Langue française

  • L'auteur s'interroge dans cet ouvrage sur la place du religieux islamique dans la société civile marocaine et apporte des éléments de réponse à travers une passionnante enquête de terrain menée auprès des deux principaux mouvements islamiques marocains.

    Acteur engagé du printemps arabe, et issu lui-même de la gauche démocratique et séculière marocaine, Youssef Belal démontre, par une sociologie religieuse attentive aux formes pratiques de la mobilisation, que l'islam n'est pas incompatible avec la démocratie, et que l'islam politique tel qu'il s'est développé au Maroc, qu'il soit celui de la monarchie ou celui de certains mouvements dits islamistes, participe pleinement de la rationalisation et de la sécularisation de la société de ce pays.

  • Comment et pourquoi la philosophie juridique et politique contemporaine est-elle revenue à Kant? Il faut pour le comprendre s'intéresser d'abord à l'ancrage de la pensée du droit dans la théorie kantienne de la raison pratique et aux problèmes que pose le statut kantien d'une raison normative dans les deux champs coordonnés de l'éthique et du droit (voir les articles de Hans Friedrich Fulda, Bruno Haas, Jean-François Kervégan).
    L'articulation entre droit privé et droit public, entre droit et politique dans la Métaphysique des moeurs doit être considérée en relation avec l'exigence d'une fondation unitaire du système des normes pratiques (João Carlos Brum Torres, Robert B Pippin, Philippe Raynaud, Myriam Revault d'Allonnes). La philosophie politique de Kant peut dès lors être envisagée dans le prolongement de sa théorie du droit international, avec l'ouverture d'une perspective cosmopolitique qu'il importe de définir avec précision (Monique Castillo, Carla De Pascale, Georg Mohr).

  • En 1987, dans la nuit du 3 au 4 juillet, la cour d'assises du Rhône prononçait pour la première fois en France, une condamnation pour crimes contre l'humanité contre Klaus Barbie, pour des faits commis entre février 1943 et août 1944. Cette décision, en ce qu'elle retenait une qualification ignorée lors des procès ayant suivi la Libération, avait connu en France un grand retentissement, mettant durablement en mémoire ce qu'avaient été le génocide et les crimes contre l'humanité perpétrés par le régime nazi.
    Revenant sur cet événement juridique et historique majeur qu'a été le procès Barbie, cet ouvrage dresse un état des lieux mémoriel de la France de 1987 pour mieux appréhender les enjeux de ce procès et en mesurer les conséquences tant au niveau de la justice que de l'histoire et de la mémoire. Cet ouvrage est issu d'un colloque organisé à l'Ecole normale supérieure Lettres et sciences humaines les 10, 11 et 12 octobre 2007 à Lyon et qui a réuni principalement des universitaires et des magistrats : Jean-Marc Baïssus (magistrat et directeur général de la fondation pour le droit continental) William Bourdon (avocat à la cour, fondateur de l'association Sherpa) Elisabeth Claverie (anthropologue, directrice de recherche au CNRS, elle a travaillé sur la mémoire des victimes de Bosnie) - Laurent Douzou (historien, professeur à l'université Lumière Lyon II) Antoine Garapon (magistrat et secrétaire général de l'Institut des hautes études sur la justice) Daniel Gonin (expert psychiatre au procès Barbie) Joël Hubrecht (chercheur à l'Institut des hautes études sur la justice, il a publié Crimes de masse et responsabilité individuelle : la place du droit et ses alternatives) Jean-Paul Jean (avocat général près la cour d'appel de Paris, professeur associé à l'Université de Poitiers) Claude Jorda (juge français, ancien président du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, juge à la Cour pénale internationale) Marcel Lemonde (président de chambre à la cour d'appel de Paris et co-juge d'instruction au Tribunal spécial Khmers rouges) Andréa Lollini (professeur de droit constitutionnel à l'université de Bologne) Rafaëlle Maison (professeur de droit international public à l'université de Picardie) Michel Massé (professeur à l'université de Poitiers spécialiste de droit pénal international) Denis Salas (magistrat, enseignant à l'École nationale de la magistrature et secrétaire général de l'Association française pour l'histoire de la justice) Johannes Schwartz (historien, doctorant au Centre de recherches de l'anthropologie historique à l'Université d'Erfurt) Françoise Sironi (psychologue-psychothérapeute, maître de conférences à l'université Paris 8 et à l'Institut d'études politiques de Paris, expert près la Cour d'appel de Paris, auteur de Psychopathologie des violences collectives) Bernard Thomann (maître de conférences à l'Institut national des langues et civilisations orientales) Pierre Truche (procureur général au procès Barbie, Premier Président honoraire de la cour de cassation et président de l'Association française pour l'histoire de la justice).

  • Denis Barbet, Damon Mayaffre 2007. Débats pour l'Élysée Francesca Cabasino La construction de l'ethos présidentiel dans le débat télévisé français Marlène Coulomb-Gully Le corps présidentiel. Représentation politique et incarnation dans la campagne présidentielle française de 2007 Galia Yanoshevsky L'usage des vidéo-blogs dans l'élection présidentielle de 2007. Vers une image plurigérée des candidats Marion Sandré Analyse d'un dysfonctionnement interactionnel - l'interruption - dans le débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2007 Carmen Pineira, Maurice Tournier Ségolène Royal entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Approche lexicométrique Pierre-Olivier Dupuy, Pascal Marchand Débat de l'entre-deux-tours 2007. La conquête de l'espace lexical Denis Barbet, Damon Mayaffre Bibliographie thématique. Campagne présidentielle VARIA Jacques Guilhaumou Robespierre et la formation de l'esprit politique au cours des années 1780. Pour une ontologie historique du discours robespierriste

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