Sciences humaines & sociales

  • Jacques accepte les caprices du destin et s'en moque. Quand un malheur survient, il réagit en philosophe : " C'était écrit là-haut ! " C'est la seule façon, à ses yeux, de s'accommoder de la confusion du monde.
    Chevauchant au hasard dans la campagne française aux côtés de son maître, il entreprend de lui raconter ses aventures amoureuses. Mais tout conspire à retarder son récit. Femmes du monde, marquis, paysans, prostituées, moines ou chirurgiens rencontrés en chemin, toute la société de l'Ancien Régime, leur donnent le spectacle de la comédie universelle. Faut-il en rire ou en pleurer ?
    Jacques prétend ignorer le vice aussi bien que la vertu. Et Diderot, qui ne le quitte pas d'une semelle, ne cesse de se demander : " L'homme est-il bon ? Ou bien est-il méchant ? "
    Texte intégral
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  • Ils enseignent la liberté. Ils sont les bâtisseurs du monde de demain, d'une société fraternelle, diverse et égalitaire. Ils travaillent à un monde plus juste.
    40 personnalités se souviennent d'un professeur qui a changé leur vie.
    Abd Al Malik, Aline Afanoukoe, Albert Algoud, Anouk F., Jérôme Attal, Charles Berling, Nicolas Beuglet, Sophie Blandinières, Anne-Laure Bondoux, Françoise Bourdin, Cali, Marie Darrieussecq, Rokhaya Diallo, Irène Frain, Raphaëlle Giordano, Héloïse Guay de Bellissen, Serena Giuliano, Marius Jauffret, Jul, Caroline Laurent, Marc Levy, Henri Loevenbruck, Mathias Malzieu, Agnès Martin-Lugand, Nicolas Mathieu, Fabrice Midal, Bernard Minier, Thibault de Montaigu, Plantu, Josef Schovanec, Romain Slocombe, Tatiana de Rosnay, Camille Pascal, Christiane Taubira, Sylvie Testud, Franck Thilliez, Philippe Torreton, Séverine Vidal, Jacques Weber, Bernard Werber.
    /> En hommage à Samuel Paty.

  • Le prince

    Machiavel

    " Pour bien connaître la nature du peuple, il faut être prince, et, pour bien connaître celle des princes, il faut être du peuple. "
    Cherchant à rentrer en grâce auprès des Médicis, ses maîtres, le haut fonctionnaire florentin Machiavel leur adresse ce livre qui définit, il y a tout juste cinq siècles, tous les principes de la " realpolitik ". Comment conquérir le pouvoir et le conserver ? Faut-il préserver les monarchies, et par quels moyens ? Faut-il s'appuyer sur la fortune et la force plutôt que sur la religion et la morale ? Dans quel but user de la propagande d'État ? Sans illusion sur la nature humaine, Machiavel, bien loin du machiavélisme qu'on lui prête, haïssait la tyrannie. Pragmatique, il était républicain de coeur, dans cette république de Florence confisquée par les nobles et les banquiers.
    @ Disponible chez 12-21
    L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

  • Légende celte aux origines du roman, le récit de Tristan et Iseut bâtit le mythe des amants maudits, triomphants par-delà la mort.
    " Seigneurs, vous plaît-il d'entendre un beau conte d'amour et de mort ? C'est de Tristan et d'Iseut la reine. Écoutez comment à grand'joie, à grand deuil ils s'aimèrent, puis en moururent un même jour, lui par elle, elle par lui. "
    Légende celte aux origines du roman, le récit de Tristan et Iseut bâtit le mythe des amants maudits, triomphants par-delà la mort.

  • Manuel

    Epictète

    Comment faire en sorte que ce qui paraît destiné à nous emporter ne nous emporte pas ? Qu'est-ce qui pourrait subsister de nous dans ce que nous font parfois subir les turbulences de la vie ? Le Manuel d'Épictète peut vous aider, comme il l'a fait pour des générations d'hommes et de femmes, leur permettant de trouver un peu de paix au milieu des difficultés de la vie.
    Épictète tente de faire de nous des " athlètes " dont rien ne viendrait à bout parce que nous considérerions que ce qui nous échoit n'est en soi ni " bon " ni " mauvais ", mais toujours une occasion de découvrir en nous la vertu apte à y répondre : courage, patience, force, intrépidité, etc.
    Une sagesse concrète à la portée de tous.TEXTE INTÉGRAL

  • Un texte fondateur de la pensée néolibérale.
    Cette fable politique du XVIIIe siècle, trop souvent réduite à l'idée que " les vices privés font les vertus publiques ", est ici présentée par Dany Robert-Dufour. Il montre dans son introduction pourquoi ce texte est le ferment de la pensée libérale et comment, dès sa sortie en 1723, il déclenche un scandale ; les esprits bien-pensants de l'époque étant épouvantés et jugeant l'ouvrage pernicieux et diabolique. Bernard de Mandeville démonte dans une fable aussi impudente qu'effrontée les artefacts de la morale commune. Contrairement à Rousseau pour qui l'homme est naturellement bon, Mandeville le conçoit comme un véritable fripon. Cette fable, publiée dans une nouvelle traduction, est accompagnée d'autres textes de l'auteur qui permettent de comprendre l'importance de l'utilité sociale de l'égoïsme pour comprendre les ressorts économiques de la prospérité.

  • La raison dans l'Histoire est un écrit central de la pensée de Hegel et le plus accessible de ses livres. Un ouvrage qui a eu une influence décisive sur l'ensemble de la philosophie moderne.
    Ici, le monde des Anciens et le Siècle des Lumières prennent fin. Dans une puissante vision synthétique, Hegel embrasse l'ensemble du réel sous tous ses aspects - conscience, politique, culture - et lui donne un nouveau visage.
    L'introduction de Kostas Papaioannou fournit les clés pour aborder l'oeuvre du grand penseur de l'Aufklärung.

  • On réduit souvent la force au simple caractère ou à la qualité d'une chose que l'on compare à une autre. Le concept de force n'est alors qu'une commodité logique pour désigner le déséquilibre d'une rivalité et l'inégalité de quelque affrontement. Mais la force sert-elle seulement à exprimer un rapport entre deux réalités ? N'est-elle pas plutôt en elle-même une réalité ?
    Comme le montre l'auteur de ce texte magistral, la force n'est pas le contraire de la faiblesse. Tout à l'inverse, il faut entendre par " force " la cause de tout mouvement. Sans elle, tout corps - fût-il organique ou inorganique - resterait immobile. " Tout ce qui est mû est mu par quelque chose ", disait Aristote. Ce quelque chose, c'est la force.
    INEDIT
    Texte intégral

  • Nous a-t-elle assez fait rêver, la philosophie ! Pourtant, combien d'exemples nous rappellent que la raison est impuissante par elle seule à répondre aux attentes de la philosophie. Aussi n'y a-t-il rien de plus surprenant que de remarquer avec quelle étrange facilité elle s'en remet à l'imaginaire de répondre aux questions qu'elle se pose. Après tant d'efforts de la raison pour ordonner et parcourir la série de toutes les médiations, comment n'éprouverait-elle pas la tentation de nous faire accéder à l'absolu et de nous en faire pressentir l'immédiation ? C'est en quoi consistent précisément ces songes de la raison. En décrivant et en analysant quelques-uns d'entre eux, c'est la face obscure de la raison que Nicolas Grimaldi s'efforce d'élucider.
    Également chez Pocket :
    Bref traité de désenchantement,
    L'Art ou la feinte passion et
    A la lisière du réel.

  • Une lecture très originale des tensions à l'oeuvre dans la culture japonaise.
    La société japonaise est résolument polymorphe. Elle est animée par une tendance qui est celle de la poussée aux extrêmes : le caractère fantastique de sa littérature et de son cinéma qui est d'une rare cruauté, l'extravagance du théâtre kabuki, les déguisements excentriques des cosplays, les comportements d'une violence inouïe de certains adolescents ou encore la " mort par excès de travail ". Mais cet extrémisme-là ne saurait nous en dissimuler bien d'autres : l'extrême de la sobriété, de l'humilité, de la discrétion et du dépouillement.
    Ce livre explore cette tension entre l'expansion et la raréfaction, la dépense et la retenue. Il se demande comment le peu et le moins entrent en résonance mais aussi en conflit avec le plus et le trop.

  • Le goût comme objet philosophique ? Que l'Occident se soit refusé jusqu'à présent à accorder à ce sens réputé " primitif " un statut majeur semble être sans importance. Toutefois, il y a des raisons de penser que la nutrition est l'angle mort d'une culture rationaliste qui a manqué d'en apprécier à sa juste valeur la portée véritable. Contester aux saveurs de concourir à l'édification de la science, à la vérité ou l'art, n'est-ce pas s'interdire de concevoir d'autres manières de sentir, de saisir le réel et d'être au monde ? Traditionnellement, l'organe du goût répond à la nécessité de vivre, pure fonction biologique qui laisse entendre qu'une existence proprement humaine, louable et supérieure, morale et politique, doit se dresser contre ce corps vivant, avide et affamé, en repoussant la démesure gourmande et une consommation destructrice. Face à des normes et des concepts réfractaires à toute jouissance alimentaire, la philosophie du goût élabore un modèle singulier de sensibilité gustative qui ébranle autant les fondations de la métaphysique que les fondations des cultures occidentales.

  • Chacun d'entre nous a connu dans sa jeunesse quelqu'un qui a su comprendre ses aspirations et ses inquiétudes, lui a appris à voir les choses comme elles sont, l'a aidé à trouver sa voie, à devenir un adulte. Pour Mitch Albom, cet homme fut Morrie Schwartz, son professeur d'université.
    Un jour, après l'avoir perdu de vue pendant plus de vingt ans, Mitch apprend que Morrie est atteint d'une maladie mortelle, une sclérose amyotrophique latérale, et qu'il a décidé de transformer sa mort en une dernière leçon de philosophie. Mitch lui rendra visite chaque mardi pendant de longs mois, pour chercher avec lui la réponse à cette question qui nous hante tous : comment vivre ?
    Et la réponse sera simple, lumineuse, profondément humaine, aux antipodes de tous les discours convenus.Introduction de Marie de Hennezel

  • Les démocraties sont aujourd'hui à ce point menacées et fragilisées que rien ne paraît stopper le virus anti-démocratique. Le populisme identitaire force les citoyens, pour s'en dégager, à repenser leur présence au monde, à renouveler les imaginaires de la relation, à réinventer le politique, bouleversé par les violences et les affrontements. Habiter le monde, en le réajustant aux attentes citoyennes, suppose, d'une part, de prendre la mesure de la bascule actuelle des temps, et, d'autre part, de faire sortir de nouveaux gisements inédits de sens. Pour analyser ce qui s'opère sous nos yeux et prendre le pouls du basculement, d'un monde à l'autre, dix ans, de 2008 à 2018, constituent une bonne mesure : la violence terroriste, la montée des nationalismes, l'outrance du populisme, le dérèglement climatique, la tragédie migratoire, la crise de l'Europe, l'accélération du capitalisme ou encore la révolution numérique et l'ubérisation de la société.
    Ce second tome du Panorama de la pensée d'aujourd'hui permet à trente-et-une figures de la pensée d'aujourd'hui de se mobiliser et de proposer des solutions à construire ensemble. Autant de nouveaux champs de paroles, d'idées et d'horizons à transmettre aux futures générations.
    12/21 INÉDIT

  • Le présent ouvrage, rédigé par un philosophe germaniste et hébraïsant, expose l'émergence d'un Emmanuel Levinas dans son entièreté, et dont l'idée centrale consiste à présenter le judaïsme, non pas comme une confession, mais comme une authentique catégorie de l'universel. Levinas a mis en avant les sources talmudiques, notamment le Midrash dont il donne de lumineuses interprétations éthico-philosophiques. Il a refusé de reprendre les enseignements des philosophes judéo-allemands du XIXe siècle qui avaient pourtant jeté les fondements du judaïsme moderne et contemporain. Et s'est placé dans le sillage et sous la tutelle bienveillante du penseur qui a réinséré Dieu au coeur même de la spéculation philosophique, Franz Rosenzweig.
    L'apport considérable de ce philosophe-herméneute à la pensée de son temps a transcendé les frontières confessionnelles, linguistiques et géographiques. Ni philosophe juif ni Juif philosophe, mais simplement penseur universel attaché au logos, Levinas pourrait bien résumer le résultat de toutes ses spéculations par cette brève phrase, si récurrente sous sa plume : " Le bien est antérieur à l'être "...
    INÉDIT

  • Une réflexion douce et sensible sur ce que signifie la vie dans toutes ses manifestations.
    Respirer, marcher, danser, écouter, regarder, résister, accepter la vulnérabilité, se tromper, devenir intime, vivre ensemble. Ce sont les différentes expériences appréhendées à partir d'observations ethnographiques effectuées au Brésil, au Japon et en France. Ces divers aspects de la vie appellent un mode de connaissance microscopique qui n'est plus celui de l'idéalité du sens comme dans l'humanisme européen, mais celui de la matérialité des sens et des sensations. Dans ce parcours, le langage est mis à l'épreuve.
    Réinterrogeant la tension décrite par Wittgenstein entre dire et montrer, François Laplantine propose une anthropologie du sensible, c'est-à-dire du corps dans tous ses états.
    INÉDIT

  • La Guerre de Sécession (1861-1865) aux États-Unis fut une guerre totale. Le sang coula à flots durant les combats entre les unionistes (États du Nord) et les confédérés sécessionnistes (États du Sud) adeptes de l'esclavage. Précepteur dans la famille d'un planteur esclavagiste, le jeune géographe et anarchiste Élisée Reclus avait vécu cinq ans à La Nouvelle-Orléans. Il s'y était forgé une connaissance intime de l'Amérique " terre de l'esclavage ". Parues dans la Revue des Deux Mondes à laquelle il collabora abondamment, les études historiques réunies dans ce volume analysent les forces des belligérants sous un angle politique, social et géostratégique avant l'heure. On y découvre comment un pacifiste se fait le chroniqueur d'un " carnage complètement inutile ", avec l'espoir de voir disparaître " le spectacle de la servitude. " Adjoint aux articles de Reclus, le récit militaire du Prince de Joinville, fils du Roi Louis-Philippe, protagoniste engagé dans les rangs nordistes, complète cette double vision inédite de la mobilisation française des amis de la liberté.
    Édition établie et présentée par Federico Ferretti.
    INÉDIT
    @ Titre disponible en version numérique

  • Libertin jamais repenti ou grand seigneur flamboyant, séducteur notoire ou amoureux éconduit. A chacune de ses missives, Sade se révèle un autre. Du débauché embastillé au révolutionnaire endiablé, toutes les personnalités du marquis s'incarnent dans sa correspondance, marqué d'une plume de feu : celle de l'insolence suprême et de la liberté absolue.

  • De quoi parle-t-on lorsque l'on utilise les termes de matérialisme et de matérialiste, termes qui n'apparaissent qu'à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècles ? Le présent volume entend, en guise à la fois d'initiation et d'approfondissement, mettre à la disposition des lecteurs un choix limité de textes matérialistes d'Aristote à Marx. Érudit et pédagogue, Olivier Bloch nous présente chacun des auteurs et des textes en les replaçant dans leur contexte historique et leur lignée philosophique.

  • 1204-2004 : huit cents ans se sont écoulés depuis la mort de Moïse Maïmonide qui naquit en 1138 à Cordoue, ville carrefour des cultures et des religions. Ce penseur médiéval parmi les plus remarquables qui ont modelé la vocation intellectuelle, spirituelle et religieuse de l'Europe, priait en hébreu, pensait en grec et écrivait en arabe. Épris de Dieu autant que de vérité, il a véhiculé un message aussi universel que celui de la Bible et a contribué - aux côtés de Thomas d'Aquin et d'Averroès - à cette tension féconde entre tradition religieuse et spéculation philosophique. Son engagement biblique fort, sa fidélité intelligente aux sources trouvent une résonance particulière dans cette phrase de Jean Hyppolite, prononcée bien plus tard, au cours des années de guerre : " Nous sommes tous des juifs dans la mesure où nous avons le souci de l'universel, où nous ne nous résignons pas à être seulement... "
    Cet ouvrage éclaire la vie et l'oeuvre de Maïmonide, penseur juif du Moyen Âge qui continue d'exercer, aujourd'hui encore, une influence majeure en milieu musulman et chrétien.

  • Qu'y-a-t-il de commun entre un masque du Bénin et un quatuor de Schubert ? Entre la Pietà d'Avignon et un ready made de Marcel Duchamp ? Qu'est-ce qui constitue la dignité esthétique d'un objet ? Si ce n'est une propriété intrinsèque de l'objet, par quelle visée originaire la conscience se dispose-t-elle à la constituer en objet d'art ?
    Analysant les doctrines et les oeuvres, c'est à ces questions que tente de répondre cet essai. Prenant appui sur les témoignages de romanciers, de philosophes et de peintres, Nicolas Grimaldi montre que l'art n'a jamais rien figuré de naturel, et qu'à l'inverse de la vie, le propre de l'art est de nous faire percevoir, en ses objets, de tout autres mondes. C'est justement parce que cette représentation est un jeu que l'expérience de l'art est celle d'une re-naissance.
    INÉDIT

  • Le témoignage d'une fillette de 9 ans qui a vécu l'horreur des camps de concentration à Bergen-Belsen de 1942 à 1945.
    " Je fus une petite fille privilégiée, parce que mon père avait été prisonnier. Et, aussi curieux que cela paraisse, c'est ce qui me sauva la vie... " " Bergen-Belsen, j'en reviens, cinquante ans que j'attendais ce moment-là ! Lorsque j'ai franchi la grille, quelque chose m'a arrêtée tout net : les oiseaux... ça chantait partout... On me demande s'il n'y avait pas d'oiseaux dans les camps. Je ne sais pas. Peut-être qu'il y en avait, mais on ne les voyait pas, on ne les entendait pas, parce qu'on voyait et on entendait bien autre chose. À Bergen, maintenant, les oiseaux chantent partout. " Francine Christophe

  • Pensées

    Joseph Joubert

    Joseph Joubert consigna toute sa vie des pensées qui font de lui l'un des grands moralistes de la littérature française. Comme le rappelle Chateaubriand qui l'admira, " jamais pensée n'ont excité de plus grands doutes dans l'esprit et n'ont soulevé de plus hautes questions. Attentif aux secrets du coeur et de l'âme des hommes, Joubert parvint à saisir un peu de cette éternité qui gît dans les mots et que toute littérature a pour vocation d'exhumer. "
    Georges Poulet nous propose ici une anthologie et la meilleure introduction qui soit aux pensées de celui dont on a dit qu'il était une âme qui a rencontré un corps et qui s'en sort comme elle peut.
    Choix et introduction par Georges Poulet

  • Surgi de notre oubli immérité, Thomas Basin (1412-1491), évêque, politique et historien de son siècle, personnage majeur donc, nous est rendu par cette traduction nouvelle de son Histoire des règnes de Charles VII et Louis XI. Depuis trop longtemps, l'écrivain ne nous était plus accessible. Il revient, acteur de son temps, partisan assurément (il a par exemple l'art et la manière de se faire détester de Louis XI) ; il n'en est que plus précieux. La haute idée qu'il a de ses mérites le fait appeler à sa rescousse toute sa culture, de Salluste et Suétone aux Évangélistes, voire au Tout Puissant... Historien, il fait de son écriture une arme, non sans maladresse parfois. Mais le témoignage reste d'autant plus passionnant qu'il est animé par un fort ressentiment, bien peu religieux, avouons-le. Outre l'importance de ces textes, dûs à un contemporain de ce qui est écrit, nous découvrons un temps vécu, un ressenti dans sa brutalité, dans ses rancoeurs, mais aussi dans la construction de l'État. Nous ne devions pas nous priver plus longtemps de l'oeuvre majeure de Thomas Basin, relue à la lumière des acquis les plus récents de l'Histoire.
    Introduction, traduction et notes par Joël Blanchard, Franck Collard et Yves de Kisch

    INEDIT
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  • Un témoignage inédit sur la révolution russe émanant d'une femme de lettres et journaliste présente sur le terrain.
    Arrivée à Petrograd au cours de l'été 1915, Marylie Markovitch, envoyée spéciale du Petit Journal et correspondante de la Revue des Deux Mondes, était probablement la seule journaliste française en Russie à ce moment-là. Elle a sillonné les tranchées et les lignes de fronts pendant plusieurs mois. De retour dans la capitale de l'empire des tsars, elle se trouve aux premières loges des sursauts de février 1917. Témoin privilégiée introduite auprès de la cour et des dirigeants, elle interviewe les ministres des gouvernements successifs et livre ce qu'elle voit. Affrontements entre la police, les militaires et les manifestants, défections des régiments, abdication de Nicolas II, perquisitions, mises à sac de bâtiments officiels, arrestations, rien de l'agitation insurrectionnelle n'échappe à cette reporter de guerre. Elle capte l'émotion politique, assiste à la première harangue de Lénine et s'entretient avec les socialistes français dépêchés en Russie. En dépit des censures russe et française, elle dépeint avec un don visionnaire la fièvre révolutionnaire et une inexorable glissade vers le chaos.
    Édition établie et présentée par Olivier Cariguel

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