Presses Universitaires de France

  • L'espérance de vie aux États-Unis a récemment baissé : du jamais-vu en Occident depuis 1918. Durant les deux dernières décennies, les morts par suicide ou dues à la consommation de drogue ou l'alcoolisme n'ont cessé d'augmenter. Anne Case et Angus Deaton ont été les premiers a tiré la sonnette d'alarme face à ce phénomène qui affecte la classe ouvrière blanche. Ils expliquent comment le système économique et sociale ruine les espoirs de ces Américains, autrefois portés par l'« American Dream » qui leur promettait réussite et prospérité.
    Ce livre dresse le portrait d'une Amérique désormais exclusivement préoccupée de l'enrichissement toujours plus grand des riches, qui abandonne à leur sort les non-diplômés, condamnés à mourir de souffrance et de désespoir. La fin d'un rêve à laquelle ont conduit les excès du capitalisme. Des pistes aussi pour enrayer cette spirale mortifère.

    Publication originale : Princeton University Press, 2020
    Traduit de l'anglais par Laurent Bury.

  • Les batailles du commerce mondial ; penser la guerre économique avec et contre Michel Foucault Nouv.

    À partir des outils conceptuels légués par Michel Foucault, il s'agit d'établir l'existence de la guerre économique, un concept rejeté jusqu'à présent par le monde académique et médiatique. Mais depuis l'élection de Trump en 2016, - un président américain qui aime la guerre commerciale -, le Brexit et les impacts économiques de la crise du Covid, les élites politiques et économiques ne peuvent plus nier son existence. L'auteur s'appuie sur l'un des plus grand intellectuel français du XXe siècle, Michel Foucault, pour montrer la généalogie de la guerre économique dans l'Histoire, sa pertinence face au concept de pouvoir et sa prolongation dans le champ civil et économique en temps de paix. Mais il analyse également comment Michel Foucault n'a pas perçu qu'une société où tous les individus sont les entrepreneurs de leur propre vie entraîne une concurrence féroce qui ne se règle pas uniquement dans les prétoires mais aussi sur les champs de bataille économique.

  • Pourquoi les loyers sont-ils si élevés ? Les immigrés nous volent-ils nos emplois ? Qu'est-ce qu'un marché ? Quels sont les ressorts d'une vente aux enchères ? Pourquoi payez-vous votre café si cher ? Pourquoi les taux d'intérêt font-ils le yoyo ? Et à qui profite le crime ?Ces questions, et beaucoup d'autres, ...

  • Alors que la mondialisation s'est bâtie sur les bénéfices attendus de la liberté d'investissement, elle n'a pourtant pas effacé la compétition entre nations. Ces rivalités étatiques prennent ainsi la forme d'une guerre économique où les entreprises sont autant acteurs que cibles. La France est traversée par cette dynamique. C'est pourquoi le temps du retour de l'État dans le jeu des fusions-acquisitions d'entreprises sensibles est venu. Des politiques de sécurité économique et un dispositif de sécurité nationale (décret IEF) s'appliquent ainsi à toutes les opérations d'investissements étrangers liées aux secteurs stratégiques. Dans ce contexte, sociétés et investisseurs s'efforcent d'aborder leurs négociations dans un jeu où les pouvoirs publics s'invitent désormais autour de la table.

  • Dans le contexte d'une mondialisation qui tourne à la guerre économique, l'intelligence économique est devenue un outil incontournable pour les entreprises et les administrations. Aussi s'est-elle imposée comme une discipline à part entière enseignée dans les écoles de gestion comme dans les universités.
    Cet ouvrage réunit pour la première fois l'ensemble des experts de la communauté française d'intelligence économique et stratégique, fondateurs de la discipline, experts militaires, avocats, auteurs des réformes nationales d'intelligence économique et consultants en veille stratégique pour des groupes internationaux.
    - Les champs de connaissances définis officiellement en 2004 par Alain Juillet, alors haut responsable pour l'intelligence économique en France dans le référentiel de l'intelligence économique.
    - Une approche théorique et pratique apportée à la fois par les meilleurs enseignants et par les professionnels les plus expérimentés.
    - De nombreux cas pratiques inédits tirés de l'actualité récente.
    - Tout ce qu'il faut savoir pour maîtriser les stratégies d'influence et d'utilisation de l'information.
    - L'essentiel pour utiliser avec succès les dernières technologies de l'information : logiciels, web 2.0...

  • Toute action publique et privée envers le bien commun devrait être guidée par des principes moraux transparents. Dans notre société, où les marchés financiers jouent un rôle central en s'arrogeant le droit de vie ou de mort sur des pans entiers de l'activité économique, sur la survie des États endettés, les experts de la finance se posent rarement la question de la moralité de ces comportements, de leur compatibilité avec l'intérêt général. Face aux défis majeurs et potentiellement catastrophiques du changement climatique et de la hausse des inégalités, il est indispensable d'orienter le capital global vers des projets créateurs de valeur sociétale. Christian Gollier développe une méthode puissante permettant de traduire nos aspirations morales pour un monde meilleur en outils de gestion financière pour les particuliers et les entreprises. Il propose différentes pistes afin de permettre aux acteurs financiers de mieux contribuer à la construction d'une société meilleure, et répondre aux exigences grandissantes de responsabilité sociétale des entreprises. Publication originale : Columbia University Press, 2018. Traduit de l'anglais par Laurent Bury

  • Une révolution tranquille est entrée en action au début du XXIe siècle. Pour la première fois, les principales économies mondiales ont davantage investi dans les actifs immatériels - la conception, la stratégie de marque, la R & D et les logiciels - que dans les actifs matériels - les machines, les bâtiments et les ordinateurs. Le Capitalisme sans Capital n'est pas une simple histoire d'une prétendue nouvelle économie. Il montre que cette révolution a eu un impact considérable et sous-évalué dans les bouleversements économiques de la dernière décennie, qui vont de l'inégalité économique à une productivité stagnante. Jonathan Haskel et Stian Westlake explorent les caractéristiques d'une économie riche en actifs immatériels pour comprendre ce qui en fait une économie fondamentalement différente du système classique, avec pour finalité de répondre à la question : où va notre monde ? Traduit de l'anglais par Laurent Bury.

  • Né en Écosse, enseignant à Princeton, Angus Deaton s'est vu décerner le Prix Nobel 2015 pour ses travaux basés sur la mesure économétrique fine des comportements individuels dans le domaine de la consommation et de la pauvreté en relation avec le bien-être. En 380 pages non académiques, cet ouvrage expose sa méthode pour sortir des inégalités : il nous apprend que la volonté politique est primordiale pour avoir raison des inégalités de santé dans le monde, détruisant le mythe d'une relation causale ente croissance du revenu et amélioration de la santé. À l'origine de la notion de « seuil de pauvreté », le prix Nobel 2015 se distingue par son optimisme tempéré. Ouvrage original paru chez Princeton University Press. Traduit de l'anglais par Laurent Bury.

  • Comme des sujets accros aux drogues, les sociétés pourraient-elles devenir elles-mêmes « addictes » ? C'est-à-dire pathologiquement dépendantes de la recherche compulsive de certains biens, en dépit de ses conséquences nocives pour l'ensemble de la collectivité ? Si l'on en croit une critique ravageuse qui traverse toutes les productions culturelles, et en particulier le cinéma, c'est bien ce qui arrive aux démocraties libérales contemporaines : optimisation extrême des activités, course à l'argent et au succès, surconsommation marchande, usage compulsif des technologies, épuisement des ressources naturelles, corruption de la démocratie...
    Loin de contredire le processus de rationalisation propre au capitalisme moderne, cette dérive addictive en serait plutôt la conséquence paradoxale qui rend de plus en plus difficile la poursuite de fins rationnelles communes. Si les cibles de l'émancipation portent toujours sur les libertés et égalités de base, devenues de plus en plus précaires, elles s'étendent désormais aux moyens de protéger le désir intime des intrusions marchandes, technologiques ou sécuritaires, qui enserrent les habitants dans un réseau de plus en plus dense de dépendances indésirables.

  • Publication originale : Il Mulino, Bologne, 1994.
    Traduit de l´italien par Adriano Gubellini.
    Un petit livre qui emprunte les chemins de traverse de l´histoire de l´économie et de l´histoire de la culture, et nous convie à un voyage facétieux en trois épisodes : les bonnes et mauvaises fortunes d´une grande famille de banquiers florentins au XIVe siècle ; les roueries imaginées par les Européens sous Louis XIV afin de gruger les Turcs et de favoriser la contrefaçon d´une monnaie, le petit Louis ; enfin, le dit et le non-dit des traités de commerce français des XVIIe et XVIIIe siècles.
    Tout l´art de Cipolla tient dans sa capacité unique à tisser une trame entre ces épisodes apparemment éloignés. Le rôle du banquier et du commerçant dans les sociétés européennes, et surtout l´évolution bien peu linéaire de leur statut au fil du temps et des frontières, constituent l´épicentre de cet essai.

  • Face à la persistance de la pauvreté et du chômage, la question du revenu de base inconditionnel (RBI) refait surface, en France comme à l'international. Il n'est pourtant pas plus aujourd'hui la solution qu'il ne l'était dans les années 1990, à une époque où il constituait déjà une réponse simplifiée à une situation complexe. Aujourd'hui, la situation est encore plus intriquée et les arguments en faveur du RBI n'ont quasiment pas changé. C'est pourquoi ce livre propose une solution alternative, contemporaine, qui intègre les débats et les critiques dont il a fait l'objet, en proposant un revenu de transition écologique. Le RTE ne découple pas l'activité et les revenus, mais oriente les personnes dans des activités innovantes, liées à la transition écologique. Il tourne le dos à l'imaginaire de la croissance au profit d'un autre imaginaire : celui de la coopération et de la solidarité écologique. L'idée est de faire jouer des institutions existantes pour mettre en place un véritable dispositif d'aide, à visage humain, afin de développer et d'accompagner des activités à finalité écologique au coeur de la société civile.

  • Exposition de la totalité du processus par lequel l'animal destiné à la boucherie est préparé et transformé à cette fin. Il n'est question que des animaux dits de boucherie, de charcuterie, de basse-cour et du gibier d'élevage. Le sujet est traité dans une perspective économique, mais une partie de cette étude est réservée aux représentations sociales qui affectent l'alimentation carnée.

  • Alors que le monde du travail connaît des bouleversements sans précédent, les bases d'une éthique élémentaire de la vie sociale sont en train de se dérober sous nos pieds.Au fil des jours, les mutations les plus ordinaires semblent échapper à toute évaluation du sens de la justice dans le travail. À toute évaluation ? Pas tout à fait. En creux, ...

  • Une synthèse sur les fondements, les aspects juridiques et économiques du fédéralisme en Europe.

  • À partir de témoignages et d'une enquête dans une agence immobilière parisienne, Lise Bernard nous montre les coulisses d'un monde de l'immobilier largement fantasmé. Contrairement à une image très répandue, les agents immobiliers sont exposés à une forme de précarité : s'ils peuvent percevoir des rémunérations élevées, leurs revenus sont incertains car déterminés en grande partie, voire entièrement, par les ventes qu'ils réalisent. Nombreux sont d'ailleurs ceux qui quittent le métier faute de pouvoir en vivre. Ce livre explore l'univers de ces hommes et de ces femmes confrontés à ce que Lise Bernard nomme une « précarité en col blanc ». Il fait le récit de leur quotidien, de leurs inquiétudes, de leurs aspirations, de leurs valeurs. Combinant ethnographie et statistiques, il donne à voir une condition professionnelle emblématique de transformations profondes affectant la société française. Contribution originale à l'analyse de la structure sociale, ce livre aide à réfléchir aux manières de travailler et de vivre dans une société où les services à la personne, les relations de clientèle et l'individualisation des trajectoires ne cessent de se répandre.

  • Le tiers monde, aujourd'hui à la recherche de son identité, veut contribuer à créer un nouvel ordre.

  • A partir du Livre blanc, de l'Acte unique de 1986, des divers sommets européens, l'auteur analyse les fondements du grand marché, puis les enjeux globaux et sectoriels.

  • L'anthropologie démographique a pour objet l'étude des processus de reproduction et d'évolution des petits groupes humains en utilisant les concepts et les méthodes de l'anthropologie, de la démographie et de la biologie des populations.

  • Le paiement électronique adapté aux transactions de petits montants s'inscrit logiquement dans l'offre des moyens de paiement du troisième millénaire. Le passage à la monnaie unique, les services à consommation obligée (transporteurs, gestionnaires d'automates), le paiement multidevises sur les autoroutes de l'information sont rendus possibles par le porte-monnaie électronique ou virtuel.

  • L'intelligence économique se situe à l'intersection de nombreuses préoccupations publiques majeures de notre monde contemporain et a de ce fait une visibilité médiatique importante. Elle constitue l'un des leviers puissants de la performance des entreprises et également de la réforme de l'Etat appelé à devenir stratège et performant. Cette synthèse des concepts, des catégories et des outils de l'intelligence économique permet de faire le point sur les grands débats dans lesquels s'inscrit aujourd'hui cette discipline en plein essor. Cet ouvrage a reçu le Prix 2007 de l'Académie de l'intelligence économique.

  • Dans ce portrait analytique de la Banque mondiale, l'auteur rappelle son caractère fonctionnel d'intermédiaire financier, sa mission de soutien opérationnel au développement, sa place stratégique en matière de développement planétaire. « Copyright Electre

  • Pourquoi la BCE fut-elle créée, comment fonctionne-t-elle par rapport aux banques nationales ? L'auteur présente les structures, le fonctionnement et les missions, en insistant sur la théorie et la pratique de la politique monétaire dans la zone euro.

  • La crise financière amorcée aux États-Unis en 2007 s'est propagée à l'ensemble du système financier mondial. Par son ampleur et son contexte, elle est sans précédent historique depuis 1945 et remet en cause toute l'architecture du système bancaire, des marchés et des instances de régulation. Les normes comptables, les règles prudentielles, la coordination des politiques doivent être redéfinies en profondeur tout en tenant compte de l'urgence. L'enjeu est de limiter les conséquences, déjà manifestes, de cette tourmente financière sur l'économie réelle, de préserver le financement à long terme d'investissements indispensables, d'amorcer une gouvernance économique mondiale pour reconstruire un environnement stable et socialement acceptable.

empty