Sciences économiques autre

  • L'économie est omniprésente dans le débat public et les économistes ont un sentiment de légitimité et une autorité sans commune mesure avec leurs collègues des autres sciences sociales ; ils sont davantage persuadés que leurs travaux peuvent résoudre les grands problèmes du monde. L'économie est aussi la science sociale la moins féminisée de toutes.
    « Je suis une économiste féministe » affirme Hélène Périvier. Pour lever le voile sur l'apparente neutralité des concepts et des analyses de la science économique. Pour défendre l'égalité des sexes et se doter, grâce à la rigueur de la recherche scientifique, des savoirs et des outils économiques qui permettent d'y parvenir.

    Hélène Périvier est économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE-Sciences Po). Elle est responsable du programme PRESAGE- Programme de recherche et d'enseignement des savoirs sur le genre.



  • « Le capitalisme tend à se répandre sur le globe et à détruire toutes les autres formes économiques, n'en supportant aucune à côté de lui. Et pourtant il est en même temps la première forme économique incapable de subsister seule, à l'aide de son seul milieu. Ayant tendance à devenir une forme mondiale, il se brise à sa propre incapacité d'être cette forme mondiale. Il offre l'exemple d'une contradiction historique qui, à un certain degré de développement, ne peut être résolue que par l'application des principes du socialisme, c'est-à-dire par une forme économique qui est par définition une forme mondiale harmonieuse, fondée sur la satisfaction des besoins de l'humanité travailleuse. »
    Ouvrage majeur de Rosa Luxemburg, écrit en 1913, L'Accumulation du capital est le premier texte de l'économie politique marxiste à formuler une théorie d'ensemble de l'impérialisme. En montrant la nécessité inscrite au coeur du mode de production capitaliste de s'étendre à l'échelle du monde en asservissant des territoires non capitalistes et leurs populations, il éclaire les mécanismes qui allaient bientôt déclencher la grande guerre pour le repartage du monde.

  • Partant de l'idée qu'il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde fini, la décroissance exige de repenser radicalement notre manière de travailler, de consom- mer, de vivre ensemble. De plus en plus de personnes se révèlent sensibles à ces nou- velles pratiques, et en particulier celle de la « simplicité volontaire » qui milite pour la fin de la consommation de masse et du gaspillage qui y est associé.
    Derrière cela, un concept existe que, d'ailleurs, peu d'adeptes de la décroissance connaissent et qui est loin de faire l'unanimité. Assen Slim et Marc Prieto en font l'analyse en dehors de tout discours partisan. N'appartenant pas au mouvement des objecteurs de croissance, contrairement à la plupart des auteurs sur le sujet, ils permettent au lecteur de se forger sa propre opinion sur ce concept de décroissance présenté alternativement comme LA solution ou comme une dangereuse utopie.

  • La tentative de création d'une Super League européenne. Les impacts de la crise du Covid-19 et du scandale Mediapro sur le football hexagonal. Le boom du e-sport et du secteur des paris sportifs. L'organisation de la prochaine Coupe du Monde de la FIFA au Qatar. L'essor du big data et de la technologie blockchain dans le foot. Autant d'actualités qui démontrent qu'au-delà du sport, l'industrie du ballon rond investit aujourd'hui l'ensemble des sphères de la société et pose de nouvelles questions économiques, sociales, juridiques et technologiques. Autour de vingt-six notices accessibles et problématisées, Le Dictionnaire du foot-business décrypte les enjeux du football moderne, afin de proposer un regard neuf sur la place inédite de cette industrie dans notre société.

  • Ce livre présente cinq économistes politiques éminents qui ont participé au combat des idées pour remettre en cause les explications de l'école néoclassique sur les origines du « sous-développement » en Afrique. Il vise à donc à disséminer la pensée d'éminents économistes politiques africains et de la diaspora qui ont apporté une contribution majeure à la critique de la théorie conventionnelles et à l'analyse du concept de développement.

  • Croissance, développement, pauvreté... et si ces concepts n'étaient que de simples arbitraires culturels issus d'une période infinitésimale de l'histoire de l'humanité ? Cet ouvrage discute l'universalité de ces concepts et met en question les justifications morales et éthiques mises en avant par les acteurs de l'aide au développement et de l'humanitaire. Il décrypte des motivations relevant souvent plus de l'intérêt personnel et des nécessités de business forts lucratifs que d'un soi-disant altruisme qui n'a su voir dans l'autre qu'un "sous-développé".

  • Du « brouillard d'écritures » au calcul du « ROCE », la route comptable est longue et semée d'embûches terminologiques. Le langage comptable d'aujourd'hui mêle ainsi des termes anciens mais précis (écriture, grand-livre, journal, partie double.) et un « globish » (le reporting, la fair value, les impairments, les ERP, XBRL.) pour initiés.
    En 100 mots, cet ouvrage propose une illustration des réalités concrètes du monde comptable. Ni mode d'emploi, ni essai, ce livre décrit les usages, instruments, principes et documents de la comptabilité.
    Au-delà du jargon enfin décrypté, il invite ainsi à comprendre les enjeux des mutations en cours de cette activité essentielle à la bonne marche économique.

  • Alors que le monde du travail connaît des bouleversements sans précédent, les bases d'une éthique élémentaire de la vie sociale sont en train de se dérober sous nos pieds.
    Au fil des jours, les mutations les plus ordinaires semblent échapper à toute évaluation du sens de la justice dans le travail. À toute évaluation ? Pas tout à fait. En creux, le mérite apparaît comme le seul critère ayant résisté à une telle évolution. Mais notre expérience de travail est-elle réductible à cette valorisation à sens unique ? Au travail, n'est-il pas aussi question de discussion, de compromis, de capacité d'action, de reconnaissance ? Comment avons-nous pu laisser opérer un tel rétrécissement de la pensée et de l'action, alors que se multiplient les situations de souffrance au travail ?
    Le lecteur ne trouvera dans ce livre aucune recette mais les éléments d'une méthode, pour accompagner les acteurs sociaux dans la construction de réponses ajustées à leurs questionnements. L'éthique, comme point d'appui d'une politique du travail, tel est l'enjeu de ce livre.

  • À partir de témoignages et d'une enquête dans une agence immobilière parisienne, Lise Bernard nous montre les coulisses d'un monde de l'immobilier largement fantasmé. Contrairement à une image très répandue, les agents immobiliers sont exposés à une forme de précarité : s'ils peuvent percevoir des rémunérations élevées, leurs revenus sont incertains car déterminés en grande partie, voire entièrement, par les ventes qu'ils réalisent. Nombreux sont d'ailleurs ceux qui quittent le métier faute de pouvoir en vivre. Ce livre explore l'univers de ces hommes et de ces femmes confrontés à ce que Lise Bernard nomme une « précarité en col blanc ». Il fait le récit de leur quotidien, de leurs inquiétudes, de leurs aspirations, de leurs valeurs. Combinant ethnographie et statistiques, il donne à voir une condition professionnelle emblématique de transformations profondes affectant la société française. Contribution originale à l'analyse de la structure sociale, ce livre aide à réfléchir aux manières de travailler et de vivre dans une société où les services à la personne, les relations de clientèle et l'individualisation des trajectoires ne cessent de se répandre.

  • Secteurs public et privé sont souvent opposés l'un à l'autre, donnant lieu à des controverses où chacun prend l'autre comme exemple à ne pas suivre. Pourtant, ils sont travaillés par d'importants changements depuis plusieurs décennies. Cette étude vise à analyser les dynamiques de changement propres à chaque secteur, le tout sous un éclairage pluri-disciplinaire autour de l'économie et de la sociologie. À l'heure où la qualité de vie au travail est présentée comme un impératif, cet ouvrage tente de fournir les constats et les analyses permettant de tenir ce pari.

  • Ce numéro aborde conjointement le renouveau des modes d'entreprendre et des modes de financement affectant directement ou indirectement l'économie sociale et solidaire. Dans un contexte d'incertitude radicale, l'Economie sociale et solidaire comme l'entreprise sociale n'échappent pas aux ambiguités des régulations émergentes et aux transformations massives de leur écosystème, des entreprises qui les animent et des modèles financiers qui les soutiennent.

  • C'est le récit d'une expérience de douze « seniors » au chômage depuis longtemps, beaucoup trop longtemps, qui participent à un groupe de pratiques narratives et qui retrouvent presque tous du boulot.
    A mi-chemin d'un récit et d'un manuel, l'objectif est d'inspirer d'autres groupes, d'autres animateurs et animatrices, d'autres institutions d'accompagnement social et de plaider pour une réinvention totale des fameuses « techniques de recherche d'emploi ». On y trouvera tout ce qu'il faut pour démarrer son propre groupe soi-même dans son garage ou dans son village.

  • L'innovation est le résultat d'un processus composé de nombreuses étapes et d'interactions entre de multiples personnes, organisations et institutions. Le concept d'écosystème, emprunté à la biologie, traduit bien ces interactions. L'innovation s'épanouit aussi mieux lorsqu'elle est portée par des communautés d'usagers qui sont autant de co-créateurs. Il est également essentiel de faire preuve d'agilité, de partager les risques, de mutualiser les ressources. Pour ces raisons, les écosystèmes d'innovation deviennent le creuset incontournable de l'innovation.

  • Si la pauvreté existe depuis l'institution de la propriété dans les sociétés européennes, celle de certaines nations est la conséquence de leur conquête par d'autres. Lorsque l'économie politique apparue avec cette conquête a voulu l'appréhender, elle l'a fait dans un esprit européocentrique. Aucune théorie n'ayant remis en question la réalité des États pauvres en tant qu'entités juridiques au regard des États dits civilisés, on est souvent réduit à disserter sur la condition des individus et le déficit de démocratie. Or, la pauvreté des petites nations est un phénomène d'origine exogène et tient à un seul mot : Liberté. La qualité d'État libre est donc la condition sine qua non du développement qui permet d'enrayer la pauvreté de ces petites nations.

  • Après « Aux origines de l'Économie sociale et solidaire à Grenoble au XIX° siècle », où il nous narrait la naissance des premières mutuelles, des premières soupes populaires, des premières coopératives, Simon Lambersens traite cette fois-ci de la foisonnante période 1900-1970, où sont nées tant de structures de l'ESS.

    Non lucrativité, démocratie, solidarité, expérimentation d'alternatives... N'est-ce pas précisément ce dont nous avons besoin aujourd'hui ?

    Un retour aux sources instructif.

  • Par leur contribution majeure à l'emploi et à la valeur ajoutée, les services sont au coeur des économies contemporaines. Ils incluent notamment les services professionnels et scientifiques, les services financiers, mais aussi les services à la personne. Révolutionnés par les technologies numériques et favorisant l'expansion des activités « de proximité » et « à distance », les services rapprochent les acteurs économiques et modifient les relations sociales ; ils modèlent les rapports inter-individuels, inter-entreprises, intersectoriels. Ce numéro fait apparaître les services comme le ciment de l'ensemble des activités productives, aujourd'hui entrainées dans un double mouvement de socialisation et de marchandisation. Créateurs de « relations » entre activités économiques et de lien social, ils portent en eux un pouvoir de transformation, de transitions des sociétés vers plus de durabilité et d'inclusion sociale.

  • Le développement de l'économie sociale et solidaire (ESS) est-il nécessaire pour adoucir les conséquences de la crise économique et sociale que le monde traverse ? Les problèmes du chômage, de la pauvreté, de l'inégalité et de l'exclusion sociale sont au coeur du discours sur l'avenir de l'Union européenne, de son modèle social ou encore de sa trajectoire de croissance durable et inclusive. La pandémie de Covid-19 a eu un impact extrêmement négatif sur la production, la croissance, l'emploi et le bien-être. La crise remet en question le développement économique et social des Balkans. Mais si la pandémie aggrave la pauvreté, accroît les inégalités et l'exclusion sociale, elle est aussi une opportunité de modification du modèle économique, de reconsidération des politiques fiscales et sociales et de changement des comportements et des activités aux niveaux macroéconomique et individuel. Dans ce contexte, les concepts et les organisations d'économie sociale et solidaire jouent un rôle important. Dans les pays des Balkans, l'ESS est un secteur émergent par rapport aux pays développés. Cet ouvrage se concentre sur trois pays : la Bulgarie, la Roumanie et la Serbie.

  • Le Maroc est un acteur majeur à l'échelle africaine. Il développe depuis le début du règne de Mohammed VI une diplomatie africaine très active et une stratégie économique consistant à faire du Maroc un pont entre l'Europe et l'Afrique. Le numérique est un volet important de cette stratégie. Cette étude est conduite par quatre dimensions : comment s'intègre-t-elle à la stratégie marocaine de développement économique, mise en oeuvre depuis l'accession au pouvoir de Mohammed VI ? Comment s'articule-t-elle avec la stratégie économique et diplomatique que met en oeuvre le Maroc en Afrique ? Quelles relations entretient le Maroc avec les autres acteurs du numérique ? Enfin, malgré le volontarisme affiché, le Maroc peut-il devenir un hub numérique, et acquérir en ce domaine une forme de souveraineté ?

  • Ce second tome, à la suite de Sécurité des déplacements, protection des usagers et de l'environnement aborde : - l'éducation, la prévention et la conduite ; - l'économie et les aspects légaux de la sécurité routière ; - les mobilités urbaines et durables.


  • Le passage à la retraite n'est pas toujours « un long fleuve tranquille » et les écueils sont souvent nombreux. Appréhendé ou désiré, il doit être réfléchi, contrôlé et tout simplement préparé. La vie à la retraite ne suit pas les mêmes principes que la vie professionnelle ; son architecture - et ce sera vous l'architecte - a ses règles spécifiques ; vous ne pourrez les ignorer.


    Comment faciliter la transition entre le travail et la retraite ? Comment maintenir un réseau relationnel ? Comment continuer à vivre pleinement alors que votre forme physique commence à décliner lentement ? C'est à toutes ces questions que ce petit livre se propose de réfléchir avec vous.

    /> Croyez-nous, la retraite c'est du boulot !

  • Plusieurs organismes communautaires ont été créés pour permettre à leurs Etats membres de faire face aux problèmes qu'ils ont en commun. Même si les objectifs diffèrent suivant les organismes, il est possible que les règles qu'ils édictent s'appliquent aux mêmes objets. C'est par exemple le cas de l'OHADA et de la CEMAC, deux organisations à caractère économique, dont certaines règles sont applicables aux dirigeants de banques (directeur général et directeur général adjoint). Ces derniers jouissent dès lors d'un statut particulier comparativement aux dirigeants des autres sociétés commerciales dont les fonctions sont organisées par l'OHADA seule. Nous nous sommes attelés à rechercher ce qui fait la particularité d'un directeur général de banque en étudiant ses pouvoirs et le régime de sa responsabilité. Ceci nous a permis de découvrir comment cohabitent les règles de l'OHADA et de la COBAC encadrant les fonctions de ce dirigeant particulier. Cette étude dans laquelle s'entremêlent les règles du droit commun des sociétés commerciales et celles spécifiques de la profession bancaire s'adresse à un public large composé entre autres de chefs d'entreprises, de juristes, d'étudiants, etc.

  • Que vaut la France ?

    Patrice de Moncan

    • Mecene
    • 27 Janvier 2020

    La FNAIM a lancé depuisdeux ans une grande étude sur l'évolution de la propriété immobilière de certaines des plus grandes villes de France. Ce livre en est l'aboutissement, après Paris, Strasbourg, Bordeaux, Nantes, Marseille, Nice et Lyon, Patrice de Moncan, docteur en Sciences économiques et spécialiste reconnu en la matière, avec le partenariat de la Fnaim et de l'Observatoire de la Propriété Immobilière, publie « Que vaut la France ? ». Ce livre analyse l'évolution de la propriété dans les plus grandes villes de France et fait l'estimation de la valeur vénale de l'immobilier de ces villes.

  • La diplomatie économique, pilier de la politique étrangère de la France sous François Hollande, répondait à plusieurs impératifs : résorber le déficit commercial du pays et freiner sa désindustrialisation. Quant à la Chine, elle l'emploie largement pour étendre son influence globale. La diplomatie économique permet de comprendre la manière dont les Etats tentent de préserver leurs intérêts stratégiques. En apparence attrayante, cette forme de diplomatie limite l'action extérieure d'une nation au commerce.

  • On recense plus de 2,4 millions d'étudiants en France. Une population dont les effectifs ne cessent de croître et qui se révèle être de plus en plus diversifiée. A partir de l'enquête "Conditions de vie des étudiants 2013" (41ooo étudiants représentant un échantillon représentatif de la population étudiante), cet ouvrage donne un éclairage précis sur leurs conditions de vie, en France, et apporte matière à réflexion pour les futurs débats sur l'enseignement supérieur. L'enquête permet de dresser une fresque des vies étudiantes de bac +1 à bac +8. Ce n'est pas une, mais bien des vies étudiantes qui sont analysées dans cet ouvrage, dressant les tendances et inégalités qui s'en dégagent en termes de ressources, d'articulation des temps de vie et d'études, de rapport à l'avenir, mais aussi de vulnérabilités vécues et perçues.

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