Sodis

  • Harry Potter t.2 ; Harry Potter et la chambre des secrets

    J.K. Rowling

    • Gallimard-jeunesse
    • 3 Octobre 2016

    Harry Potter fait une deuxième rentrée fracassante en voiture volante à l'école des sorciers. Cette deuxième année ne s'annonce pas de tout repos... surtout depuis qu'une étrange malédiction s'est abattue sur les élèves. Entre les cours de potion magique, les matchs de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets?
    Un livre magique pour sorciers et sorcières confirmés!

  • Harry Potter t.7 ; Harry Potter et les reliques de la mort

    J.K. Rowling

    • Gallimard-jeunesse
    • 3 Octobre 2016

    Cet été-là, Harry atteint ses dix-sept ans, l'âge de la majorité pour un sorcier, et s'apprête à faire face à son destin. Soutenu par Ron et Hermione, Harry se consacre pleinement à la mission confiée par Dumbledore avant de mourir, la chasse aux Horcruxes. Mais le Seigneur des Ténèbres règne désormais en maître absolu. Traqués, en exil, les trois fidèles amis vont connaître une solitude sans précédent, où leur courage, leurs choix et leurs sacrifices seront déterminants dans la lutte contre les forces du mal. Leur quête croisera celle des Reliques de la Mort, et fera surgir du passé des révélations capitales et parfois douloureuses. Ces épreuves conduiront Harry, sans détour, vers sa destinée, l'affrontement final avec Lord Voldemort.

  • Harry Potter t.3 ; Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

    J.K. Rowling

    • Gallimard-jeunesse
    • 3 Octobre 2016

    Harry Potter a treize ans. Après des vacances insupportables chez les horribles Dursley, il retrouve ses fidèles amis, Ron et Hermione, pour prendre le train qui les ramène au collège Poudlard. Le monde des gens ordinaires, les Moldus, comme celui des sorciers, est en émoi : aux dernières nouvelles, Sirius Black, un dangereux criminel proche de Voldemort, s'est échappé de la prison d'Azkaban. Les redoutables gardiens de la prison assureront la sécurité du collège Poudlard, car le prisonnier évadé recherche Harry Potter, responsable de l'élimination de son maître. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace?

  • L'étranger

    Albert Camus

    • Folio
    • 7 Janvier 1972

    « Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français... »

  • La panthère des neiges

    Sylvain Tesson

    • Gallimard
    • 10 Octobre 2019

    En 2018, Sylvain Tesson est invité par le photographe animalier Vincent Munier à observer aux confins du Tibet les derniers spécimens de la panthère des neiges. Ces animaux discrets et très craintifs vivent sur un gigantesque plateau culminant à 5 000 m d'altitude, le Changtang. Situé au Tibet septentrional et occidental, il s'étend sur environ 1 600 km, du Ladakh à la province du Qinghai, et il est habité par les nomades Changpas.
    L'équipe atterrit à Pékin, puis prend la route à bord d'un 4X4 en direction du Tibet. Au fil des jours le convoi s'achemine vers des panoramas de plus en plus grandioses et déserts : là où la population recule, la faune avance et se déploie, protégée des effets nocifs de la civilisation.
    Sylvain Tesson décrit une sorte de savane africaine qui serait perchée à 4 000 mètres d'altitude, où l'on croise des troupeaux d'antilopes, des chèvres bleues, des hordes de yacks qui traversent de vastes étendues herbeuses où s'élèvent des dunes.
    L'équipe s'enfonce toujours plus loin, se hissant à des hauteurs qui dépassent largement ce que nous connaissons en Europe. À 5 000 m d'altitude s'ouvre le domaine de la panthère des neiges. Dans ce sanctuaire naturel totalement inhospitalier pour l'homme, le félin a trouvé les moyens de sa survie et de sa tranquillité. Les conditions d'observation deviennent très difficiles, il faut parfois rester immobile pendant trente heures consécutives par -30° C pour apercevoir quelques minutes le passage majestueux de l'animal...
    Sylvain Tesson entrecroise habilement le récit d'une aventure exceptionnelle aux confins du Tibet avec des réflexions d'une pertinence remarquable sur les conséquences désastreuses de l'activité humaine envers le règne animal. À travers l'exemple de la panthère des neiges, l'auteur s'interroge sur la morphologie d'un monde où toutes les espèces viendraient à se raréfier puis à s'éteindre. Il nous entraîne dans cette aventure singulière où l'on s'intéresse autant à l'art de l'affût animalier qu'à la spiritualité asiatique.

  • La peste

    Albert Camus

    • Folio
    • 25 Février 1972

    « C'est moi qui remplace la peste », s'écriait Caligula, l'empereur dément. Bientôt, la « peste brune » déferlait sur l'Europe dans un grand bruit de bottes. France déchirée aux coutures de Somme et de Loire, troupeaux de prisonniers, esclaves voués par millions aux barbelés et aux crématoires, La Peste éternise ces jours de ténèbres, cette « passion collective » d'une Europe en folie, détournée comme Oran de la mer et de sa mesure.
    Sans doute la guerre accentue-t-elle la séparation, la maladie, l'insécurité. Mais ne sommes-nous pas toujours plus ou moins séparés, menacés, exilés, rongés comme le fruit par le ver ? Face aux souffrances comme à la mort, à l'ennui des recommencenments, La Peste recense les conduites ; elle nous impose la vision d'un univers sans avenir ni finalité, un monde de la répétition et de l'étouffante monotonie, où le drame même cesse de paraître dramatique et s'imprègne d'humour macabre, où les hommes se définissent moins par leur démarche, leur langage et leur poids de chair que par leurs silences, leurs secrètes blessures, leurs ombres portées et leurs réactions aux défis de l'existence.
    La Peste sera donc, au gré des interprétations, la « chronique de la résistance » ou un roman de la permanence, le prolongement de L'Étranger ou « un progrès » sur L'Étranger, le livre des « damnés » et des solitaires ou le manuel du relatif et de la solidarité - en tout cas, une oeuvre pudique et calculée qu'Albert Camus douta parfois de mener à bien, au cours de sept années de gestation, de maturation et de rédaction difficiles...

  • La décision

    Karine Tuil

    • Gallimard
    • 6 Janvier 2022

    Mai 2016. La juge Alma Revel doit se prononcer sur le sort d'un jeune homme suspecté d'avoir rejoint l'État islamique en Syrie. À ce dilemme professionnel s'en ajoute un autre, plus intime : mariée, Alma entretient une liaison avec l'avocat qui représente le mis en examen. Entre raison et déraison, ses choix risquent de bouleverser sa vie et celle du pays...
    Karine Tuil nous entraîne dans le quotidien de juges d'instruction antiterroristes, au coeur de l'âme humaine, dont les replis les plus sombres n'empêchent ni l'espoir ni la beauté.

  • L'amie prodigieuse t.4 ; l'enfant perdue

    Elena Ferrante

    • Gallimard
    • 18 Janvier 2018

    À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d'informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d'écrivain. Car elle s'affirme comme une auteure importante et l'écriture l'occupe de plus en plus, au détriment de l'éducation de ses deux filles, Dede et Elsa.
    L'histoire d'Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d'une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix.
    Après avoir embrassé soixante ans d'histoire des deux femmes, de Naples et de toute l'Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L'enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu'on n'oublie pas.

  • Le petit prince

    Antoine de Saint-Exupéry

    • Gallimard-jeunesse
    • 15 Mars 2007

    « Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'Océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait :
    - S'il vous plaît... dessine-moi un mouton !
    - Hein !
    - Dessine-moi un mouton...
    J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté mes yeux. J'ai bien regardé.
    Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. »

  • Les furtifs

    Alain Damasio

    • La volte
    • 18 Avril 2019

    Ils sont là parmi nous, jamais où tu regardes, à circuler dans les angles morts de la vision humaine. On les appelle les furtifs. Des fantômes?? Plutôt l'exact inverse?: des êtres de chair et de sons, à la vitalité hors norme, qui métabolisent dans leur trajet aussi bien pierre, déchet, animal ou plante pour alimenter leurs métamorphoses incessantes.

    Lorca Varèse, sociologue pour communes autogérées, et sa femme Sahar, proferrante dans la rue pour les enfants que l'éducation nationale, en faillite, a abandonnés, ont vu leur couple brisé par la disparition de leur fille unique de quatre ans, Tishka - volatilisée un matin, inexplicablement. Sahar ne parvient pas à faire son deuil alors que Lorca, convaincu que sa fille est partie avec les furtifs, intègre une unité clandestine de l'armée chargée de chasser ces animaux extraordinaires. Là, il va découvrir que ceux-ci naissent d'une mélodie fondamentale, le frisson, et ne peuvent être vus sans être aussitôt pétrifiés. Peu à peu il apprendra à apprivoiser leur puissance de vie et, ainsi, à la faire sienne.

    Les Furtifs vous plonge dans un futur proche et fluide où le technococon a affiné ses prises sur nos existences. Une bague interface nos rapports au monde en offrant à chaque individu son alter ego numérique, sous forme d'IA personnalisée, où viennent se concentrer nos besoins vampirisés d'écoute et d'échanges. Partout où cela s'avérait rentable, les villes ont été rachetées par des multinationales pour être gérées en zones standard, premium et privilège selon le forfait citoyen dont vous vous acquittez. La bague au doigt, vous êtes tout à fait libres et parfaitement tracés, soumis au régime d'auto-aliénation consentant propre au raffinement du capitalisme cognitif.

  • Alma t.1 : le vent se lève

    Timothée de Fombelle

    • Gallimard-jeunesse
    • 11 Juin 2020

    1786. Quittant la vallée d'Afrique qui la protégeait du reste du monde, Alma, 13 ans, part seule à la recherche de son petit frère disparu. Pendant ce temps, à La Rochelle, le jeune Joseph Mars embarque clandestinement sur La Douce Amélie, l'imposant navire de traite du cruel capitaine Gardel. Il est en quête d'un immense trésor, mais c'est Alma qu'il va découvrir...

  • Antigone

    Jean Anouilh

    • Table ronde
    • 8 Juin 2016

    «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par coeur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.».
    Jean Anouilh.

  • La vie devant soi

    Romain Gary

    • Mercure de france
    • 24 Août 2016

    Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que "ça ne pardonne pas" et parce qu'il n'est "pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur". Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son "trou juif", elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré "des peuples à disposer d'eux-mêmes" qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins.
    Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort.

  • Jack et la grande aventure du cochon de Noël

    J.K. Rowling

    • Gallimard-jeunesse
    • 12 Octobre 2021

    Jack est très attaché à son cochon en peluche de petit garçon. Ils ont tout vécu ensemble, les bons comme les mauvais moments. Jusqu'à cette veille de Noël où arrive la catastrophe : le cochon est perdu !
    Mais la nuit de Noël n'est pas une nuit comme les autres : c'est celle des miracles et des causes perdues, où même les jouets peuvent prendre vie. Alors, Jack et le Cochon de Noël - une peluche de remplacement un peu agaçante - embarquent pour une aventure magique et périlleuse au pays des Choses perdues.
    Jusqu'où iront-ils pour sauver le meilleur ami que Jack ait jamais eu ?

  • Vendredi ou la vie sauvage

    Michel Tournier

    • Gallimard-jeunesse
    • 2 Novembre 2012

    Septembre 1759. Robinson est à bord de La Virginie faisant route pour le Chili. Une tempête formidable précipite le navire sur des récifs, et Robinson va se retrouver seul survivant du naufrage sur une île déserte. Livré à lui-même, sa solitude va le contraindre à faire preuve d'ingéniosité, de persévérance et de courage, afin de survivre dans ce monde sauvage. Jusqu'au jour où, se croyant abandonné de tous, il rencontre un être humain pour le moins inattendu...

  • Voyage au bout de la nuit

    Louis-Ferdinand Céline

    • Folio
    • 16 Février 1972

    « - Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !...
    - T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sage, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie...
    - Il y a l'amour, Bardamu !
    - Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds. »

  • Comédies françaises

    Eric Reinhardt

    • Gallimard
    • 20 Août 2020

    Issu de la classe moyenne et diplômé de Sciences Po, Dimitri a 27 ans. Il est reporter à l'AFP lorsqu'il se lance dans une longue enquête sur la naissance d'Internet : contrairement aux idées reçues, le système de transmission de données qui est à la base de la révolution numérique a été développé de manière déterminante par l'ingénieur français Louis Pouzin, jeune homme de 84 ans que Dimitri rencontre et interviewe. Cet entretien lui dévoile que, dès 1973, les recherches menées au sein de son laboratoire ont été entravées, puis suspendues par les pouvoirs publics - Valéry Giscard d'Estaing en dernière instance - sous la pression du puissant industriel et lobbyiste Ambroise Roux. C'est sur lui que Dimitri oriente alors son enquête, mettant au jour une « certaine France ». Jeux d'influences, intérêts privés, corporatisme, rejet de ces nouveaux venus que sont les informaticiens : les Français font le choix de s'engager dans la voie du Minitel, une somptueuse impasse, alors que les Américains, en s'accaparant l'invention de Louis Pouzin abandonnée par notre beau pays, s'emparent du leadership mondial de la création d'Internet. Fasciné par les arcanes du réel, Dimitri se rêve aussi romancier (il a un projet de livre sur Max Ernst et Jackson Pollock, ou plus précisément sur le déplacement de l'épicentre artistique mondial de Paris à New York à partir d'une après-midi fantasmée, celle du 23 juin 1942), et vagabonde de ville en ville à la recherche d'instants qu'il voudrait décisifs. Il multiplie les rencontres, y compris amoureuses, avec des filles comme avec des garçons : une manière comme une autre, cette fougue, sa colère chevillée au corps, de poursuivre sa vie, ou une idée qu'il se fait d'elle, une course qui anime le désir et déjoue la mélancolie. Et c'est justement par sa richesse et sa complexité, voire ses contradictions, que Dimitri est une figure révélatrice de cette génération dont il nous dévoile la saveur et les conflits.

  • Cannibale

    Didier Daeninckx

    • Folio
    • 10 Novembre 1999

    Paris 1931, l'Exposition Coloniale. Quelques jours avant l'inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d'une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup.
    Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l'intérêt du public allemand, veut bien prêter les siens, mais en échange d'autant de Canaques. Qu'à cela ne tienne !
    Les « cannibales » seront expédiés.
    Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l'intrigue sur fond du Paris des années trente - ses mentalités, l'univers étrange de l'Exposition - tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.

  • La ferme des animaux

    George Orwell

    • Folio
    • 4 Janvier 1984

    Dans la ferme du Manoir, les animaux s'assemblent autour d'un vieux verrat agonisant, Sage l'Ancien, qui les exhorte à la rébellion contre l'homme, leur exploiteur. Ils expulsent M. Jones, le propriétaire, et s'emparent de la ferme. Désormais, ils sont les maîtres.
    Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement :
    "Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux." Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer :
    "Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres." »

  • - Vous souffrez probablement d'une forme de routinite aiguë.
    - Une quoi ?
    - Une routinite aiguë. C'est une affection de l'âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude...
    - Mais... Comment vous savez tout ça ?
    - Je suis routinologue.
    - Routino-quoi ?
    Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l'impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu'elle veut, c'est retrouver le chemin de la joie et de l'épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l'y aider, elle n'hésite pas longtemps : elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves...

  • Le deuxième sexe t.2

    Simone de Beauvoir

    • Folio
    • 21 Avril 1986

    «Comment la femme fait-elle l'apprentissage de sa condition, comment l'éprouve-t-elle, dans quel univers se trouve-t-elle enfermée, quelles évasions lui sont permises, voilà ce que je chercherai à décrire. Alors seulement nous pourrons comprendre quels problèmes se posent aux femmes qui, héritant d'un lourd passé, s'efforcent de forger un avenir nouveau. Quand j'emploie les mots "femme" ou "féminin" je ne me réfère évidemment à aucun archétype, à aucune immuable essence ; après la plupart de mes affirmations il faut sous-entendre "dans l'état actuel de l'éducation et des moeurs". Il ne s'agit pas ici d'énoncer des vérités éternelles mais de décrire le fond commun sur lequel s'élève toute existence féminine singulière.» Simone de Beauvoir.

  • Le deuxième sexe t.1

    Simone de Beauvoir

    • Folio
    • 21 Avril 1986

    « Nous commencerons par discuter les points de vue pris sur la femme par la biologie, la psychanalyse, le matérialisme historique. Nous essaierons de montrer ensuite positivement comment la "réalité féminine" s'est constituée, pourquoi la femme a été définie comme l'Autre et quelles en ont été les conséquences du point de vue des hommes. Alors nous décrirons du point de vue des femmes le monde tel qu'il leur est proposé ; et nous pourrons comprendre à quelles difficultés elles se heurtent au moment où, essayant de s'évader de la sphère qui leur a été jusqu'à présent assignée, elles prétendent participer au mitsein humain. » Simone de Beauvoir.

  • Le vieil homme et la mer

    Ernest Hemingway

    • Folio
    • 7 Janvier 1972

    «Tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C'est ton droit. Camarade, je n'ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. Ça m'est égal lequel de nous deux qui tue l'autre.
    Qu'est-ce que je raconte ? pensa-t-il. Voilà que je déraille. Faut garder la tête froide. Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson.»

  • L'existentialisme est un humanisme

    Jean-Paul Sartre

    • Folio
    • 23 Janvier 1996

    «L'existentialisme n'est pas autre chose qu'un effort pour tirer toutes les conséquences d'une position athée cohérente. Elle ne cherche pas du tout à plonger l'homme dans le désespoir. Mais si l'on appelle, comme les chrétiens, désespoir toute attitude d'incroyance, elle part du désespoir originel. L'existentialisme n'est pas tellement un athéisme au sens où il s'épuiserait à démontrer que Dieu n'existe pas. Il déclare plutôt : même si Dieu existait, ça ne changerait rien ; voilà notre point de vue. Non pas que nous croyions que Dieu existe, mais nous pensons que le problème n'est pas celui de son existence ; il faut que l'homme se retrouve lui-même et se persuade que rien ne peut le sauver de lui-même, fût-ce une preuve valable de l'existence de Dieu. En ce sens, l'existentialisme est un optimisme, une doctrine d'action.»

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