Presses de Sciences Po

  • L'économie est omniprésente dans le débat public et les économistes ont un sentiment de légitimité et une autorité sans commune mesure avec leurs collègues des autres sciences sociales ; ils sont davantage persuadés que leurs travaux peuvent résoudre les grands problèmes du monde. L'économie est aussi la science sociale la moins féminisée de toutes.
    « Je suis une économiste féministe » affirme Hélène Périvier. Pour lever le voile sur l'apparente neutralité des concepts et des analyses de la science économique. Pour défendre l'égalité des sexes et se doter, grâce à la rigueur de la recherche scientifique, des savoirs et des outils économiques qui permettent d'y parvenir.

    Hélène Périvier est économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE-Sciences Po). Elle est responsable du programme PRESAGE- Programme de recherche et d'enseignement des savoirs sur le genre.

  • La réforme des retraites portée par le gouvernement Philippe ne vise pas tant à créer un système universel - tout le monde est déjà couvert par un régime obligatoire depuis 1971 - qu'à en unifier les règles. Mais en quel sens et pour quoi faire ?

    Bruno Palier rappelle qu'il existe plusieurs systèmes de retraite, qu'ils ont une histoire et que le choix d'un modèle est aussi politique : il implique des arbitrages importants en matière de redistribution entre les générations, entre les hommes et les femmes, entre les groupes sociaux. Il donne ainsi à entendre les non-dits de ces arbitrages et à comprendre l'importance des choix de la mise en oeuvre effective d'un régime par points.

    Directeur de recherche du CNRS à Sciences Po (CEE), Bruno Palier est directeur du Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP). Il travaille sur les réformes des systèmes de protection sociale en France et dans le monde.

  • On observe, aujourd'hui plus encore qu'hier, un processus de concentration de l'activité économique, tandis que les ménages, soucieux de leur cadre de vie, ne sont pas tous attirés par les zones les plus denses. La mobilité des travailleurs n'est donc pas toujours corrélée aux processus de relocalisation des emplois. Inversement, les entreprises ne sont pas toujours à même de répondre aux nouvelles formes d'habitat et de mobilité en ajustant leurs stratégies de localisation. Ce double décalage nourrit des situations de chômage chronique. Cet ouvrage, qui s'appuie sur une recension des travaux récents de recherche en économie en France comme à l'étranger, analyse cette géographie de l'emploi en France et présente des solutions ciblées dépasser ces contradictions.

    Thomas Delemotte est doctorant affilié au CREST (École Polytechnique & Ensae) et à l'Institut des Politiques Publiques.Ancien directeur du Centre de recherche en économie et statistique (CREST), Francis Kramarz est professeur à l'École polytechnique.Benoït Schmutz est professeur associé à l'École Polytechnique.

  • A la fin du XIXe siècle, l'idée d'une intervention légale pour fixer un seuil minimal de salaire et réduire les inégalités s'impose dans le débat public au sein des pays industrialisés. Alors que nous disposons de plus d'un siècle de travaux consacrés au salaire minimum, aujourd'hui encore, la question de ses effets sur l'emploi paraît toujours un sujet clivant.
    Si, selon les situations, le salaire minimum peut avoir un effet négatif, nul ou positif sur l'emploi, les résultats empiriques présentés ici permettent de trancher les débats et de penser le bon usage du salaire minimum dans les sociétés postindustrielles du XXIe siècle marquées par des écarts croissants entre une classe aisée à fort pouvoir d'achat et une armée de travailleurs à bas salaires leur offrant des services.

    Économiste, Jérôme Gautié est professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

  • COMMENT LA SCIENCE POLITIQUE ANALYSE NOS ECONOMIES MONDIALISEES ?
    Selon une thèse aujourd'hui dominante, les cadres qui structuraient nationalement l'activité économique, relativement autonomes et caractérisés par une place importante laissée aux choix politiques, seraient devenus obsolètes dans un monde composé d'économies plus ouvertes et interdépendantes. Dans ce « nouveau monde », chaque économie nationale devrait désormais se plier à une série d'impératifs économiques dépolitisés, tels que « la compétitivité » ou, depuis la crise financière globale, « l'austérité » et la réduction des déficits budgétaires.
    Pourtant, l'économie reste un vaste domaine du monde social que « la » et « le » politique ne cessent d'orienter. Comprendre les formes contemporaines du capitalisme ne peut se faire sans cette lecture portée par les sciences politiques.
    Dressant un panorama unique des connaissances en l'économie politique, ce dictionnaire propose plus de 50 entrées (concepts clés, perspectives analytiques et controverses contemporaines) qui livrent l'état des connaissances scientifiques sur le rapport capitalisme-politique.

  • Le « développement » a servi pendant six décennies à légitimer, au Nord comme au Sud, d innombrables politiques économiques et sociales et fait croire à l avènement du bien-être pour tous. La mondialisation a pris le relais mais, loin de promettre le développement, on se contente désormais de lutter contre la pauvreté en proposant la croissance comme seul recours.
    Nonobstant son échec, le développement survit comme une lueur d espoir collectif, car il repose sur une croyance profondément ancrée dans l imaginaire occidental et le besoin de croire l emporte sur les doutes que l on peut avoir sur l objet de la croyance.
    Remontant le cours de l histoire, ce livre fait le point sur les théories et les stratégies qui, depuis la fin des années 1940, ont prétendu transformer le monde. Gilbert Rist, critique du « développement », s intéresse aujourd hui à celle du paradigme économique dominant afin de mettre en évidence les limites de l hégémonie occidentale. Et s il fallait remettre en cause les catégories économiques et prendre le chemin de la décroissance ?

  • Jamais sans doute la prégnance de l'économie n'a été aussi forte dans la vie politique et sociale, et jamais la pensée de Keynes n'a autant été d'actualité et aussi mal comprise.
    Au-delà des trop connues politiques de relance macro-économiques et de lutte contre le chômage, le message de Keynes est une conception totalement originale des rapports de l'économie et de la société.



    Aux sources de l'analyse keynésienne se trouve une réflexion singulière sur la psychologie des hommes et leurs rapports à l'argent, une théorie particulière de l'avenir et de l'incertitude, et partant de la justification du profit, une conception révolutionnaire du marché. Keynes peut nous enseigner aujourd'hui comment l'économie, qui semble s'être provisoirement émancipée de la société, peut à nouveau redevenir citoyenne et civilisée.

  • La mondialisation provoque tourbillons de croissance et intensification de flux de toutes natures - scientifiques, technologiques, démographiques, économiques, culturelles. La dynamique des réseaux tend à l'emporter sur le contrôle des territoires. Mais le monde, qui est aussi un lieu, est présent dans chaque endroit de la planète. Loin d'uniformiser celle-ci, la mondialisation n'est nullement une menace pour les positions acquises mais elle multiplie au contraire les opportunités.

    Référence sur la mondialisation, cet ouvrage d'Olivier Dollfus, inventeur dès 1984 du «système-monde », constitue, comme le souligne Jacques Lévy dans une passionnante préface à cette troisième édition, l'introduction à un mode de pensée qui rend possible une intelligence à la fois concrète et conceptuelle de la mondialisation.

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    Professeur de géographie à l'Université Paris-VII-Diderot, Olivier Dollfus (1931-2005) a analysé, en Amérique andine comme en Asie, les significations locales de la mondialisation et symétriquement, la force de projection des sociétés à l'échelle planétaire. Grand spécialiste de la haute montagne, il a également présidé le comité scientifique du parc national des Écrins.

    « Le fait qu'aujourd'hui le niveau mondial puisse être un objet géographique légitime et presque banal doit sans doute beaucoup à Olivier Dollfus » Christian Grataloup

  • Pour convertir les vertueux principes de frugalité et de basses technologies en programme politique, économique et social cohérent, il faudra s'assurer de répondre à la question majeure de l'emploi, et se forger une double conviction. Celle qu'une société de décroissance peut, à terme, être une société de plein emploi, harmonieuse et équilibrée, contrairement à la société de croissance qui est, par nature, en adaptation et déséquilibre permanents. Cette société de décroissance verra partir et disparaître sans regrets les activités inutiles, nuisibles, polluantes. Elle créera d'autres manières de faire.

    Troisième tome d'une trilogie consacrée à la décroissance, cet ouvrage se propose, de la permaculture aux systèmes de santé résilients en passant par les modes de gouvernances rendant possibles les expérimentations locales, de présenter la façon dont une économie de la sobriété peut être politiquement et institutionnellement mise en oeuvre.

  • Pourquoi le capitalisme japonais a-t-il disparu de nos débats alors qu'il a été élevé au rang de modèle dans les années 1980 ? Et comment une entreprise symbole de ce modèle comme Toyota est-elle devenue la première du monde dans son secteur malgré la stagnation que subit l'économie japonaise depuis les années 1990 ?

    Existe-t-il un modèle optimal d'organisation des entreprises et comment peuvent-elles maintenir leur avance technologique, voire la renforcer, dans un environnement de plus en plus concurrentiel et incertain ? Les pays développés peuvent-ils conserver un avantage comparatif dans l'industrie face à la puissance manufacturière chinoise et quel rôle envisager pour le système éducatif dans la société dite de la « connaissance » ? Enfin, le cycle de dérégulation généralisée touchant peut-être à sa fin, comment penser les relations entre État et marché et redéfinir le contrat social dans un contexte de montée des inégalités ?

    Cette analyse de la transformation profonde du capitalisme japonais dans une perspective d'économie politique, associée à une réflexion sur la diversité des capitalismes et sur le changement institutionnel, montre que le Japon constitue toujours un laboratoire susceptible d'éclairer les grands enjeux de l'économie mondiale.

    Le livre comprend également une préface de Robert Boyer (Cepremap), une postface de Ronald Dore (London School of Economics) ainsi que les contributions d'Arnaud Nanta (CNRS) et d'Yves Tiberghien (University of British Columbia).

  • Arrêts de travail, épisodes de chômage, inactivité temporaire, cessation précoce d'activité... Les maladies et les accidents sont des déterminants des parcours professionnels. Leurs effets sont globalement encore plus forts pour les populations déjà marginalisées sur le marché du travail : les femmes, les personnes peu qualifiées et les seniors, pour qui les problèmes de santé sont la cause principale de la sortie de l'emploi.
    Par ailleurs, l'emploi, dans ses conditions et son intensité, est un facteur explicatif majeur de l'état de santé général des individus.
    Cet ouvrage propose une synthèse des principaux enseignements de la littérature économique française récente sur les relations complexes existant entre problèmes de santé et emploi. Il en tire quelques enseignements sur les dispositifs à mettre en place afin de préserver la santé au travail et de dynamiser le marché du travail. Il plaide ainsi pour des dispositifs de protection ex ante face à des chocs de santé (assurance maladie professionnelle, aménagement des conditions d'emploi et de travail, etc.), mais également pour des mécanismes de compensation intervenant durant la trajectoire professionnelle (indemnités maladie, réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles) au côté de la simple couverture de soins.

  • La formation professionnelle des adultes suscite de nombreuses attentes en matière de sécurisation des parcours individuels et de compétitivité des entreprises. Mais qui doit-on former en priorité et de quelle manière ? À l'encontre d'un certain nombre d'idées reçues, cet ouvrage montre notamment que les effets de la formation ne sont pas toujours positifs. Ainsi des formations qui ne permettent pas de sortir plus vite du chômage, ou qui n'accroissent pas de façon signifi cative les salaires de ceux qui en bénéfi cient. Il est pourtant possible d'améliorer signifi cativement l'efficacité des sommes colossales dédiées aux actions de formation, en évaluant systématiquement ces dernières et en tirant profit des expériences internationales. En France, nous en sommes loin, mais pour technique qu'elle puisse paraître, la question de l'évaluation est cruciale. Elle permettrait de réformer notre système pour n'y laisser subsister que les prestataires apportant une réelle valeur ajoutée aux individus et aux entreprises.

  • Qu'ils soient délégués du personnel, élus au comité d'entreprise ou au CHSCT, délégués syndicaux, les représentants du personnel assurent au quotidien le dialogue social dans les entreprises françaises. Si l'on pointe volontiers le fait que ce dialogue est souvent défaillant, on peut s'étonner du peu d'études consacrées aux 500 000 personnes chargées de représenter les salariés du secteur marchand : que sait-on de leurs motivations, de leur situation professionnelle, de leurs évolutions de carrière ? A-t-on analysé la façon dont ils sont perçus par leurs collègues et leurs employeurs, et les relations qu'ils entretiennent avec eux ?
    A partir de données rarement exploitées, cet ouvrage dresse un portrait statistique inédit des représentants du personnel et de leur activité. Il présente le cadre légal dans lequel ils s'inscrivent. Il évalue, chiffre à l'appui, les discriminations dont ces salariés sont souvent les victimes. Il propose aussi des pistes d'améliorations pour que les intérêts des salariés soient mieux représentés, sans craintes, au cours des négociations comme dans la vie quotidienne des entreprises.

  • Permettre que tous les jeunes, quelle que soit leur origine sociale, disposent des compétences garantissant leur indépendance : telle devrait être la mission de tout système de formation et d'éducation. En France, nous laissons pourtant chaque année près de 120 000 jeunes quitter l'école sans qualification faute d'interventions précoces et de méthodes adaptées.

    Il est cependant possible de changer le destin des jeunes issus de milieux défavorisés, comme le montre la riche expérience américaine en la matière. Depuis près de quarante ans, les États-Unis investissent chaque année des dizaines de milliards de dollars dans des programmes innovants, dont ils évaluent l'impact sur le devenir des jeunes.

    Analysant ce qui, dans les pratiques américaines, s'est révélé le plus durablement efficace, Stéphane Carcillo propose une approche radicalement nouvelle de l'accompagnement des jeunes en difficulté vers la vie professionnelle.

  • L'approche comportementale du marché du travail a mis en relief l'intérêt de prendre en compte, à côté du rôle des incitations économiques et des institutions, les dimensions psychologiques et cognitives des choix individuels tant du côté de l'offre que de celui de la demande de travail. Les individus sont dotés de traits de personnalité particuliers ; leurs choix ne sont pas systématiquement rationnels mais reflètent des incohérences. Ainsi, ils expriment des préférences sociales qui les conduisent à se comparer aux autres et à attacher une grande importance à l'équité avec leurs pairs.
    Ignorer ces dimensions psychologiques et cognitives lors de l'élaboration des politiques sur le marché du travail ne peut que réduire d'emblée l'efficacité de ces dernières.

    Cet ouvrage s'attache à montrer les apports permis par l'approche comportementale et expérimentale dans la compréhension des processus d'accès à l'emploi et d'appariement, des effets de sélection et d'incitation des politiques de rémunération. Il relève le rôle des incitations informationnelles (le fait de communiquer suffisamment d'information) sur la motivation et l'effort au travail.

  • « Avec le chômage, on a tout essayé ! » affirmait déjà François Mitterrand il y a trente ans. Sans doute conviendrait-il d'ajouter « mais s'est-on donné les moyens d'apprendre ? » Car faute d'avoir suffisamment investi dans une évaluation véritablement scientifique de nos politiques de l'emploi, notre connaissance sur les causes du chômage et sur notre capacité à le résoudre n'a guère progressé.Certains programmes de formation, de subventions à l'emploi et d'accompagnement mis en place dans les pays développés ont pourtant pu être évalués méticuleusement. La faiblesse de leurs impacts démontre que l'on ne saurait prétendre éradiquer le chômage par l'investissement dans tel ou tel type d'action.Mais ces programmes peuvent être améliorés et nous aider à venir à bout du chômage. Cela passe par une analyse minutieuse des besoins et des comportements ainsi que par un recours plus large à des évaluations rigoureuses. Finalement, n'est-ce pas notre impatience à tester des actions sans nous donner le temps d'étudier leurs effets qui nous a piégés dans le chômage durable ?

  • Les Chiffres clés de la culture et de la communication présentent une analyse complète et transversale du champ de la culture à travers 32 fiches contextualisées livrant et commentant les dernières données disponibles par secteur.

  • "Aujourdhui, tous les pays dAsie de lEst et du SudEst sontcapitalistes, à l'exception de la Corée du Nord. En lespace de vingtans, les relations intrarégionales se sont intensifiées, et le mondeasiatique sest intégré au processus de mondialisation pour en devenirun acteur majeur.Dans cette effervescence des capitalismes asiatiques, la Chinejoue un rôle particulier. Son dynamisme économique, associé à lapuissance de lÉtat, lui permet de disputer la position dominante dontbénéficiaient les ÉtatsUnis dans la région. Grâce à une remarquablecompétitivitécoûts fondée à la fois sur lexploitation des paysansdevenus salariés et sur la compétence technique et organisationnelledes travailleurs protégés, elle diffuse ses exportations dans lensembledes pays voisins au point de leur imposer ses normes industrielles, quandelle nacquiert pas des pans entiers de leur économie.Face au nouvel hégémon chinois, ces pays sont contraints dadapter leursstratégies et leurs institutions, tout en conservant leur propre logiquedémergence. Ainsi se déploient et coexistent des formes nationales etdiverses de capitalismes. Laboratoire des capitalismes contemporainset moteur de la croissance mondiale, lAsie porte en elle les grandestransformations économiques et géopolitiques des décennies à venir."

  • Depuis le milieu des années 1990, les pays européens sont à la recherche de nouveaux modèles de politique de l'emploi pour endiguer la montée du chômage et dynamiser la création d'emplois. À partir des expériences des pays nordiques, le terme de flexisécurité a été repris par l'Union européenne, mais il englobe des réalités trop différentes entre pays membres pour que le concept prenne véritablement corps.

    En France, le vocable de sécurisation des parcours professionnels a émergé à partir des années 2000 et semble aujourd'hui faire consensus. Pourtant, comme le montrent les derniers accords interprofessionnels, il recouvre, auprès des acteurs sociaux et des experts, des conceptions différenciées - à la mesure des défi s de la mondialisation économique et des enjeux d'un syndicalisme en quête de renouveau.

    Cet ouvrage ouvre des pistes de réflexion en faveur d'une mutation systémique des politiques de l'emploi, afin d'améliorer leur efficacité économique et sociale et de donner véritablement sens à la sécurisation des parcours professionnels.

  • Confrontés depuis plus de trente ans à un chômage endémique, de nombreux pays ont choisi de réformer leur marché du travail. Ces réformes ont consacré le recours aux formes d'emplois atypiques, contrats à durée déterminée et emplois intérimaires principalement.
    En France, il en résulte un marché du travail dual où coexistent des emplois stables fortement protégés et des emplois précaires dont les durées sont toujours plus courtes et qui n'offrent souvent d'autres perspectives aux salariés que le retour au chômage. Tout d'abord pensée comme un remède à la crise de l'emploi, cette flexibilisation partielle du marché s'est imposée peu à peu comme une force déstabilisatrice aux conséquences sociales et économiques délétères. Dès lors, il est essentiel de comprendre comment ce dualisme contractuel affecte le fonctionnement du marché du travail afin de proposer les réformes de structure nécessaires.

  • Une inflation massive a touché l'Europe après le choc pétrolier de 1973. Associée à une faible croissance et à la montée du chômage, elle a eu des conséquences majeures tant sur le plan social, en raison de conflits liés à l'indexation prix-salaires, que sur celui de la théorie économique, avec les controverses sur la courbe de Phillips et le monétarisme, et sur celui des politiques publiques, puisque la priorité a été donnée à la lutte contre l'inflation au détriment du plein emploi.

    L'ouvrage revient sur ce phénomène dans une perspective historique large qui embrasse les pays d'Europe de l'Ouest, du Nord et de l'Est ainsi que les syndicats, les entreprises et les organisations internationales, en particulier la Communauté européenne et le GATT.

  • Personne ou presque n'en doute, l'enseignement supérieur, universités et écoles, joue un rôle fondamental dans la promotion des jeunes, dans la détermination de l'emploi, dans la distribution des places, des salaires et les créations d'entreprises. De manière récurrente, des appels à la réforme, plus ou moins critiques et plus ou moins rigoureux dans leur formulation, soulignent que l'université devrait faire mieux pour la réussite des jeunes, pour réduire le chômage et les inégalités.

    Robert Gary-Bobo mesure l'impact économique des études supérieures sur l'emploi et montre en quoi une réforme complète de son financement serait seule à même d'améliorer les performances d'un système français actuellement en danger.
    S'appuyant notamment sur le modèle australien, il propose un changement radical de princiê, fondé sur l'idée que les diplômes sont un capital humain et qu'il est nécessaire d'instaurer un financement individuel de l'enseignement supérieur.

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