• La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Pour les uns, les inégalités n'en finiraient pas de se creuser dans un monde toujours plus injuste. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts et toute intervention risquerait de perturber cette tendance harmonieuse. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ? En réalité, les analyses économiques supposées nous éclairer se fondent plus souvent sur des spéculations théoriques que sur des faits établis.

    Fruit de quinze ans de recherches, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise sur cette question, s'appuie sur des données historiques et comparatives bien plus vastes que tous les travaux antérieurs. Parcourant trois siècles et plus de vingt pays, elle renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital.

    Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

    En tirant de l'expérience des siècles passés des leçons pour l'avenir, cet ouvrage montre que des moyens existent pour inverser cette tendance.

  • Un traité d'économie citoyenne qui tombe à pic. Après le choc de la crise économique enclenchée en 2020, l'explosion de la dette publique sera au coeur des débats de politique économique.

    Les auteurs déconstruisent les idées reçues les plus tenaces sur ce sujet : la dette publique est un fardeau pour les générations futures ; la France vit au-dessus de ses moyens, etc. Ce faisant, ils produisent un petit manuel sur le budget de l'État, les modalités de son financement, les limites et les erreurs d'interprétation du ratio dette/PIB, la distinction entre bonne et mauvaise dette, la façon dont la dette publique enrichit les riches ou peut être utilisée comme un instrument de domination.

    Ils explicitent aussi les moyens qui permettraient aux États d'affronter la récession en évitant le retour contreproductif des cures d'austérité : restructuration et monétisation de la dette, sortie de la dépendance aux marchés financiers et nouveau rôle de la Banque centrale, réforme fiscale redistributive et écologique, politique budgétaire au coeur de la transition écologique. Ces propositions, soumises au débat citoyen, entendent faire de la dette publique un instrument au service du bien commun.

    Les auteurs :

    Eric Berr (université de Bordeaux), Léo Charles (université Rennes 2), Arthur Jatteau (université de Lille), Jonathan Marie (université Sorbonne Paris Nord) et Alban Pellegris (université Rennes 2) sont membres des Économistes Atterrés.

  • " Nous avons écrit ce livre pour garder espoir. Pour parler de ce qui ne s'est pas bien passé, et raconter pourquoi, mais aussi de tout ce qui est allé dans le bon sens. "
    Esther Duflo et Abhijit V. Banerjee
    Face aux inégalités qui explosent, aux désastres politiques et aux catastrophes environnementales qui menacent de toutes parts, cet ouvrage montre que tout n'est pas perdu. Si des choix de politiques publiques nous ont menés où nous sommes, rien n'empêche d'en faire d'autres. À condition de dresser, d'abord, un constat honnête. Ces pages traquent les fausses évidences sur toutes les questions les plus pressantes : immigration, libre-échange, croissance, inégalités, changement climatique. Elles montrent où et quand les économistes ont échoué, aveuglés par l'idéologie.
    Mais l'ouvrage ne fait pas que renverser les idées reçues. Il répond à l'urgence de temps troublés en offrant un panel d'alternatives aux politiques actuelles. Une bonne science économique peut faire beaucoup. Appuyée sur les dernières avancées de la recherche, sur des expériences et des données fiables, elle est un levier pour bâtir un monde plus juste et plus humain.
    En cela, Économie utile pour des temps difficiles est aussi un appel à action.
    Esther Duflo et Abhijit V. Banerjee ont reçu le prix Nobel d'économie en 2019. De réputation internationale, tous deux sont professeurs d'économie au MIT (Massachusetts Institute of Technology). Ils y ont cofondé et y co-dirigent le J-PAL, laboratoire d'action contre la pauvreté. Ils ont signé, en 2012, Repenser la pauvreté (Seuil).

  • Le capitalisme domine désormais la planète. Les sociétés transcontinentales défient les États et les institutions internationales, piétinent le bien commun, délocalisent leur production où bon leur semble pour maximiser leurs profits, n'hésitant pas à tirer avantage du travail des enfants esclaves dans les pays du tiers-monde.
    Résultat : sous l'empire de ce capitalisme mondialisé, plus d'un milliard d'êtres humains voient leur vie broyée par la misère, les inégalités s'accroissent comme jamais, la planète s'épuise, la déprime s'empare des populations, les replis identitaires s'aggravent sous l'effet de la dictature du marché.
    Et c'est avec ce système et l'ordre cannibale qu'il impose au monde que Jean Ziegler propose de rompre, au terme d'un dialogue subtil et engagé avec sa petite-fille.
    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié, dans la même collection, La faim dans le monde expliquée à mon fils.

  • Près d'un milliard de personnes vivent avec moins de un dollar par jour. Les politiques destinées à lutter contre la pauvreté semblent souvent incapables d'améliorer leurs conditions de vie. Cet échec pourrait-il être dû aux failles des théories qui sous-tendent ces programmes plutôt qu'au caractère écrasant de la tâche ?
    C'est cette hypothèse que défend cet ouvrage. Les experts ont pris l'habitude de décider à la place des pauvres de ce qui est bon pour eux sans prendre la peine de les consulter. Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo ont initié la démarche inverse. Plutôt que de s'interroger sur la cause ultime de la pauvreté, ils se sont intéressés aux choix qu'opèrent les pauvres en matière de consommation, de mode de vie et d'éducation afin de tester expérimentalement l'efficacité des méthodes préconisées pour améliorer leur sort. Faut-il subventionner les denrées de base ou privilégier les transferts sociaux ? Vaut-il mieux donner ou vendre les moustiquaires qui protègent du paludisme ? La microfinance est-elle le remède espéré pour sortir des " pièges de pauvreté " ?
    À distance des réflexes partisans, ce livre aborde ainsi le défi du combat contre la pauvreté comme une série de problèmes concrets qui, une fois correctement identifiés et compris, peuvent être résolus un à un.
    Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo, tous deux professeurs d'économie au MIT, ont cofondé et codirigent J-PAL, laboratoire d'action contre la pauvreté, dont les bureaux sont à Boston, au Cap, à Santiago du Chili, à Chennai (Madras) et à Paris. Esther Duflo fut la première titulaire de la chaire " Savoirs contre pauvreté " au Collège de France.

  • Cet ouvrage vient couronner une oeuvre majeure mais principalement constituée d'articles fondamentaux (parmi les plus cités dans la littérature académique). C'est le premier et le seul livre de l'auteur qui s'attache à formuler les principes et le cadre analytique d'une sociologie économique. Mais c'est plus que cela en réalité, car la façon dont procède Granovetter ne consiste pas à installer une discipline nouvelle concurrente des autres et notamment de la science économique. Il s'agit de montrer qu'aucune activité économique ne peut être comprise sans tenir compte des normes, des conventions, de la confiance, du pouvoir et des institutions sociales, et donc que l'on comprend mieux l'économie et la société en dépassant les frontières entre les disciplines. En combinant méthodes et résultats de la sociologie, l'économie, la psychologie et l'histoire, l'auteur propose un modèle interactionniste qui dépasse les clivages élémentaires (agent/système, individualisme/holisme) et il décrit les dynamiques complexes qui articulent constructions mentales et sociales, stratégies individuelles et évolution institutionnelle. En plus d'un livre de référence attendu, voilà une invitation stimulante et bienvenue à ouvrir les portes et les cerveaux dans toutes les disciplines qui traitent de questions économiques.

    Mark Granovetter (né en 1943) est professeur de sociologie à l'université de Stanford. Il est considéré comme l'un des principaux fondateurs de la nouvelle sociologie économique qui, depuis les années 1980, renouvelle la critique sociologique de la science économique et tend à réintégrer les comportements économiques dans leur cadre social historique, symbolique et institutionnel.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Christian Clerc.

  • À partir d'une cartographie rigoureuse de la situation présente de l'Afrique, Carlos Lopes trace les voies d'un avenir qui ne se laisse réduire ni à sa dissolution dans la globalisation néolibérale, ni à l'essentialisation d'une culture et d'une identité marquées au coin de la diversité. Pour les solides raisons qu'il expose - économiques, mais aussi démographiques et écologiques -, c'est l'avenir du monde qui se joue en Afrique, et pas seulement celui des Africains. Son livre prend ainsi à rebours la philosophie de l'histoire proprement occidentale, selon laquelle l'histoire aurait un sens déjà écrit, celui d'un « développement de l'humanité » qui obligerait les pays les « moins avancés » (ou « en voie de développement ») à suivre la voie déjà tracée par les pays « avancés » ou « développés ».
    Aujourd'hui, il est clair que le modèle de développement incarné par l'Occident depuis la Première Révolution industrielle a entraîné le monde dans une impasse. Étant le moins engagé dans ce modèle, l'Afrique est le continent le mieux placé pour en inventer un autre, qui tire les leçons de cette impasse. Telle est la perspective tracée par Carlos Lopes, perspective tonique pour une jeunesse africaine nombreuse, invitée à s'affirmer dans l'action plutôt que dans la réaction postcoloniale ou les identifications chromatiques.

  • Pour la première fois depuis plus d'un siècle, les milliardaires américains paient moins d'impôts, en proportion de leurs revenus, que chacun des autres groupes sociaux.
    Écrit par deux économistes qui ont révolutionné l'étude des inégalités, ce livre présente une analyse au scalpel de cette grande transformation.
    Mêlant récit historique et analyse économique, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman analysent les choix (et non-choix) qui ont conduit au triomphe de cette injustice fiscale, de l'exonération progressive des revenus du capital au développement d'une nouvelle industrie de l'évasion fiscale, en passant par l'engrenage de la concurrence fiscale internationale. Avec clarté et concision, ils expliquent comment l'Amérique, qui a été à la pointe du combat pour la justice fiscale pendant la moitié du xxe siècle, a tourné le dos à sa propre tradition.
    Si l'on veut éviter que l'Europe ne s'enfonce dans la dérive inégalitaire et oligarchique qui a amené Donald Trump au pouvoir, il y a urgence à tirer les leçons de cette histoire. Car même si ce phénomène a été extrême de l'autre côté de l'Atlantique, le déclin de la progressivité fiscale dans un contexte de montée des inégalités n'est en rien spécifique aux États-Unis, et appelle des solutions globales.
    Le Triomphe de l'injustice propose une refondation de l'impôt à la fois visionnaire et pragmatique, à même d'apporter des solutions concrètes aux défis inégalitaires contemporains et de réconcilier la mondialisation et la justice économique.
    Emmanuel Saez est professeur d'économie à l'université de Californie à Berkeley, et lauréat en 2009 de la médaille John Bates Clark, la plus haute distinction américaine en économie.
    Gabriel Zucman est professeur d'économie à l'université de Californie à Berkeley. Il est l'auteur de La Richesse cachée des nations. Enquête sur les paradis fiscaux, traduit dans dix-sept langues.

  • Le climat change, la pollution s'intensifie, la déforestation se poursuit, la pression sur les terres est toujours plus forte... Est-ce le fait d'une croissance démographique trop rapide à l'échelle de la planète ? Pour réduire la pression environnementale, suffirait-il que la population mondiale se stabilise ou décroisse ? Clairement non. Que peut-on faire alors ?

    De façon didactique Jacques Véron décrypte l'ensemble des questions démographiques planétaires et démonte les clichés simplificateurs, rassurants ou menaçants. Un livre pour se faire sa propre opinion sur les possibilités de (ré)concilier population, environnement et développement économique.

  • Immobilier ; investir malin pour préparer l'avenir Nouv.

     L'investissement immobilier est-il accessible à tous ? Est-ce le bon moment ? Quel type d'investissement choisir en fonction de sa situation ? Où trouver les bonnes affaires ? Comment négocier efficacement ? Comment convaincre son banquier ?
    Toutes les réponses se trouvent dans cet ouvrage, à jour des dernières réglementations, qui détaille de façon claire et accessible les étapes essentielles pour se constituer sans attendre un patrimoine immobilier, augmenter ses revenus et enfin atteindre l'indépendance financière.
    25 investissements sont présentés, du plus classique au plus original : bien d'habitation, parking, souplex, achat/revente, colocation, mobil-home, parc éolien, forêt... Chacun est noté en fonction de l'investissement de départ, du niveau de difficulté, du risque et de la rentabilité. Quels que soient votre âge et votre situation, vous trouverez l'investissement qui vous correspond !
    En bonus, 25 vidéos complémentaires à flasher tout au long de l'ouvrage !
    Demain se décide aujourd'hui !

  • Un panorama très complet et très actuel qui questionne le sens de la démarche économique et place l'économie face à l'éthique.
    Le livre s'articule autour de trois axes : le bonheur, la justice et le marché.
    Son originalité est de partir de l'analyse économique pour chacun de ces thèmes et de la confronter à des perspectives éthiques.

    L'auteur interroge ces grands axes de l'économie qui reposent souvent sur des présupposés, mais dont les bases ne résistent pas à nos jugements éthiques. Il s'agit de les mettre en évidence en vue de réorienter les pratiques de l'économie :
    - Comment le bonheur est-il pensé et mis en oeuvre dans nos sociétés ?
    - Quel degré d'équité ou d'iniquité acceptons-nous ?
    /> - Quelle place joue le marché dans l'organisation de nos sociétés ?

    Il interroge également le point de vue des économistes - et notamment des économistes libéraux les plus standards - à l'aune de considérations éthiques et nous livre un plaidoyer pour une économie moins aveugle, afin de rendre notre monde plus vivable.

  • Ce livre raconte l'avènement de l'" économie comportementale ", dont Richard Thaler est l'un des principaux pères fondateurs. En combinant la psychologie expérimentale et l'étude concrète des marchés, cette nouvelle discipline refonde l'analyse économique sur les comportements réels des êtres humains, et non plus sur la fiction de l'homo œconomicus. Autrement dit, elle sape les fondements de la science officielle (mainstream) qui ne croit qu'aux marchés efficients agis par des acteurs rationnels prenant toujours la meilleure décision possible. Quarante ans de recherches ont en effet définitivement établi que les consommateurs, les entrepreneurs, les traders, les investisseurs, les chauffeurs de taxi, etc., pensent et agissent bien souvent de travers par rapport à la fiction du choix rationnel. Plutôt que de rédiger un manuel, Thaler a choisi de rendre ces découvertes accessibles à un large public, en racontant sa vie de chercheur, ses quarante années de combat contre la doxa régissant les universités américaines. Cela donne un livre vivant et plein d'humour, grâce auquel chacun comprendra mieux ses propres comportements erronés (misbehaving), certes déviants de la rationalité économique, mais qui font de nous des humains, et non pas ces extraterrestres qui peuplent les manuels d'économie. Thaler nous dévoile aussi comment la compréhension de nos modes de raisonnement réels peut nous aider à prendre de meilleures décisions dans notre vie personnelle, dans la gestion des affaires économiques ou dans la conduite des politiques publiques.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Christophe Jaquet.
    Richard H. Thaler, 73 ans, professeur à l'université de Chicago, est considéré, avec Daniel Kahneman, comme le père fondateur de l'économie comportementale. Il a reçu le prix en l'honneur d'Alfred Nobel (2017) pour l'ensemble des découvertes dont il retrace l'histoire dans ce livre.

  • Introduction à la politique économique
    Récessions, inflation, chômage, krach financier, crise de l'euro... Face à ces déséquilibres, que peuvent faire les gouvernements ? Quels objectifs guident leur action ? Comment fonctionnent les divers moyens d'intervention et à quelles conditions sont-ils efficaces ? Telles sont les questions abordées dans ce livre. Cette nouvelle édition entièrement actualisée introduit de nombreux schémas commentés pour décrire la chaîne complète des effets associée à chaque instrument d'intervention ; elle éclaire les débats contemporains (austérité ou relance, politique de l'offre ou de la demande, euro ou monnaie nationale...) et permet de comprendre pourquoi la conduite d'une politique économique est confrontée à des dilemmes spécifiques dans la zone euro.
    Jacques Généreux
    Auteur de plus de vingt-cinq ouvrages, il enseigne l'économie à Sciences Po. depuis trente-cinq ans. Il est membre de l'Association française d'économie politique, notamment mobilisée pour le pluralisme de la recherche en économie. Il soutient également l'action de l'APSES pour défendre un enseignement pluraliste et pluridisciplinaire des sciences économiques et sociales au lycée.

  • Ce livre étonnant est un voyage qui montre comment l´économie façonne la société. Une immense fresque aussi, qui fait passer de l´empire romain à celui d´Hollywood, de la crise des années 30 à celle des subprimes, de l´Allemagne du Kaiser à la Chine contemporaine. Un voyage inquiet, hanté par une question :
    Comment l´Occident, qui a arraché l´humanité au règne de la faim et de la misère, a-t-il pu finir sa course dans le suicide collectif des deux guerres mondiales ? La question n´est pas seulement rétrospective. Le monde s´occidentalise aujourd´hui à vice allure : les tragédies européennes pourraient-elles se répéter, en Asie ou ailleurs ? La planète pourra-t-elle éviter un nouveau suicide collectif, écologique cette fois ? Comme la crise financière l´a brutalement rappelé, une incertitude d´ordre systémique plane sur le capitalisme : sait-il où il va, où il entraîne le monde ? Telles sont les questions graves dont dépend le XXIe siècle. Ce qui est frappant ici, c´est l´extraordinaire clarté de Daniel Cohen : jamais on n´avait retracé l´histoire de l´humanité et les incertitudes qui pèsent sur son avenir avec une telle concision, un tel sens des formules et une érudition, délivrée avec tant de sobriété.

  • « Rendre aux pauvres la lutte contre la pauvreté. » Telle est aujourd'hui la devise de nombreux acteurs nationaux et internationaux, soucieux de responsabiliser les pauvres en leur donnant les moyens de l'autonomie. Mais, avant d'opter pour telle ou telle solution, il faut en mesurer l'efficacité. Le microcrédit est-il cette solution miracle grâce à laquelle le paysan misérable du Bangladesh pourra s'enrichir ? Les conseils de village, en Inde ou en Afrique, permettent-ils vraiment aux communautés de prendre leur destin en mains ? En étudiant la situation sur le terrain, Esther Duflo démontre les naïvetés et les approximations d'un discours qui entend tout miser sur l'initiative des pauvres. Car ni la microfinance ni la gouvernance locale ne peuvent se substituer à des politiques publiques visant à créer des services de santé, à garantir l'offre éducative, à construire des infrastructures, à lutter contre la corruption. Expérimenter sans relâche pour améliorer concrètement la vie des pauvres : c'est ainsi que la vie civique pourra s'épanouir dans les pays en voie de développement.Première titulaire de la chaire « Savoirs contre pauvreté » au Collège de France, Esther Duflo est professeur en économie du développement au MIT et fondatrice de J-PAL, laboratoire d'action contre la pauvreté. En 2009, elle a reçu le prestigieux prix MacArthur, qui récompense les recherches les plus novatrices. Elle publie pour la première fois une synthèse de ses travaux.Attention : Il faut prêter attention aux deux logos (AFD et Fondation CdF) au dos des deux volumes.

  • Que vais-je porter ? C'est l'une des questions fondamentales que nous nous posons chaque jour. Aujourd'hui, l'industrie textile produit 80 milliards de vêtements par an et emploie une personne sur six sur terre. Historiquement, le commerce du vêtement a accumulé les profits en bafouant les droits du travail, de l'environnement et de la propriété intellectuelle. Au cours des trois dernières décennies, avec le déploiement simultané de la fast fashion, de la mondialisation et de la révolution technologique, ces abus se sont multipliés de façon exponentielle.

    Nous avons grand besoin d'un tout nouveau modèle, plus humain. Dana Thomas a parcouru le monde pour rencontrer des créateurs visionnaires et des entreprises qui sont en train de propulser l'industrie vers un avenir plus positif en revenant vers l'artisanat traditionnel ou en développant des technologies durables de pointe afin de rendre la mode plus vertueuse.

    Dans « Fashionopolis », elle met en lumière le renouveau du secteur à travers un ensemble de développements technologiques, comme l'impression de vêtements en 3-D, le traitement du denim plus respectueux de l`environnement, la fabrication intelligente, l'hyperlocalisme, le recyclage des tissus et même la fabrication de matériaux en laboratoire.

  • « Le coronavirus a mis les puissants à genoux et le monde à l'arrêt comme rien d'autre n'aurait su le faire. Nos pensées se précipitent encore dans un va-et-vient, rêvant d'un retour à la normale, tentant de raccorder le futur au passé, de les recoudre ensemble, refusant d'admettre la rupture. » Arundhati Roy
     L'économie du confinement a mis le monde à l'arrêt. Le Covid-19 a purifié l'air de nos villes et fait chuter les émissions de CO2 comme aucune politique auparavant. Dans l'urgence, il a imposé des réorganisations drastiques de la production, des échanges, du travail. Il a creusé les inégalités, mais a catalysé de nouvelles formes de solidarité.
    Un choc ayant touché simultanément des milliards d'humains ne peut constituer une simple parenthèse avant le « retour à la normale ». Dans cet essai, Christian de Perthuis nous incite à ne pas chercher à « recoudre ensemble le futur et le passé », suivant la belle formule d'Arundhati Roy. Il suggère d'opérer « un va-et-vient » entre l'un et l'autre pour éclairer les ruptures qui vont structurer le monde de demain. Il nous révèle ce que la catastrophe sanitaire peut changer pour l'action climatique.
    Le monde post-Covid-19 sera plus numérisé et moins carboné. La redistribution des flux de personnes et des marchandises ouvre la voie d'une accélération de la transition énergétique. La tarification carbone distributive, celle de sociétés plus solidaires. La lutte contre l'émergence de nouveaux virus nous oblige à mieux respecter la nature : à protéger les écosystèmes qui stockent le CO2 de l'atmosphère et éloignent les attaques de nouveaux virus. L'économie post-Covid-19 devra reposer sur de nouveaux rapports au milieu naturel et à la multitude des êtres vivants le composant.
     
     
     

  • La monnaie
    Organisé comme un manuel classique, cet ouvrage aborde successivement les fonctions de la monnaie, les mécanismes de la création monétaire, les principales théories, la conduite de la politique monétaire par les banques centrales, la régulation du système et des pratiques bancaires, le système monétaire international. Mais c'est le premier d'un genre nouveau, puisqu'il assume une approche critique de l'enseignement abstrait et néolibéral de ces questions, qui domine aujourd'hui les facultés. Il s'inscrit dans le sillage de Marx, Mauss, Keynes et Polanyi. Au-delà de la " technique " (au demeurant présentée avec pédagogie), il montre comment la monnaie est au cœur des des crises récurrentes du capitalisme. Il invite ainsi les citoyens à s'emparer des questions monétaires.
    Les Économistes atterrés
    Ils s'opposent au diktat de l'économie néolibérale à l'œuvre aujourd'hui et éclairent le débat public sur la possibilité et la nécessité d'autres politiques. Leur Manifeste publié en 2010 (Les Liens qui libèrent) a rencontré un grand succès en France et à l'international.

  • L'émergence de mouvements populistes pose un défi singulier aux démocraties libérales et leur nature échappe encore à la compréhension des experts. Conséquence de la fin des grandes idéologies ? Des réseaux sociaux ? D'un repli identitaire ? Refus des contraintes qu'imposent la mondialisation ou la lutte contre le réchauffement climatique ? Produit des inégalités ?

    Bien souvent, l'explication du populisme se limite à une simple analyse politique. Pourtant, avant d'être un phénomène qui se traduit électoralement par des votes contestataires, il s'agit d'un fait global qui ne peut être isolé des dynamiques sociales et économiques.

    Cet ouvrage montre que le populisme trouve sa source dans l'articulation complexe entre l'idéal démocratique, qui implique que les peuples décident, et une gouvernance néolibérale qui entend faire des marchés et de la concurrence les arbitres des principales évolutions sociales. Ce néolibéralisme n'est pas le produit d'une idéologie claire et conçue comme telle, mais d'un faisceau de doctrines fondées sur quelques grands principes adoptés sans recul par les décideurs en tous genres. En pratique, un certain art de gouverner s'est progressivement imposé en se présentant à tort comme héritier du libéralisme et en mettant à son service une pensée économique éprise de modèles indifférents à la complexité sociale.

    Il est urgent de concevoir un modèle démocratique véritablement émancipateur. C'est en repensant nos politiques en profondeur qu'on répondra au défi des populismes autoritaires.

  • Synthétique et opérationnel, ce livre permet d'acquérir l'intégralité des connaissances et compétences nécessaires en GRH (gestion des ressources humaines). Il inclut :


    des définitions


    des tableaux


    des exemples concrets.

    À jour des dernières évolutions, la nouvelle édition met l'accent sur :

    la transformation numérique : télétravail, réseaux sociaux, chatbots, intelligence artificielle
    les nouvelles tendances et innovations RH : inclusion, marque employeur, réputation, recrutement et fidélisation, etc.
    la mise à jour des données chiffrées
    la responsabilité sociétale.
    Suivez l'actualité RH sur la page www.vuibert.fr/site/406429. Vous y trouverez notamment des développements sur la crise économique de 2020 et ses conséquences sur la GRH et la fonction RH.
    Le livre s'adresse aux étudiants des écoles de management, IAE et universités. Il intéressera également les participants à des programmes de formation et de professionnalisation, ainsi que les cadres des services RH.
     Les lecteurs ont aimé :

    Super livre. Il est très explicatif et clair.
    Livre accessible à tout public de tout âge.
    Un livre complet et à lire pour comprendre la fonction RH.

  • Nous sommes à un moment de l'Histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l'espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphére et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d'orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C'est un défi magnifique, mais redoutable.

    Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s'impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n'est animée d'aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l'idéologie néolibérale ne sait plus que s'autocélébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d'influence sont soumises à ce pseudo réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroitre toujours plus la richesse.

    Cette représentation du monde n'est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l'injustice, sous-estime la gravité de l'empoisonnement de la biosphère, promeut l'abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures.

    Pour l'auteur de ces pages incisives et bie informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s'attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd'hui les riches qui menacent la planète.

  • C'est paradoxal ! : l'expression semble s'tre banalise. Elle exprime la surprise, l'tonnement, la colre parfois, devant des situations juges incohrentes, contradictoires, incomprhensibles. Quelques formules glanes ici et l illustrent cette inflation du paradoxal : Je suis libre de travailler 24 heures sur 24 , Il faut faire plus avec moins , Ici, il n'y a pas de problmes, il n'y a que des solutions , Je traite de plus en plus de travail en dehors de mon travail et inversement , Plus on gagne du temps, moins on en a ...L'ouvrage analyse la gense et la construction de cet ordre paradoxal . Il explore les liens entre la financiarisation de l'conomie, l'essor des nouvelles technologies et la domination d'une pense positiviste et utilitariste. Il montre pourquoi les mthodes de management contemporain et les outils de gestion associs confrontent les travailleurs des injonctions paradoxales permanentes, jusqu' perdre le sens de ce qu'ils font.Enfin, cet ouvrage met jour les diverses formes de rsistance, mcanismes de dgagement ou ractions dfensives mises en oeuvres par les individus. Pour certains, le paradoxe rend fou. Pour d'autres, il est un aiguillon, une invitation au dpassement, l'invention de rponses nouvelles, individuelles et collectives.Vincent de Gaulejac, professeur mrite l'universit Paris 7 - Denis Diderot, prsident du Rseau international de sociologie clinique, auteur d'une quinzaine d'ouvrages dont La Nvrose de classe, La Socit malade de la gestion et Travail, les raisons de la colre.Fabienne Hanique, sociologue, professeur l'universit Paris 7 - Denis Diderot, chercheur au LCSP, vice-prsidente du RISC, auteur de Le Sens du travail, et (en coord.) La Sociologie clinique. Enjeux thoriques et mthodologiques.

  • La nouvelle collection qui va à l'essentiel : en 50 notions clés maitrisez votre sujet ! BCE, déficit budgétaire, dette, chômage : l'économie est devenue un des thèmes majeurs de notre vie quotidienne, de notre actualité, et chacun de nous a compris aujourd'hui qu'un battement d'aile de papillon à la bourse de Tokyo peut déclencher une crise économique majeure à Paris. Pourtant, nombreux sont ceux qui n'avoueront jamais être perdus dans cet océan de nouvelles, toutes plus techniques les unes que les autres. Michel Musolino, l'auteur du bestseller L'Économie pour les Nuls, a écrit ce livre pour eux. Il y explique les fondamentaux de l'économie en 50 notions clés, exposées avec clarté et pédagogie. Avec ce guide, chacun pourra alors comprendre les grands enjeux économiques et prendre sa part au débat. Un livre à mettre de toute urgence entre toutes les mains.

  • Douglas Kennedy au pays de l´argent. Dans la lignée d´Au pays de Dieuet d´Au-delà des pyramides, un voyage à travers les places financières du monde pour une étude drôle et piquante sur notre rapport à l´argent. Loin des clichés, porté par la plume géniale de Kennedy, un document qui n´a rien perdu de son actualité, bien au contraire...


    Noël 1990. Douglas Kennedy, alors écrivain fauché de 35 ans londonien d´adoption, est de retour à New York. La raison de ce pèlerinage : l´écriture d´un livre de voyage sur l´argent et les marchés financiers. N´y connaissant rien aux actions et aux investissements, notre auteur se lance dans une quête épique, à la poursuite du Dieu argent et de tous ses disciples... .


    Et Kennedy de nous entraîner à New York, dans le Wall Street des yuppies, ex-gloires des années 80 ; dans la bourse de Casablanca, vaste analogie du souk ; dans les salles de marché futuristes et surréalistes de Sydney ; à Singapour, ville-pays toute entière vouée au culte de la toute-puissance de l´argent et de la consommation ; à Budapest, en pleine transition du communisme à l´économie de marché ; et Londres, la nouvelle Jérusalem.
    Une galerie de personnages riches, autant de visages, de masques et d´interprétations de l´argent. Une passionnante comédie humaine qui garde tout son sens aujourd´hui, à une époque où l´argent, même décrié, fascine plus que jamais, en restant le point de référence qui fait tourner le monde. En avoir ou pas, telle est la question...

empty