Points

  • La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Pour les uns, les inégalités n'en finiraient pas de se creuser. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ?
    Fruit de quinze ans de recherches et parcourant trois siècles et plus de vingt pays, cette étude renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital. Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

    Un best-seller mondial qui est déjà devenu un classique.

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  • La décolonisation faite, cet essai de compréhension du rapport Noir-Blanc a gardé toute sa valeur prophétique : car le racisme, malgré les horreurs dont il a affligé le monde, reste un problème d'avenir.
    Il est ici abordé et combattu de front, avec toutes les ressources des sciences de l'homme et avec la passion de celui qui allait devenir un maître à penser pour beaucoup d'intellectuels du tiers monde.

  • Une saison au Congo

    Aimé Césaire

    Le temps de l'indépendances du Congo est arrivé. Patrice Lumumba, homme politique et poète visionnaire, va tenter de rendre à son peuple une liberté depuis longtemps perdue. Mais la jalousie, la corruption et la quête du pouvoir sont des murailles difficiles à franchir. A travers le destin d'un homme, c'est toute l'histoire d'un continent qui se joue de manière exemplaire et symbolique dans cette pièce de théâtre.

  • Quarante-cinq ans, une femme, deux enfants, une vie confortable, et soudain l'envie d'écrire, le premier roman, le succès, les lettres d'admirateurs. Parmi ces lettres, celles de Sara, empreintes d'une passion ancienne qu'il croyait avoir oubliée. Et qui va tout bouleverser. Au creux du désir, l'écriture suit la trajectoire de la mémoire, violente, instinctive - et trompeuse.

    Delphine de Vigan vit à Paris. Après Jours sans faim sous le nom de Lou Delvig, elle est l'auteur de Rien ne s'oppose à la nuit, prix du roman Fnac et des lectrices de Elle et du best-seller No et Moi.

  • " Ce livre constitue une tentative de compréhension de faits qui, au premier coup d'oeil, et même au second, semblaient simplement révoltants. Comprendre, toutefois, ne signifie pas nier ce qui est révoltant et ne consiste pas à déduire à partir de précédents ce qui est sans précédent ; ce n'est pas expliquer des phénomènes par des analogies et des généralités telles que le choc de la réalité s'en trouve supprimé. Cela veut plutôt dire examiner et porter en toute conscience le fardeau que les événements nous ont imposé, sans nier leur existence ni accepter passivement leur poids, comme si tout ce qui est arrivé en fait devait fatalement arriver. Comprendre, en un mot, consiste à regarder la réalité en face avec attention, sans idée préconçue, et à lui résister au besoin, quelle que soit ou qu'ait pu
    être cette réalité. " (Hannah Arendt)
    Sur l'antisémitisme est la première partie de l'oeuvre magistrale d'Hannah Arendt, Les Origines du totalitarisme (New York, 1951), qui inclut aussi L'Impérialisme (" Points Essais ", n° 356) et Le Système totalitaire (" Points Essais ", n° 307).

  • Le système politique mis au point par l'Allemagne hitlérienne et la Russie stalinienne ne consiste pas en une simple radicalisation des méthodes dictatoriales. C'est un système entièrement original qui repose sur la transformation des classes en masses, fait de la police le centre du pouvoir et met en oeuvre une politique étrangère visant ouvertement à la domination du monde. Animé par une logique de la déraison, il tend à la destruction complète de la société - comme de l'individu. Un classique de la théorie politique.

  • Gargantua

    François Rabelais

    Les Petits Classiques Larousse viennent enrichir leur collection avec un des monuments littéraires de l'esprit français : Gargantua si les savantes questions de l'éducation et de l'humanisme y occupent une place privilégiée, la verve populaire s'y exprime aussi joyeusement, servie par une inventivité verbale qui ne recule pas devant les jurons ou les obscénités.

  • Et si nous avions déjà les solutions pour changer le monde ?

    « Oui, nous avons tous un rôle à jouer dans la préservation de notre planète. Oui, nous pouvons donner du sens à notre vie et agir pour que chaque être humain vive décemment. Je veux prouver que participer à la construction d'un monde meilleur, c'est possible, même pour le monsieur Tout-Le-Monde que je suis. Je vais partager ce vécu en toute transparence, en racontant les joies et les galères, les victoires et les échecs. Et si je me lance dans cette démarche, c'est surtout parce que j'ai envie d'être heureux. C'est parti, changer le monde, ça commence par moi ! ».

    Illustrations d'Olivier Balez.

  • L'impérialisme fit son entrée sur la scène mondiale en Afrique. Voici venu le temps de la race comme fondement du corps politique, de la bureaucratie comme principe de domination. Aucune considération éthique ne doit entraver la domination blanche.

    L'expansionnisme continental, l'éveil des minorités, les mouvements de réfugiés consécutifs à la Première Guerre mondiale achèvent de saper l'État-nation. Mépris de la loi, éclatement des partis : l'Europe travaille avec acharnement à l'avènement du système totalitaire.

    L'Impérialisme est la deuxième partie de l'oeuvre magistrale de Hannah Arendt, Les Origines du totalitarisme (New York, 1951), qui inclut aussi Sur l'antisémitisme (« Points Essais » n° 360) et Le Système totalitaire (« Points Essais » n° 307).

  • Pendant trois ans, Elsa Vigoureux a suivi Frank Berton. En silence, la journaliste s'est glissée dans le quotidien du pénaliste, son temps pressé, son temps passé, ses excès, ses fulgurances. Dans ses plaidoiries de boxeur, les promesses folles qu'il fait à ses clients, les bouts d'existence qu'il arrache pour eux. Voici le journal d'un ténor du barreau, héros incertain des femmes et des hommes qui parfois incarnent l'humanité la plus misérable, la plus inacceptable. Voici l'histoire de Frank Berton, avec sa manière d'envisager le monde, de dévisager son époque.

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  • Cet ouvrage « classique » (prescrit depuis plus de 25 ans, du lycée à la faculté) propose une initiation à la microéconomie (comportements individuels et fonctionnement des marchés) et à la macroéconomie (problèmes au niveau de l'économie nationale : crises, chômage, inflation...). Cette 4eédition a été réécrite et développée, en particulier pour introduire les grands courants de la pensée économique et les points de désaccord entre ces derniers. Elle vise ainsi à mieux répondre à la nécessité d'un enseignement pluraliste de l'économie.

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  • Abattoir 5

    Kurt Vonnegut

    « Ce n'est qu'une illusion terrestre de croire que les minutes s'égrènent comme les grains d'un chapelet et qu'une fois disparues elles le sont pour de bon. » Billy Pilgrim mène plusieurs existences à la fois. Il fait des sauts dans le temps et l'espace : il est tantôt un vieil opticien américain, tantôt un tout jeune vétéran qui revit sa lune de miel ou bien encore un humain que les Trafalmadoriens ont kidnappé pour l'exhiber dans un zoo sur leur planète. Et surtout, Billy est ce soldat américain prisonnier à Dresde dans un ancien abattoir au moment du bombardement et de la destruction totale de la ville en 1945.

  • Quel sera le sort de fama, authentique prince malinké, aux temps de l'indépendance et du parti unique ? l'ancien et le nouveau s'affrontent en un duel tout à la fois tragique et dérisoire, tandis que passe l'histoire, avec son cortège de joies et de souffrances.
    Au-delà de la fable politique, ahmadou kourouma restitue comme nul autre toute la profondeur de la vie africaine, mêlant le quotidien et le mythe dans une langue réinventée au plus près de la condition humaine. dès sa parution en 1970, ce livre s'est imposé comme un des grands classiques de la littérature africaine.

  • Oedipa Maas, pur symbole de la femme californienne des années 60, est nommée exécutrice testamentaire d'un de ses anciens amants.
    Au gré de l'exécution dudit testament, une foule de personnages hauts en couleur vont surgir sur le chemin d'oedipa. elle va découvrir un réseau de vies parallèles bien étrange, créé à partir de la figure mythique d'un personnage du XVIe siècle, qui ourdit un complot de grande envergure et communique grâce à un service postal secret.

  • Message destiné à être déchiffré, la parole est aussi un produit et un instrument de pouvoir : on peut agir avec des mots, ordres ou mots d'ordre. Mais la force qui agit à travers les mots est-elle dans les paroles ou dans les porte-parole ou, plus justement, dans le groupe même sur lequel s'exerce leur pouvoir ? Il faut intégrer des traditions théoriques fictivement opposées pour construire une théorie du pouvoir symbolique, outil indispensable pour comprendre son terrain d'exercice privilégié, celui de la politique. La politique n'est pas le seul lieu où opère la violence symbolique, cet abus de pouvoir d'autant plus pernicieux qu'il s'exerce dans et par son invisibilité : seule une forme très particulière d'analyse du discours peut le débusquer là où l'on s'attendait le moins à le trouver.

  • Voilà que les sciences sociales contemporaines se prennent de passion pour les « émotions ». Mais le risque est grand que ce « tournant émotionnel » les fasse tomber dans un individualisme sentimental qui porte à son comble l'abandon des structures, des institutions et des rapports sociaux, par construction coupables de ne pas faire de place aux choses vécues.
    Comment articuler les affects et les désirs des hommes avec le poids de détermination des structures ? Comment penser ensemble ces deux aspects également pertinents - et manifestement complémentaires - de la réalité sociale, que rien ne devrait opposer en principe ? Tel est le projet d'un « structuralisme des passions », à travers lequel Frédéric Lordon s'attelle à la destruction du socle métaphysique de la pensée libérale.

  • Une impression d'abandon exaspère aujourd'hui de nombreux Français. Ils se trouvent oubliés, incompris, pas écoutés. Le pays, en un mot, ne se sent pas représenté. Cet essai, en forme de manifeste, a l'ambition de contribuer à le sortir de cet état inquiétant, qui mine la démocratie et décourage les individus. Pour remédier à cette mal-représentation, il veut former, par le biais d'une réflexion collective et participative, l'équivalent d'un Parlement des invisibles. Il répond au besoin de voir les vies ordinaires racontées, les voix de faible ampleur écoutées, la réalité quotidienne prise en compte.

    Dans une édition amplement mise à jour et augmentée, cet ouvrage cet ouvrage formule les principes et les conditions de mise en oeuvre d'un type d'expérimentation sociale, politique et intellectuelle qui s'avère aujourd'hui plus essentiel que jamais.

  • Transversale à l'oeuvre de Pierre Bourdieu, la question de l'État n'a pu faire l'objet du livre qui devait en unifier la théorie. Or celle-ci, à laquelle il consacra trois années de son enseignement au Collège de France, fournit à bien des égards la clé d'intégration de l'ensemble de ses recherches : cette « fiction collective » aux effets bien réels est à la fois le produit, l'enjeu et le fondement de toutes les luttes d'intérêts.
    Dévoilant les illusions de la « pensée d'État », vouée à entretenir la croyance en un principe de gouvernement orienté vers le bien commun, il se montre tout autant critique à l'égard de l'« humeur anti-institutionnelle », prompte à résumer la construction d'un appareil bureaucratique à une fonction de maintien de l'ordre social.
    Mais cette transcription donne aussi à lire un « autre Bourdieu », d'autant plus concret et pédagogue qu'il livre sa pensée en cours d'élaboration.

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  • Nos régimes sont dits démocratiques parce qu'ils sont consacrés par les urnes. Mais nous ne sommes pas gouvernés démocratiquement, car l'action des gouvernements n'obéit pas à des règles clairement établies.
    À l'âge d'une présidentialisation caractérisée par la concentration des pouvoirs dans les mains de l'exécutif, le problème n'est plus seulement celui de la « crise de la représentation ». Il est devenu celui du mal-gouvernement, dont il est urgent de comprendre les mécanismes pour instaurer un nouveau progrès démocratique.
    Ce livre propose d'ordonner les aspirations qui s'expriment aujourd'hui dans de nombreux secteurs de la société civile et dans le monde militant autour de ces questions en distinguant les qualités requises des gouvernants et les règles organisatrices de la relation entre gouvernés et gouvernants. Réunies, celles-ci forment les principes d'une démocratie d'exercice comme bon gouvernement.

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  • Le 26 novembre 1974, la voix sans hésitation de Simone Veil résonne dans l'hémicycle. Elle présente à l'Assemblée nationale son projet de loi en faveur de l'avortement. Une majorité de députés y sont opposés. Les débats seront longs, houleux, teintés d'une grande violence mais son discours magistral finira par emporter l'adhésion.

    Le 18 mars 2010, Simone Veil est reçue à l'Académie française. Elle y prononce un émouvant discours de réception. En réponse, Jean d'Ormesson rend un hommage vibrant à son histoire et à sa personnalité exceptionnelles, que viendra conclure Jacques Chirac.

  • Des anges mineurs

    Antoine Volodine

    Ensemble narratif de quarante-neuf brefs textes, tous en rapport les uns avec les autres et qui peuvent donc être lus, en réalité, comme les chapitres d'un roman, Des anges mineurs est un livre d'une très grande force poétique. Les personnages, aux noms farfelus, sont extrêmement âgés, mais jeunes parfois d'apparence. Ils ont échappé à une sorte d'apocalypse, en tout cas un changement de régime. Beaucoup ont séjourné dans des camps de redressement, et se plaignent, au fond, du retour au capitalisme. Ils ont souffert du totalitarisme, mais sont désormais dans une société où sous une autre forme l'humanité a disparu. Les rapports amicaux et amoureux sont clandestins et impossibles. Les rapports familiaux inexistants. La survie est presque impossible matériellement : ils vivent dans des grottes, sous des yourtes, dans des immeubles dévastés. Certains sont artistes, d'autres ont des responsabilités politiques. Mais tout va à vau l'eau. Le personnage central, Will Scheidmann est un écrivain qui, dans ce contexte de post-mutation de régime apparaît comme «réactionnaire», mais qui en réalité est le seul qui «réfléchisse» sur l'Histoire. Sa mère, accompagnée de vieilles femmes, veut exterminer : elle tient au respect des formes du nouveau régime. Mais l'exécution sans doute n'aura pas lieu. L'ensemble est d'une grande tristesse, mais aussi d'une grande sensualité poétique, envoûtante. C'est brillant, intelligent : il y a d'admirables réflexions sur la littérature, ses illusions, ses limites, sa force aussi. Le livre est la description d'un monde où le temps, l'espace, l'économie, la littérature, les rapports psychologiques, la famille, la politique, les langues sont autres, «étranges». Il y a dans ce livre, en dehors des scènes très violentes, des moments de contemplation, de sensualité, de tendresse, qui l'ouvrent à des sensibilités plus diverses. Il tourne labyrinthiquement autour d'une obsession qui est, disons, l'apocalypse conçue par les hommes eux-mêmes, l'idée même de ce qui est «dernier».

  • Scène de ménage dont « Qui a peur de Virginia Woolf ? » fournit le modèle, double bind où le sujet est soumis à plusieurs ordres contradictoires émis simultanément : tel sont certains des cas de pathologie de la communication analysée ici. Comment répondre à leurs paradoxes, sinon par d'autres paradoxes ? On mettra le patient dans une double contrainte contradictoire, on lui prescrira son symptôme même.
    Il s'agit ici du premier jalon d'une oeuvre aujourd´hui classique. En relation avec les travaux de Bateson, les chercheurs de Palo Alto appliquent avec brio les modèles logiques et cybernétiques au pathologique (et au normal) humain.

  • " le pardon est mort dans les camps de la mort.
    " qui a bien pu écrire une telle phrase ? un philosophe, un juif, un français, un moraliste ? oui, mais surtout un survivant, un survivant mystérieusement sommé de protester sans relâche contre l'indifférence. sous le titre l'imprescriptible, se trouvent en effet réunis deux textes : pardonner ? et dans l'honneur et la dignité, parus respectivement en 1971 et 1948, qui tentent de maintenir " jusqu'à la fin du monde " le deuil de toutes les victimes du nazisme, déportés ou résistants.
    On pourrait facilement justifier cette réédition en relevant dans l'actualité les signes multiples qui indiquent la défaillance de la mémoire et de l'histoire, mais ce serait trahir le caractère intempestif et métaphysique de ce qu'écrit ici jankélévitch.
    Le philosophe de l'occasion n'a jamais cru bon d'attendre l'occasion d'exprimer sa colère et sa pitié. c'était toujours pour lui le moment de rappeler que la mémoire de l'horreur constitue une obligation morale.

  • La liberté des acteurs est un fait, l'existence de systèmes organisés et cohérents en est un autre. Comment ces deux réalités s'articulent-elles ? Michel Crozier, l'auteur du Phénomène bureaucratique, associé à Erhard Friedberg, montre, contre tous les mirages d'une rationalité totalitaire, le caractère essentiellement « opportuniste » des stratégies humaines et la part irréductible de liberté qui existe dans toute relation de pouvoir.
    Ce livre n'est pas un manuel de sociologie des organisations - discipline dont Michel Crozier est l'un des fondateurs en France -, mais bien une sociologie de l'action organisée. Il constitue une véritable critique de la raison collective.

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