Tallandier

  • Robert Badinter occupe une place aussi singulière qu'importante au sein de la société française. Un homme juste. Celui qui a aboli la peine de mort et qui, à ce titre, figure déjà dans les livres d'histoire.
    Avocat, professeur d'université, ministre de la Justice, président du Conseil constitutionnel, sénateur, essayiste, Robert Badinter s'est toujours refusé à écrire ses mémoires, lui qui aime tant cultiver le secret. Qui sait que son destin s'est joué un jour de février 1943 quand, à Lyon, la Gestapo a arrêté son père ? Qui connaît la véritable nature de sa longue amitié avec François Mitterrand ? D'où vient cette volonté tenace de combattre l'injustice ? Comment devient-on la dernière icône de la gauche française ?
    Robert Badinter s'est confié aux auteurs, l'une historienne, l'autre journaliste, expliquant en particulier ses combats. Répondait-il à toutes leurs questions ? À sa façon. D'où ce portrait, cet essai biographique à la fois fouillé et critique d'un personnage hors du commun.

  • Boulin, Urba, Elf, les frégates de Taïwan, Clearstream, Kerviel, Cahuzac, Karachi, Balkany... Le juge Van Ruymbeke a instruit pendant plus de quarante ans les grandes affaires financières qui ont secoué notre République. Tenace et libre, il est la figure emblématique de la lutte anticorruption.
    Dans ces mémoires vibrantes, animé par sa si chère indépendance, il raconte la manière dont il s'est attaqué aux sphères du pouvoir et au financement illégal des partis politiques. Engagé dans la lutte contre les paradis fiscaux, Renaud Van Ruymbeke fait des propositions pour traquer l'argent sale et réformer durablement la justice française. Voici le parcours d'un homme déterminé à se battre pour une justice égale pour tous.
    « J'ai pu mesurer l'ampleur de la soumission de la justice, qui s'est exprimée dans l'action - ou l'inaction - des procureurs. J'ai dû franchir des obstacles et subir des blocages. J'ai tenté de m'affranchir de ces entraves, pour mettre au jour une vérité dissimulée, occultée, censurée. C'est à la fois en tant qu'acteur et témoin que j'ai décidé de raconter cette histoire. »

  • La guerre mondiale des ondes ; le roman d'espionnage de la 5G Nouv.

    La 5G est la clé de la troisième révolution industrielle. À moins qu'elle ne devienne celle de la troisième guerre mondiale. Cette enquête captivante raconte comment la technologie du « tout connecté » exacerbe dangereusement les tensions entre Chine et Occident.
    En vingt ans, Huawei est devenu le numéro 1 mondial des télécoms. Mais faut-il confier son réseau 5G - qui pilotera les usines, véhicules et villes de demain - à une entreprise chinoise ? Accusé d'être un cheval de Troie du Parti communiste, Huawei est la cible depuis 2018 d'une attaque sans précédent des États-Unis.
    L'auteur nous entraîne dans les coulisses de cette saga à plus de 2 000 milliards de dollars : un dîner des « Five Eyes » qui scelle le sort du constructeur chinois dans le monde anglo-saxon ; la fille du fondateur de Huawei placée en résidence surveillée à Vancouver ; des citoyens canadiens jetés dans des geôles chinoises ; une cascade d'embargos ; des menaces contre les dirigeants européens...
    Derrière la 5G, c'est l'ascendant technologique sur le monde que se disputent Washington et Pékin. L'Europe, elle, est écartelée entre son alliance politico militaire avec les États-Unis et sa dépendance économique à la Chine. Un nouveau rideau de fer, numérique, descend sur le monde. Peut-on encore l'arrêter ?

  • Plus rien ne régule la bonne marche de la planète : rupture d'accords, alliances fragilisées, affaiblissement des démocraties, basculement géoéconomique vers l'Asie, menaces nationalistes et écologiques... le monde est-il devenu incontrôlable ?
    Avec son double regard d'historien et de spécialiste des relations internationales, Thomas Gomart souligne la mutation inédite des rapports de force - ascension de la Chine, unilatéralisme des États-Unis, fragmentation de l'Europe, retour de la Russie - et des sujets transversaux comme l'énergie et le climat, les transformations de la guerre, le cyber ou la pression démographique et migratoire. Avec une grande clarté, il invite les Européens à un exercice de lucidité sur un monde de moins en moins à leur image. Thomas Gomart est historien et directeur de l'Institut français des relations internationales (Ifri). Il est membre des comités de rédaction de Politique étrangère, de la Revue des deux mondes et d'Études dont il assure la chronique internationale.

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  • Cent-cinquante ans après sa mort, Alexis de Tocqueville reste un mystère. Trop libéral pour la droite, trop aristocrate pour la gauche, il est un démocrate de raison et non de coeur.
    Son génie est d'avoir pensé la démocratie dans toutes ses dimensions, notamment sa face sombre - la tyrannie de la majorité et sa passion pour l'égalité - qui peut la faire basculer dans le despotisme. Voilà pourquoi il est d'une actualité saisissante au moment où les nations libres traversent une crise sans précédent depuis les années 1930. Nul mieux que lui n'a montré que la démocratie peut s'effondrer de l'intérieur, sous l'effet de l'individualisme, des émotions collectives et de la fascination pour la violence. Nul mieux que lui n'a souligné qu'elle dispose de formidables ressources pour relever les défi s nés des transformations du capitalisme, des régimes ou des idéologies qui entendent la détruire. Car Tocqueville est aussi un combattant de la liberté, qui a lutté pour l'abolition de l'esclavage, la réforme du système pénitentiaire et l'enracinement de la République. Un combattant de la liberté qui nous rappelle qu'elle dépend de l'engagement de chacun à la défendre.

  • Objet de tous les fantasmes, la mafia possède de nombreux visages. Depuis 150 ans, de multiples organisations secrètes à but criminel ont pris son nom.
    De Chicago à Palerme, en passant par le Vatican et La Havane, on croise l'énigmatique marchand d'armes Basil Zaharoff, on plonge dans la comptabilité macabre de l'empereur d'Atlantic City « Nucky » Johnson, on rencontre le premier grand repenti de l'histoire du crime, Joe Valachi, qui brisa la loi du silence. Des femmes aussi se sont fait une place dans ce monde résolument machiste : Stéphanie St. Clair, premier « parrain » noir de Harlem, ou Bonnie Klapper, qui fait aujourd'hui trembler les cartels colombiens et mexicains... Au-delà des caricatures, et à partir de documents inédits, Philippe Di Folco retrace l'histoire secrète et sanglante du crime organisé.

  • Annexion de la Crimée, ingérence dans les élections américaines, empoisonnement de Sergueï Skripal : les services secrets russes sont bel et bien de retour. Mais, au fond, sont-ils vraiment partis ?
    Du « parapluie bulgare » au Novitchok, de l'espionnage atomique à la cyberguerre, du KGB au FSB, Andreï Kozovoï brosse une vaste fresque peuplée d'agents aux multiples facettes, lesquels ont acquis au fil des ans une expérience sans équivalent, mais aussi un considérable pouvoir de nuisance. Pilier du régime, les services secrets permettront- ils à Vladimir Poutine de maîtriser le monde ou seront-ils le monstre de Frankenstein qui provoquera sa chute ?

  • À deux reprises, François Sureau a plaidé devant le Conseil Constitutionnel la non-conformité à notre Constitution de dispositions législatives antiterroristes, en tant qu'avocat représentant la Ligue des droits de l'homme : la première pénalisait la consultation de sites terroristes, la seconde créait un « délit d'entrepriseindividuelle terroriste».
    À deux reprises, il a gagné.
    Ces deux plaidoiries constituent un magistral essai de défense de nos libertés contre la tentation totalitaire d'un État qui, face au péril djihadiste, est tenté d'abandonner ce qui fait l'essence de notre démocratie.
    Convoquant Hugo, Tocqueville, Alain, Blum, Maritain ou Simone Weil, François Sureau nous livre ici un petit précis de pensée politique dans une langue altière et ample qui sembleconcentrerl'âme même de la France.

  • Savez-vous que John Pierpont Morgan a arrêté la première grande crise financière en enfermant les banquiers de Wall Street dans sa bibliothèque? Que l'homme le plus riche de l'histoire est Jacob Fugger, le financier allemand qui porta Charles Quint au pouvoir en faisant livrer des brouettes remplies d'or? Qu'un gamin de Brooklyn embauché comme concierge a pris la tête de Goldman Sachs? Connaissez-vous Blythe Masters, la femme qui inventa les «armes de destruction financière» qui ont joué un grand rôle dans la crise des subprimes? Et Dick Fuld, le patron qui a coulé Lehman Brother, surnommé le «gorille»?
    Ils ont financé les souverains aux besoins d'argent incessants, ils ont porté l'essor du commerce, la révolution industrielle et la mondialisation des échanges, ils ont créé des empires, régné sur le monde des aaires et ont souvent fini par se faire princes eux-mêmes, avant de subir à leur tour les ares de la trahison et du discrédit... De Côme de Médicis, le père de la banque moderne, à Satoshi Nakamoto, le mystérieux inventeur du Bitcoin, Guillaume Maujean dresse le portrait de vingt grands «seigneurs» de l'argent. À l'heure où certains prédisent une prochaine catastrophe financière, où les banquiers sont désignés comme les symboles d'un capitalisme sans foi ni loi, il nous dévoile un visage plus humain de la finance.

  • Chaque policier porte au fond de lui une histoire secrète. Une enquête jamais élucidée des scènes qui l'ont touché, des souffrances qui l'ont marqué. Pour la première fois, 22 patrons de la PJ racontent "l'Affaire" de leur vie, celle qui leur reste sur le coeur.
    Flirtant constamment avec la violence et les drames, ces hommes et ces femmes de la police judiciaire disent leur émotion, leur colère ou leur regret face à l'affaire qui les hante encore souvent, qu'elle soit criminelle, politique, liée au grand banditisme ou au terrorisme : enquête glaçante pour démasquer un notable prédateur d'enfants, récit haletant de l'assaut de l'appartement de Mohammed Merah, rage de devoir laisser un serial-killer en liberté, multiples rebondissements autour de la disparition de la petite Estelle Mouzin ou encore témoignage émouvant sur la découverte du corps de Robert Boulin.
    Dans un style alerte, Jean-Marie Pontaut nous fait entendre la voix de ces grands flics habités par leur mission. De Belleville à Nice en passant par Toulouse, Marseille ou le Bataclan, leurs récits captivants nous font ressentir et comprendre la réalité de ce métier exceptionnel.

  • Galère, bagne, garde-chiourme, taulard. Le vocabulaire d'aujourd'hui garde la trace d'une histoire de plusieurs siècles censée s'achever en 1953 lorsque sont rapatriés les derniers forçats de Guyane.

    À partir de la fin du XVIIe siècle, partout en Europe les galères périclitent. En France, elles sont supprimées par un édit royal de 1748. Sont alors créés les bagnes portuaires : les trois plus importants (Toulon, Brest, Rochefort) abritant chacun entre 2 000 et 4 000 condamnés aux travaux forcés. Leur succèdent, un siècle plus tard, les bagnes coloniaux de Guyane et de Nouvelle-Calédonie.
    Dans cette même période du Second Empire et de la Troisième République, se développent les bagnes militaires de « Biribi » et les bagnes d'enfants et d'adolescents des maisons de correction et autres établissements pénitentiaires pour mineurs.
    Tout un système pénal qui disparaît progressivement au milieu du XXe siècle et dont demeure la mémoire fragmentée mais tenace de centaines de milliers de destins broyés par force légale.

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  • Le pouvoir aime le secret. De droite ou de gauche, à l'ère technologique comme au temps des lettres de cachet, les puissants essaient de cacher ces desseins que le peuple ne saurait voir.
    De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterand, Chirac, Sarkozy, puis Hollande : les présidents passent, l'Élysée demeure le chaudron bouillant où mijote le ragoût des affaires. Barbouzes par-ci, diamants par-là, écoutes téléphoniques illégales chez l'un ou Légions d'honneur douteuses pour l'autre, chaque président a ses dossiers.
    C'est donc à un édifiant voyage dans les archives noires de la V e République que cet ouvrage invite. Près de nous, l'affaire Clearstream, avec ses fichiers frelatés, puis les dossiers Bettencourt ou Karachi ont répandu une odeur de souffre sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy - jusqu'à une campagne présidentielle de 2012 qui a enfanté l'ahurissantscandale Bygmalion.
    Quant à François Hollande, qui devait être le président normal d'une République exemplaire, il a vu son quinquennat gâché par Jérôme Cahuzac et Thomas Thévenoud, entre autres ministres démissionnés, sans oublier quelques conseillersindélicatsaux chaussures trop bien cirées ou à l'entregenttrop gênant.
    Pas de doute : les « affaires » continuent,le journalismed'investigationest plus que jamais nécessaire.

  • Ciceron

    Pierre Grimal

    Connu de tous les apprentis latinistes pour ses textes à l'éloquence et à la rigueur classique exemplaires, Cicéron, de son véritable nom Marcus Tullius Cicero, marque l'histoire romaine de son grand talent d'orateur et son rôle politique majeur. Pierre Grimal a écrit la biographie de référence de cet illustre Romain mais aussi, un ouvrage qui puisse être lu par tous, spécialistes ou néophytes.


    C'est le moment où Rome devient sensible à la philosophie, et en élabore une qui lui est propre. Le moment où naît l'Empire sur les ruines de la vieille cité-Etat, où la culture, l'éloquence, la préoccupation de la beauté vont devenir le ciment de l'Empire. Cette création, spirituelle autant que politique, a eu pour artisan celui que certains de ses contemporains appelaient avec dédain " l'homme d'Arpinum ". Déchiré, en contradiction parfois avec lui-même, il avait ses racines dans le plus lointain passé, mais ce qu'il apporta au monde devait vivre jusqu'à nous.


    Le Cicéron, extraordinairement vivant et attachant, que nous offre Pierre Grimal, est un témoignage sur une époque, mais avant tout sur un homme que des générations ont caricaturé et défiguré de mille manières, qui essaie non pas de porter un jugement de l'extérieur, et, à travers l'épaisseur des siècles, sur l'homme, ou sur le consul, ou l'orateur, mais qui s'attache à comprendre le personnage lui-même dans sa complexité, ce qu'il a été simultanément..

  • Voltaire

    Raymond Trousson

    Si le XVII e siècle fut le siècle de Louis XIV, le XVIII e appartient au « roi Voltaire ».
    Philosophe déiste, dès les Lettres philosophiques, il a lutté contre ce qu'il nommait « l'Infâme » - le fanatisme, les superstitions et les préjugés de toute sorte - et prêché inlassablement la tolérance. Aujourd'hui encore, son Traité sur la tolérance, publié en 1763, n'a rien perdu de son actualité.

    Champion de la réforme judiciaire, adversaire de la torture et de la peine de mort, défenseur de la liberté de penser, ses combats pour les Calas, les Sirven, les La Barre et autres, ont fait de lui le symbole de la résistance à toutes les oppressions, le dénonciateur infatigable des crimes contre l'humanité et la pensée, celui qui, contre toutes les résistances, n'a cessé de pousser « le cri du sang innocent ».
    Seigneur de Ferney, il a transformé, en quelques années, une bourgade misérable en une petite ville florissante où cohabitaient paisiblement catholiques et protestants.
    Tel est l'homme que la foule acclame en 1778 à Paris, où il vient mourir après vingt- huit années d'exil, et celui que la Révolution, le 11 juillet 1791, porte au Panthéon.
    Deux siècles plus tard, il demeure une référence universelle et l'ancêtre des intellectuels engagés, l'un de ceux qui ont contribué à édifier le monde moderne.
    Admiré ou exécré, Voltaire l'insoumis ne laisse personne indifférent, et sa gloire demeure à la mesure des passions qu'elle éveille et des haines qu'elle nourrit. Sa longue carrière a été un incessant combat et nous sommes les héritiers de ses victoires.

  • Dans les dernières années de sa vie, Napoléon a dicté ses mémoires. Ces textes ne doivent pas être confondus avec les souvenirs de ses compagnons d'exil dont le succès a parfois fait oublier le témoignage direct de l'Empereur sur sa propre carrière. Conscient du caractère exceptionnel de son destin, il ne voulait laisser à personne le soin de le raconter ou de l'interpréter. Et dans cette bataille pour la postérité, il a, comme de coutume, tout organisé, tout contrôlé, tout décidé. Pendant plus de cinq ans, il a été à la tête d'une véritable fabrique de l'histoire.

    Soigneusement composés, relus et corrigés par Napoléon en personne, ces mémoires constituent, si l'on ose dire, le point de vue du principal acteur de l'épopée sur plusieurs étapes importantes de son parcours. Les plus grands morceaux des Mémoires de Napoléon sont aujourd'hui reproposés au public en trois volumes, reprenant les textes les plus aboutis et complets :
    La première campagne d'Italie ;
    La campagne d'Égypte ;
    L'île d'Elbe et les Cent-Jours.

  • Cet essai de Thomas Gomart, directeur de l'IFRI, nous donne dix repères pour comprendre les enjeux géopolitiques actuels.

    Rien ne se passe plus comme prévu. Les démocraties perdent du terrain, les populismes en gagnent. Les États- Unis ne semblent plus préoccupés que par eux-mêmes, l'Europe est submergée par le problème migratoire... le monde est de plus en plus imprévisible et il devient urgent de comprendre ce qui se joue.
    Cet essai de politique internationale propose une interprétation synthétique des dix grands dossiers chauds du moment. Il souligne la transformation inédite des rapports de force internationaux - ascension de la Chine, stagnation de l'influence américaine, Europe qui se cherche et doit regagner de l'autonomie stratégique, retour de la Russie - et des sujets transversaux comme l'énergie, le sécuritaire, le cyber ou la pression démographique. Thomas Gomart, directeur du prestigieux et influent Institut français des relations internationales (Ifri), invite le lecteur à le suivre sur les grandes lignes de front et dans les sujets pour lesquels la coopération internationale est indispensable. Dans un monde limité et interconnecté, confrontation et coopération doivent être pensées simultanément en fonction des différents acteurs en présence. Si la mondialisation modifie la répartition de la richesse mondiale, elle n'efface nullement les rapports entre puissance. Au contraire, elle accentue les décalages entre elles. Pour les saisir, il faut considérer à la fois les mises en perspective historique et géographique, tout en les replaçant dans les débats les plus actuels. Cet essai vise à perdre nos illusions et à gagner en lucidité : les Européens vivent dans un monde qui sera de moins en moins à leur image. Il faut s'y préparer. Et vite.

  • Face à une attaque terroriste, à la menace cyber ou lors d'une crise internationale, le renseignement est au coeur du pouvoir. C'est pourquoi Nicolas Sarkozy, à peine installé à l'Élysée, crée le poste de coordonnateur national du renseignement (CNR). Chargé de conseiller le chef de l'État, le CNR est aussi un relais avec les services secrets. Il veille à leur bonne coopération et s'assure que les informations essentielles remontent au Président.
    Très vite, l'intérêt du chef de l'État pour cette fonction suscite les craintes les plus vives face à l'hyperprésidence qu'il installe. Mais, en dépit des critiques et des chausse-trappes, le coordonnateur survit aux alternances et aux crises sans rien perdre de son importance.
    Pour la première fois, les auteurs lèvent le voile sur cette fonction stratégique et donnent la parole à ceux qui l'ont occupée. Anciens coordonnateurs, conseillers, ministres et présidents de la République ont accepté de se livrer à un exercice dont ils sont peu coutumiers : ils révèlent les processus de décisions, les responsabilités de chacun sans cacher les tensions et difficultés auxquelles ils se sont heurtés.
    Ensemble, ils éclairent l'univers mystérieux des services secrets.

  • L'arrivée des voitures autonomes est imminente. Elles sont déjà testées dans de nombreux pays, dont la France. Ce nouveau mode de transport va profondément transformer nos vies, nos villes et notre société. Or, personne n'est vraiment prêt pour ce bouleversement.
    Dans ce livre très documenté, les auteurs montrent que cette révolution technologique va entraîner de multiples révolutions. Faut-il dire adieu à la voiture individuelle ? La profession de chauffeur-livreur est-elle vouée à disparaître en provoquant un chômage de masse ? Qui détiendra le pouvoir sur les données, les algorithmes et l'organisation de cette nouvelle mobilité ? Des géants du numérique, américains ou chinois ? Ou des villes gouvernées démocratiquement ?
    Ce livre s'adresse aux citoyens comme aux pouvoirs publics : si on ne réfl échit pas à cet avenir très proche, toutes les dérives sont possibles. Le débat doit sortir du cercle des experts car il nous concerne tous. Et ce n'est pas de la science-fiction, la voiture-robot est au coin de la rue.

  • Après l'affaire Michel Neyret, Richard Schittly raconte un nouveau scandale policier, celui qui a fait tomber François Thierry, directeur de l'OCRTIS (l'Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants). Une enquête sous très haute tension !

    Dans la nuit du 17 octobre 2015, les douanes découvrent un stock de 7 tonnes de cannabis dans des camionnettes stationnées en plein XVIe arrondissement de Paris. François Hollande en personne vient féliciter les douaniers, persuadé d'une grande victoire sur le trafic de stupéfiants. Un peu imprudemment...
    Car en réalité, le principal suspect de cette importation massive est un informateur de l'OCRTIS, qui clame haut et fort qu'il est « l'employé de la police » ! C'est le début d'un scandale d'Etat et d'une enquête à rebondissements,où personne ne ressort indemne. Ni les policiers,ni les douaniers, ni même les magistrats.
    Le commissaire François Thierry crie à l'injustice. Il accuse les douanes d'avoir délibérément compromis une enquête de longue haleine. Des relations hautement instables avec les indics, une guerre entre les services spécialisés, des tensions entre enquêteurs et magistrats, des règlements de compte dans le milieu, une crise diplomatique, des trafiquants qui s'en donnent à coeur joie... Ce dossier unique dans ses dimensions est emblématique des ressorts complexes à l'oeuvre dans les affaires de stups. Il questionne les méthodes de la police et la stratégiede l'Etat face à un trafic qui se chiffre en centainesde tonneschaque année.
    Richard Schittly démêle cette affaire pleine d'intensité et de rebondissements avec ce qu'il faut de portraits haut en couleur, de flics dépassés et de mise en lumière d'un système qui prouve, que pour l'instant, la police a perdu la guerre du trafic.

  • La démocratie athénienne, une démocratie directe ?
    Voici la question fondamentale qui est à l'origine de cette étude précise et complète. En analysant les principes et les idéaux qui se cachent derrière les institutions, l'auteur entend montrer toute la modernité de la démocratie athénienne. L'ouvrage propose ainsi une synthèse précieuse de la société de l'Antiquité classique, sur une période d'étude qui coïncide avec la carrière politique de Démosthène. La période 403-322 av. J.-C., époque décisive, est celle d'une évolution sans précédent des institutions, celle des réformes essentielles et d'une renaissance des idéaux de la démocratie de Solon et des pères fondateurs. C'est également la période-phare de l'éloquence attique, qui nous a légué des sources inestimables sur la vie publique à Athènes (discours de Démosthène, d'Eschine ou Isocrate et, surtout, la célèbre Constitution d'Athènes d'Aristote).
    Une synthèse accessible au plus grand nombre, étudiants ou simples amateurs. En décrivant les institutions démocratiques sous l'éclairage de concepts contemporains tels que " prise de décision ", " séparation des pouvoirs " ou " État ", Hansen se livre ici à une étude quasi-exhaustive de la démocratie directe athénienne : les leçons qu'il en tire sont au coeur de nos débats politiques actuels.
    Historien danois et professeur à Cambridge, Mogens Herman Hansen a consacré vingt-cinq ans de recherches à la démocratie athénienne. Paru en 1991, son ouvrage n'aura pas attendu deux ans avant d'être traduit en français.
    Déjà considéré par certains historiens de la Grèce ancienne, tel Pierre Vidal-Naquet, comme " le plus grand livre jamais écrit sur le sujet ".
    " Cette oeuvre lui a peut-être pris vingt-cinq ans, mais elle aurait ravi Aristote lui-même ", Times Literary Supplement.

  • Jean-Marc Daniel se livre à une véritable analyse historique de la fiscalité depuis les débuts de la Ve République.
    Il commence avec les réformes mises en oeuvre par Valéry Giscard d'Estaing, ministre des Finances à partir de 1958. Il s'achève avec le matraquage fiscal de François Hollande.
    Le livre retrace à la fois les évolutions quantitatives, les réformes mises en oeuvre et les propositions et études sollicitées par les pouvoirs publics pour inspirer ces réformes.
    Il devrait en particulier éclairer le débat fiscal actuel, alors que la classe politique annonce de nouveau sa volonté de baisser les impôts et que, simultanément, le succès du livre de Thomas Piketty montre que l'impôt égalisateur a de nombreux partisans.

  • Reconnaissance des responsabilités de l'Etat dans la Shoah par Jacques Chirac, repentance des évêques de France, tentatives pour faire inscrire dans la loi les aspects positifs de la colonisation, pénalisation de la négation du génocide des Arméniens, etc. Plus que jamais les historiens d'aujourd'hui doivent faire avec l'interventionnisme des politiques, plus que jamais, ils doivent se protéger contre les tentatives d'instrumentalisation de leur travail. Facteur aggravant, ils sont profondément divisés : les uns rejettent le concept même de lois mémorielles, les autres adoptent des positions plus nuancées. Tous sont profondément perturbés à la fois comme chercheurs et comme citoyens.

    Avec rigueur et clarté, parfois avec humeur, Marc-Olivier Baruch, l'un de nos meilleurs spécialistes de Vichy, démêle la nébuleuse des problèmes qui se posent aux historiens aujourd'hui. Entre le droit, qui a beaucoup évolué depuis trente ans, les exigences de l'opinion et le poids du politique, leur voie est étroite.

    Eloge vibrant de la véritable liberté de la recherche, cet essai, brillant et stimulant, est le premier à poser dans leur ensemble les problèmes relatifs aux questions les plus brûlantes de l'histoire.

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