Editions De L'atelier

  • Soixante idées fausses sur les migrations décryptées et déconstruites, pour sortir des discours qui laissent croire qu'une politique d'accueil est impossible.
    Dans le contexte particulier de la prochaine campagne présidentielle, les discours d'inquiétude et de crispation, voire de rejet, à l'égard des migrants, réfugiés, exilés et étrangers, risquent d'occuper une large partie de l'espace médiatique.
    Il est indispensable de répondre à ces discours, ce qui suppose dans un premier temps de les écouter et de les décrypter. C'est ce que cet ouvrage propose de faire : il examine et analyse les préjugés, les représentations fausses et les idées reçues sur les migrations, afin de les déconstruire point par point.
    En réponse aux détracteurs de toute politique d'accueil, mais aussi à tous ceux qui hésitent ou qui s'inquiètent, ce livre propose un tour d'horizon des migrations en mettant à la disposition des lecteurs un très grand nombre d'informations, de chiffres, de données et de faits. Organisé par thématiques et rédigé dans un style très accessible, l'ouvrage s'attache à prendre le contrepied de 60 idées fausses, pour convaincre que l'accueil des exilés est non seulement possible, mais surtout souhaitable.

  • Une partie de la finance devient « verte », censée favoriser la transition écologique et énergétique, voire sauver le monde pour les plus audacieux de ses défenseurs.
    Impressionnante transformation quand la raison d'être de la finance reste... de faire de l'argent avec de l'argent !
    Comment les mêmes acteurs financiers pourraient d'une part, faire ce qu'ils font normalement, c'est-àdire maximiser le rendement de leurs investissements et, d'autre part, accepter de le réduire pour limiter la dérive climatique, dépolluer ou rendre l'air respirable ?
    « Obligations vertes », « green bonds », titres mirifiques, slogans prometteurs...
    Certes tout le monde ne prend pas pour argent comptant ce storytelling généralisé. Mais le fonctionnement des marchés financiers est opaque et mal connu (y compris de nombre de banquiers « responsables » !). Une grande variété d'acteurs et d'observateurs ont l'intuition que le récit proposé par la finance verte ne colle pas à la réalité mais n'arrivent pas à voir exactement où le bât blesse.
    Les auteurs le montrent : ce récit ne résiste pas à l'analyse. Ces produits ne constituent pas une nouvelle classe d'actifs qui favoriseraient la transition.
    La finance ne fait ni mieux ni pire que ces entreprises qui se sont mises au « vert », au « durable » ou à « l'éco-responsable » de manière superficielle, exploitant une nouvelle forme de suggestion commerciale, un nouveau business. Malgré les belles promesses, la solution au financement de la transition ne viendra pas du marché lui-même car la transition implique un changement de modèle économique.

  • C'est pour la bonne cause ! les désillusions du travail associatif Nouv.

    Quand les associations oublient de mettre en pratique les valeurs qu'elles défendent avec leurs propres employés...
    Un véritable mythe entoure les associations. Elles sont le creuset de la démocratie, de l'engagement citoyen, désintéressé et collectif. Avec leurs 1,8 million de salariés, elles constituent aussi un véritable monde du travail qui attire chaque année des centaines de milliers de salariés et de volontaires animés par l'espoir de « travailler autrement ».
    L'expérience n'est pas toujours à la hauteur.
    Car, bien souvent, la pression est forte et le salaire bas... sous prétexte que le poste est motivant et que les employés travaillent pour la bonne cause !
    Comment faire pour que le monde du travail associatif tienne ses promesses ? Pour qu'il évite de gâcher les énergies et que l'engagement des salariés (et des bénévoles) ne se transforme pas en espoirs déçus ? Comment faire pour que ces organisations qui veulent changer le monde soient d'abord attentives à leurs propres employés ?
    S'appuyant sur une large enquête, l'auteur montre l'importance de comprendre la spécificité de ces « entreprises associatives », et de penser la signification du travail dans cet univers particulier.

  • « La laïcité est contre les musulmans. » « Les signes religieux n'ont rien à faire dans l'espace public. » « À l'école, on n'a pas le droit de parler des religions. » Régulièrement brandie comme argument massue dans les médias et les débats politiques, la laïcité fait l'objet de fantasmes. Dans un contexte de peurs multiples, nombre de discours visent à imposer un « durcissement » de la laïcité dans le but, parfois inavoué, de réduire les libertés qu'elle garantit et de multiplier les interdits qu'elle prévoit. Au risque de la dénaturer et de briser l'équilibre fragile posé par la loi de 1905.
    Les exemples de polémiques à ce sujet se sont multipliés ces dernières années, se focalisant essentiellement sur l'islam.
    Pour sortir des préjugés et garantir un débat serein, il paraît indispensable de se réapproprier point par point la laïcité telle que définie par le droit et telle qu'elle découle de notre histoire : éclaircir les confusions, déconstruire les idées reçues et les représentations fausses.
    Face aux replis identitaires (de tous ordres), aux contestations et aux pressions contre la République, mais aussi face à l'instrumentalisation dangereuse et de plus en plus courante de la laïcité, ce livre s'attache à définir ce qu'elle rend possible et ce qu'elle interdit, et sous quelles conditions.

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  • Les impacts négatifs de nos choix économiques et sociétaux sur l'environnement font l'objet d'une prise de conscience collective. Au coeur de ces questionnements de nos modes de vie, la préservation du vivre ensemble... au profit d'un monde certes plus frugal, mais solidaire.

    En mai 2019 le Pacte civique, collectif citoyen, lancé il y a une dizaine d'années, a produit une invite sur « le choix de la sobriété », tant elle entretient des rapports essentiels avec la question écologique.
    Une série de contributeurs (plus de 25) - philosophe, élu communal, juriste, entrepreneur, citoyen, engagé ou non, universitaire, représentant d'association, cadre d'entreprise, en reconversion, etc. - ont été conviés à réagir à cette notion, en la confrontant à leur expérience de vie, professionnelle, personnelle. Ils et elles indiquent avec franchise des choix de sobriété qu'ils ont mis en action très concrètement.
    Leurs propos, ainsi rassemblés, mis en regard les uns avec les autres, explorent et confrontent les multiples dimensions de la sobriété : philosophique, individuelle, collective, politique...
    Ce livre propose un débat stimulant. Il est une invitation à y puiser des ressources pour prendre part aux changements annoncés et y coopérer.

  • Entre les discours selon lesquels l'Afrique ne serait pas « entrée dans l'histoire », ceux qui ne se fondent que sur l'orthodoxie économique opposant Nord développé et Sud qui ne le serait pas, et des visions archaïques bien souvent héritées du passé colonial, le continent africain souffre, en Occident, d'une réputation peu enviable. Une réputation aussi fausse que condescendante et que symbolisait déjà, en son temps, la Négrologie de Stephen Smith.
    À l'opposé de ces visions étriquées, l'ouvrage d'Anne-Cécile Robert repose sur une connaissance profonde des réalités culturelles, économiques et politiques du continent, comme des regards qui sont portés sur lui. En posant ouvertement la question « Et si, à l'inverse des croyances les plus diffuses, il était possible que l'Occident ait besoin de l'Afrique et non le contraire ? », Anne-Cécile Robert inverse le champ d'analyse et permet d'interroger nos propres modèles économiques (en crise depuis des années) auxquels l'Afrique pourrait fournir des réponses, notamment quant à la transition vers un modèle plus harmonieux dans l'équilibre entre les êtres humains et leur environnement.

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  • « Je n'aurai pas de retraite », « Puisqu'on vit plus longtemps, on doit partir à la retraite plus tard », « Dans le système actuel, les fonctionnaires sont des privilégiés », « Un système de retraite à points serait plus simple et plus juste », « Avec un système à points, fi nies, les inégalités hommes-femmes »... Autant de fausses évidences qu'il est urgent de battre en brèche, à l'heure où notre système de retraite, certes perfectible, risque de disparaître pour laisser place à un régime créateur de nouvelles inégalités, quand bien même le discours politique prétend qu'il permettra de les combattre.
    La question des retraites est une large source d'inquiétude. N'est-ce pas sur cette inquiétude que certains, profi tant de la complexité du sujet, s'appuient pour tenter de détruire un système solidaire et imposer le modèle inverse, celui de l'individualisation ?
    Cet ouvrage est un guide précieux qui, chiffres et données à l'appui, permet non seulement de se repérer dans cet intimidant labyrinthe, mais aussi d'opposer aux partisans de la réforme par points et de l'épargne retraite individuelle des outils pour penser l'organisation et le financement d'un système solidaire et pérenne. La mise en place d'un tel système est possible, et c'est aujourd'hui un enjeu de société majeur.

  • Le « pognon de dingue » mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on « traverse la rue », les « centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes »... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société.
    À l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du RSA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : « On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps », « Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail », « On doit avant tout sa réussite à soi-même ».
    Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat.
    Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents offciels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.

  • Le travail est, à l'échelle du monde, le théâtre de trois bouleversements de grande ampleur, qui sont autant de défis à relever : révolution technologique, péril écologique et conflit, institutionnel, entre le « marché total » et la justice sociale.

    La révolution informatique.
    Une nouvelle révolution technologique, celle de « l'intelligence artificielle », est en route. Elle fait courir de nouveaux risques, en même temps qu'elle crée de nouvelles opportunités pour l'établissement d'un régime réellement humain du travail.

    Le péril écologique.
    La révolution industrielle a fait basculer notre planète dans ce que certains nomment l'âge de l'« anthropocène ». Dès lors, la question de l'organisation du travail et celle de l'empreinte écologique sont les deux faces d'une même médaille.

    La schizophrénie normative.
    Depuis 40 ans, un conflit de logiques juridiques s'est fait jour entre d'une part les principes et règles du commerce et de la finance internationale, et d'autre part les principes et règles de justice sociale ou de justesse écologique.
    Globalisation vs diversité des expériences Cet ouvrage collectif, qui croise plusieurs disciplines et réunit des chercheurs du monde entier, a pour objet d'analyser chacun de ces défis au prisme de la diversité des expériences et des cultures, à rebours d'une globalisation qui nie la diversité des histoires et des cultures du travail.

  • Du 6 mai au 11 juillet 2019 s'est tenu le procès France Télécom. Didier Lombard, ex-président du groupe, comparaissait aux côtés de son ancien bras droit, Louis-Pierre Wenès, de l'ex-directeur des ressources humaines, Olivier Barberot, et de quatre autres cadres pour des faits de harcèlement moral ayant conduit à de multiples suicides entre 2007 et 2010. Au premier rang des parties civiles, le syndicat Sud PTT et l'Union syndicale Solidaires, à l'origine de la plainte contre la direction de l'entreprise.
    Porte-parole de Solidaires, Éric Beynel a lancé une démarche éditoriale inédite de suivi du procès, conviant chaque jour une personnalité (romancier.ère, chercheur.se, artiste) à rédiger ou dessiner un récit d'audience. Chaque texte constitue un épisode haletant, une plongée dans l'espace ritualisé, tragique, du tribunal.
    À gauche les avocat.e.s des parties civiles, à droite ceux des prévenu.e.s, deux fois plus nombreux.ses. Au centre des débats, des hommes, des femmes immolé.e.s, défenestré.e.s sur leur lieu de travail, pendu.e.s à leur domicile. Les dirigeant.e.s de France Télécom paraissent patauger dans leurs contradictions...

  • Un anti-manuel qui se présente (presque) comme un manuel pour tous ceux qui étudient l'économie de près ou de loin et beaucoup d'autres... Une formidable invitation à penser à neuf. L'édition grand format s'est vendue à 15 000 exemplaires.

    Dès 2005, Steve Keen indiquait qu'une crise financière s'annonçait et que la période de stabilité qui semblait régner depuis 1995 n'était que l'apparence du « calme avant la tempête ». Son ouvrage traduit en français se présente comme une remise en cause inédite des principaux postulats de la pensée économique actuelle. Cette édition en poche est augmentée d'une nouvelle préface de Gaël Giraud et d'une nouvelle postface de Steve Keen.
    Écrit par un spécialiste de renom, l'ouvrage examine et déconstruit tout ce qui constitue la pensée économique : la théorie de la demande, celle de l'offre, la concurrence parfaite, les rendements décroissants, la monnaie, le chômage, etc. Sa force, est de présenter la théorie néo-classique, de la remettre en perspective historique et d'en démonter les arguments en utilisant des arguments de bon sens. Certains sont évidents, d'autres sont beaucoup plus subtils. Son autre force repose sur le fait que pour chaque question traitée, l'auteur s'efforce de montrer que même des économistes non critiques sont d'accord avec lui. Et souvent, on arrive en effet à trouver tel ou tel spécialiste qui, un jour, a été suffisamment honnête pour « avouer » que tel aspect de la théorie ne tient absolument pas la route.

    Ce livre produit donc une véritable critique interne de l'économie néo-classique, en montrant de l'intérieur qu'elle n'est pas cohérente, qu'elle ne prouve pas ce qu'elle affirme : être une vérité intangible. Il fournira un élément essentiel à la critique de ceux qui veulent changer l'enseignement de l'économie, et de ceux qui cherchent dans une autre direction que le simple commentaire de la doxa.

  • On en vient de plus en plus à oublier ou dissimuler pourquoi il existe des fonctionnaires, en quoi leur statut et leurs garanties sont indissociablement liées aux impératifs du service public, notamment la mission de défense de l'intérêt général et l'obligation d'assurer l'égalité et l'effectivité des droits pour tous les individus et les territoires. La crise économique, sociale, environnementale, montre l'impasse du «tout libéral» et met en lumière la nécessité de régulations, l'importance des valeurs de solidarité et d'intérêt général, et le besoin de prise en charge démocratiques des biens communs mais la pression du dogme de la réduction des déficits qui se traduit par une austérité croissante a pour résultat une volonté de réduire à tout prix les dépenses publiques.
    Cette situation a provoqué et entretient une déstabilisation et une crise de confiance au sein même de la fonction publique : elle génère multiples interrogations qui aboutissent souvent à de la souffrance professionnelle mais aussi à de dommageables formes de repli oubliant les finalités mêmes de leur statut. Les auteurs de ce livre sont à l'inverse convaincus de la modernité et de l'avenir des services publics : les enjeux auxquels nous sommes confrontés et qui vont de la cohésion de notre société à l'avenir de notre planète impliquent de réinvestir dans des formes d'organisation qui vient à une réappropriation du commun.
    Et la fonction publique n'est pas une pièce de musée mais un corps vivant dont l'adaptabilité est une des caractéristiques majeures mais qui doit évoluer en restant fidèle aux principes qui l'ont fondé et justifient son existence et ses caractéristiques. Cet ouvrage qui se veut ni savant, ni exhaustif souhaite mener la bataille d'idées et faire oeuvre de pédagogie sans dogmatisme : il s'agit sans dissimuler les débats de replacer la fonction publique dans une perspective historique, de dire ce qu'elle est et pourquoi elle existe, de mettre en lumière les problèmes et les débats pour que chacun puisse se faire une idée des évolutions nécessaires.

  • Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, journaliste à l'Humanité, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les « valeurs du sport », qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, d'autres olympiades dans l'Espagne du Frente popular ?
    Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis-Martov nous invite à cheminer à la rencontre de celles et ceux qui ont fait du sport un lieu d'émancipation individuelle et collective. En retraçant ces parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, il offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du Comité international olympique ou des cotations boursières...

  • Et si la réponse aux crises sociale et environnementale se trouvait dans la comptabilité, notamment celle des grandes sociétés capitalistes ? Dans le système comptable actuel, le capital financier est le seul à être systématiquement conservé, tandis que le travail humain et la nature sont utilisés comme des ressources inépuisables et ne sont donc pas strictement conservés.
    Dans ce manifeste pour une nouvelle entreprise écologique et sociale, Jacques Richard et Alexandre Rambaud montrent comment le système économique ne pourra devenir durable et vertueux que lorsqu'il mettra sur un pied d'égalité le capital financier et les deux autres composantes de toute activité économique : le capital humain (le personnel qui investit sa force de travail) et le capital naturel (toutes les choses qui rendent la vie humaine possible sur Terre).
    Les deux auteurs proposent également un rééquilibrage drastique des rapports de pouvoir dans les entreprises avec une nouvelle cogestion écologique qui s'appuie sur une conception de l'entreprise comme un commun.

  • Ceux qui veulent diviser la société usent de raccourcis témoignant d'une grande ignorance pour associer islam et barbarie et sous-entendre qu'il existerait une violence intrinsèque à cette religion, une solidarité naturelle entre musulmans et terroristes.  En s'attaquant à plus de quatre-vingt-dix idées fausses, rumeurs, approximations concernant l'islam et les musulmans, Omero Marongiu-Perria propose une parole libre et apaisée, destinée à tous les citoyens, de confession musulmane ou non, qui refusent que cette religion soit stigmatisée.
    « Dans vingt ans une bonne partie des églises seront des mosquées. » « L'islam opprime les femmes. » « L'islam est inadapté au mode de vie moderne. » « L'islam est incompatible avec les valeurs de la République française. » « L'islam est la religion la plus violente de toutes les religions monothéistes. » Les clichés et idées reçues sur l'islam et les musulmans foisonnent, validées par un public malheureusement de plus en plus large. L'un des dangers est de résumer l'Islam, avec un grand « i » - vaste civilisation qui englobe une multitude de populations et de cultures, mais aussi un apport conséquent à l'histoire - à l'islam, avec un petit « i », une religion qui serait en contradiction avec les droits de l'Homme et la modernité.
    Dans un style limpide, rigoureux, pédagogique, articulant le Coran, en tant que source primordiale de l'islam, avec l'histoire des idées dans le champ islamique, mais également une analyse des pratiques religieuses et de la réalité de ce que sont les musulmans aujourd'hui, l'auteur montre combien l'islam contemporain est traversé par des questions, des tensions et de nombreux débats.
    Statut du Coran, relations avec les pays occidentaux, rapports hommes/femmes, rapports avec les autres religions, vie quotidienne, place de la religion dans la laïcité, violence... Autant de thématiques abordées qui montrent qu'il n'y a pas d'uniformité d'opinion et de modes de vie chez les musulmans et que les musulmans français sont, pour la plupart, à la fois sécularisés au plan religieux et assimilés culturellement à la France.
    Un livre stimulant dans le contexte de la campagne électorale, accessible à un grand public. Un outil indispensable, pour défendre un vivre-ensemble à construire dans une société interculturelle apaisée.

  • Marquées par un imaginaire égalitaire, les associations, les mutuelles, les coopératives, les ONG et l'ensemble des structures de l'économie sociale et solidaire (ESS) n'échappent pourtant pas aux discriminations qui traversent la société. En l'ignorant, elles laissent se perpétuer les stéréotypes, l'invisibilisation des femmes, les rapports de domination.
    Nous sommes de plus en plus nombreuz à prendre conscience du caractère insoutenable du sexisme et de ses conséquences directes en termes d'inégalité (gouvernance, mixité des métiers, salaires, conditions de travail, etc.).
    Ce livre est une invitation à expérimenter, inventer, tester, à sortir des cadres pour que le potentiel de transformation sociale et d'innovation affiché par les structures de l'ESS ne reste pas théorique.

  • Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune.
    Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales.
    Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées.
    Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?

  • Nouvelle édition de l'outil de référence à destination des représentants du personnel et délégués syndicaux et mis à jour des nouvelles dispositions concernant le CSE (Comité social et économique), nouvelle instance de représentation du personnel désormais mise en place dans toutes les entreprises d'au moins 11 salariés.
    Le guide intègre les modifications substantielles apportées au Code du travail par les ordonnances Macron du 22 septembre 2017 concernant les élections, le fonctionnement et les prérogatives du CSE, qui regroupe désormais les missions et attributions des délégués du personnel (DP), le comité d'entreprise (CE) et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).
    Le livre prend aussi en compte la réforme des seuils sociaux de la loi PACTE (mai 2019) et les premières décisions contentieuses concernant le CSE.
    Rédigé par une équipe de juristes et avocats, experts des relations sociales et spécialistes du conseil aux représentants du personnel, ce livre apporte aux élus, représentants du personnel et délégués syndicaux les informations et conseils indispensables dont ils ont besoin pour faire avancer leurs revendications dans ce nouveau cadre.

  • En vingt-cinq ans, la révolution numérique a entraîné une profonde remise en cause des mécanismes fragiles de la démocratie, l'information étant un domaine particulièrement menacé. Cet essai propose une analyse inédite et extrêmement poussée d'un sujet souvent abordé, mais sur lequel, en France, la réflexion est encore balbutiante.
    Alors que les nouvelles circulaient commodément par des moyens éprouvés par le temps, le papier d'abord puis, au cours du XX e siècle, la radio et la télévision, on a assisté en deux décennies à une infinie multiplication de canaux charriant sous forme de textes ou de vidéos le meilleur comme le pire, messages issus d'initiatives individuelles ou d'organismes de taille planétaire, voix d'opinions alternatives ou objets de manipulations étatiques.
    Les publics, jeunes et moins jeunes, se sont adaptés plus ou moins rapidement à cette nouvelle organisation. Celle-ci, au nom de la gratuité et d'une liberté totale en apparence, séduit aisément les consommateurs, tout en dissimulant soigneusement les immenses intérêts financiers qui se mobilisent autour de la collecte massive des données personnelles. Cette collecte, qui contourne tous les circuits traditionnels et menace notamment la survie économique des médias en drainant les recettes publicitaires, s'est opérée dans un vide juridique sidérant, qui contraste avec l'appareil réglementaire et judiciaire qui s'est bâti au fil des décennies et s'impose aux autres systèmes de communication. La vie privée est devenue une marchandise, objet de myriades de transactions par les géants du Web, et exploitées à des fins commerciales, mais aussi politiques, comme on l'a vu lors des élections américaines ou du référendum sur le Brexit, et comme on risque de le voir encore à l'avenir, notamment pendant les élections européennes.
    Cet essai a pour objet de mieux cerner la question de la désintégration des mécanismes de l'information qui étaient jusqu'alors en usage dans les sociétés démocratiques dont ils constituaient le ciment et qui sont remplacés par un brouhaha aux structures invisibles mais bien réelles. Ses analyses vont beaucoup plus loin que celles qu'on a coutume de lire en France, parce qu'il s'appuie sur des études et publications américaines, les États-Unis ayant une longueur d'avance sur le sujet. Il propose aussi d'engager une réflexion sur les solutions possibles. Car, sans la mise en place de solutions efficaces pour stopper les abus de tous ordres et aider l'expression d'une information responsable, c'est toute l'organisation démocratique et pluraliste de nos sociétés qui se désintégrera à son tour. Des tentatives de réglementation sont en cours des deux côtés de l'Atlantique mais elles ne sont pas suffisantes pour rétablir de nécessaires équilibres. Or le temps presse.

  • Chaque idée reçue donne son titre à un chapitre ; à chaque idée reçue répond le récit détaillé d'une initiative constructive et réussie, la description d'autres démarches qui vont dans le même sens et des propositions pour que ce type d'expérience s'amplifie et se traduise par des changements dans les institutions.

    La majorité des Français est touchée, de près ou de loin, par le chômage ou la précarité.
    Ce livre est donc destiné à un public très large : à tous ceux qui n'acceptent plus que les personnes en situation de précarité soient systématiquement stigmatisées, et qui cherchent comment agir dès maintenant pour le droit de tous à un travail décent.

    Le cinéaste anglais Ken Loach préface l'ouvrage dont la démarche est en totale adéquation avec l'esprit de son oeuvre. I, Daniel Blake, le tout dernier film de Ken Loach qui a obtenu la palme d'or au dernier festival de Cannes, raconte d'ailleurs la rencontre de deux personnes en situation de grande précarité.

    Créé en 1986, le MNCP, coordinateur du projet est une association française de défense des chômeurs. Elle regroupe une quarantaine d'associations locales qui sont des lieux d'entraide où sont proposés des services de proximité. Elle se donne pour missions la défense des droits individuels des chômeurs, le soutien à leur recherche d'emploi, mais aussi l'organisation d'activités économiques relevant de l'économie solidaire.

  • Zéro chômeur de longue durée ! Un rêve impossible à réaliser ? Ce livre raconte le défi que relèvent les habitants de dix territoires depuis que, à l'initiative d'ATD Quart Monde, une loi votée en 2016 a permis cette expérimentation.
    En près de quarante ans, le nombre de chômeurs a été multiplié par six en France. Ce chômage structurel pénalise particulièrement les personnes les plus fragiles en les privant durablement d'un travail, indispensable source de revenu et de reconnaissance sociale.
    ATD Quart Monde, à travers le projet « Territoires zéro chômeur de longue durée », a choisi d'inverser radicalement la donne : au lieu de chercher désespérément à insérer les personnes dans un circuit économique qui rejette invariablement les plus éloignées de l'emploi, il s'agit de partir des compétences et savoir-faire des plus pauvres et des besoins non satisfaits des territoires pour créer des emplois qui permettent d'éradiquer à terme le chômage de longue durée. En d'autres termes : mettre l'économie au service de la société en visant l'accès au travail de tous les citoyens.
    À mille lieues de la logique des dispositifs qui faisaient croire à la disparition du chômage par décret, l'expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée » engage la mobilisation de tous les acteurs d'un territoire pour proposer un emploi à toutes les personnes privées durablement d'emploi en créant un nouveau type d'entreprise, l'entreprise à but d'emploi.
    Sans prétendre à un bilan exhaustif, ce livre décrit la longue bataille qu'a constituée sa mise en place et analyse les premiers acquis majeurs de l'expérimentation : contrairement au discours ambiant, la mise en oeuvre du projet révèle que les personnes privées durablement d'emploi veulent majoritairement travailler, elle montre également que des activités nouvelles et utiles à la société peuvent être créées, et que les bénéfices générés par ce retour à l'emploi sont supérieurs au coût du chômage. Dans les territoires concernés, l'ensemble des acteurs, élus, salariés, responsables d'entreprises, associations et citoyens, s'engage, dans une dynamique commune qui rend peu à peu crédible l'utopie d'une société sans chômeurs de longue durée.
    Un ouvrage de référence au moment où le plan pauvreté du gouvernement prévoit d'étendre l'expérimentation et que le coût des aides à l'emploi est questionné.

  • L'hospitalité généreuse à l'égard des étrangers qui se tournent vers la France et l'Europe serait-elle une pratique dangereuse qui, sous prétexte de bons sentiments, ferait le lit du nationalisme ? L'essai de Véronique Albanel contrecarre cette vision. La philosophe montre que l'accueil des migrants est à la fois nécessaire, urgent et possible pour peu qu'on l'inscrive dans la vision d'une famille humaine et non la guerre des civilisations.
    L'accueil généreux des migrants en France et en Europe est-elle un danger pour les sociétés occidentales comme le proclament les idéologies du « grand remplacement » et de la guerre de civilisations ? Est-ce une tâche impossible qui ferait basculer la majorité des populations autochtones dans le nationalisme comme l'affirme le pouvoir actuel ? Réduit à l'état de flux à gérer et à contrôler, les réfugiés seraient une menace. Dévoilant les visions du monde qui sous-tendent ces conceptions, la philosophe Véronique Albanel démontre que l'hospitalité bien loin d'être une question marginale interroge les fondements de nos sociétés. En se plaçant délibérément dans la perspective de l'unité de la famille humaine et du métissage et non dans une vision sélective, cet essai donne les arguments solides à celles et ceux qui ne résignent pas à la fatalité de l'effondrement moral annoncé dans les mesures prises par l'Europe et la France à l'égard des migrants

  • Forte des 20 000 exemplaires vendus en librairie lors des deux premières éditions, cette nouvelle version comporte une trentaine d'idées reçues inédites et s'est enrichie de nouveaux éclairages et points de vue pour continuer à faire de ce livre un antidote et un outil indispensable pour combattre la pauvreté.
    L'actualité récente, avec ces riverains qui refusaient l'installation d'un centre pour sans-abri à la lisière du bois de Boulogne, nous a montré que les idées reçues sur les pauvres et la pauvreté étaient toujours aussi répandues : « Ces pauvres gens n'auront pas de moyens d'aller dans les magasins du 16e. Alors ils vont chaparder, forcément ! » Les pauvres sont ainsi encore trop souvent convoqués au tribunal de l'opinion publique : S'ils sont pauvres, ce serait « de leur faute » ; « S'ils sont à la rue c'est qu'ils l'ont choisi » ; « La vraie vie, ce n'est pas l'assistance, c'est la réussite des plus aptes » ; « D'ailleurs, s'ils voulaient vraiment chercher du travail, ils en trouveraient ».
    Pire, non seulement certains théoriciens légitiment l'existence même de la pauvreté ? « Un minimum d'inégalités est nécessaire pour faire fonctionner l'économie » ?, mais les pauvres sont parfois désignés responsables des attentats terroristes qui nous frappent : « Les jeunes des quartiers défavorisés s'engagent dans le djihad. » Dans ce flot de discours où les pauvres sont des boucs émissaires, les étrangers sont toujours particulièrement visés : « Les étrangers perçoivent le minimum vieillesse en arrivant, même sans avoir travaillé » ; « Un réfugié, une fois entré en Europe, peut s'installer dans le pays de son choix ».
    Ce livre répond point par point à plus d'une centaine de ces idées reçues sur la pauvreté. Il démontre, chiffres, documents officiels et témoignages à l'appui, que cette stigmatisation des pauvres repose non sur des faits mais sur une idéologie qui masque les véritables causes de la misère. Accessible à un grand public, cet ouvrage défait la chape de plomb du fatalisme en proposant des idées neuves pour éradiquer la misère.

  • Le revenu universel fait son apparition dans de plus en plus de programmes de candidats aux élections à venir. Pourtant, la bataille pour un revenu d'existence déconnecté de l'emploi représente une impasse, économique et politique. Les Économistes atterrés et la Fondation Copernic font une proposition alternative, basée sur un travail valorisant pour tous.
    La société tangue de tous côtés parce que l'ensemble des systèmes sociaux ont été pris en otage par la finance mondialisée et parce que le travail a été dévalorisé. En France, la dizaine de minima sociaux ne parvient pas à colmater toutes les brèches créées par le chômage, la précarité, l'augmentation des inégalités, et plus de 8,5 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Face à cette situation, une proposition de revenu d'existence connaît un engouement croissant.
    « Revenu de base », « allocation universelle », « revenu citoyen » : les appellations divergent mais l'idée de ce revenu universel est la même : verser à tout citoyen d'un pays donné, sans aucune condition, une somme mensuelle fixe.
    À droite comme à gauche, les candidats à l'élection présidentielle se sont emparés de cette idée, expérimentée dans différents pays, brandie comme une solution à l'échec des politiques de l'emploi et à l'extension du chômage et de la précarité. Le dispositif aurait pour effet, selon ses défenseurs, d'éliminer la grande pauvreté en versant aux citoyens de quoi subvenir à leurs besoins vitaux. Pourtant, le modèle de société qu'induisent ces propositions pose un certain nombre de problèmes économiques et sociaux.
    Les Économistes atterrés et la Fondation Copernic montrent les risques d'une telle proposition qui abandonne l'objectif de plein-emploi pour éradiquer le chômage, et qui fait la part belle au contournement du salaire minimum et du droit du travail dans les entreprises.
    Son financement suppose, de fait, selon les versions, l'abandon partiel ou total de la protection sociale actuelle.
    Ils proposent, au contraire, une vraie réforme des minima sociaux pour garantir dès l'âge de 18 ans un revenu décent dès lors que l'on est en formation, ou sans emploi, ou en incapacité de travailler. Cette réforme financièrement crédible s'inscrirait dans la conversion de notre modèle productif à la transition écologique et sociale, où la réduction du temps de travail permettrait à tous de participer au travail collectif et de s'insérer pleinement dans la société.

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