Langue française

  • « Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'Océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait :
    - S'il vous plaît... dessine-moi un mouton !
    - Hein !
    - Dessine-moi un mouton...
    J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté mes yeux. J'ai bien regardé.
    Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. »

  • Septembre 1759. Robinson est à bord de La Virginie faisant route pour le Chili. Une tempête formidable précipite le navire sur des récifs, et Robinson va se retrouver seul survivant du naufrage sur une île déserte. Livré à lui-même, sa solitude va le contraindre à faire preuve d'ingéniosité, de persévérance et de courage, afin de survivre dans ce monde sauvage. Jusqu'au jour où, se croyant abandonné de tous, il rencontre un être humain pour le moins inattendu...

  • «La pêche se mit à grossir et grossir. Et grossir et grossir et encore GROSSIR.»James Henry Trotter vit avec deux affreuses sorcières. Tante Éponge est énorme, et son visage semble avoir bouilli. Tante Piquette est osseuse et pointue.James se sent seul jusqu'à ce qu'il se passe quelque chose d'inhabituel. Au bout du jardin, une pêche se met à grossir et grossir et GROSSIR. À l'intérieur vivent sept insectes très spéciaux qui n'attendent que James pour une aventure magique !Mais où iront-ils dans leur grosse pêche, et que va-t-il se passer si les horribles tantes se mettent en travers de leur route ? Il n'y a qu'une seule façon de la savoir.

  • Convaincu de l'innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation. Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme.
    Avec une ironie mordante et un style inimitable, l'écrivain plaide pour le respect des croyances et l'esprit de tolérance.
    Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabilité des juges et les effets pervers des lois.

  • Le jeune Hercule est redouté de tous pour sa force prodigieuse et ses accès de rage incontrôlés. D'où lui vient cette violence ? Quel secret cache sa naissance ? Les dieux, irrités, décident de le punir. Condamné à accomplir douze travaux terrifiants, Hercule parviendra-t-il à racheter ses fautes et à reconquérir le trône de son père ?

  • Avec les Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet a fait entrer la Provence d'hier, ses parfums et ses traditions dans la littérature française... À partir de 10 ans. Nouvelle présentation.

  • Le plus vivant et le plus inoubliable des galopins ! Un chef-d'oeuvre d'insolence, et un portrait plein d'ironie de la vie de famille.

  • Molière mourant s'est arraché une de ses plus belles comédies, et des plus actuelles. Qui ne se croit malade ? Qui ne dépend un jour de ses médecins, au point de refuser de guérir, ou d'en être séparé ? Et quel médecin n'est tenté par l'arrogance et le secret ?
    Un auteur visionnaire a ainsi dépeint la France, pays qui détient le record de la consommation des médicaments en Europe.

  • Fasciné par la machine judiciaire comme par les aperçus des replis de l'âme humaine que lui apporte son expérience de juré, l'écrivain André Gide assiste pendant plusieurs semaines à divers procès : affaires de moeurs, infanticide, vols.
    Dans ce texte dense et grave, Gide s'interroge sur la justice et son fonctionnement, mais surtout insiste sur la fragile barrière qui sépare les criminels des honnêtes gens.

  • Libre-échange mondialisé, développement des nouvelles technologies financières ou culturelles, juridictions nationales contre Cour européenne, mais aussi recours d'ouvriers licenciés contre des plans sociaux, action collectives d'actionnaires ou procès d'irradiés pour mise en danger de la vie d'autrui : il n'est de jour où l'on n'assiste pas, sous nos yeux, aux mutations contemporaines du droit. Or la situation du droit est des plus paradoxales. Le droit est avant tout une pratique qui vise à ordonner les rapports sociaux et les échanges économiques. Mais sa particularité, son exceptionnalité, son importance pour le fonctionnement des sociétés et pour la compréhension de leur fonctionnement conduisent trop souvent encore la Faculté à enseigner le droit comme un savoir strictement clos sur lui-même, qui se construit théoriquement, toute fenêtre fermée, en s'interrogeant seul sur sa propre rationalité, ses fondements, ses évolutions. Le droit serait, en surplomb des sociétés, une norme . Or tous les jours, mobilisé au coeur de la société, pour faire avancer des revendications ou atténuer des obstacles à la libre circulation des biens, le droit est une source , dont s'inspire, par exemple, citoyens ou lobbies pour faire triompher leurs causes. En ce sens, dans ses enseignements universitaires comme dans ses pratiques professionnelles, il ne peut échapper à la question : à quoi aujourd'hui sert le droit ? Qui se sert désormais du droit ?

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  • La réponse à la question : qu'est-ce que la politiqueoe ne peut éviter la confrontation fondatrice entre les Modernes et les Anciens. Si les théories modernes et contemporaines marquent des ruptures, elles opèrent néanmoins dans un cadre demeuré inchangé depuis les premières grandes réflexions d'Aristote : la politique est-elle amitié ou inimitiéoe le lieu de l'individu ou du collectifoe des passions ou des intérêtsoe de l'égalité absolue ou de la hiérarchie insurpassableoe Ces couples ont formé la logique de la politique depuis l'origine ; la modernité n'a fait que déplacer l'équilibre entre chacun des termes, en introduisant - et c'est déjà beaucoup - deux idées nouvelles : la séparation des instances et la solitude de l'individu. La tension demeure permanente entre les grandes polarités, car il n'y a pas de troisième terme. L'essence du politique n'est pas, comme on le dit trop souvent, la présence immuable de la domination, mais le caractère insoluble des tensions - celles qu'étudient Jean-Marie Donegani et Marc Sadoun en six chapitres : l'individu et le tout ; égalité et différence ; pouvoir et domination ; intérêt et volonté ; amitié et inimitié ; vérité et opinion.

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