Calmann-levy

  • Quoi de plus naturel que nos façons de vivre, que l'on considère la table, l'hygiène, la manière de se mettre au lit ou de se moucher oe Mais l'observation d'autres civilisations montre que notre comportement quotidien est le résultat d'un long processus d'apprentissage, suivi et perfectionné par les générations successives. Norbert Elias, en s'appuyant sur des sources aussi savoureuses que déroutantes, démontre que nos habitudes, nos moeurs peuvent être datées et appréciées sur une « échelle de civilisation ».
    Du Moyen Age à nos jours, l'auteur décrit le polissage des différents groupes sociaux, le passage progressif d'une société hiérarchisée et cloisonnée à une société intégrée.
    Repartant des notions de politesse et de civilité formées en France au sein de l'aristocratie de cour, Norbert Elias dénonce toute conception de la civilisation occidentale qui présenterait celle-ci comme l'expression de talents considérés comme supérieurs à ceux des autres.
    La civilisation est un processus. Or, une phase essentielle de ce processus est achevée « à l'instant où la prise de conscience de la civilisation, où le sentiment de la supériorité de leur propre comportement et sa concrétisation au niveau de la science, de la technique et des arts commencent à gagner les nations de l'Occident ».
    La Civilisation des moeurs est le livre qui peut nous permettre de penser un au-delà de cette phase d'achèvement, à partir de la thèse paradoxale que l'évolution des moeurs est l'invariant des sociétés occidentales modernes.
    Norbert Elias (1897-1990) a fait des études de médecine, de psychologie et de philosophie en Allemagne. Il a été l'élève de Rickert, Husserl et Jaspers. Contraint de fuir l'Allemagne en 1933, il s'est réfugié en France avant de s'installer définitivement en Grande-Bretagne. La Civilisation des moeurs est le premier volet de son ouvrage fondamental : Le Processus de civilisation.

  • Soixante-cinq des plus grands noms de la magistrature, parmi lesquels François Molins, procureur général près la Cour de cassation, ou Jean-Michel Hayat, premier président de la cour d'appel de Paris, mais aussi des juges des enfants, des avocats généraux, des procureurs, des membres du Conseil constitutionnel, du Conseil d'État, du Conseil supérieur de la magistrature, qui officient aussi bien dans des tribunaux de commerce que dans l'antiterrorisme, à Paris en province et en outre-mer, prennent la parole et nous disent ce qu'est rendre la Justice au quotidien... Comment ? Avec quels moyens ?
    Chacune de leurs voix se propose de comprendre un pan des rouages de la machinerie judiciaire et de saisir toute la difficulté d'un métier où l'impartialité, l'intégrité, la recherche perpétuelle de ce qui est juste, font loi. Mais nos gardiens de la justice restent des hommes, faillibles parfois, sensibles - car l'humain n'est jamais loin, et s'il peut être la source de cas de conscience cornéliens, il est aussi ce qui permet d'apporter un peu de lumière dans une profession labyrinthique.

  • Colmar, novembre 1924. Lisel Schmitt, vingt-deux ans, est première main dans un atelier de confection pour dames. Après avoir passé un an à Paris, employée d'une prestigieuse maison de couture, elle rêve de créer ses propres modèles et de faire carrière.

    Son destin, jusqu'alors paisible et prometteur, bascule le jour où un incendie se déclare dans le magasin où elletravaille. Piégée dans l'immeuble en flammes, brûlée aux mains, elle est sauvée de justesse par Heinrich Keller, un pompier. L'attirance est immédiate entre les deux jeunes gens, mais bientôt Lisel est victime d'une mystérieuse machination et confrontée à un terrible secret, ce qui pourrait briser tous ses rêves.

  • Après la société de cour et la civilisation des moeurs, la dynamique de l'occident vient couronner l'oeuvre de norbert elias, le processus de civilisation.
    L'auteur s'attache ici à démonter les mécanismes qui ont conduit les européens, sous l'influence déterminante de la france, à exercer un contrôle croissant sur leurs pulsions.
    La démonstration de norbert elias se développe sur deux voies parallèles. la première suit le mouvement séculaire qui a mené de la dispersion féodale à la concentration étatique contemporaine, en passant par le stade ; crucial selon l'auteur ; de la monarchie absolue. la seconde suit le conflit politique déterminé par les tensions qui opposent et rassemblent les groupes sociaux, que ce soit dans la concurrence au sein des élites ou dans l'antagonisme entre élite et peuple. ces tensions, jointes à la multiplication des contacts sociaux, contraignent les individus à aiguiser leur perception de l'environnement politique et social, à éviter toute manifestation intempestive de leurs pulsions.
    Norbert elias analyse donc le passage d'une société traditionnelle (soumise à une loi hétéronome) à une société complexe où la monopolisation, par l'etat, de la violence engage un mouvement d'autonomisation des normes, de prise en charge des individus par eux-mêmes. jusqu'à la réalisation de cette autonomie, jusqu'à ce que l'individu se donne lui-même sa propre loi, les hommes « sont, dans la meilleure des hypothèses, engagés dans le processus de la civilisation. jusque-là, force leur sera de répéter encore souvent : - la civilisation n'est pas encore achevée. elle est en train de se faire.  » norbert elias (1897-1990) a fait des études de médecine, de psychologie et de philosophie dans différentes universités allemandes. il a été l'élève de rickert, husserl et jaspers. obligé de fuir l'allemagne en 1933, il s'est réfugié en france avant de s'installer définitivement en grande-bretagne. le processus de civilisation, dont la dynamique de l'occident est le dernier volet, est l'ouvrage majeur de norbert elias.

  • Le lever et le coucher Soleil, les splendeurs de Versailles, les raffinements de l'étiquette, les folles dépenses de l'aristoclratie, les bergeries de Marie-Antoinette... Tous ces traits que la conscience commune a retenus de la Cour de l'Ancien Régime, ne sont-ils que des anecdotes amusantes ou révèlent-ils l'essence d'une société ?Norbert Elias analyse avec rigueur la logique interne de la société de cour et, au-delà, de toutes les sociétés prérévolutionnaires. Il monte et démonte les règles du jeu social et la manière dont les joueurs individuels et collectifs s'en accommodent. Il retrace brillamment les origines et l'évolution d'un type de société dont la France a donné le modèle et où les élites se doivent, sous peine de sombrer, de poursuivre frénétiquement le prestige social ; où le roi assoit son pouvoir sur l'aménagement rationnel et subtil des rivalités ; où tous les acteurs sont pris dans un entrelacs infrangible de contraintes et pressions. C'est pour leur échapper que les hommes du temps ont créé des compensations imaginaires dont les pastorales du XVIIe siècle et les bergeries du XVIIIe sont les exemples les plus représentatifs.La Cour n'est donc pas seulement une curiosité de notre histoire, elle est une étape décisive dans la formation de l'homme moderne. Sans elle, on ne saurait comprendre les relations que nous entretenons aujourd'hui avec autrui, nous-mêmes et la nature.Ce livre fait suite à la Civilisation des moeurs et, comme lui, au-delà des anecdotes savoureuses et des analyses pertinentes, contribue puissamment à la compréhension l'aventure humaine.

  • Les dictateurs parviennent rarement au pouvoir par un coup de force. Leur marche vers le sommet de l'État s'effectue au contraire le plus souvent dans le cadre des institutions démocratiques elles-mêmes.
    Levitsky et Ziblatt montrent notamment que le dépérissement des démocraties ne commence pas avec la prise de pouvoir des dictateurs, mais bien avant quand des comportements antidémocratiques se répandent et semblent en devenir la nouvelle norme.
    En s'appuyant sur de nombreux exemples puisés dans l'histoire des dictatures du XXe siècle, ainsi que celle des mouvements autoritaires apparus plus récemment notamment en Europe, Pourquoi les démocraties meurent expose avec précision les étapes de ce processus  : mise en cause des institutions garantes des libertés publiques, dénigrement et arraisonnement de la presse, transformation de tout opposant politique en ennemi irréductible, voire en traître à la nation, préférence accordée à l'affrontement plutôt qu'à la négociation et au compromis.
    En analysant l'exemple de Donald Trump, Pourquoi les démocraties meurent montre que l'arrivée au pouvoir de ce président n'a été possible qu'après des années de dégradation de la pratique de la vie démocratique américaine.
       

  • L'euro a connu une crise d'adolescence précoce et particulièrement violente en 2010-2012. Une période agitée qui est derrière lui  : le 1er  janvier 2019, il fête ses vingt-ans. C'est normalement l'âge adulte, celui de la maturité. Pourtant, la monnaie unique européenne est encore loin d'avoir achever sa croissance. La construction monétaire est inachevée, les dix-neuf États qui l'ont en commun ayant le plus grand mal à accepter de nouveaux partages de souveraineté. Or, sans solidarité financière entre les États, l'euro ne survivra pas à la prochaine crise. Il reste un enfant souffreteux dont l'avenir est loin d'être assuré.
    Ce n'est pas une surprise  : les «  pères fondateurs  » de l'euro avaient parfaitement conscience que leur travail était imparfait. Ils comptaient sur leurs successeurs pour l'achever. Or, tels les rois fainéants, ils n'ont rien fait, se contentant de capitaliser sur les premiers pas réussis de l'euro.
    Pour comprendre ce qui s'est passé, ce livre propose une plongée dans la grande histoire et les petites anecdotes de la longue marche vers la monnaie unique, nourrie des témoignages de ses principaux acteurs. Le livre raconte les faux pas, les réconciliations, les réunions secrètes, les engueulades homériques et les décisions prises aux petites heures du matin.

  • En France, les start-up sont devenues l'objet d'un véritable culte. Elles font rêver les jeunes diplômés comme les investisseurs en tous genres... et les hommes politiques. On s'extasie à juste titre sur les « licornes » françaises : Doctolib, BlaBlaCar, Criteo... Mais ces réussites incontestables sont l'arbre qui cache la forêt des start-up (il y en aurait plus de 10 000 !) - celles pliées aussi vite qu'elles ont été créées, celles qui végètent, puis s'étiolent après un départ fulgurant. Pourtant, ce n'est pas faute de financements : par l'entremise des business angels et des venture capitalists, l'argent coule à flots dès qu'est prononcé le mot magique de « start-up ». Et l'État n'est pas en reste. Pour que la France accède au statut de « start-up nation » que le président appelle de ses voeux, il arrose l'écosystème de la French Tech d'aides en tous genres. Pourtant, tout devrait éveiller la méfiance des investisseurs : les start-up sont évaluées non pas en fonction de leurs profits - inexistants - mais de nouveaux critères non orthodoxes inventés pour les besoins de la cause. Certes, dira-t-on, mais n'est-ce pas la seule façon de voir émerger des Amazon, des Google ou des Uber européens ? Hélas, plusieurs experts nous expliquent pourquoi l'écosystème français est structurellement incapable de donner naissance à de tels géants. Les start-up sont-elles au moins utiles à l'économie du pays ? Pas davantage. Petits employeurs, gros consommateurs de subventions, championnes de la précarité, elles font (dans le meilleur des cas) la fortune de leurs seuls fondateurs, qui cherchent à vendre leurs parts le plus vite possible, souvent aux grosses sociétés dont elles « challengent » le business model...
    Le crash est imminent, nous avertit Michel Turin. Vous avez aimé l'éclatement de la bulle de l'internet en 2000 ? écrit-il. Vous allez adorer celle des start-ups !

  • Dissuasion, subversion, persuasion. Ce sont les trois concepts qui désignent les composantes principales des diplomaties-stratégies. Au terme de son enquête, Raymond Aron tente de définir la morale de l'action diplomatique, la stratégie qui donne la meilleure chance de sauver la paix sans sacrifier la liberté. Enfin en un exercice de pensée utopique, il cherche les conditions de paix par la loi.
    En 1962, lorsque cet ouvrage paraît, ces conditions ne sont pas réalisées et la paix se résume à l'absence ou à la limitation des guerres. L'analyse de Raymond Aron prend place en pleine guerre froide et explicite les rapports de force qu'impose l'arme nucléaire détenue par quelques puissances militaires.
    C'est aussi une réflexion sur le devenir de l'humanité.

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  • Emmanuel Macron a été porté au pouvoir par l'exigeant espoir d'un renouveau de la vie politique. Aujourd'hui, la chute de sa popularité est vertigineuse. En jetant sur les faits un regard lucide et informé, Roland Cayrol montre la part d'excès de ce retournement de l'opinion, en même temps que la responsabilité du président lui-même. En quelques mois, Macron aura redistribué les cartes d'un jeu politique dont les Français ne voulaient plus et mis en oeuvre, au pas de charge, des réformes dans des secteurs importants de la société.
    Mais, comme le rappelle Roland Cayrol, "on ne change pas la société par décret". Le véritable défi d'Emmanuel Macron reste de proposer un projet politique lisible, de transformation de la société française à cinq ou dix ans, et surtout d'inventer les moyens pour que les citoyens s'investissent dans cette transformation, qu'ils ont eux-mêmes voulue en le portant à la présidence. Ce qui est en jeu avec le macronisme, c'est la capacité des sociétés libérales européennes, aujourd'hui sous la menace populiste, à construire un avenir désirable.

  • Du Moyen-Âge aux récentes mobilisations sur les réseaux sociaux, les révoltes fiscales jalonnent l'histoire de France. Au-delà de leur violence, ces mouvements portent une vraie réflexion sur la philosophie de l'impôt, la place de l'État et la liberté des personnes. Il y a les émotions populaires, qui répondent à l'augmentation des prix, et il y a les révoltes structurées et organisées, qui refusent l'omnipotence de l'État. C'est que l'impôt dit beaucoup du rapport de l'homme à la société. Celui-ci doit-il uniquement servir au fonctionnement des activités régaliennes, ou bien doit-il être l'instrument de la redistribution et donc de la construction des personnes par l'État  ? La discussion est âpre et nombreux sont les penseurs à débattre pour une juste théorie de l'impôt.    De l'Antiquité à Margaret Thatcher, de Richelieu aux Bonnets rouges, les auteurs content l'histoire de ces révoltes fiscales qui ont contribué à façonner le monde contemporain. En convoquant les grands auteurs et en réfléchissant à la finalité de l'impôt, ils proposent aussi une analyse de ce que doit être un impôt juste. Car avant de prélever, l'État doit au préalable délimiter son champ d'action et limiter ses dépenses. À l'heure où la France est engluée dans le bourbier des réformes fiscales, où le prélèvement à la source et les taxes écologiques font débat, cet ouvrage permet de prendre de la hauteur et propose une réflexion vivante de l'histoire et de la théorie des révoltes fiscales. 

  • La condition noire

    Ndiaye-P

    Exploits des sportifs de haut niveau, émeutes en banlieue, lutte contre le racisme et les discriminations, mouvement associatif : depuis une dizaine d'années, les Noirs vivant en France métropolitaine sont apparus si visiblement sur la scène publique nationale qu'on peut parler aujourd'hui d'une " question noire " française. Plusieurs livres d'actualité ont relayé ces enjeux, mais jusqu'à présent, ils n'étaient pas encore étayés par des travaux de réflexion qui permettraient de les expliquer avec savoir et méthode. C'est à ce travail fondateur de black studies à la française que Pap Ndiaye s'est consacré. Comment définir les Noirs de France ? L'auteur démontre brillamment que la " condition noire " désigne une situation sociale qui n'est celle ni d'une classe, d'une caste ou d'une communauté, mais d'une minorité, c'est-à-dire d'un groupe de personnes ayant en partage l'expérience sociale d'être généralement considérées comme noires. Cet essai dense et limpide décrit et analyse l'expérience de ces hommes et de ces femmes du XVIIIe siècle à nos jours ; le passé et le présent d'une minorité française.

  • La bataille judiciaire est sortie des prétoires, elle se joue désormais aussi bien dans l'arène médiatique que sur les réseaux sociaux : il s'agit souvent de gagner l'opinion publique à sa cause, plus que de convaincre le juge. Les ténors du barreau n'hésitent plus, pour certains, à fouler aux pieds le secret de l'instruction ou la présomption d'innocence. Les plus courtisés par la presse, entraînés par des communicants chevronnés, vont jusqu'à divulguer les procès verbaux pour contrer la partie adverse, empêcher un non-lieu ou peser sur le travail des magistrats. Le jeu est risqué. Quelques-uns s'y sont brûlé les ailes.

    Dans un monde où la communication est devenue une arme de destruction massive capable d'infléchir le cours d'un procès, les grands fauves du barreau aiguisent leurs griffes et rugissent d'autant plus fort.

    Au terme d'une longue enquête au coeur des palais de justice et dans les coulisses des cabinets, Valérie de Senneville et Isabelle Horlans ont mis au jour les stratégies, les méthodes et les secrets des plus illustres avocats, tels Éric Dupond- Moretti, David Koubbi, Jean Veil, Georges Kiejman ou encore Henri Leclerc.

  • Le président de la République peut-il nommer sa concierge à Matignon ? Evidemment, non. Pourtant, aucun dirigeant, dans les pays démocratiques, n'a autant de pouvoir que le président de la République française. Pas même celui des Etats-Unis. Véritable héritier de la monarchie, il en a gardé une pratique : le fait du Prince. Alors, il nomme et limoge, intervient dans les programmes de télévision, récompense les affidés par des postes ou des médailles, décide des frontières d'une région ou de l'emplacement d'une gare.
    Sans contrôle. Par intuition, par envie, par caprice. Dès son installation à l'Elysée, le chef de l'Etat laisse libre cours à ses désirs, choisit son bureau, ses meubles, sa voiture. C'est son bon plaisir. Ainsi Emmanuel Macron a-t-il décidé d'occuper, deux bureaux au premier étage de l'Elysée : celui historique du général de Gaulle. Parfois médiocre, le fait du Prince contribue aussi à l'Histoire.
    La dépénalisation de l'avortement et la majorité à 18 ans, ce fut aussi le fait du Prince. Comme le grand Louvre ou l'Arche de la Défense. Giscard, Mitterrand, Chirac et Pompidou ont laissé leur trace dans le paysage parisien, dans la grande tradition du roi Soleil avec Versailles. Ce document, nourri de nombreux témoignages, raconte par le menu ces décisions étranges, narcissiques, surprenantes, amusantes, médiocres ou grandioses qui en disent long sur les présidents de la Ve République et font à la fois la petite et la grande Histoire.

  • Lorsqu'un enfant atteint d'une anomalie arrive au monde, les parents plongent dans un univers dont ils ignoraient tout. Tel un miroir brisé, l'enfant marqué par un handicap renvoie à ses parents ; mais aussi à nous tous ; une image déformée qui fait peur et dont nous nous détournons. Le handicap réveille des croyances obscures et anciennes où se mêlent des idées d'étrangeté, de mort, de sexualité anormale ou de filiation fautive.
    Comment l'enfant pourra-t-il grandir malgré ou avec son handicap ? Comment aider les parents à traverser cette épreuve ? Comment redonner la parole aux enfants qui ont peu ou n'ont peu de langage oe Simone Sausse travaille depuis de nombreuses années auprès de jeunes handicapés, elle les voit vivre, les écoute, les soutient. En abordant de front les questions que ces enfants nous posent, ce livre nous oblige à porter sur eux un autre regard.

  • Deux ans après l'éclatement de la bulle du crédit qui a déclenché la crise financière mondiale, la France, comme la plupart des pays (dés)industrialisés, prend enfin conscience d'avoir à affronter un défi majeur : une dette budgétaire et sociale qui, après 27 ans de déficits cumulés, se monte à presque 2000 milliards d'euros et se creuse de presque 100 milliards d'euros supplémentaires tous les ans. Les agences de notation, le FMI, la communauté financière internationale nous observent : saurons-nous réagir comme les Anglais, qui ont entamé une cure d'amaigrissement sans concessions ? Ou suivrons-nous le chemin de la Grèce, de l'Irlande et demain du Portugal, qui se retrouvent sous la tutelle du FMI et renoncent à leur souveraineté nationale ? Jusqu'à présent, le gouvernement français s'est montré timoré : il se refuse à employer les mots honnis de rigueur ou d'austérité ; il « rabote » les budgets ici ou là ; il réforme les retraites a minima ; il morigène les collectivités territoriales trop dépensières ; il ratiocine à l'infini sur l'ISF, les niches fiscales et le bouclier du même nom. Et pendant ce temps, il emprunte plus de 800 millions d'euros par jour pour payer ses dépenses courantes et rembourser notre dette, comme un ménage surendetté pris au piège du crédit revolving. Cela ne peut plus durer, affirme Jean Arthuis avec la conviction d'un homme qui plaide depuis des années pour une plus grande rigueur budgétaire. Il nous présente ici un plan de redressement des finances publiques audacieux, équitable, structurel, et à effet rapide. Il comporte sept mesures cohérentes, argumentées et chiffrées qui vont de l'instauration de la TVA sociale à une réduction du « mille-feuille administratif » en passant par la retraite à points et un strict encadrement des dépenses publiques. Nul doute que nombre de lecteurs feront la grimace en calculant mentalement ce que cela leur coûterait personnellement (et politiquement s'il s'agit d'élus). Mais a-t-on le choix, en vérité ? Que peuvent proposer les futurs candidats à l'élection présidentielle de 2012, quelle que soit leur couleur politique, si ce n'est de la sueur et des larmes ? Alors autant nous administrer à nous-mêmes la potion amère, plutôt que de subir l'humiliation d'un diktat !

  • "Tocqueville était allé aux Etats-Unis pour y rechercher l'avenir de l'Europe et de la France, convaincu que l'égalité était leur horizon commun. Bruce Ackerman est resté dans son pays pour analyser le système politique américain. Ce faisant, il a révolutionné l'histoire et le droit constitutionnel. Pour ce seul motif, son travail devrait être porté à la connaissance de tous ceux qui, en France, s'intéressent aux Etats Unis et se demandent par quels mécanismes le peuple américain a pu traverser deux siècles en conservant la même Constitution tandis que le peuple français en usait, dans le même temps, quinze.

    La maestria intellectuelle avec laquelle Ackerman mêle histoire, droit, philosophie et science politique pour fondre un ensemble de matériaux disparates en une approche totalement nouvelle de l'histoire constitutionnelle américaine vaut déjà le détour. Mais cette nouvelle intelligence de l'histoire américaine a en outre le mérite d'interroger en profondeur notre propre histoire constitutionnelle, de la réinterpréter dans ses détails comme dans sa généralité." Patrick Weil "Ce livre est la plus importante contribution à la pensée constitutionnelle américaine depuis un demi-siècle." Cass Sunstein, New Republic L'auteur : Bruce Ackerman est professeur de droit et de science politique dans la plus prestigieuse des Law Schools américaines, celle de Yale. Auteur notamment de Social Justice and the Liberal State, Reconstructing Américan Law et de The Future of Liberal Revolution, il est considéré comme l'un des plus grands constitutionnalistes américains.

    Le préfacier : Docteur en science politique, directeur de recherche au CNRS et professeur à l'IEP de Paris, Patrick Weil est l'auteur de La France et ses étrangers et du fameux rapport au Premier ministre Lionel Jospin sur les législations de la nationalité et de l'immigration.

    Le traducteur : Ancien élève de l'ENS de la rue d'Ulm, agrégé de philosophie, docteur d'Etat en philosophie, professeur à l'université de Caen, Jean-Fabien Spitz est l'auteur de La Liberté politique : essai de généalogie conceptuelle.

  •    Quelles menaces réelles représente le terrorisme aujourdoehui ? Comment sanctionner les auteurs, commanditaires et financiers tout en respectant un juste équilibre entre la réparation due aux victimes et la sauvegarde des droits et des libertés de chacun ? Quelle place est réservée aux victimes du terrorisme dans les législations pénales internes de chacun des États membres de loeUnion européenne oe    Quoeen est-il de la coopération européenne et internationale ? Cet ouvrage collectif, réalisé par S.O.S. Attentats, soeinscrit dans la continuité du Livre noir que cette ONG a publié en 2002 et du colloque international quoeelle a organisé à Paris le 5 février 2002. Il réunit quarante contributions émanant doeexperts en relations internationales et en droit international pénal, qui apportent des réponses aux questions que tout citoyen est en droit de se poser.
       Malgré les progrès réalisés, force est de constater que, dans la lutte contre le terrorisme, les États demeurent hésitants à assumer leur responsabilité. Alors que le procès des auteurs et commanditaires des actes terroristes est reconnu comme une étape indispensable de la reconstruction des victimes, ces dernières en sont encore rop souvent écartées.
       Crime international incontestable, le terrorisme ne peut demeurer exclu de la compétence de la Cour pénale internationale. Ses auteurs, quelles que soient leurs fonctions, ne sauraient demeurer impunis au prétexte doeune prétendue coutume internationale qui les met, aujourdoehui, à loeabri de toute poursuite et de toute condamnation. Par cet ouvrage, S.O.S. Attentats a pour ambition de favoriser, dans le plein respect des droits de la défense, une véritable reconnaissance des droits des victimes du terrorisme.
         S.O.S. Attentats a reçu pour cet ouvrage le soutien financier du Programme GROTIUS II de la Commission européenne.

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