Littérature générale

  • Molière mourant s'est arraché une de ses plus belles comédies, et des plus actuelles. Qui ne se croit malade ? Qui ne dépend un jour de ses médecins, au point de refuser de guérir, ou d'en être séparé ? Et quel médecin n'est tenté par l'arrogance et le secret ?
    Un auteur visionnaire a ainsi dépeint la France, pays qui détient le record de la consommation des médicaments en Europe.

  • Fasciné par la machine judiciaire comme par les aperçus des replis de l'âme humaine que lui apporte son expérience de juré, l'écrivain André Gide assiste pendant plusieurs semaines à divers procès : affaires de moeurs, infanticide, vols.
    Dans ce texte dense et grave, Gide s'interroge sur la justice et son fonctionnement, mais surtout insiste sur la fragile barrière qui sépare les criminels des honnêtes gens.

  • « Raskolnikov se mit à trembler de tout son corps comme un homme frappé d'un coup terrible.
    - Mais... alors... qui... est l'assassin ? balbutia-t-il d'une voix entrecoupée.
    Porphyre Petrovitch se renversa sur sa chaise, de l'air d'un homme stupéfait par une question abracadabrante.
    - Comment, qui est l'assassin ? répéta-t-il comme s'il n'en pouvait croire ses oreilles, mais c'est vous. »

  • La réponse à la question : qu'est-ce que la politiqueoe ne peut éviter la confrontation fondatrice entre les Modernes et les Anciens. Si les théories modernes et contemporaines marquent des ruptures, elles opèrent néanmoins dans un cadre demeuré inchangé depuis les premières grandes réflexions d'Aristote : la politique est-elle amitié ou inimitiéoe le lieu de l'individu ou du collectifoe des passions ou des intérêtsoe de l'égalité absolue ou de la hiérarchie insurpassableoe Ces couples ont formé la logique de la politique depuis l'origine ; la modernité n'a fait que déplacer l'équilibre entre chacun des termes, en introduisant - et c'est déjà beaucoup - deux idées nouvelles : la séparation des instances et la solitude de l'individu. La tension demeure permanente entre les grandes polarités, car il n'y a pas de troisième terme. L'essence du politique n'est pas, comme on le dit trop souvent, la présence immuable de la domination, mais le caractère insoluble des tensions - celles qu'étudient Jean-Marie Donegani et Marc Sadoun en six chapitres : l'individu et le tout ; égalité et différence ; pouvoir et domination ; intérêt et volonté ; amitié et inimitié ; vérité et opinion.

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