Management Et Societe

  • La collection Grands Auteurs présente de façon synthétique les apports des auteurs majeurs de disciplines comme l'économie, la finance, les ressources humaines, l'organisation...
    Rédigés par des spécialistes, les ouvrages de cette collection constituent des condensés indispensables à tout étudiant, chercheur ou praticien. Ici, le champ est vaste : c'est celui du contrôle de gestion, qui vise à rendre cohérents les comportements économiques d'acteurs autonomes. A agir sur l'action, à centraliser grâce à la décentralisation, à gagner en visibilité interne et externe. Un levier indispensable à la croissance, en taille et en diversité.
    Cet ouvrage évoque une trentaine de ceux qui, par la pensée, la recherche et l'action, ont fait émerger un corpus, des solutions pour aujourd'hui. On a choisi de situer leurs contributions par rapport à trois dimensions du contrôle de gestion, qui est à la fois : un dispositif de gouvernement d'entreprise, une représentation des missions des managers, une grille d'analyse des processus organisationnels.
    La diversité des auteurs présentés esquisse une histoire du contrôle de gestion et montre qu'il couvre tous les aspects du management.

  • La finance d'entreprise se préoccupe de la recherche et de l'allocation des ressources financières de façon à permettre à l'entreprise de créer de la valeur.

    L'évolution de l'environnement financier et de la recherche en finance a profondément fait évoluer le raisonnement financier au cours des dernières décennies. Ce dernier s'articule désormais autour de deux dimensions principales, la rentabilité et le risque, qui conditionnent l'ensemble des décisions financières et la mesure de la valeur créée.

    Ce manuel est un ouvrage d'introduction à la finance d'entreprise :
    -il s'adresse en particulier à des étudiants débutants dans le domaine et n'appartenant pas à des filières spécialisées en finance (options non financières des masters d'économie et de gestion ou des grandes écoles de gestion, écoles d'ingénieurs...) ;
    -il permet d'acquérir rapidement l'essentiel de la discipline (diagnostic financier, choix des investissements et des financements, options, évaluation, gestion financière à long et à court terme) ;
    -il privilégie l'apprentissage rigoureux du raisonnement financier ;
    -il ne requiert aucune connaissance préalable en comptabilité, économie, droit et mathématiques autre que les connaissances élémentaires de toute personne qui étudie la gestion.

    Agrégé des Facultés en sciences de gestion, Gérard Charreaux est professeur émérite en sciences de gestion à l'Université de Bourgogne. Docteur d'État en sciences de gestion et diplômé expert-comptable, il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages portant sur la gestion et la théorie financières, la gouvernance des entreprises et la théorie des organisations.

  • Dans une économie mondialisée, où les relations sociales se distendent et où les normes morales et sociales connaissent des évolutions très fortes, le besoin de confiance apparaît plus que jamais nécessaire. En formalisant les procédures, les mécanismes de contrôle et les règles de supervision, le contrôle interne apporte la garantie que le produit ou le service réalisé correspond bien aux caractéristiques qui lui sont attribuées. L'audit est le complément, la certification (le plus souvent externe) que les procédures de contrôle interne fonctionnent et sont adaptées, et que le produit ou le service réalisé respecte les normes en vigueur.

    Sans un système de contrôle interne efficace et efficient qui apporte la garantie d'un réel pilotage de l'organisation, et sans un audit de qualité qui apporte aux parties prenantes la confiance dans l'information transmise, c'est l'ensemble du système de gouvernance de l'entreprise qui s'effondre.

    Se former au contrôle interne et à l'audit ne devrait donc pas d'abord consister en l'apprentissage de normes qu'il suffirait d'appliquer, mais plutôt en la formation du jugement, de la capacité humaine à appréhender un système complexe pour en percevoir les forces et les faiblesses et pour en évaluer les risques qui pèsent sur les diverses parties prenantes.

  • La normalisation de la comptabilité des entreprises est un phénomène particulièrement complexe qui a suscité de nombreux travaux de recherche.
    Ce recueil réunit des articles et des chapitres d'ouvrages publiés par des chercheurs francophones autour de la normalisation. Ces chercheurs ont en commun de considérer la normalisation comptable non pas d'un point de vue strictement technique mais d'un point de vue institutionnel, social et politique.
    L'ensemble des textes choisis couvre une période de vingt années, de 1998 à 2018, au cours de laquelle la normalisation comptable française s'est profondément transformée ; en même temps, la normalisation comptable internationale, avec ses IFRS, montait en puissance.
    Il est divisé en trois parties.
    Dans une première partie, sont présentés des articles qui traitent des organismes au sein desquels se fabrique la norme comptable.
    Dans une deuxième partie, sont présentés des articles consacrés au processus social d'élaboration des normes et au fonctionnement des organismes de normalisation.
    Dans une troisième partie, sont présentés des articles qui questionnent la fabrication de la norme comptable en termes de pouvoir, de légitimité et d'idéologie.

  • Depuis plus d'un siècle, les outils de contrôle de gestion ont permis de répondre aux besoins de gestion de processus de plus en plus complexes. La nécessité de déléguer la prise de décision au plus près des acteurs de terrain tout en conservant une vision globale des processus a conduit au développement de nombreux outils qui vont du contrôle budgétaire au Balanced Scorecard en passant par le calcul des coûts et le reporting.

    Mais le contrôle de gestion n'est pas seulement un outil de coordination des processus, il est également un outil qui façonne les processus organisationnels et agit sur les interactions sociales et environnementales. Avec la numérisation massive de l'information et la multiplication des données, la recherche de l'efficience des processus a fait disparaître toute question anthropologique. Pourtant, par sa manière de collecter, de trier, d'analyser et de présenter l'information, le contrôle de gestion induit une certaine approche de l'être humain, de la société et de son environnement. Trois considérations sont déterminantes :

    Intégrer des informations économiques, sociales et environnementales.
    Être le noeud par lequel transitent les informations digitalisées, le point de contrôle qui assure la fiabilité et la pertinence des informations transmises.
    Donner du sens à des informations abstraites, en transformant des chiffres en une histoire porteuse de sens pour les employés, les actionnaires et toutes les parties prenantes de l'organisation.

  • Ce livre s'adresse aux débutants en comptabilité : étudiants de filières diverses, entrepreneurs,... L'auteur propose, comme le titre l'indique, deux démarches d'apprentissage :
    - La première vise à construire les comptes de résultat et bilans de l'entreprise directement à partir des opérations auxquelles elle se livre. Elle est appelée "La compta... sans comptes".
    - La seconde permet de produire ces mêmes états financiers après avoir enregistré les opérations de l'entreprise dans les documents comptables (journal, grand livre, ...). Il s'agit de "La compta... avec comptes".

    Selon son besoin, le lecteur pourra utiliser l'une ou l'autre des deux démarches en question (voire les deux s'il le souhaite) et obtiendra bien sûr les mêmes états financiers quelle que soit la démarche utilisée.

  • L'universalisation du langage comptable a facilité les échanges, mais elle a également conduit à des impasses quand les normes comptables apparaissent en contradiction avec d'autres normes ou avec des usages locaux. C'est ainsi que le développement des normes comptables internationales est parfois perçu comme le moyen d'imposer une vision économique et financière du monde au détriment d'approches alternatives qui pouvaient, ou qui peuvent, avoir une utilité dans des contextes locaux spécifiques.
    Si les organisations sont des entités complexes constituées à la fois des parties prenantes et des interactions entre ces diverses parties prenantes, alors l'information n'a plus pour seul objet de réduire l'asymétrie d'information, elle a également pour objet de contribuer à la vitalité de l'organisation qui naît des interactions multiples entre ces parties prenantes. L'information passe d'un intérêt privé à un intérêt commun. L'intérêt privé est celui des acteurs, des parties prenantes. L'intérêt commun est celui qui émerge de l'existence de l'organisation, non pas acteur individuel, mais acteur collectif lui-même composé d'acteurs individuels (et/ou collectifs).
    Parce qu'elle façonne les interaction entre les acteurs, la comptabilité exige la prise en compte de l'interaction complexe entre la nécessité de principes comptables qui favorisent une vision universelle, et une harmonisation de la diversité des normes et des usages à un niveau territorial.

  • Les diverses crises qui agitent les marchés financiers depuis 1998 (crise asiatique, russe la tension sur les marchés financiers occidentaux), entraînent une remise en cause du caractère véritablement rationnel des individus qui agissent sur ces marchés ainsi que bon fonctionnement de ces derniers. Le fait que la valeur d'une entreprise comme Alcatel puisse perdre 38 % en une journée renforce la méfiance de nombreux investisseurs vis-à-vis des marchés financiers, méfiance récurrente à chaque crise. De la même manière, la forte croissance des « valeurs Internet » à l'automne 1999 et leur chute au printemps 2000 inquiètent tout autant les différents investisseurs. Il semble exister un décalage entre l'apparente « exubérance irrationnelle » des marchés financiers, régulièrement dénoncée, et le rôle pourtant important de ces marchés dans notre système économique. Comment des individus, perçus par certains comme arrogants et insouciants, peuvent-ils être les acteurs principaux d'une des sources majeures de financement des entreprises et donc de l'économie mondiale ? Cet ouvrage tente, à l'aide de quelques concepts théoriques fondamentaux de la finance, tels que celui d'efficience, de décrire et d'aider à comprendre la réalité des marchés financiers. On constate que ces derniers n'ont pas ce caractère erratique si souvent décrié et que les investisseurs, s'ils sont quelques fois exubérants, n'en sont pas moins rationnels.

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