une analyse. Un joueur d’échecs, par exemple, fait fort bien l’un sans l’autre. Il suit de là que le jeu d’échecs, dans ses effets sur la nature spirituelle, est fort mal apprécié. Je ne veux pas écrire ici un traité de l’analyse, mais simplement mettre en tête d’un récit passablement singulier quelques observations jetées tout à fait à l’abandon et qui lui serviront de préface.
    Je prends donc cette occasion de proclamer que la haute puissance de la réflexion est bien plus activement et plus profitablement exploitée par le modeste jeu de dames que par toute la laborieuse futilité des échecs. Dans ce dernier jeu, où les pièces sont douées de mouvements divers et bizarres, et représentent des valeurs diverses et variées, la complexité est prise – erreur fort commune – pour de la profondeur. L’attention y est puissamment mise en jeu. Si elle se relâche d’un instant, on commet une erreur, d’où il résulte une perte ou une défaite. Comme les mouvements possibles sont non seulement variés, mais inégaux en puissance, les chances de pareilles erreurs sont très-multipliées ; et dans neuf cas sur dix, c’est le joueur le plus attentif qui gagne et non pas le plus habile. Dans les dames, au contraire, où le mouvement est simple dans son espèce et ne subit que peu de variations, les probabilités d’inadvertance sont beaucoup moindres, et l’attention n’étant pas absolument et entièrement accaparée, tous les avantages remportés par chacun des joueurs ne peuvent être remportés que par une perspicacité supérieure.
    Pour laisser là ces abstractions, supposons un jeu de dames où la totalité des pièces soit réduite à quatre dames, et où naturellement il n’y ait pas lieu de s’attendre à des étourderies. Il est évident qu’ici la victoire ne peut être décidée, – les deux parties étant absolument égales, – que par une tactique habile, résultat de quelque puissant effort de l’intellect. Privé des ressources ordinaires, l’analyste entre dans l’esprit de son adversaire, s’identifie avec lui, et souvent découvre d’un seul coup d’œil l’unique moyen – un moyen quelquefois absurdement simple – de l’attirer dans une faute ou de le précipiter dans un faux calcul.
    On a longtemps cité le whist pour son action sur la faculté du calcul ; et on a connu des hommes d’une haute intelligence qui semblaient y prendre un plaisir incompréhensible et dédaigner les échecs comme un jeu frivole. En effet, il n’y a aucun jeu analogue qui fasse plus travailler la faculté de l’analyse. Le meilleur joueur d’échecs de la chrétienté ne peut guère être autre chose que le meilleur joueur d’échecs ; mais la force au whist implique la puissance de réussir dans toutes les spéculations bien autrement importantes où l’esprit lutte avec l’esprit.




  • Extrait
    UN SCANDALE EN BOHÊME
    I
    Pour Sherlock Holmes, elle est toujours la femme. Il la juge tellement supérieure à tout son sexe, qu’il ne l’appelle presque jamais par son nom ; elle est et elle restera la femme.
    Aurait-il donc éprouvé à l’égard d’Irène Adler un sentiment voisin de l’amour ? Absolument pas ! Son esprit lucide, froid, admirablement équilibré répugnait à toute émotion en général et à celle de l’amour en particulier. Je tiens Sherlock Holmes pour la machine à observer et à raisonner la plus parfaite qui ait existé sur la planète ; amoureux, il n’aurait plus été le même. Lorsqu’il parlait des choses du cœur, c’était toujours pour les assaisonner d’une pointe de raillerie ou d’un petit rire ironique. Certes, en tant qu’observateur, il les appréciait : n’est-ce pas par le cœur que s’éclairent les mobiles et les actes des créatures humaines ? Mais en tant que logicien professionnel, il les répudiait : dans un tempérament aussi délicat, aussi subtil que le sien, l’irruption d’une passion aurait introduit un élément de désordre dont aurait pu pâtir la rectitude de ses déductions. Il s’épargnait donc les émotions fortes, et il mettait autant de soin à s’en tenir à l’écart qu’à éviter, par exemple de fêler l’une de ses loupes ou de semer des grains de poussière dans un instrument de précision. Telle était sa nature. Et pourtant une femme l’impressionna : la femme, Irène Adler, qui laissa néanmoins un souvenir douteux et discuté.
    Ces derniers temps, je n’avais pas beaucoup vu Holmes. Mon mariage avait séparé le cours de nos vies. Toute mon attention se trouvait absorbée par mon bonheur personnel, si complet, ainsi que par les mille petits soucis qui fondent sur l’homme qui se crée un vrai foyer. De son côté, Holmes s’était isolé dans notre meublé de Baker Street ; son goût pour la bohème s’accommodait mal de toute forme de société ; enseveli sous de vieux livres, il alternait la cocaïne et l’ambition : il ne sortait de la torpeur de la drogue que pour se livrer à la fougueuse énergie de son tempérament. Il était toujours très attiré par la criminologie, aussi occupait-il ses dons exceptionnels à dépister quelque malfaiteur et à élucider des énigmes que la police officielle désespérait de débrouiller. Divers échos de son activité m’étaient parvenus par intervalles : notamment son voyage à Odessa où il avait été appelé pour le meurtre des Trepoff, la solution qu’il apporta au drame ténébreux qui se déroula entre les frères Atkinson de Trincomalee, enfin la mission qu’il réussit fort discrètement pour la famille royale de Hollande. En dehors de ces manifestations de vitalité, dont j’avais simplement connaissance par la presse quotidienne, j’ignorais presque tout de mon ancien camarade et ami.
    Un soir – c’était le 20 mars 1888 – j’avais visité un malade et je rentrais chez moi (car je m’étais remis à la médecine civile) lorsque mon chemin me fit passer par Baker Street. Devant cette porte dont je n’avais pas perdu le souvenir et qui sera toujours associée dans mon esprit au prélude de mon mariage comme aux sombres circonstances de l’Étude en Rouge, je fus empoigné par le désir de revoir Holmes et de savoir à quoi il employait ses facultés extraordinaires. Ses fenêtres étaient éclairées ; levant les yeux, je distingue même sa haute silhouette mince qui par deux fois se profila derrière le rideau. Il arpentait la pièce d’un pas rapide, impatient ; sa tête était inclinée sur sa poitrine, ses mains croisées derrière son dos. Je connaissais suffisamment son humeur et ses habitudes pour deviner qu’il avait repris son travail. Délivré des rêves de la drogue, il avait dû se lancer avec ardeur sur une nouvelle affaire. Je sonnai, et je fus conduit à l’appartement que j’avais jadis partagé avec lui. Il ne me prodigua pas d’effusions. Les effusions n’étaient pas son fort. Mais il fut content, je crois, de me voir. À peine me dit-il un mot. Toutefois son regard bienveillant m’indiqua un fauteuil ; il me tendit un étui à cigares ; son doigt me désigna une cave à liqueurs et une bouteille d’eau gazeuse dans un coin. Puis il se tint debout devant le feu et me contempla de haut en bas, de cette manière pénétrante qui n’appartenait qu’à lui. « Le mariage vous réussit ! observa-t-il. Ma parole, Watson, vous avez pris sept livres et demie depuis que je vous ai vu.
    – Sept, répondis-je.
    – Vraiment ? J’aurais cru un peu plus. Juste un tout petit peu plus, j’imagine, Watson. Et vous avez recommencé à faire de la clientèle, à ce que je vois. Vous ne m’aviez pas dit que vous aviez l’intention de reprendre le collier !
    – Alors, comment le savez-vous ?
    – Je le vois ; je le déduis. Comment sais-je que récemment vous vous êtes fait tremper, et que vous êtes nanti d’une bonne maladroite et peu soigneuse ?
    – Mon cher Holmes, dis-je, ceci est trop fort ! Si vous aviez vécu quelques siècles plus tôt, vous auriez certainement été brûlé vif. Hé bien ! oui, il est exact que jeudi j’ai marché dans la campagne et que je suis rentré chez moi en piteux état ; mais comme j’ai changé de vêtement, je me demande comment vous avez pu le voir, et le déduire. Quant à Mary-Jane, elle est incorrigible ! ma femme lui a donné ses huit jours ; mais là encore, je ne conçois pas comment vous l’avez deviné. »
    Il rit sous cape et frotta l’une contre l’autre ses longues mains nerveuses.
    « C’est d’une simplicité enfantine, dit-il. Mes yeux me disent que sur le côté intérieur de votre soulier gauche, juste à l’endroit qu’éclaire la lumière du feu, le cuir est marque de six égratignures presque parallèles ; de toute évidence, celles-ci ont été faites par quelqu’un qui a sans précaution gratté autour des bords de la semelle pour en détacher une croûte de boue. D’où, voyez-vous, ma double déduction que vous êtes sorti par mauvais temps et que, pour nettoyer vos chaussures, vous ne disposez que d’un spécimen très médiocre de la domesticité londonienne. En ce qui concerne la reprise de votre activité professionnelle, si un gentleman qui entre ici, introduit avec lui des relents d’iodoforme, arbore sur son index droit la trace noire du nitrate d’argent, et porte un chapeau haut de forme pourvu d’une bosse indiquant l’endroit où il dissimule son stéthoscope, je serais en vérité bien stupide pour ne pas l’identifier comme un membre actif du corps médical. »
    Je ne pus m’empêcher de rire devant l’aisance avec laquelle il m’expliquait la marche de ses déductions




  • Extrait
    Une communication complexe et souvent inconsciente
    Je parle avec mon corps, et ceci sans le savoir. Je dis donc toujours plus que je n’en sais. Jacques Lacan
    Témoignage
    « Dernièrement, je suis allée à un stage de management et développement personnel, payé par mon entreprise. Le stage avait pour thème principal l’amélioration de nos prises de paroles en public. En fait, je suis passée manager d’une équipe de 9 personnes récemment, et je ressentais vraiment le besoin de m’améliorer pour tout ce qui est conduite de réunions, ou présentation de projets. J’ai donc tout fait pour participer et tirer un maximum de choses de ce séminaire. En plus, le formateur était vraiment sympa, donc on se sentait bien en confiance. C’était un ancien comédien et prof de théâtre, donc je pense qu’il s’y connaissait plutôt bien en matière de prise de parole en public ! On a fait beaucoup d’exercices pratiques, et notamment des exercices filmés. Bernard, le formateur, nous a filmés le premier jour, en nous demandant de nous présenter, debout, devant les autres (l’horreur !). On a ensuite visionné les présentations. Et je me suis aperçu de tous les tics que je peux avoir quand je me sens mal à l’aise ! Bon, déjà, moi, je rougis facilement, mais alors là, j’étais une vraie pivoine ! Et puis je n’arrêtais pas d’avancer et de reculer de façon assez ridicule… comme si j’avais une seule idée en tête, partir, mais que je n’osais pas le faire ! Sans parler des deux cents fois où j’ai remis mon pull en place… Je me suis dit que si mes collègues me voyaient comme ça quand je faisais mes présentations, c’était normal que je n’emporte pas l’adhésion immédiatement… »
    Delphine, 32 ans
    Un peu de théorie
    Qu'est-ce que la communication ?
    La communication, c’est l’émission d’un message entre un émetteur et un récepteur, et l'émission ensuite d’un feed-back (c'est-à-dire d'une réponse), entre le récepteur et l’émetteur. Communiquer, c’est donc transmettre et recevoir des messages. Il est vrai que, maintenant, quand on pense au terme « communication », on pense tout de suite aux ordinateurs, aux téléphones portables, et à d’autres appareils ultra-perfectionnés mais tellement courants à notre époque. Mais on a tendance à oublier que la première (et la plus importante ?) forme de communication, c’est quand deux personnes sont ensemble et échangent des informations, et ce de façon directe ! Et quand deux personnes se parlent, autour d’un verre, d’un bureau ou dans la rue, il n’est pas exagéré de dire que leur mode de communication est au moins aussi perfectionné et complexe qu’un appel téléphonique ! Car oui, la communication interpersonnelle est beaucoup plus complexe qu’elle n’y parait. Car si tout le monde communique, cela ne signifie pas que tout le monde se comprend ! La communication, c’est le concept qui définit seulement l’échange d’informations, mais cela ne définit nullement la compréhension de l’autre ! Les questions à se poser sont les suivantes : Nous communiquons, mais communiquons-nous bien ? Avons-nous toutes les cartes en main pour bien nous comprendre ? Quels peuvent être les freins à une bonne communication ?
    Les problèmes de communication
    Ils sont multiples, et proviennent en grande majorité de notre complexité d’être humain. Premièrement, nous sommes tous des êtres différenciés, avec, pour chacun d'entre nous, son propre monde et sa propre vision du monde, enregistrés dans son cerveau. Plus clairement, face au même message, nous réagissons tous différemment, et ceci notamment à cause de certains « filtres » qui nous conditionnent. Ces filtres peuvent être physiques (nos cinq sens), ou psychologiques (comme notre éducation, notre vécu, etc.)
    Ensuite, nous ne sommes pas toujours conscients de ce que nous communiquons, dans la mesure où nous ne maîtrisons pas toujours le message que nous voulons transmettre : beaucoup de parasites, d’imprécisions, d’omissions peuvent brouiller malgré nous notre communication. En effet, la communication implique des éléments dont nous n’avons pas forcément conscience, et ceci surtout quand nous communiquons de façon directe avec les autres.
    Dans le cas de Delphine, par exemple, la timidité peut mettre en péril sa crédibilité auprès de son équipe quand elle doit s’exprimer en public. Son témoignage met en évidence le fait suivant : on peut avoir un discours très structuré et parfaitement argumenté, sans ce que ce dernier soit efficace, s’il n’est pas servi par une attitude adéquate : les gens n’entendront pas ce que vous dites si visuellement ils ne sont pas « séduits » par votre attitude.






  • Extrait
    Sun Tzu dit : La guerre est d’une importance vitale pour l’État. C’est le domaine de la vie et de la mort : la conservation ou la perte de l’empire en dépendent ; il est impérieux de le bien régler. Ne pas faire de sérieuses réflexions sur ce qui le concerne, c’est faire preuve d’une coupable indifférence pour la conservation ou pour la perte de ce qu’on a de plus cher, et c’est ce qu’on ne doit pas trouver parmi nous.
    Cinq choses principales doivent faire l’objet de nos continuelles méditations et de tous nos soins, comme le font ces grands artistes qui, lorsqu’ils entreprennent quelque chef-d’œuvre, ont toujours présent à l’esprit le but qu’ils se proposent, mettent à profit tout ce qu’ils voient, tout ce qu’ils entendent, ne négligent rien pour acquérir de nouvelles connaissances et tous les secours qui peuvent les conduire heureusement à leur fin.
    Si nous voulons que la gloire et les succès accompagnent nos armes, nous ne devons jamais perdre de vue : la doctrine, le temps, l’espace, le commandement, la discipline.
    La doctrine fait naître l’unité de penser ; elle nous inspire une même manière de vivre et de mourir, et nous rend intrépides et inébranlables dans les malheurs et dans la mort.
    Si nous connaissons bien le temps, nous n’ignorerons point ces deux grands principes Yin et Yang par lesquels toutes les choses naturelles sont formées et par lesquels les éléments reçoivent leurs différentes modifications ; nous saurons le temps de leur union et de leur mutuel concours pour la production du froid, du chaud, de la sérénité ou de l’intempérie de l’air.
    L’espace n’est pas moins digne de notre attention que le temps ; étudions-le bien, et nous aurons la connaissance du haut et du bas, du loin comme du près, du large et de l’étroit, de ce qui demeure et de ce qui ne fait que passer.
    J’entends par commandement, l’équité, l’amour pour ceux en particulier qui nous sont soumis et pour tous les hommes en général ; la science des ressources, le courage et la valeur, la rigueur, telles sont les qualités qui doivent caractériser celui qui est revêtu de la dignité de général ; vertus nécessaires pour l’acquisition desquelles nous ne devons rien négliger : seules elles peuvent nous mettre en état de marcher dignement à la tête des autres.
    Aux connaissances dont je viens de parler, il faut ajouter celle de la discipline. Posséder l’art de ranger les troupes ; n’ignorer aucune des lois de la subordination et les faire observer à la rigueur ; être instruit des devoirs particuliers de chacun de nos subalternes ; savoir connaître les différents chemins par où on peut arriver à un même terme ; ne pas dédaigner d’entrer dans un détail exact de toutes les choses qui peuvent servir, et se mettre au fait de chacune d’elles en particulier. Tout cela ensemble forme un corps de discipline dont la connaissance pratique ne doit point échapper à la sagacité ni aux attentions d’un général.
    Vous donc que le choix du prince a placé à la tête des armées, jetez les fondements de votre science militaire sur les cinq principes que je viens d’établir. La victoire suivra partout vos pas : vous n’éprouverez au contraire que les plus honteuses défaites si, par ignorance ou par présomption, vous venez à les omettre ou à les rejeter.
    Les connaissances que je viens d’indiquer vous permettront de discerner, parmi les princes qui gouvernent le monde, celui qui a le plus de doctrine et de vertus ; vous connaîtrez les grands généraux qui peuvent se trouver dans les différents royaumes, de sorte que vous pourrez conjecturer assez sûrement quel est celui des deux antagonistes qui doit l’emporter ; et si vous devez entrer vous-même en lice, vous pourrez raisonnablement vous flatter de devenir victorieux.






  • Extrait
    Confucius naquit en 551 avant notre ère, à Tsou, dans l’actuelle province du Shandong.
    Aucune information concernant ses parents n’existe plus aujourd’hui.
    Ce grand sage vit le jour au sein d’une famille aristocratique désargentée.
    Le tir à l’arc et la musique faisaient partie de ses occupations favorites.
    Jeune, Confucius voulait être connu et soulager la misère du monde.
    Ses idées pratiques et philosophiques allaient à l’encontre du milieu politique de son temps.
    Kong-Fou-Tseu, de son nom chinois, devint un philosophe et un maître incontesté.
    Il fut, à l’époque où il professait, l’un des hommes les plus éduqués de Chine.
    L’enseignement de sa sagesse fut l’aboutissement de toute sa vie.
    Ses premiers disciples formèrent ce que l’on appelle l’école confucéenne.
    Confucius formait ses élèves à la littérature, l’histoire, la philosophie et la politique.
    L’année de ses 53 ans, on lui offrit un poste qu’il refusa au gouvernement de la ville de Pi.
    En compagnie de plusieurs disciples, il visita et séjourna dans différents états chinois.
    Lors de ce voyage, il faillit mourir assassiné dans l’état de Sung.
    Confucius subit la perte douloureuse de son fils et de certains de ses amis.
    Le sage Kong-Fou-Tseu mourut en 479 avant notre ère.
    Cet ouvrage réunit des citations de Confucius classées par grands thèmes.




  • Table des matières
    L’invasion de la Pologne
    La déclaration de guerre à l’Allemagne
    Le début de la bataille de l’Atlantique
    L’offensive de la Sarre
    La Pologne est rayée de la carte
    L’occupation du Danemark et de la Norvège
    La bataille de France
    La percée de Sedan
    L’ouverture du camp d’Auschwitz
    La fin de l’évacuation de Dunkerque
    L’Italie déclare la guerre à la France
    Paris aux mains des Allemands
    La demande d’armistice
    L’appel du général de Gaulle
    La signature de l’armistice
    La visite-éclair d’Hitler à Paris
    L’armistice franco-italien
    La naissance de la « France libre »
    Le gouvernement s’installe à Vichy
    La destruction de la flotte de Mers el-Kébir
    Le vote des pleins pouvoirs à Pétain
    La création des chantiers de jeunesse
    Le ralliement de l’AEF et du Cameroun
    Le début du Blitz
    L’instauration des cartes de rationnement
    Le pacte tripartite
    Le statut des juifs
    La création du ghetto de Varsovie
    L’entrevue de Montoire
    La manifestation des étudiants
    Le vote de la loi du prêt-bail
    Première rafle à Paris
    Le lancement de l’opération Barbarossa
    La création de la Légion des volontaires français
    La Charte de l’Atlantique
    La Charte du travail
    L’exécution de Guy Môquet
    L’attaque japonaise sur Pearl Harbor
    Le décret « Nuit et brouillard »
    Premier gazage à Chelmno
    Jean Moulin est parachuté en France
    L’annonce du Victory Program
    La conférence de Wannsee
    L’ouverture du procès de Riom
    La bataille de la mer de Corail
    Le port obligatoire de l’étoile jaune
    La bataille de Midway
    La rafle du Vel’ d’hiv’
    Le lancement de l’offensive de Guadalcanal
    La percée d’El-Alamein
    Le débarquement allié en Afrique du Nord
    L’occupation de la zone libre
    Le sabordage de la flotte de Toulon
    La clôture de la conférence de Casablanca
    L’unification de la Résistance
    La création de la Milice
    La capitulation de Stalingrad
    L’instauration du STO
    Le soulèvement du ghetto de Varsovie
    La création du Conseil national de la Résistance
    Le Comité français de libération nationale
    L’arrestation de Jean Moulin
    Le débarquement de Sicile
    L’arrêt de l’offensive de Koursk
    Le paroxysme du bombardement de Hambourg
    L’armistice italien
    La création d’une Assemblée consultative à Alger
    L’ouverture de la conférence de Téhéran
    Le programme du Conseil national de la Résistance
    L’organisation des FFI
    L’attaque du maquis des Glières
    La création du Gouvernement provisoire de la République française
    Le débarquement de Normandie
    Le massacre d’Oradour-sur-Glane
    L’ordonnance sur l’épuration
    La tentative d’assassinat de Hitler
    L’attaque de Vassieux-en-Vercors
    Les accords de Bretton Woods
    Le débarquement de Provence
    Le début de l’insurrection parisienne
    Le camp d’Auschwitz photographié
    La libération de Paris
    L’offensive soviétique sur l’Allemagne
    La libération du camp d’Auschwitz
    La clôture de la conférence de Yalta
    Le bombardement de Dresde
    Les Alliés franchissent le Rhin
    L’ouverture du camp de Buchenwald
    L’assaut sur Berlin
    La jonction sur l’Elbe
    Le suicide d’Hitler
    La capitulation allemande à Reims
    Fin des combats
    La signature de la charte de San Francisco
    L’ouverture du procès Pétain
    La clôture de la conférence de Potsdam
    Le bombardement d’Hiroshima
    L’URSS déclare la guerre au Japon
    Le bombardement de Nagasaki
    La capitulation japonaise




  • Extrait
    Introduction
    Aujourd’hui, la PNL est une discipline utilisée dans des domaines aussi différents que le management, le travail thérapeutique pour restaurer l’estime de soi des patients ou le traitement de leurs phobies. Cependant, son approche, même si elle se veut simple et accessible, est parfois difficile à comprendre pour quelqu’un qui tente de s’y intéresser, et qui n’a que peu de connaissances en psychologie. En effet, les mots « modélisation », « métamodèle », « codage », peuvent effrayer les « néophytes » et rebuter même les plus motivés. Nous nous engageons donc, dans cet ouvrage, à simplifier le plus possible un vocabulaire qui peut paraître complexe, sans pour autant en simplifier les idées : ce que vous êtes venus chercher en achetant cet ouvrage. Car ce n’est pas parce que certaines personnes ne connaissent pas le vocabulaire spécialisé qu’elles ne sont pas capables de comprendre les concepts que ce vocabulaire spécialisé véhicule. Et comme nous allons le voir dans ce livre, il existe beaucoup de façons différentes de communiquer quelque chose, suivant les outils que l’on a et l’interlocuteur qui se présente en face de soi.
    Ainsi, nous nous engageons à faciliter la compréhension de ces concepts et l’application que vous en ferez peut-être au quotidien. D’ailleurs, l’expérience nous dit que mieux on comprend une idée, une procédure, une façon de penser, et plus sa mise en pratique est facile. Par exemple, tant que l’on ne nous a pas expliqué le fonctionnement d’un appareil complexe, ce n’est pas forcément en achetant un manuel d’utilisation pour spécialiste qu’on le comprendra : il faudra dès lors demander à quelqu’un qui connaît son fonctionnement et qui est capable de nous l’expliquer clairement pour que l’on sache où se situe la panne et comment la réparer. Voilà ce que nous vous proposons : vous expliquer clairement comment vous fonctionnez, afin que vous déterminiez par vous-mêmes ce que vous voulez réparer et comment. Vous êtes prêt ?




  • Extrait
    Mieux communiquer
    Restez vous-même malgré tout !
    Il n’est pas évident de rester soi-même au travail, avec ce rôle de manager que l'on doit jouer. Cependant, il faut savoir deux choses. D’abord, chassez le naturel, il reviendra au galop, surtout dans les moments de stress. Et ensuite, une personne qui joue un rôle est souvent repérée, car son attitude met mal à l’aise et lui donne un côté faux et manipulateur. Le mieux reste sûrement de prendre dans tous ces conseils ceux qui vous correspondent, et que vous pensez pouvoir appliquer facilement.
    Communiquer pour éviter le « téléphone arabe »
    Le téléphone arabe, ce n’est pas quand votre portable est maure, mais c’est ce phénomène qu’on appelle aussi rumeur ou radio moquette (et qui peut ruiner une équipe). Car la rumeur se développe justement quand la communication est insuffisante : le manque d’information est un vide, et le vide crée l’insécurité, qui crée elle-même l’anxiété… et les bruits de couloir, qui finissent en plus par être totalement déformés à force d’être répétés. Optez donc plutôt pour une transparence (prudente) !
    Réduire le nombre d’échelons hiérarchiques
    Nombre de grandes entreprises (ou d'administrations) souffrent souvent d’un manque de communication en raison notamment du nombre d’échelons hiérarchiques à franchir pour atteindre finalement la bonne personne. Ce qui peut provoquer de la frustration, mais aussi des dysfonctionnements, de la démotivation... Pour pallier ce manque de communication et de productivité, il n'est pas rare que les nouvelles entreprises s’organisent pour ne laisser finalement que deux ou trois échelons hiérarchiques.
    Communiquer pour donner du sens au travail
    Donner du sens au travail signifie deux choses. Cela signifie d’abord donner une direction à l’entreprise, et donc aux personnes qui y travaillent : communiquer vos objectifs, mais aussi et surtout votre vision de l’avenir, à court ou long terme, de façon à montrer que vous « maintenez le cap » et êtes capable de guider vos collaborateurs. Mais c’est aussi transmettre des valeurs importantes, pour lesquelles vos collaborateurs pourront « se battre » et auxquelles ils pourront s’identifier.




  • Extrait
    50 conseils pour mieux négocier
    Entraînez vous à négocier !
    La négociation doit vraiment être envisagée comme un jeu, et peut même en devenir un pour vous ! Et plus vous vous entrainerez, meilleur vous serez évidemment ! N’hésitez donc pas à négocier régulièrement, dès que cela est possible, que ce soit au marché, ou même dans certaines boutiques indépendantes. Les annonces sur internet peuvent également être un bon terrain d’expérimentation. Même vos proches peuvent être des adversaires d’un jour pour, par exemple, déterminer qui paiera le restaurant !
    Consolidez votre accord !
    Pour bien terminer une négociation, il est important de proposer une action concrète, pour consolider l’accord, ou pour le finaliser rapidement. Si par exemple vous achetez une maison, le vendeur peut renégocier son prix tant que le compromis de vente n’est pas signé. Evidemment, le fait de signer un document légal est une bonne garantie, mais ce n’est pas la seule garantie : vous pouvez aussi faire une annonce publique, ou encore organiser une réunion de suivi avec votre nouveau partenaire.
    Attention à ne pas vous déconcentrer !
    La conclusion d’une négociation est un moment de grande vulnérabilité pour vous comme pour votre interlocuteur. Il peut vous demander une dernière concession, faire pression ou encore reprendre un point que vous pensiez avoir résolu (mais qui était en fait resté en suspens dans un coin de sa tête…). Si vous ne voulez pas vous faire avoir, vous pouvez par exemple faire une petite pause pour vous reconcentrer (« On boit un café avant de signer ? »). Mais restez ferme dans tous les cas !
    La technique du « ah au fait ! »
    Cette technique doit être utilisée juste au moment de conclure, et permet bien souvent d’obtenir quelques avantages supplémentaires. Cela consiste par exemple à demander à l’autre une dernière concession avant de signer (une réduction ou un service qui à la base était en supplément etc). Car à cet instant, l’interlocuteur est normalement plus vulnérable : il est tellement content d’avoir conclu l’affaire qu’il peut accepter un peu n’importe quoi pour ne pas qu’elle lui échappe au dernier moment…




  • Extrait
    Où faire l'amour ?
    Dans une cabine de plage
    Dans une station balnéaire par exemple se louent des cabines pratiques pour y ranger ses petits effets personnels : parasols, chaises, draps de bain et... godemichés de toutes les tailles et de toutes les couleurs (à ne pas mélanger avec les jouets pour enfants). Entre deux brasses, allez donc y faire un petit tour pour vous détendre.
    Dans un sex shop
    L'originalité et l'idée d'aller dans des lieux « mal famés », transgressifs, peut booster la libido. Ainsi, vous trouverez des sex-shops avec cabines closes, pour regarder un film porno avec votre partenaire... et y faire ce que bon vous semble. Si l'idée vous amuse, certaines cabines sont munies de fenêtres destinées à satisfaire les voyeurs.
    Chez le médecin
    Fantasme n° 1 de la plupart d'entre vous, se faire prendre sur la table d'examen, un véritable délice... Jambes écartées ou par derrière pour Madame, de préférence, pendant que ledit docteur n'est pas encore arrivé... Ou dans la salle d'attente déserte, entre deux consultations. Soyez prompts à vous rajuster au moindre bruit suspect !
    Dans son bureau
    Si vous avez la chance d'avoir un bureau à la maison, n'hésitez pas à aller taquiner celui ou celle qui y travaille ! Il sera ravi de se faire distraire pour une cause aussi noble que le sexe. Madame, vous pouvez par exemple vous asseoir sur le meuble, jambes écartées. Monsieur, allez donc frotter votre sexe dur entre les omoplates de Madame...
    Dans la penderie
    Enfants, on aimait jouer à cache-cache dans les grands placards emplis de vêtements. Maintenant que nous sommes adultes (mais que les placards sont encore plus grands que nous), on se plait à se cacher dans le noir et se faire caresser par des étoffes diverses et variées... L'amour furtif, dans ces conditions, prend des airs d'extras savoureux.




  • Extrait
    Santé
    Limiter le sel
    Les organisations pour la santé s'accordent sur ce point : nous consommons trop de sel. Résultat ? Des risques accrus de problèmes de santé comme l'hypertension artérielle, elle-même responsable d’A.V.C. ou d'infarctus. En réduisant votre consommation de sel à 5 g par jour (recommandation O.M.S.), vous pouvez espérer vivre plus vieux.
    Chasser les kilos en trop
    Le surpoids peut être une cause de mort prématurée notamment parce qu’il engendre des problèmes de santé qui peuvent être graves (cholestérol, diabète…). Surveiller son poids tout au long de la vie est donc une manière judicieuse de gagner quelques années sur l’espérance de vie. Évitez en revanche les régimes drastiques !
    Manger du soja
    Le soja serait le secret de longévité des japonais ! Une étude écossaise parue dans le Journal of the American College of Nutrition met en avant les bienfaits du soja, notamment dans la prévention de certains cancers et de certaines maladies cardio-vasculaires, principales causes de décès dans nos sociétés occidentales.
    Manger des carottes
    Un niveau élevé d'alpha-carotène dans le sang permettrait de vivre plus vieux selon une étude du Centre pour le Contrôle et la Prévention des Maladies d’Atlanta. Cet antioxydant se trouve notamment dans les carottes (mais aussi dans les patates douces, les brocolis ou les petits pois). En plus, les carottes donnent bonne mine !
    Manger du cru
    Selon les adeptes du cru, les aliments crus seraient une option intéressante pour vivre plus longtemps. En effet, le cru regorge de nutriments et d’enzymes, lesquels favorisent la bonne assimilation des aliments. Mais les intestins fragiles peuvent avoir du mal avec les fibres crues. L’idéal ? Mixer légumes crus et cuits !




  • Extrait
    50 conseils pour arrêter de fumer
    Cagnotte pour les cigarettes supplémentaires
    Si vous décidez d’arrêter progressivement, posez à l’avance un nombre de cigarettes autorisées par jours (par exemple 10 la première semaine, 5 la deuxième, etc.). Pour chaque cigarette fumée en plus du nombre autorisé, versez 1 euro à une association quelconque ou à une personne de votre entourage.
    Ne fumer qu'à moitié chaque cigarette
    Si arrêter d’un coup est trop difficile, vous pouvez essayer de passer par cette étape intermédiaire : ne fumer les cigarettes qu’à moitié. C’est toujours ça de gagné ! Mais attention, vous ne devez absolument pas augmenter le nombre de cigarettes que vous fumez au total dans la journée sous le prétexte que vous en fumez des demies.
    Éloigner le paquet de cigarettes
    Vous voulez éviter toute tentation inutile ? Ne conservez pas de paquet de cigarette une fois le sevrage entamé. Ne laissez jamais un vieux paquet à portée de main. Ni sur votre bureau, ni dans votre poche. Si vous voyez le paquet de cigarette, le cendrier ou le briquet, vous décodez un message négatif : en allumer une.
    Choisir une date symbolique
    Collez l’arrêt du tabac à une date symbolique : si vous vivez un moment de transformation dans votre vie (mariage, déménagement…) profitez de ce passage pour l’arrêt du tabac. Sans événement particulier, vous pouvez choisir votre anniversaire ou n’importe quel moment qui vous tient à cœur (reprise du sport par exemple).
    Prenez un statut
    Les fumeurs très accros peuvent essayer différents statuts, avant de définitivement entamer le sevrage. Par exemple, vous pouvez passer du statut de « fumeur inconscient » à celui de « fumeur conscient » puis « fumeur décidé » (à arrêter). Prenez le temps qu’il faut à chaque statut, pour ne pas revenir en arrière.




  • Extrait
    80 conseils pratiques
    Manipuler pour le bien d’autrui
    Évidemment, tous les manipulateurs n’ont pas que des buts négatifs et certains d’entre eux (la grande majorité) usent de leur influence pour le bien d’autrui. Bien sûr, manipuler « pour le bien » de quelqu’un peut également avoir des effets négatifs auxquels on ne pense pas forcément, et la franchise est, peut-être, préférable à la manipulation dans la plupart des cas, même si elle a aussi ses limites. Le plus important étant, quand même, de laisser aux autres un véritable libre arbitre…
    Manipulation et harcèlement au travail
    Jeux de pouvoir, compétition, mauvais management… Tous ces éléments favorisent la manipulation au travail. Cependant, certains finissent par véritablement harceler leurs collègues. Cela commence souvent par des détails « anodins » : sous-entendus, rumeurs, petites remarques blessantes… Si la victime ne fait rien, le harceleur prend alors de l’assurance et augmente la pression : ordres incohérents, moqueries, tâches inutiles ou inintéressantes, refus de communiquer, voire même placardisation.
    Comment devient-on un individu manipulateur ?
    Tous, nous manipulons autrui, mais il est vrai que certaines personnes semblent avoir des tendances plus fortes à manipuler. D’où cela peut-il venir ? Une éducation déséquilibrée peut expliquer ce type de personnalité : cela peut être la non-prise en compte des sentiments ou des besoins de l’enfant (d’où une empathie réduite) ou encore des valeurs et des relations familiales perverties ou absentes, qui encouragent l’enfant à mentir, ruser, cacher ses émotions ou ses intentions.
    Comment repérer un pervers narcissique ?
    Difficile de le repérer : il peut tout à fait se cacher sous des dehors séduisants. La séduction est, d’ailleurs, l’une de ses techniques préférées. Dans une relation, c’est quelqu’un qui ne s’engage jamais réellement, mais qui arrive quand même à créer une dépendance affective avec sa victime. Il la culpabilise, l’isole, utilise le chantage affectif pour obtenir des avantages, mais aussi pour la détruire ! Alors si cette description vous évoque quelqu’un, ne perdez pas de temps : fuyez !
    Quelques mots sur les pervers narcissiques
    Les pervers narcissiques sont des individus présentant des troubles du comportement importants : ils sont incapables de construire une relation saine avec quelqu’un. Ces personnes ont en fait une très bonne image d’eux-mêmes (d’où le terme « narcissique »), mais couplée à une image très négative des autres. Ce sont des individus incapables de ressentir de l’empathie, qui cherchent à dominer leur entourage et à satisfaire en priorité leurs propres besoins sans se soucier de ceux des autres.
    Comment faire face à un enfant manipulateur ?
    Instaurer un cadre clair est essentiel pour le développement harmonieux de l’enfant : annoncez donc les règles et les sanctions dès qu’il peut les comprendre, afin de le sécuriser au maximum. Ensuite, les parents doivent convenir d’une même ligne de conduite face à l’enfant, afin qu’il ne puisse jouer sur les deux tableaux en utilisant les failles parentales. Enfin, ne pas céder au chantage et aux caprices est crucial : car céder une fois signifie bien souvent abdiquer pour les fois suivantes…
    Les enfants et la manipulation
    Certains enfants peuvent devenir manipulateurs. Cela se concrétise par des caprices, du chantage affectif, des plaintes… Cette tendance est parfois favorisée par un divorce, des absences répétées, la naissance d’un cadet, ce qui entraîne alors de la culpabilisation de la part des parents, qui « se rattrapent » alors en cédant à leurs demandes. Céder dans ces situations favorise évidemment l’attitude manipulatrice des bambins qui se rendent compte de l’efficacité de leurs pratiques.
    N’ayez pas peur du changement !
    Les personnes résistantes au changement sont souvent les plus vulnérables à la manipulation, car ce sont les plus prévisibles : les manipulateurs comptent justement sur leur force d’inertie pour obtenir ce qu’ils souhaitent. Un bon moyen de ne plus avoir peur du changement est de le provoquer soi-même, ou d’en être un acteur impliqué. Ainsi, au lieu de freiner des quatre fers face à un changement, ne soyez plus passif, impliquez-vous au contraire au maximum, afin de mieux l’appréhender.




  • Extrait
    Citations
    « Si le sage demeure silencieux, c'est parce qu'il sait que la bougie se consume par la mèche. »
    Saadi
    « Si ton cœur est plein de perles, imite l'huître, ferme bien ton cœur. »
    Saadi
    « Emploie la bonté même envers l'homme malveillant : le mieux est de fermer la gueule du chien avec une bouchée. »
    Saadi
    « Si tu veux comprendre une fourmi sous ton talon, eh bien imagine-toi sous la patte d’un éléphant. »
    Saadi
    « La rivière n'atteindrait jamais la mer si les berges ne la contraignaient. »
    Rabindranath Tagore
    « La voix du gourou ne mène qu'à la porte du gourou. »
    Rabindranath Tagore
    « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. »
    Rabindranath Tagore




  • Extrait
    Des appels FaceTime plus rapides
    Passer un appel via FaceTime passe automatiquement par l’application « Contacts ». Pour gagner du temps, placez vos correspondants récurrents dans vos favoris. Dans « Contacts » cliquez sur « Ajouter au favoris ».
    Créneaux horaires et météo
    L’horloge qui fait son apparition sous iOS 6 vous permet d’afficher jusqu’à 5 créneaux horaires différents simultanément. Dans la partie centrale de l’écran s’affichent les conditions météo de chaque ville en temps réel.
    Une chanson en guise d’alarme
    L’horloge permet de définir des alarmes. Pour plus de confort, vous pouvez utiliser un morceau de musique présent dans votre bibliothèque. Touchez « Sonnerie », puis « Choisir un morceau ».
    Des rotations à deux doigts
    Dans la nouvelle version de « Plans », vous pouvez appliquer des rotations à toutes les vues (mixtes, satellites ou plans) en utilisant votre pouce et votre index dans un mouvement de rotation vers la gauche ou vers la droite.
    Une application pour podcast
    Sous iOS 6, l’application iTunes Store n’est plus en mesure de vous donner accès à vos podcasts favoris. Pour compenser, téléchargez gratuitement l’application Podcast sur l’App Store.




  • Extrait
    Tout savoir sur l'orgasme
    L'homme après l'orgasme
    Une fois qu’il a éjaculé, l’homme a tendance à prendre ses distances avec sa partenaire. Non pas qu’il la repousse. Il a juste besoin de retourner dans sa bulle. Physiologiquement, il a également un grand besoin de récupérer… et souvent sommeil. La femme ne devra pas lui tenir rigueur s’il s’endort dans la minute. Ils parleront le lendemain matin !
    La femme après l'orgasme
    La légende n'est pas fausse : après l'orgasme, la femme a souvent besoin de câlins, de mots tendres, de caresses. Il y a un temps pour le côté « animal » et un autre pour l'aspect plus « convivial ». Elle a envie de bavarder un peu, d'échanger, sans retourner tout de suite dans le monde réel. Son compagnon tentera de respecter ses attentes...
    Masturbation masculine trop fréquente et orgasme
    Se caresser même en couple est parfaitement naturel. Certains hommes ont tendance à pratiquer trop souvent ce plaisir solitaire, ce qui fait en sorte que leur érection est moins tonique et leur éjaculation très longue à venir quand ils font l’amour à leur compagne. Il faut savoir trouver le juste milieu pour se faire plaisir sans négliger l’autre.
    L'anorgasmie masculine
    Certains hommes éprouvent des difficultés à éjaculer ce qui est très pénible pour les deux partenaires. Il faut d’ailleurs parfois interrompre un rapport qui devient désagréable car trop long. D’autres éjaculent sans vraiment avoir de plaisir. Les causes peuvent être multiples : blocage psychologique bien sûr mais également problème physiologique.
    L'anorgasmie féminine
    Une femme sur trois n’éprouve rarement voire jamais d’orgasme lors de la pénétration vaginale. Le bon moyen d’éduquer son corps à la jouissance est de pratiquer sans culpabilité la masturbation. Cela permet de mettre en place les circuits du plaisir. Si la masturbation et le coït reste inefficaces pour jouir, il ne faudra pas hésiter à consulter.
    Les aphrodisiaques, info ou intox ?
    Depuis toujours, on utilise des substances censées booster l’intensité de l’orgasme : gingembre, piment, chocolat… sont parmi les plus réputés. Pourquoi pas, si cela vous donne l’occasion de savourer à deux un petit dîner préparé avec amour ! Méfiez-vous des poudres de perlimpinpin vendues sur Internet qui s’avèrent inefficaces voire dangereuses.




  • Extrait
    Savoir convaincre
    Savoir convaincre est une compétence dont il faut faire preuve pour asseoir son leadership. Si quelques personnes possèdent ce don de façon innée, il n’est pas interdit de se former pour l’acquérir. Voici quatre clefs pour convaincre une ou plusieurs personnes, et ce, en toutes circonstances.
    Convaincre ne signifie pas imposer ses idées : ce n’est pas parce que vous aurez préparé des arguments imparables que vous convaincrez les autres. Cela peut même donner l’effet inverse : si une personne est vraiment opposée à votre décision ou à votre action, rabâcher vos arguments en boucle ne fera que la conforter dans sa position. Il faut donc, avant même de dérouler son argumentaire (qui est en général centré sur vos attentes, vos envies, vos objectifs), vous focaliser sur votre interlocuteur. Que veut-il ? Quelles sont ses attentes, ses besoins ? L’important est donc avant tout de bien le connaître. N’hésitez pas à vous renseigner en amont sur la ou les personnes présentes lors de votre présentation ou entretien, ou faites-les parler, afin d’en apprendre le plus possible sur elles. Pensez également à une chose importante : ce n’est pas parce que vous avez été convaincu par un argument que celui-ci convaincra vos collaborateurs.
    Se centrer sur son interlocuteur signifie aussi adapter son discours : on ne parle pas de la même façon à des techniciens qui travaillent sur le terrain qu’à des cadres administratifs. Réfléchissez à leur fonction, leur ancienneté, leurs valeurs, leurs tâches quotidiennes, afin d’ancrer vos paroles dans un contexte qui évoque un univers qui leur soit familier. Parlez-leur d’eux, de leurs envies ou de leurs problèmes, prouvez-leur que vous les connaissez bien : c’est la meilleure façon de les intéresser à ce que vous leur direz par la suite…
    Choisir les bons arguments
    Comme nous le disions précédemment, il n’est pas toujours bon de déballer ses arguments tout de suite. Vous risquez de déballer les mauvais d’abord, et de perdre l’attention et l’écoute de l’autre. Il est donc important que vos arguments correspondent aux résistances de votre interlocuteur, et c’est la raison pour laquelle il est important de lui laisser la parole. Cela vous permettra de choisir le bon, du premier coup. Par exemple, écoutons Pierre, manager d’un magasin d’électroménager : « J’essaie toujours de voir quelle est la chose la plus importante pour le client, quand il veut acheter tel ou tel article. Je lui pose donc toujours beaucoup de questions sur ce qu’il recherche. Parfois, je vois que c’est la fiabilité, le prestige de la marque ou encore la simplicité dans le maniement de l’appareil. Cela me permet de mieux le conseiller, et de lui présenter un seul argument, mais efficace. »;
    En effet, il n’est pas nécessaire de sortir une batterie d’arguments : le mieux est d’ailleurs de se limiter à trois au maximum, afin de ne pas avoir l’air d’un vendeur de tapis qui essaie de refourguer sa marchandise. Évidemment, cela demande, en amont, d’avoir préparé un argumentaire complet, afin de ne pas se laisser déstabiliser par des résistances que l’on n’avait pas anticipées… Quelques clefs cependant, que Pierre le manager nous donne d’ailleurs sans en avoir l’air : l’important pour votre interlocuteur est souvent de se sentir reconnu, valorisé et sécurisé.




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    Gérer les conflits dans une équipe
    En tant que leader, vous allez sûrement devoir régler quelques soucis relationnels entre vos collaborateurs. Vous pouvez également avoir des conflits avec un membre de l’équipe, surtout au début, et l’important est de les régler en privilégiant d’abord la relation et la confiance mutuelle.
    Gérer une équipe n’est pas si facile. Cela s’apparente à vivre en communauté avec des personnes qui souvent vous étaient inconnues avant votre embauche ou la leur. De plus, vous n’avez pas toujours le contrôle du recrutement, et même si ce recrutement a été fait dans les règles par une personne fiable, certains traits de caractère ne se voient pas toujours au premier coup d’œil. Et puis il y a le quotidien, les tensions externes et internes, les difficultés économiques, les non-dits, les situations personnelles de chacun, les différentes personnalités, la fatigue, les jalousies qui existaient avant même votre arrivée, les habitudes, les clans, les enjeux et les luttes pour le pouvoir. Tout cela peut donner un cocktail explosif et provoquer des conflits larvés ou ouverts, que tout bon leader se doit de prendre à bras-le-corps car ils perturbent la bonne marche du travail.
    Gérer des conflits dans une équipe, cela signifie premièrement savoir utiliser la carotte et le bâton. L’équipe, elle, se positionne en général suite aux réactions que vous pouvez avoir. Ainsi, une équipe dirigée par quelqu’un de calme et de tolérant a toujours tendance à se montrer conciliante. Alors qu’une équipe dirigée par une personne autoritariste et intolérante laissera éclater des dissensions (dans certains cas, cependant, souvent à cause de l’incompétence d’un chef, une équipe peut aussi se souder, souvent grâce à l’action d’un leader positif). Montrez donc le meilleur de vous-même...
    Définir tout de suite les règles du jeu
    Dans toute communauté, des règles existent pour vivre ensemble. Penser que les relations se réguleront d’elles-mêmes parce que nous sommes entre adultes est souvent… légèrement utopiste. Ces règles doivent être dites et acceptées par tous dès le début, et c’est au leader de les faire entériner et appliquer. Dès le début (s’il n’est pas trop tard), réunissez votre équipe et expliquez-lui votre philosophie, les attitudes que vous encouragez (et qui seront donc récompensées) et celles que vous condamnez. Insistez sur les comportements positifs que vous voulez provoquer, plutôt que sur ceux dont vous ne voulez pas : les exemples positifs sont toujours plus motivants. N’hésitez pas à faire parler vos collaborateurs le plus possible en posant des questions comme : « Selon vous, quelles seraient les règles à respecter pour que tout le monde travaille ensemble ? »;
    S’il y a désaccord, il vaut mieux qu’il soit réglé tout de suite. Ne blâmez surtout pas ceux qui critiquent ou qui partagent une opinion différente : gardez une attitude clairement ouverte. Le contraire empêcherait ceux qui n’ont pas encore parlé de le faire. Prenez en compte les avis, expliquez votre point de vue, piochez les bonnes idées et ajoutez-les à la règle du jeu : ceux qui les auront exprimées seront ainsi valorisés. Il est important, évidemment, que vous soyez vous-mêmes irréprochable quant aux règles que vous et votre équipe ont mises au point ensemble, mais aussi que vous les appliquiez tout de suite.




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    Les astuces iPad
    Synchroniser les calendriers
    Vous avez plusieurs calendriers (pour séparer vos rendez-vous professionnels et personnels par exemple), vous pouvez les « fusionner ». Une fois connecté avec votre ordinateur, allez dans iTunes, et cochez « Synchroniser les calendriers » puis sélectionnez vos calendriers à synchroniser.
    Utiliser son iPad en mode nuit
    Vous avez l’habitude de lire avant de vous endormir ? Votre iPad vous offre la possibilité de fonctionner en mode nuit. Allez dans « Réglages », choisissez « Général », cliquez sur « Accessibilité ». Activez l’interrupteur « Blanc sur noir ». Ainsi vous disposez d’une lecture apaisante pour les yeux.
    Ajouter un accent
    Si vous avez opté pour la correction manuelle, ou si vous cherchez à accentuer une lettre, maintenez votre doigt sur la lettre à accentuer. Toute une liste de lettres accentuées apparaît. Glissez votre doigt jusqu’à la lettre recherchée, appuyez, elle viendra s’ajouter dans votre texte.
    Déplacer le curseur dans un mot
    Aïe, vous avez fait une faute ! Pour corriger, déplacez le curseur jusqu’à la lettre à modifier. Cliquez sur la zone du mot à modifier. Maintenez votre doigt appuyé jusqu’à l’apparition de la loupe. Déplacez votre doigt sur le mot, le curseur suivra votre mouvement de lettre en lettre jusqu’à la position choisie.
    Bloquer la touche Majuscule du clavier
    Pour taper votre texte sans avoir à vous soucier de la majuscule, allez dans le menu « Réglages » puis choisissez « Général ». Optez ensuite pour « Clavier ». Sélectionnez « Maj.verrouillées ». La majuscule viendra automatiquement après un point ou un retour ligne. Pratique !
    Ajouter des raccourcis sur la page d’accueil
    Dans Safari, choisissez votre site Internet, sélectionnez l’icône « Signets » symbolisé par la petite flèche, cliquez sur « Ajouter à l’écran d’accueil ». Quittez Safari et retournez sur votre page d’accueil. Vos raccourcis ont été ajoutés sur la page d’accueil sans aucun manipulation supplémentaire.
    Modifier le bouton « Home »
    Vous souhaitez modifier la fonction du bouton central de votre iPad ? C’est possible et très simple. Allez dans « Réglages » puis dans « Général », cliquez sur « Bouton central » et choisissez la nouvelle fonction que vous voulez lui affecter. Simple et efficace, et votre iPad sera personnalisé !
    Couper le son rapidement
    Vous voulez vous débarrasser du son rapidement, maintenez la pression sur le bouton destiné à régler le volume situé sur le cadre de votre écran. Vous avez la possibilité de changer de position le bouton « muet » situé à côté du bouton « volume » en le mettant en mode « on ».




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    Les astuces iPhone
    Créer un mot de passe alphanumérique
    Vous pouvez créer un mot de passe alphanumérique (lettres, symboles, chiffres...) pour remplacer le code à 4 chiffres. Allez dans « Réglages » puis « Général » puis « Verrouillage par codes ». Mettez l'option « Code simple » en « off », puis appuyez sur « Activez le code ». Rentrez votre code alphanumérique, puis validez-le.
    Contrôle vocal
    Le contrôle vocal vous permet d’appeler vos correspondants sans composer leur numéro ni chercher dans le répertoire, puisqu’il suffit de prononcer leur nom. Appuyez de façon prolongée sur le bouton principal « Home ». Le contrôle vocal apparaît à l’écran. Vous n’avez plus qu’à parler !
    Installer une sonnerie personnalisée
    Allez dans iTunes. Cliquez droit sur le morceau choisi. Choisissez « Obtenir des informations ». Allez dans « Options ». Paramétrez le début et la fin. Créez la version AAC de la musique choisie. Changez l’extension en ringtones. Ouvrez la musique affichée dans le dossier iTunes. Synchronisez avec votre iPhone.
    Choisir les caractères spéciaux
    Dans un texte, vous avez régulièrement besoin d’insérer un caractère spécial, ne serait-ce que les lettres accentuées. Vous pouvez le faire très simplement. Touchez de façon appuyée une lettre pour révéler toute une liste de caractères spéciaux. Faites glisser votre doigt jusqu’à la sélection.
    Décompter les caractères
    Pour afficher le décompte des caractères d’un SMS, allez dans « Réglages », puis « Messages ». Sélectionnez « Nombre de caractères ». Dès que vous écrivez un SMS, le décompte s’affiche. Attention, les espaces sont comptabilisées.
    Copier, coller
    Même si vous voulez sélectionner une phrase, commencez par sélectionner un mot. Tapotez-le deux fois. Étendez ou raccourcissez la sélection en faisant glisser les poignées (les deux points bleus qui se trouvent aux extrémités de la sélection). Tapotez une seule fois sur la sélection pour copier, couper ou coller.
    Balayer pour nettoyer
    Faites le ménage sans vous fatiguer ! Pour supprimer les textos, les derniers appels sur la liste des appels reçus ou passés, ou encore les messages vocaux, un seul geste suffit. Balayez de droite à gauche sur les « objets » ou les signets en question et cliquez sur « Supprimer ».
    Réglage automatique pour une vidéo
    Lorsque vous tournez une vidéo, pensez à faire les réglages et la mise au point comme lorsque vous prenez une photo. Le plus simple ? Optez pour un réglage automatique. Touchez l’écran à l’endroit où vous voulez faire le réglage (personnages par exemple). Votre iPhone se charge du reste !




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    Aller chez l’esthéticienne
    Bien sûr, on peut s’épiler et se faire des masques à la maison, mais, de temps en temps, rien ne vaut une pause détente entre les mains expertes d’une esthéticienne. Surtout lorsque l’on change de saison. Alors, tous les trois mois, prenez rendez-vous et profitez d’un moment rien que pour vous.
    Changer de tête
    Que ce soit pour changer radicalement de tête ou simplement pour redonner du mordant à une coupe, le coiffeur reste votre meilleur allié. Oubliez les couleurs maison et les accidents de ciseaux et demandez un soin et un massage du cuir chevelu. Vous vous sentirez rapidement comme neuve !
    Se maquiller légèrement
    Pour afficher une mine et un teint radieux tous les jours, rien de tel qu’un léger maquillage. Après votre crème de jour, appliquez au gros pinceau une poudre libre, ajoutez un peu de blush rosé sur vos pommettes et agrandissez votre regard avec un peu de mascara. Finalisez le tout avec du gloss transparent ou un peu coloré.
    Tester le fish spa
    Soyez tendance et laissez le garra rufa (minuscule poisson de la famille des carpes) vous faire des pieds et des mains de bébé. Le principe est simple : en institut, plongez vos pieds (ou vos mains) dans un bassin rempli de ces petits poissons et laissez-les faire leur travail, aucune peau morte n’y résistera !
    Aller à la piscine
    Remettez-vous en forme tout en douceur avec la natation. Parce qu’elle se pratique en « quasi-apesanteur », le squelette et les articulations n’ont pas à supporter le poids du corps. Elle est donc particulièrement recommandée aux personnes souffrant de problèmes de dos ou de douleurs articulaires.
    Céder à l’appel du jardin
    Renouez un lien avec la nature grâce au jardinage. C’est une façon efficace d’entretenir sa forme physique sans s’en rendre compte et d’améliorer sa souplesse tout en se vidant la tête. De plus, cette activité vous forcera à mettre le nez dehors plusieurs fois par semaine et même par mauvais temps. Oxygénez-vous !
    Se faire une crinière de rêve
    Huile d’olive, citron et miel, ces ingrédients ne sont pas réservés à la cuisine. Préparez un petit mélange (trois quarts de tasse d’huile, une demi-tasse de miel et trois cuillères à soupe de jus de citron) et appliquez ce masque sur cheveux propres et secs. Laissez poser 30 minutes et lavez avec un shampooing doux.
    Essayer l’huile de bourrache
    Faites le plein en acides gras essentiels grâce à l’huile de bourrache. Recommandée pour réduire les symptômes du syndrome prémenstruel (SPM), elle possède des bienfaits cosmétiques également reconnus. En capsules ou en application locale, elle stimulera la santé de vos ongles, de votre peau et de vos cheveux.
    Pédaler
    Développez votre endurance cardiaque et oxygénez les muscles de vos jambes en faisant du vélo. Vous brûlerez ainsi 4 à 5 calories par minute ! De plus, une demi-heure de vélo par jour diminuerait de 50 % les risques de troubles cardiovasculaires. Au lieu de prendre la voiture ou les transports, pédalez…
    Se mettre à la zumba
    Pour garder la forme durablement et travailler votre endurance, mettez-vous à la zumba. Cette danse simple n’en est pas moins efficace pour brûler des calories (entre 500 et 800 par séance) et se faire une silhouette de rêve tout en s’amusant sur des rythmes latinos endiablés. Une bonne façon de joindre l’utile à l’agréable !
    Aller au sauna
    Une fois par semaine, éliminez les toxines de votre organisme et nettoyez votre peau en vous adonnant à cette pratique scandinave. De plus, le sauna détend les muscles et soulage les courbatures. Finissez la séance avec une douche tiède ou froide pour réactiver la circulation sanguine. Idéal en fin de journée pour bien dormir




  • Extrait
    Introduction
    Pourquoi un livre (et un blog, internet oblige !) sur 100 bonnes raisons pour arrêter de fumer ? Parce que j'ai pensé que c'était un moyen attrayant d'aborder un sujet qui concerne des millions de personnes en France : il y a encore environ 14 millions de fumeurs, dont la plupart souhaitent arrêter, et ils ont dans leur entourage des millions de personnes qui souhaitent, elles aussi, les voir arrêter de fumer. Il s'agit donc d'un sujet avec une très large audience potentielle. On voit relativement peu d'information pour aider et motiver à arrêter de fumer : même si beaucoup de gens pensent que les medias abordent souvent ce sujet il n’y a en réalité pratiquement pas d’information systématique ni au niveau de ce que justifie l’équivalent en décès prématurés d’un du crash d’un avion de ligne chaque jour. Je répète, chaque jour un crash d’un avion de ligne tuant tous les passagers : est-ce que la quantité et la qualité de l’information est au niveau de l’ampleur de la catastrophe ? Et je ne prends en compte que les décès, pas les invalidités qui perdurent des années avec d’immenses souffrances. Pourquoi ce silence ? J'y vois plusieurs séries de motifs. Il s’agit de catastrophes individuelles, isolées, largement gardées secrètes : le faire part évoquera une longue maladie ou un cancer mais ne mentionnera quasiment jamais le tabagisme. Honte, sentiment de culpabilité, d’inutilité à rappeler –trop tard ?- une cause qui aurait pu être évitée et en même temps assimilation du tabagisme à un accident aléatoire ? L'industrie du tabac a parfaitement réussi à esquiver toute responsabilité et à faire peser tout le poids des conséquences sur ses clients. Pour les rédacteurs en chef ce n’est –sauf exception- pas un sujet « porteur ». En ce qui concerne les pouvoirs publics, il convient de comprendre qu’en France l'État, qui ponctionne en taxes plus de 80 % du prix de vente des cigarettes, n'a pas vraiment la volonté d'organiser des campagnes systématiques et efficaces pour aider à arrêter d'utiliser un produit qui lui rapporte tant.
    Évidemment, les politiques protestent haut et fort de leur souci de la santé publique, mais leur priorité est la santé des finances publiques et la santé des profits des fabricants: pour s'en convaincre il suffit de comparer ce que rapportent les taxes perçues sur le tabac et les crédits attribués aux actions de prévention. Il suffit de regarder combien de fois en un an des messages anti-tabac apparaissent sur les écrans de télé (ou de ciné). Oui vous vous souvenez peut-être d’une campagne mais combien de semaines a-t-elle duré ? 80% du temps la catastrophe tabagique ne fait pas partie du paysage.Même des initiatives qui ne coûteraient pas un sou, mais auraient un fort impact, comme mettre des avertissements graphiques sur tous les paquets ne sont pas prises. Pourquoi ? Pourquoi les images proposées en octobre 2004 par la Commission Européenne (et reproduites dans ce livre) ne sont-elles toujours pas mises en place en France ? Alors que l’on sait leur efficacité depuis –au moins- 2000, date de leur introduction… au Canada.
    En revanche, lorsqu'il s'agit d'aider les buralistes (notamment frontaliers) qui pourraient souffrir des augmentations de prix, l'État n'hésite pas à débloquer un budget substantiel. Contrairement à ce que l'on veut faire croire, il n'existe pas en France de lobby organisé, puissant et efficace en faveur de la santé publique. C'est aussi ce qui explique la faiblesse des investissements de l'État dans ce domaine: bien peu sont ceux et celles qui s'engagent dans ce combat. Restent les millions de fumeurs qui souhaitent arrêter et les millions de non-fumeurs qui le souhaitent aussi et qui abordent tous le sujet un à un, en ordre dispersé.
    Il est vrai qu'arrêter de fumer est une décision individuelle et originale. Comme l'écrivait fort justement John Farquhar, « il y a beaucoup de méthodes différentes pour arrêter de fumer et ces méthodes sont comme des clés différentes: il y a une serrure et une clé différente pour chacun ». Il en va de même en ce qui concerne les raisons qui peuvent pousser à arrêter : à un moment, se produit un déclic, une raison paraît soudain déterminante, et c'est fini. On retiendra souvent – à juste titre – cette raison-là, ce moment de basculement, de libération, mais il est probable qu'il ait été précédé par tout un cheminement, souvent avec sa part de frustration.
    Quoi qu'il en soit, il y a de très nombreuses et très diverses raisons d'arrêter de fumer, et je crois que, plus on travaille à les évoquer – dans des registres et des styles variés –, plus on a de chances de donner à cette fumeuse, à ce fumeur, une clé qui marchera. C'est le pourquoi de ce livre (et du blog qui l’accompagne).

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