Dalloz

  • Il en va de la carrière du Doyen Michel Lascombe comme de sa passion pour l´art lyrique. De Strasbourg, où il fut étudiant, il aura gardé le souvenir de la façade de l´Opéra du Rhin et l´enseignement des Maîtres que la providence lui a fait rencontrer. À Valenciennes, Doyen infatigable et omniprésent, il a pu jouer au « Directeur de théâtre » et surmonter les intrigues de quelques « Querelleuses ». À Lille enfin, tant à l´Université qu´à Sciences-Po, déjouant les intrigues des Don Carlo et autres Macbeth, ce sont les trompettes d´Aïda qui ont salué son talent et sa créativité.
    Comme les grands opéras en trois actes, ses centres d´intérêts scientifiques se sont construits autour d´un triptyque de recherches : Cour européenne des droits de l´homme, Cour des comptes et Conseil constitutionnel. Son Droit constitutionnel de la Ve République sonne comme «La Flûte enchantée», inventif, créatif et curieux ; ses commentaires du Code constitutionnel et des droits fondamentaux n´ont rien à envier aux intrigues subtiles et parfois meurtrières des grandes pièces de Verdi ; sa science des finances et de la comptabilité publique est structurée et méthodique comme un opéra de Wagner, mais subtile et raffinée comme une pièce de Mozart.
    La mise en musique des pièces de son oeuvre est permanente, réfléchie et formidablement orchestrée : les ordres professionnels et la déontologie, l´École de Lille des finances publiques, le droit constitutionnel... C´est un inépuisable curieux, syncrétique et persévérant, mais qui, comme Falstaff, a toujours refusé de se prendre au sérieux.
    Et tout ceci au service d´une vraie passion pour l´enseignement supérieur : il y a, chez Michel Lascombe, du Don Juan tant son intelligence et sa capacité à rendre simples les choses complexes ont pu séduire des générations d´étudiants.
    Ces Mélanges résonnent comme la troisième partie du Nabucco de Verdi : un hommage rendu par ses collègues et amis qui lui expriment ici leur admiration, respect, gratitude et affection.

  • Avocat honoraire après 21 ans d´exercice, maître de conférences à l´Université de Nantes depuis 1995 et membre du Conseil supérieur de la magistrature de 2013 à 2019, Jean Danet aura mené une carrière à l´image de ses recherches, à la fois, riches et plurielles, à la croisée des interactions entre le droit pénal et les autres disciplines qui l´éclairent, sans jamais perdre de vue les enjeux liés à la pratique judiciaire.
    Ces nombreux ouvrages, articles et chroniques témoignent de son intérêt inépuisable pour la compréhension de la justice pénale et de ses mutations, parmi lesquels on peut citer La justice pénale entre rituel et management (PUR, 2010) ou bien encore La réponse pénale. Dix ans de traitements des délits (PUR, 2013), fruit d´une recherche empirique qu´il aura dirigé avec le soutien de l´A.N.R. Il s´impliquera par ailleurs dans plusieurs commissions ministérielles, dont la conférence de consensus sur la prévention de la récidive et la commission sur l´évolution du ministère public présidée par Jean-Louis Nadal (2013). Le droit rural auquel il a consacré sa thèse et une grande part de son activité de praticien mais aussi l´influence prégnante de l´oeuvre de Michel Foucault lui ont en outre permis de penser le droit et la justice à hauteur d´homme comme à l´échelle systémique.
    À travers cet ouvrage, collègues, avocats, magistrats et amis, ont souhaité rendre hommage à l´avocat et au chercheur mais aussi à l´enseignant qui aura marqué plusieurs générations d´étudiants.
    Les Mélanges en son honneur sont coordonnés par François Rousseau, Sylvie Grunvald et Gildas Roussel, enseignants à l'Université de Nantes et de Bretagne occidentale.

  • C'est pour rendre hommage au professeur Yves MAYAUD et aux 45 ans de ses activités entièrement consacrées à l'enseignement, à la recherche et à l'administration des filières pédagogiques dont il avait la charge, que ses amis, ses collègues et de nombreux professionnels de la justice pénale, souvent ses anciens étudiants, ont réuni leurs contributions dans cet ouvrage intitulé : Entre tradition et modernité : le droit pénal en contrepoint .

    Les juristes ont pu apprécier, au fil de ses écrits, sa manière, inégalée, d'appréhender les mouvements substantiels qui ont traversé le droit pénal général, bien avant la réforme du code pénal entrée en vigueur le 1er mars 1994. Cette réforme a assuré le lien entre une tradition inscrite dans la codification napoléonienne et des orientations plus modernes, destinées à répondre aux attentes et aux valeurs de notre temps. Tout en ne perdant rien de l'esprit qui les anime, les principes directeurs du droit pénal ont été repris dans leur formulation, voire affinés dans leur contenu. Yves Mayaud s'est attaché à rebondir sur les différences, les nuances, les ajouts, les suppressions, pour déceler dans ces mouvements de quoi confirmer les thèses les plus classiques, mais aussi de quoi les enrichir d'une perception renouvelée. Ce travail de fond a livré une autre manière d'appréhender et de restituer le droit pénal dans sa dimension générale, avec pour avantage de disposer de nouveaux critères d'articulation, et d'assurer ainsi une lecture plus sûre du droit pénal spécial, voire de la procédure pénale, tel une aria parfaitement maîtrisée, se prêtant aux meilleurs développements d'un contrepoint serré.

    La double allusion musicale ne surprendra pas. Yves Mayaud a toujours doublé ses études, puis ses activités d'enseignant, d'une vie artistique intense, pratiquant à la fois le piano et l'orgue, et se produisant régulièrement en concerts et récitals, souvent en duo avec des instrumentistes de renom. Ayant un goût prononcé pour l'improvisation, il a travaillé l'harmonie et le contrepoint avec les meilleurs professeurs, notamment du Conservatoire national régional de Lyon.

    Amateur inspiré, et doté d'une grande pratique du clavier, il s'est toujours partagé entre rigueur et beauté : la rigueur du droit, et la beauté des sons.

  • Bernard Stirn n'est pas au terme de sa carrière. Mais le moment est venu, quelque temps après son départ de la présidence de la section du contentieux du Conseil d'État, de dédier des Mélanges à cet acteur de premier rang de la scène juridique.
    Bernard Stirn a occupé et continue d'occuper la scène juridique à plusieurs titres. Membre du Conseil d'État où il a exercé toutes les fonctions, il a irrigué et piloté le cours de la jurisprudence administrative en veillant à la fois à sa pérennité et à sa vitalité. Pédagogue éclairé et éclairant, il s'est attaché avec un talent inégalable à transmettre ses connaissances et son intelligence du droit public à travers ses enseignements, ses ouvrages de référence, ses conclusions et nombreux articles.
    Dans tous les cas, Bernard Stirn est parvenu à concilier l'idée de progrès et la recherche des justes équilibres ; l'ouverture sur d'autres horizons, tout particulièrement l'espace juridique européen, et la préservation du génie juridique français.

    Il est donc naturel que le florilège d'articles ici réunis émane à la fois de juges, d'universitaires et d'avocats, français et étrangers. Leurs contributions que réunit la force des hommages à l'oeuvre du dédicataire sont autant d'échos aux harmonies en mouvement qu'il a su composer.

  • Les Mélanges offerts au Professeur Alain Couret sont à l´image de ce grand juriste qui aura marqué le droit des affaires au tournant des XXe et XXIe siècles. Fort de soixantecinq contributions rédigées par des auteurs majeurs d´une doctrine principalement commercialiste, ce recueil couvre en effet une vaste palette de thèmes - droit des sociétés, gouvernance d´entreprise et RSE, droit financier, droit des procédures collectives, droit des nouvelles technologies... - qui sont autant de reflets des champs qu´a sillonnés Alain Couret au cours de sa carrière universitaire. Leur dédicataire n´a par ailleurs eu de cesse d´enrichir sa pensée, toujours transcrite dans une langue déliée, non seulement en investissant d´autres domaines - singulièrement les sciences de gestion -, mais encore en scrutant d´autres cultures juridiques.
    Le Professeur Alain Couret est aussi un avocat de renom, ce qui lui a permis de nourrir constamment sa réflexion des réalités vécues par les entreprises. Ce trait, dont sont empreints les écrits des auteurs qui ont souhaité lui rendre ici hommage, sera apprécié à sa juste valeur par les praticiens.
    L´humilité et la simplicité d´Alain Couret n´ont d´égal que son élégance morale et intellectuelle. Il a de surcroît cette chance que la perception par ses interlocuteurs de la bienveillance, au sens le plus noble de ce terme, qui est sienne est encore accentuée par son bel accent toulousain...
    Ces Mélanges sont coordonnés par Hervé Le Nabasque, Jean-Marc Moulin, Jacques Moury et Anastasia Sotiropoulou

  • Attaches fidèles, voyages longs, grands espaces, homme libre.
    La vie juridique de Pierre BON ressemble à sa passion pour les océans. Les sillages qu'il a creusés sont tous durables, profonds et rectilignes : l'Université de Pau, les mondes ibériques, le contentieux constitutionnel comparé, la protection des droits fondamentaux, la responsabilité de la puissance publique, le droit administratif des biens, le droit de l'expropriation, la Revue française de droit administratif...
    C'est un voyageur au long cours, éclectique et constant, à qui ses collègues et amis rendent ici hommage et expriment leur admiration.

  • Il est peu d'universitaires qui, aujourd'hui, parviennent à ne pas enfermer leur carrière, leur recherche et leurs enseignements dans les limites étroites d'une spécialité. Le Professeur Jean-Pierre Laborde fait partie de ceux-là. Il aura su, au cours des quatre dernières décennies, défendre l'idée que les disciplines juridiques forment un tout et qu'il est vain d'ignorer les liens qui les unissent. Résolument engagé à la fois dans l'étude du droit international privé et dans celle du droit social, le professeur Laborde a toujours revendiqué un attachement pluridisciplinaire à la recherche juridique. Ses élèves, ses collègues et ses amis, en France comme à l'étranger, savent combien sa pensée originale et subtile a ainsi pu couvrir tous les champs de la réflexion. Les Mélanges qui lui sont offerts sont à l'image de cette pensée foncièrement pluraliste et ouverte. Ils s'inscrivent dans l'idée que le droit est avant tout un lien, social tout autant que politique. Ils témoignent de ce que l'étude du droit consiste d'abord à comprendre des relations. Le droit international privé et le droit social en sont évidemment l'illustration, et nombreuses sont les contributions qui, en ces domaines, sur des thèmes aussi variés que passionnants, déclinent les liens contemporains qui les fondent. Mais la théorie générale du droit, les analyses historiques, la philosophie ou le droit comparé sont également mobilisés autour des sujets qui ont occupé la pensée du dédicataire. Cet ensemble forme un ouvrage dense et original qui ouvre de larges perspectives sur les problématiques juridiques contemporaines.

  • Robert Badinter est un avocat, universitaire, essayiste et homme politique français.
    Président du Conseil constitutionnel de 1986 à 1995, il est principalement connu pour son combat en faveur de la réinsertion des détenus et contre la peine de mort, dont il obtient l'abolition en France le 9 octobre 1981 en tant que garde des Sceaux, pour la suppression de la disposition légale pénalisant les relations homosexuelles avec un mineur pour des âges où les relations hétérosexuelles étaient légales, et aussi pour sa participation à la rédaction du nouveau Code pénal.

  • Professeur émérite de l'université de Nantes et membre honoraire de l'Institut Universitaire de France, François Collart Dutilleul a conduit ces dernières années d'ambitieuses recherches dans le cadre du programme Lascaux qui s'appuie sur un réseau de plus de 200 chercheurs dans le monde et travaille en lien avec la société civile. Portant à la fois sur la sécurité alimentaire et sur la gestion des ressources naturelles, ces travaux illustrent son intérêt pour le droit de l'alimentation et cohabitent avec les nombreux ouvrages et articles consacrés au droit des contrats, au droit de l'immobilier ou au droit rural, parmi lesquels on peut citer l'incontournable Précis Dalloz Contrats et civils et commerciaux, co-écrit avec le professeur Philippe Delebecque.
    Son insatiable curiosité intellectuelle, son ouverture d'esprit, son appétit pour les recherches interdisciplinaires ont conduit François Collart Dutilleul à arpenter le monde et à l'observer « avec le droit en tête » pour reprendre une expression qui lui est chère, contribuant ainsi au rayonnement du droit français.
    À travers cet ouvrage, ses collègues, ses amis, ses anciens étudiants, français et étrangers, ont souhaité rendre hommage au chercheur mais aussi à l'enseignant qui a marqué plusieurs générations d'étudiants et de doctorants.

  • À l'occasion du départ d'Élisabeth Zoller à la retraite, hommage doit être rendu à son talent.
    Auteur de remarquables ouvrages et articles, elle a notamment enseigné le droit international et le droit constitutionnel comparé dans les facultés de droit de Nantes, d'Angers, de Strasbourg, de Paris 2 et aux États-Unis (Universités de Cornell, Rutgers, Tulane et Indiana-Bloomington). Elle fut également conseil et avocat du gouvernement fédéral des États-Unis devant la Cour internationale de justice (notamment pour l'affaire Questions d'interprétation et d'application de la convention de Montréal de 1971 résultant de l'incident aérien de Lockerbie). Du droit international public (La bonne foi en droit international public, Droit des relations extérieures) au droit américain (De Nixon à Clinton, Malentendus juridiques transatlantiques, Grands arrêts de la Cour suprême des États-Unis, Le droit des États-Unis, Histoire du gouvernement présidentiel aux États-Unis pour ne citer qu'eux), sans oublier son manuel de Droit constitutionnel et celui d'Introduction au droit public, ses ouvrages sont incontournables et ont marqué des générations d'étudiants et d'enseignants-chercheurs. Que ce soit dans ses livres ou nombreux articles et chroniques, créations institutionnelles (le Centre de droit américain devenu le Centre de droit public comparé à l'Université Paris II- Panthéon-Assas) l'analyse comparatiste n'a jamais quitté Élisabeth Zoller, qui étudie les autres systèmes avant tout pour mieux connaître le sien. Tout comme s'est dessinée, dès l'enseignement du droit international public (plus exactement, à partir de son cours dispensé à La Haye en 2002 sur les « aspects internationaux du droit constitutionnel »), une problématique très particulière à une époque où l'accent était mis sur l'État : le droit doit être pensé à partir de l'individu. Ses collègues, doctorants, amis français et étrangers lui offrent cet ouvrage pourlui témoigner admiration, respect, gratitude et affection.

  • Michel Vivant n´est pas au terme de sa carrière mais le moment est venu, peu de temps après son départ de la direction de la spécialité Propriété intellectuelle du master de «Droit économique» à Sciences Po, de lui dédier des Mélanges.
    Doyen de la Faculté de Droit et des Sciences économiques de Montpellier où, après avoir dirigé l'IRETIJ (laboratoire pionnier en informatique juridique), optant pour une approche originale et transversale de la propriété intellectuelle, Michel Vivant a fondé et dirigé l'ERCIM (Équipe de recherche Créations Immatérielles et Droit) ainsi que le DEA puis le Master de Droit des Créations immatérielles. Il a rejoint Sciences Po en 2007 où il a poursuivi ses très nombreuses activités (membre du Conseil supérieur de la propriété industrielle comme jadis du CNRS, expert auprès de la Commission européenne, associé à de très nombreuses institutions universitaires en qualité d´enseignant, de la Fondation Vargas à Rio à l'Université Laval à Québec, en passant par l'Université de Can Tho au Vietnam....).
    Michel Vivant, qui est un professeur merveilleusement érudit, a été l´un des pionniers du droit de l´informatique et de l´internet et un très fin connaisseur, ce qui est toujours encouragé mais rarement pratiqué, du droit de la propriété industrielle et du droit de la propriété littéraire et artistique.
    Dans cette grande maîtrise du droit de l´immatériel (ou du droit de la pensée, comme il l´affichait dans la présentation de son centre de recherche à Montpellier) il a dirigé les travaux de 70 docteurs en droit, français ou étrangers. Il est aussi l´un de ces professeurs de droit (et ils ne sont pas si nombreux) qui n´a jamais abordé la propriété intellectuelle uniquement pour elle-même mais l´a sans cesse replacée dans son environnement juridique, économique et social. Michel Vivant n´a jamais cessé, par ailleurs, d´allier une activité académique nationale et internationale et une activité pratique (activité de conseil, en France et à l'étranger, auprès des entreprises comme des cabinets d'avocats, mission d'arbitrage). Il est donc naturel que le florilège d´articles ici réunis émane à la fois d´universitaires et d´avocats, français et étrangers. Leurs contributions qui sont présentées autour de trois idées fortes (« Construire une théorie de l´immatériel », « S´ouvrir sur d´autres systèmes de droit », « Décloisonner les disciplines juridiques ») sont autant d´échos à l´esprit curieux et inventif de Michel Vivant qui n´a eu cesse de penser ce droit de la pensée.

  • Michel Verpeaux a été Professeur agrégé des facultés de droit (1988), puis Professeur à l´Université de Franche-Comté (1988-1991), à l´Université de Bourgogne (1991-1995) et à l´Université Paris 2 Panthéon-Assas (1995-2001). Il est professeur depuis 2011 à l´Université Paris 1 - Panthéon- Sorbonne.
    Ces Mélanges visent à lui rendre hommage à travers une soixante-dizaine de contributions qui seront organisées autour de trois thématiques : « révolution », « constitution » et « décentralisation ».

  • Professeur de droit et de science politique, directeur de Cabinet du président de la République puis du président de l'Assemblée nationale, membre du Conseil constitutionnel, président d'Université, président de PRES, Jean-Claude Colliard aura au long de sa carrière allié la théorie et la pratique tout à la fois juridique et politique. Il est ainsi le modèle du grand constitutionnaliste. Ses amis, disciples et collègues, venus d'horizons divers, veulent lui témoigner, avec ces Mélanges, leur affection et leur estime, en célébrant une vie au service de l'Université.

  • Dans quelques mois, le mandat de Jean-Paul Costa en tant que Président de la Cour européenne des droits de l'homme s'achèvera. Il aura été le premier français à succéder dans ces hautes fonctions à l'illustre René Cassin, Prix Nobel de la Paix.
    Sa carrière professionnelle comprend trois parties essentielles, dont certaines concomitantes : membre du Conseil d'État à sa sortie de l'École nationale d'administration, en parallèle enseignant à l'Université (et notamment professeur associé à Orléans et Paris), enfin juge à la Cour européenne des droits de l'homme. Il a aussi beaucoup écrit et ses différentes contributions font autorité. Homme de dialogue, il a développé pendant son mandat les relations avec les différentes juridictions suprêmes et constitutionnelles nationales. Il a donné à la Cour un grand rayonnement en France et dans le monde. Cet ouvrage rassemble des contributions émanant de membres des juridictions administratives ou judiciaires, qui ont été ses collègues, d'universitaires qui l'ont côtoyé dans le cadre de ses activités d'enseignement ou lors de colloques, d'un certain nombre de ses collègues juges ou anciens juges à la Cour européenne des droits de l'homme. Des français comme des étrangers y ont contribué.

    Ont notamment contribué : Jean BARTHELEMY, Edwige BELLIARD, Vincent BERGER, Isabelle BERRO-LEFEVRE, Corneliu BIRSAN, Jean-Claude BONICHOT, Laurence BURGORGUE-LARSEN, Ireneu CABRAL BARRETO, Lucius CAFLISCH, Guy CANIVET, Josep CASADEVALL MEDRANO, Sabino CASSESE, Jacques CHEVALLIER, Vlad CONSTANTINESCO, Delphine COSTA, Jean-Marie DELARUE, Mireille DELMAS-MARTY, Pierre DELVOLVE, Françoise DREYFUS, Spyridon FLOGAITIS, Erik FRIBERGH, Elisabet FURA, Lech GARLICKI, Bruno GENEVOIS, Marc GUILLAUME, Mattias GUYOMAR, Pekka HALLBERG, Karel JUNGWIERT, Anatoly KOVLER, Daniel LABETOULLE, Vincent LAMANDA, Marie-Aimée LATOURNERIE, Giorgio MALINVERNI, Jean-Pierre MARGUENAUD, Jean MASSOT, Jacqueline MORAND DEVILLER, Egbert MYJER, Jean-Louis NADAL et Peimane GHALEH-MARZBAN, Michael O'BOYLE, Antoine PANTELIS, Jose Antonio PASTOR RIDRUEJO, Dragoljub POPOVIC, Georg RESS, Christos ROZAKIS, Jean-Marc SAUVE, Olivier SCHRAMECK, Lord SEDLEY, Dean SPIELMANN, Bernard STIRN, Frédéric SUDRE, Paul TAVERNIER, Wilhelmina THOMASSEN, Gérard TIMSIT, Françoise TULKENS, Christian VIGOUROUX, Patrick WACHSMANN, Claire WAQUET, Luzius WILDHABER, etc.

  • Quel est le juriste, universitaire ou praticien, qui ne connaît pas le professeur Serlooten ?
    La production scientifique du professeur Serlooten est en effet d'une incroyable richesse et d'une rare cohérence. Sa curiosité intellectuelle et son extrême degré d'exigence ont rapidement conduit ce professeur de droit civil à investir le droit de l'entreprise, dans toutes ses composantes, commerciales et fiscales. S'il est aujourd'hui surtout reconnu pour ses écrits en fiscalité, notamment son Précis de Droit fiscal des affaires (Dalloz, 14e éd., 2015-2016), le professeur Serlooten a d'abord marqué le droit des sociétés, notamment par ses contributions sur les entreprises unipersonnelles, puis le droit des procédures collectives, qu'il a savamment croisé avec le droit fiscal.
    40 juristes, universitaires ou praticiens, ont souhaité rendre hommage à ce grand professeur d'université en écrivant chacun un article dans le domaine du droit de l'entreprise. Le champ d'investigation des contributeurs est si vaste et les problématiques si actuelles que tout juriste qui s'intéresse à l'entreprise ou à l'entrepreneur y trouvera son bonheur, qu'il soit privatiste ou publiciste, positiviste ou historien du droit, internationaliste ou non .

  • Promoteurs et auteurs de cet ouvrage ont entendu rendre hommage au riche parcours académique et scientifique d'une personnalité marquante. Professeur à l'Université de Caen quelques années durant, puis, pendant plus de trois décennies à l'Université Paris X-Nanterre (désormais Université Paris Nanterre), directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, naguère encore président de l'Institut international pour les études comparatives, Antoine Lyon-Caen a rempli avec un exceptionnel talent et une enviable réussite toutes les missions d'un professeur d'université : celles d'enseignant, de chercheur et d'auteur, d'animateur d'activités de recherche et de directeur de thèse. Entre autres fonctions et responsabilités, il a aussi assumé la présidence de l'Association française de droit du travail et de la sécurité sociale et dirige, depuis sa création qui lui doit beaucoup, la Revue de droit du travail.
    Les contributions réunies dans cet ouvrage relèvent des disciplines ou champs de recherche qu'Antoine Lyon-Caen a illustrés et continue à illustrer : la pratique doctrinale et la théorie du droit social (droit du travail, droit social européen et international notamment), l'analyse comparative dans ce champ du droit social, les questions touchant à l'organisation et au fonctionnement de la justice, les relations entre monde du droit et champ social ou politique, relations entre droit et sciences économiques, etc.. Elles se réfèrent à des ordres juridiques ou des expériences de notre pays, d'entités européennes et internationales, ou à des « droits d'ailleurs ».

  • Quelques mois après le départ à la retraite de Philippe Merle, certains de ses élèves et amis ont souhaité rendre hommage à son oeuvre ainsi qu'à son attachante personnalité en réalisant un recueil de Mélanges en son honneur.
    Son oeuvre est bien connue des spécialistes du droit des affaires : étudiants, collègues et praticiens ont tous eu l'occasion d'utiliser le célèbre Précis de Droit des sociétés. Au- delà, les contributions rassemblées dans ces Mélanges porten témoignage de la curiosité d'esprit de Philippe Merle sur tous les aspects de la vie des affaires, exprimée sous forme d'ouvrages, de notes, de commentaires, d'articles ou de conférences. Un droit des affaires parcouru sans relâche avec une clarté d'exposition jamais prise en défaut et une rigueur réalisant avec la même constance une parfaite alliance entre les fondements théoriques de la matière et la prise en considération des intérêts pratiques auxquels elle se trouve confrontée.
    De son attachante personnalité, le nombre et la provenance des contributions suffiraient à témoigner, reflétant l'étroitesse et la pérennité de liens tissés entre Beyrouth, Nancy et Paris. À travers ces Mélanges, les auteurs des contributions rassemblées ont ainsi voulu rendre hommage - modestement - aux qualités de l'homme et à l'importance de sa contribution au droit des affaires.

  • Rassemblant les contributions de ses élèves, collègues et amis, de France et de l'étranger, ces Mélanges, offerts à Camille Jauffret-Spinosi, sont un témoignage de reconnaissance pour un professeur estimé, aimé et respecté, qui dans le prolongement de l'oeuvre de René David, a enrichi les aspects les plus divers du droit comparé. À la direction de l'Institut de droit comparé de Paris, comme au sein de l'Association Henri Capitant des amis de la culture juridique française et de la Société de législation comparée, Camille Jauffret-Spinosi, esprit toujours curieux, tolérant et entreprenant, a contribué au développement du droit comparé et au rayonnement du droit français dans le monde.

  • Devenu avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation en 1957 à l'âge de vingt-sept ans, Arnaud Lyon-Caen a été, sans aucun doute, l'une des figures les plus marquantes de cette profession dont il a illustré le rayonnement pendant les cinquante-trois ans de son exercice professionnel.Juriste hors pair, dans toutes les branches du droit sans exception, on ne compte plus les affaires de principe qu'il a plaidées devant toutes les juridictions suprêmes et souveraines, françaises ou internationales. Premier avocat à plaider une question prioritaire de constitutionnalité devant le Conseil constitutionnel après la réforme de 2008, Arnaud Lyon-Caen a incarné pendant toutes ces années, la Défense, la Justice, le Droit.Par cet ouvrage, sesamis et ses proches ont souhaité rendre hommage à l'une des plus grandes figures de l'Ordre des avocats auxConseils de la seconde moitié du XXe siècle jusqu'à sa disparition en 2011.Homme droit,juristedistinguéetavocat remarquable,Arnaud Lyon-Caen a consacré sa vie àfaire triompher l'idée qu'il se faisait de la nécessité, absolue, de l'État de droit.Pour tenter de rendre compte de la personnalité exceptionnelle d'Arnaud Lyon-Caen, cet ouvrage réunit des témoignages d'amitié et d'admiration,des contributions prestigieuses etfait entendre, à travers la reproduction de quelques-unes de ses plaidoiries, une parole claire et convaincante au service des causes les plus justes.

  • Marie-Stéphane Payet nous a quittés depuis déjà trois ans.
    Son approche du droit témoignait de la diversité de ses centres d'intérêt ; elle reflétait aussi sa personnalité chaleureuse, son esprit curieux et original. Philosophie du droit, métaphysique et philosophie morale et politique, droit des affaires, l'avaient tour à tour retenue au cours de ses études. Une thèse avait suivi, intitulée Droit de la concurrence et droit de la consommation, dans laquelle elle s'employait avec une remarquable hauteur de vue à comparer les deux branches du droit.
    Dans tous ses articles ultérieurs, avec éclectisme, elle avait su créer des correspondances entre les sujets qui l'intéressaient. On a salué la "personnalité hors norme" de Marie-Stéphane Payet et évoqué chez elle une association idéale, celle de son talent et de sa maîtrise, elle qui avait compris les codes et les aimait pour mieux les dépasser. Après la mort de Marie-Stéphane Payet, un groupe d'enseignants de l'Université de Paris II, qui l'avaient aimée et admirée, a voulu lui consacrer des Mélanges.
    Ils ont réuni autour d'eux des amis proches ou des universitaires qui, sans la connaître intimement parfois, souhaitaient s'associer à cette initiative ; les uns et les autres ont rédigé des contributions, juridiques ou extra- juridiques, liées à sa personne, à ses goûts ou à ses intérêts.
    L'ensemble qui en résulte est à son image.

  • Auteur d'une thèse remarquée consacrée à l'acte juridique en droit international public, Jean Paul Jacqué enseigne d'abord à Strasbourg le droit international public et le droit constitutionnel, tout en exerçant successivement les fonctions de doyen de la faculté de droit, sciences politiques et gestion et de président de l'Université Robert-Schuman.
    Son intérêt scientifique pour la protection internationale des droits de l'homme et pour le Parlement européen le conduira bientôt à être associé à l'élaboration d'importants projets au sein de la Communauté économique européenne. L'attention qu'il porte aux institutions communautaires l'amène ensuite à donner un nouveau cours à sa carrière : il est nommé directeur au service juridique du Conseil de l'Union européenne.
    Placé, par ses fonctions, au coeur même de l'élaboration quotidienne du droit communautaire, il continue de mener une activité universitaire soutenue (rédaction de manuels et de nombreux articles, conférences, enseignements). Ainsi, Jean Paul Jacqué mène-t-il de front action et réflexion, en conjuguant avec talent ses responsabilités au sein du Conseil, et sa capacité critique à analyser l'évolution juridique et politique de l'Union européenne.

  • Après les Mélanges en l'honneur de Guy Braibant publiés en 1996, ses amis et ses proches ont souhaité lui rendre hommage deux ans après sa disparition en évoquant l'homme, ses idées, ses actions, ses passions.
    Dans ces lignes, on découvre tout d'abord un jeune homme d'une intelligence exceptionnelle et d'une maturité singulière, curieux de tout, sensible et réfléchi.
    C'est également le portrait du juriste, éminent spécialiste de droit administratif qui est ici brossé. A la fois auteur, enseignant et praticien, défenseur de l'état de droit et cherchant à le faire progresser, il a occupé pendant plusieurs décennies une position centrale qui a fait de lui un juriste respecté dans son pays et internationalement reconnu.
    Outre sa prestigieuse carrière de conseiller d'État, son engagement politique au parti communiste français l'a conduit à assumer des responsabilités auprès de Charles Fiterman dans les années 1980.
    L'importance de son oeuvre s'exprime aussi dans la promotion de la science administrative en France et dans le monde, la rénovation de la codification des lois et règlements et son rôle essentiel dans l'élaboration de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
    La variété et la richesse des contributions et documents qu'il rassemble font de cet ouvrage collectif une référence précieuse pour ceux qui veulent mieux connaître le parcours d'un grand juriste et l'histoire institutionnelle de la période.

  • Rayonnement et engagement : c'est ainsi que, si l'on devait la résumer en deux mots, on pourrait présenter Christine Lazerges.
    Professeur émérite de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancienne députée et vice-présidente de l'Assemblée nationale, présidente fondatrice de nombreuses associations, présidente honoraire du think tank Droit, Justice et Sécurités, rédactrice en chef de la revue Archives de politique criminelle, actuelle présidente de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, Christine Lazerges, si elle est d'abord une universitaire, grande spécialiste de la science pénale, est une universitaire ancrée dans la Cité, pour qui le droit est mouvement, au service du progrès. S'inscrivant dans la tradition française de l'humanisme juridique, les nombreux travaux de Christine Lazerges ont laissé une empreinte originale sur la recherche en croisant l'étude du droit pénal à celle de la politique criminelle, qu'elle définit comme « l'analyse et la compréhension du phénomène criminel amenant à la mise en uvre d'une stratégie pour répondre aux situations de délinquance ou de déviance ».
    Une soixantaine d'auteurs, anciens élèves/collègues/amis, universitaires et/ou praticiens ont voulu rendre hommage à l'universitaire investie à travers ces mélanges de Politique(s) criminelle(s) réunissant des aspects importants de la pensée et de la personnalité de Christine Lazerges : l'engagement, la fabrication du droit, les progrès du droit. La densité et la richesse de ces études en l'honneur de Christine Lazerges en font un ouvrage de référence pour tous les juristes.

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