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  • Le monde voit ses réserves en pétrole s'épuiser, avec les changements dramatiques que cela implique. Désormais, même si les pays industrialisés entament une conversion à des sources d'énergies alternatives, ils auront chaque année à leur disposition moins d'énergie pour effectuer le travail essentiel au maintien de sociétés humaines complexes. Nous entrons dans une nouvelle ère, aussi différente de l'ère industrielle que cette dernière fut différente de l'époque médiévale. L'auteur replace cette transition décisive dans son contexte historique. Il démontre comment l'industrialisation s'est développée sur la base de la maîtrise de l'énergie fossile ; à quel point la compétition pour le contrôle de l'accès au pétrole fut centrale dans la géopolitique du XXe siècle ; comment enfin les tensions provoquées par l'amenuisement des ressources énergétiques au XXIe siècle entraîneront des guerres de prédation au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Amérique du Sud. Il anticipe l'impact probable de la déplétion du pétrole ainsi que celui de toutes les énergies alternatives. Prédisant un chaos certain à moins que les États-Unis, premier consommateur mondial, ne consentent à rejoindre les autres pays pour mettre en place un programme global de conservation et de partage, il recommande par ailleurs une « chute contrôlée » susceptible d'ouvrir la voie à une société plus modérée, moins gourmande en énergie et durable.

  • Le choc des civilisations serait-il en train de se produire? L'actualité retentit des échos de l'affrontement entre islam et Occident:
    Contrecoups des décolonisations, guerres pour le pétrole, guerres contre le terro- risme, islamisation, communautarisation et revendications religieuses, et autres atten- tats islamistes affolent une France ballottée dans la marche inexorable du Progrès.
    Difficile cependant d'établir de toute autorité qu'islam et occident seraient voués par nature à la guerre, car entre ces deux-là, c'est plutôt le registre du « je t'aime, moi non plus ». L'oc- cident a en effet depuis deux siècles les yeux de chimène pour un islam dont il exploite sans vergogne les richesses pétrolières et gazières, le fanatisme religieux et militaire, les logiques de soumission à l'autorité et le potentiel élec- toral. tandis que l'irruption d'un occident mo- derne et conquérant en terre d'islam a forcé celui-ci à se redéfinir dans une dialectique de ressentiment, d'émulation progressiste et de réformisme fondamentaliste qui en a trans- formé le visage. Les dynamiques des amis-en- nemis sont étroitement imbriquées, a fortiori lorsque ce sont les mêmes intérêts politiques et financiers qui tirent parti des jeux d'alliance et d'affrontement.
    L'imbrication est plus profonde encore: la re- définition de l'occident postmoderne issu des Lumières, son rejet du christianisme pour une Laïcité relativiste, lui ont fait trouver dans l'islam un allié, et bien plus, un cousin. « Hyperlibres » et « hypersoumis » ont beau s'opposer formel- lement, ils ne s'en rejoignent pas moins dans la persécution antichrétienne et les espérances qui les animent d'un monde enfin libéré du mal et soumis à la seule autorité des hommes, qu'ils soient « émancipés » ou se réclamant de la « loi de dieu ». dans ce théâtre d'ombres, les jeux semblent cependant faits d'avance: on donne sa vie pour le paradis. La donne-t-on pour un écran plat? La Laïcité nourrit ainsi un islam qui sera sa Némésis, sa punition.
    Les chrétiens, ou ce qu'il en reste, sont pris en étau: ce sont eux les premières victimes du « choc », en Orient comme en Occident.
    Serait-ce parce qu'ils sont les seuls à pou- voir le désamorcer?

  • À l'heure où les idéaux de la laïcité ne font plus l'unanimité, des intellectuels s'interrogent sur le sens qu'il faut donner à cette dernière afin qu'elle ne verse pas dans un intégrisme antireligieux. Objet d'un bon nombre de malentendus, ce concept, fantasmé, Loué, brandi comme un étendard, nous renvoie finalement à une ignorance : qui sait ce qu'est exactement la laïcité ?
    Intraduisible, le terme de « laïcité » ne connaît pas d'équivalent à l'étranger sous la forme qui prévaut en France. Son champ d'application - essentiellement politique - peut-il éviter une ingérence que d'aucuns qualifient d'abusive au sein du domaine de la foi ? Comment gérer une crise identitaire au sein d'un monde de plus en plus multiculturel et interreligieux ? Le rabbin Gabriel Hagaï, le dominicain Frère Emmanuel Pisani, l'imam Ghaleb Bencheikh et la philosophe athée Catherine Kintzler, interviewés par Sabine Le Blanc, s'efforcent de dépassionner le débat en le ramenant à un impensé de la laïcité : l'ignorance quasi collective des Français en matière de culture religieuse... Savons-nous de quoi nous parlons quand nous nous érigeons contre « les religions » ? Y a-t-il un judaïsme, un christianisme, un islam, ou plusieurs courants propres à chaque religion ? De même, faut-il parler d'« une » laïcité ou de divers champs d'application de la laïcité ? Si l'allergie à la laïcité comme aux religions ne semble plus faire recette, c'est que le temps de la connaissance du religieux et de possibles champs d'interprétation des religions au-delà du religieux est peut-être venu.

  • Cet ouvrage, qui réunit des études de droit intercommunautaire et de droit international privé, se propose de décrire les problèmes posés par le pluralisme des statuts personnels dans les sociétés multicommunautaires.
    Ces problèmes sont particulièrement sensibles dans les États du Proche-Orient, notamment au Liban où les structures politiques sont fondées sur la représentation des diverses communautés, toujours attachées à leurs coutumes et traditions.
    Le statut personnel demeure le domaine où les particularismes des communautés s'expriment avec le plus d'intensité et où leur harmonisation est recherchée et imparfaitement réalisée.
    La coexistence de statuts multiples sur un même territoire provoque en effet des conflits de lois et de juridictions dont les solutions, si elles s'enracinent dans l'histoire et la configuration des États, manifestent aussi des orientations puisées dans le droit moderne.
    L'examen de ces conflits conduit naturellement à leur rapprochement des conflits de systèmes juridiques qui surgissent dans les relations internationales. Ce rapprochement permet d'observer à côté de ressemblances frappantes des originalités propres. Il revêt un intérêt accru dans les États multicommunautaires du fait que le pluralisme des status personnels qui y est établi rejaillit nécessairement sur les techniques et solutions du droit international privé dont on doit constater, dans ces États, l'infléchissement et l'adaptation.
    Les études que cet ouvrage réunit s'adressent ainsi non seulement aux juristes du Proche-Orient, mais aussi aux comparatistes et aux internationalistes de droit privé qui pourront y trouver un terrain spécifique de documentation et de réflexion.

  • Le développement des grandes surfaces, initialisé dans les années 60, a été le moteur de l'industrialisation du marché de la viande. Ce fut un changement radical dans les règles d'abattage avec la disparition brutale des boucheries traditionnelles au profit des super et hypermarchés. Dans ce contexte, les musulmans se battent depuis plus de 50 ans pour obtenir une norme halal et organiser consciencieusement l'abattage rituel conformément à leur culte.
    Cependant, l'ingérence du politique - notamment dans le domaine du halal - et les privilèges accordés à certains organismes religieux non-rigoureux et non-représentatifs ont permis que perdurent une situation anormale dans l'abattage rituel et la multiplication de faussaires sur le marché du halal.
    Cela continue non seulement de compromettre les droits des citoyens français musulmans, mais aussi de léser les industriels et distributeurs français qui se trouvent en difficulté à cause de cet entêtement du politique à vouloir imposer sa propre vision du halal à la communauté musulmane.
    Alors que le halal représente un enjeu économique important, il reste le domaine exclusif des musulmans et fait partie de leurs libertés religieuses incontestables que personne ne peut leur ôter.
    Ce livre expose pour la première fois l'histoire de l'organisation de l'abattage religieux musulman. Il insiste sur la nécessité de respecter l'autonomie et les libertés de la communauté musulmane. Il donne l'alerte sur de nouvelles normes européennes en élaboration qui remettront en cause le halal et l'abattage rituel.? Cet ouvrage est une contribution importante pour qu'une norme indiscu¬table soit élaborée, approuvée, mise en oeuvre correctement et protégée par une seule autorité musulmane reconnue et incontestable.

  • Alors que Donald Trump érige l'incertitude en mode de gouvernement, la crise nord-coréenne ouvre une nouvelle problématique stratégique.Dans le même temps, la fragilisation de l'Arabie et la complexification du Moyen-Orient permettent à la Russie de devenir le principal « Game Changer » d'une zone où la phase post-Daech s'ouvre sur fond de fragmentation.Avec le 19ème congrès du Parti et l'initiative des nouvelles routes de la soie, la Chine assied son projet global au moment où une nouvelle physionomie du continent africain se dessine et où les crises politiques perturbent l'Amérique latine.Autant de questions étudiées dans cette édition d'Enjeux Diplomatiques et Stratégiques.Centre de perfectionnement pour diplomates, fonctionnaires internationaux, attachés de défense et dirigeants, le Centre d'Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS), organisme doté du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies a formé, depuis 1986, des responsables de plus de cent vingt nationalités. Il a créé, seul ou avec le soutien des Affaires étrangères, des antennes régionales à Dakar, Rabat, Rome, Athènes, La Paz, Séoul, Antananarivo, Tokyo et Istanbul.Le CEDS a également organisé, à la demande d'États ou de missions diplomatiques, de nombreux programmes (Égypte, Madagascar, Jamaïque, Côte d'Ivoire, Haïti, République dominicaine, République de Corée, Arabie saoudite, Qatar, etc.).Le CEDS entretient des relations institutionnelles avec de nombreuses institutions académiques et universités à l'étranger (Royaume-Uni, Espagne, Turquie, etc.) en vue de promouvoir les échanges de programmes, d'auditeurs et d'experts.

  • Depuis dix ans, des pressions énormes s'exercent tant en Afrique qu'en Europe pour manipuler l'opinion et imposer le mensonge sur les événements du Rwanda.
    Ayant obtenu des documents inédits, du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), du gouvernement belge, du gouvernement Clinton, de l'ONU et de la CIA, Charles Onana démontre que le TPIR n'a pas de preuve sur " la planification du génocide " et que le fax de Dallaire évoquant la mort de " 1 000 Tutsi en 20 minutes " est un faux ! Pour valider la thèse d'un " génocide planifié " par les Hutu, le TPIR achète des témoins, torture les accusés, menace les avocats, embauche de pseudo experts et utilise de faux documents.
    /> Le premier Hutu condamné à perpétuité a été jugé sur la base de faux témoignages ! Le procureur Carla del Ponte révèle pour la première fois comment l'ONU et le président tutsi du Rwanda, Paul Kagame, s'opposent à la justice et à la vérité. Des lettres confidentielles montrent que le régime de Kagame a détourné près de 2 millions de dollars destinés aux familles des victimes de l'attentat terroriste du 6 avril 1994 qui a déclenché les massacres.
    Une enquête bouleversante sur la face cachée de la justice internationale et sur le vrai pouvoir des criminels contre l'humanité.

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