Presses de l'Université Laval

  • À travers neuf chapitres et neuf recettes, Tristan Landry convie son lecteur à une exploration de l'alimentation sous le IIIe Reich. Loin d'être anodine, la question de l'alimentaire nous transporte au coeur des préoccupations d'un État et de sa population, marqués par le souvenir du blocus de 14-19 et de la faim vécue pendant celui-ci. Après un retour sur cette expérience, l'auteur passe en revue les solutions élaborées d'abord dans la République de Weimar, puis sous le régime nazi pour atteindre l'autarcie agroalimentaire. Quand ces solutions s'avérèrent insuffisantes, les comptables du Reich commencèrent à se livrer à un inventaire exhaustif des ressources caloriques des pays voisins. Les experts nazis établirent également une hiérarchie fondée sur la race et censée déterminer le nombre de calories auquel chacun avait droit. Cette hiérarchie mena aux exterminations de masse, imaginées par les experts nazis comme étant la solution finale au problème alimentaire de l'Europe. Le livre se veut une contribution à l'histoire culturelle de l'Allemagne nazie qui montre combien importante était la question alimentaire tant pour le parti nazi que pour les Allemands eux-mêmes.

  • Qui aurait cru qu'un virus apparu dans un marché chinois de Wuhan allait mener à une pandémie mondiale qui a coûté la vie à des centaines de milliers d'individus en l'espace de quelques mois et forcé presque tous les pays à imposer des quarantaines, à confiner des villes entières et à fermer leurs frontières ? Et pourtant, ce sont les images qui nous resteront en tête lorsque nous repenserons à l'année 2020. En raison des dimensions et des effets de cette crise, il est clair que nos sociétés en ont des leçons à tirer et il est tout aussi évident qu'elle entrainera de profondes transformations à l'ordre international. Quelles sont ces leçons et à quelles sortes de changements devons-nous nous attendre ? Ce livre cherche précisément à répondre à ces questions.
    Ces essais portent un regard critique sur l'évolution des démocraties libérales, montrent le potentiel que cette crise sanitaire globale nous offre pour reprendre le contrôle de la mondialisation telle que nous la connaissons depuis 50 ans, en plus d'expliquer en quoi cette pandémie pourrait accélérer la fin de l'ordre libéral international.
    En tant que premier livre portant sur cette pandémie, ces essais critiques et sans complaisance seront d'un intérêt pour tout lecteur intéressé à comprendre les enjeux politiques de cette crise et à s'interroger sur la manière dont les sociétés ont cherché à combattre ce virus mortel.

  • Dior, Balmain, Lanvin... Si l'Histoire a retenu le nom de ces grands couturiers français pour leur apport considérable à la haute couture, elle a négligé leur rôle dans les relations internationales de l'après-guerre. Cet ouvrage entend lever le voile sur cet aspect méconnu en montrant de quelle façon le gouvernement français, ses diplomates et l'industrie textile ont réussi à exercer une influence mercatique aux États-Unis par le truchement de la haute couture. Réalisant le potentiel de ce secteur, ces acteurs ont fait appel aux couturiers parisiens entre 1946 et 1960 pour stimuler les exportations vers les États-Unis et promouvoir le prestige de l'Hexagone. Pour permettre de bien apprécier la réussite de cette entreprise, ce livre mobilise les statistiques douanières françaises et américaines, peu étudiées dans l'histoire de la mode, ainsi que les archives de l'ambassade de France aux États-Unis, ouvrant un nouveau champ en histoire des relations internationales et en études de la mode.

  • Crise sanitaire transformée en crise sociale, économique et financière, la pandémie de la COVID-19 engendre une réflexion sur l'entreprise et sa gouvernance. Au moment où le monde d'après émerge, un changement de trajectoire va-t-il s'amorcer ? La question est posée. Cette crise montre que l'entreprise est une institution sociale qui doit assumer une responsabilité sociale. Le conseil d'administration, la direction, les actionnaires et les parties prenantes doivent donc repenser le cadre analytique de leurs relations et les raisons profondes qui les amènent à prendre des décisions. Au-delà de l'entreprise, c'est une perspective holistique qu'il faut avoir et l'on doit faire de la finance un instrument du changement. Penser l'après-coronavirus impose que le droit remette en cause des fondamentaux pour placer l'entreprise devant ses responsabilités. Faire du profit son unique finalité est une prémisse qui doit être abandonnée : le mieux-vivre ensemble de l'après-coronavirus est à ce prix.
    Cherchant à conserver une trace des nombreux écrits publiés durant la pandémie de coronavirus, cet ouvrage démontre que la COVID-19 ne constitue pas une révolution de la gouvernance. Elle remet au goût du jour des débats anciens, qui montrent aujourd'hui toute leur pertinence. La COVID-19 est susceptible de constituer une étape de l'évolution de la gouvernance d'entreprise, encore faut-il que le juriste joue pleinement son rôle dans cette étape.

  • Un soin inédit fait nouvellement partie de l'arsenal thérapeutique de la médecine occidentale. Presque un oxymore, l'aide médicale à mourir ne fait pas l'unanimité. Or, une nouvelle frontière est sur le point d'être transgressée. Parce que certains font l'erreur de considérer la perte de dignité comme possible, ils mettent de l'avant la mort comme le remède ultime aux souffrances des gens atteints de démence. On oublie alors que cette sensation de déchéance peut être soignée autrement. De plus, nous démontrons que la défense de l'autonomie ne saurait justifier l'euthanasie en démence. Notre manifeste confirme également l'importance d'en finir avec la peur du centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Ainsi, la fragilité de l'aîné souffrant de démence doit être célébrée en tant que richesse oubliée pour promouvoir une telle modification des moeurs au sein des établissements en cause. Notre réflexion contre l'euthanasie en démence, appuyée par de nombreux cliniciens, contribue à la protection des aînés vulnérables.

  • La science est une puissante manifestation de la curiosité humaine. Elle est une démarche qui vise à comprendre et à expliquer le monde, incluant les humains. La plupart des gens aiment la science et désirent en entendre parler ou lire sur le sujet. Si, chez certains, la science suscite curiosité et enthousiasme, chez d'autres elle provoque la crainte, l'incrédulité ou le simple déni. La science bouleverse, parfois profondément et viscéralement. Les savoirs scientifiques à la fois réconfortent et dérangent parce qu'ils abordent des questions existentielles : qui sommes-nous ? Où sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Comme nous l'enseigne éloquemment l'histoire des sciences, la science bouge. La démarche du scientifique, qui ne s'arrête jamais, est de toujours tendre vers une meilleure appréhension du monde. Qu'est-ce qui donne à la science sa qualité intellectuelle première ? La réponse est simple : la science marche, elle fonctionne.

  • Les Innus, par tradition un peuple de chasseurs, piégeurs et cueilleurs du Subarctique oriental, étaient connus anciennement sous le nom de Montagnais. Economie oblige, avec le temps et les contacts extérieurs, ils se sont faits médecins, avocats, conducteurs de machinerie lourde, pêcheurs commerciaux, chanteurs, artistes et écrivains. Bref, ils se sont inscrits dans le processus des activités économiques contemporaines tout en conservant leur identité propre. Ce recueil de récits d'origine innue se veut une contribution à la connaissance de ce peuple culturellement riche et complexe.

  • L'histoire de la philosophie est une oeuvre collective qui s'étale sur une longue période. Les
    chapitres s'enchaînent sans avoir été coordonnés. Aussi, l'enjeu, pour chaque nouvelle génération, c'est de se réapproprier cette histoire.

    Les auteurs du présent ouvrage nous proposent une manière originale d'y arriver. Par le dialogue, les philosophes de la tradition semblent revivre pour faire le point sur leur cheminement. Socrate, Kant, Marx, Arendt et bien d'autres répondent aux questions de Laure Becdelièvre, Laurence Hansen-Lve et Fabien Lamouche.

    Au fil de ces conversations imaginaires, nous découvrons comment l'esprit de résistance a pu s'incarner à travers les figures de penseurs aussi profonds que subtils et aussi novateurs qu'insoumis.

  • Les Naskapis sont des Amérindiens du nord du Québec. Ils forment une population d'environ 1300 personnes regroupées en un unique village, Kawawachikamach. L'histoire des Naskapis est toute en mouvance, traditionnellement centrée sur la poursuite du caribou ainsi que d'autres gibiers et poissons nordiques.
    Aujourd'hui, les Naskapis exploitent d'autres secteurs économiques. Le village de Kawawachikamach comporte un centre commercial, un centre récréatif, des écoles primaire et secondaire et un service de santé (CLSC). Les Naskapis eux-mêmes ont su avec la sédentarité élargir leurs intérêts et prospérer dans des domaines aussi variés que la construction, les services de pourvoirie, le tourisme d'aventure et même le transport ferroviaire et l'exploitation minière.
    Ce recueil de récits ancestraux nous permet de mieux saisir l'âme de ce grand peuple nordique et témoigne ainsi de sa beauté et de sa magnificence.

  • Les Atikamekw, selon la graphie vernaculaire, constituaient par tradition un peuple de chasseurs, cueilleurs, piégeurs et pêcheurs nomades, bien qu'au fil des siècles, ils aient aussi développé une grande expertise dans plusieurs domaines économiques dont la foresterie, le tourisme et l'artisanat.

    Les Atikamekw ont une très longue histoire d'occupation de leur territoire et d'utilisation de ses ressources qui remonte, dans les sources écrites, au début de la période de contact et, dans les sources orales, à une époque bien antérieure.

    Ce recueil de récits présente plusieurs facettes de leur société.

  • Le xxie siècle a débuté, dans bon nombre de pays, avec des progrès législatifs conséquents pour les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexes (LGBTI). Le mariage pour tous, l'ouverture à l'adoption pour les couples de même sexe, des lois réprimant les discriminations liées aux identités de genre et aux orientations sexuelles... autant de dispositions qui s'appliquent dans de nombreux pays de l'hémisphère Nord et quelques pays du Sud, même si quelques-uns, ici ou là, y voient encore une perversion de l'Occident et considèrent toujours les personnes LGBTI comme de dangereux délinquants, des malades chroniques, des pécheurs sans remords.

    Les jeunes « sont » le monde d'aujourd'hui et, à ce titre, le façonnent. Les jeunes LGBTI sont donc une partie de ce monde et de ses artisans. Mais ils investissent également d'autres mondes, à la marge, plus ouverts à leurs identités. Ils investissent des « lieux autres », réels et imaginaires, où ils peuvent enfin exister, être reconnus et, lorsqu'ils ont été symboliquement mis à mort, renaître. Il peut y avoir des passages d'un monde à l'autre, mais il peut aussi y avoir des frontières infranchissables, des murs de la honte. Le risque, c'est que ces deux mondes soient tellement étrangers l'un à l'autre et deviennent tellement inconciliables qu'aucun échange ni aucun partage ne puisse advenir.

    Cette enquête auprès des jeunes LGBTI plaide pour un métissage des cultures, pour une ode à la diversité, pour une attention distinctive à toutes les existences.

  • L'insubordination constitue la principale cause de sanction disciplinaire chez les enseignants. Elle touche à plusieurs types de comportements considérés inacceptables dans leur milieu de travail, notamment lorsqu'un enseignant transgresse une règle institutionnelle, lorsqu'il ne respecte pas la directive de la direction scolaire ou lorsqu'il a un comportement outrancier. Dans cet ouvrage, nous discutons 24 décisions judiciaires concernant l'insubordination. L'étude de ces décisions permet de plonger dans la pratique quotidienne des enseignants, de connaître leurs responsabilités quant à la gestion de classe et au choix de l'approche pédagogique. L'analyse de ces décisions révèle clairement les limites de l'autonomie professionnelle des enseignants. Ce livre s'inscrit dans une perspective d'éthique professionnelle. Il s'adresse aux enseignants, aux directions scolaires, aux commissaires d'école, aux directions de commissions scolaires, aux syndicats de l'enseignement et à tous ceux et celles qui s'intéressent aux pratiques et aux conditions de travail des enseignants.

  • En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. À partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.

  • Comment enseigner dans un milieu multiethnique ? Comment les enseignants s'adaptent-ils et modifient-ils leurs pratiques dans un tel contexte ? Comment peuvent-ils soutenir les élèves immigrants intégrés dans une classe ordinaire au primaire dans la langue d'enseignement et dans les matières scolaires, tout en tenant compte de l'ensemble de la classe ? Cet ouvrage vient éclairer le travail enseignant dans un contexte pédagogique multiple et complexe. À partir d'observations de classes et d'entrevues avec des acteurs en jeu pour documenter les pratiques de soutien en contexte réel de classe et pour comprendre les raisons des enseignants à l'égard du soutien et le point de vue des élèves, l'auteure met en relief le sens de la pratique enseignante de soutien qui se coconstruit dans les interactions entre l'enseignant et l'élève, selon leurs apports mutuels et les facteurs de la classe.

  • L'écriture d'essais est un genre étrangement passé sous silence dans le rayon des ouvrages destinés aux jeunes auteurs et auteures. Comme si rédiger un essai ne demandait aucune habileté particulière, ce qui n'est pas le cas. Communiquer des idées avec clarté, concision et passion, c'est un art. C'est aussi un apprentissage, auquel nous convie Michel Dorais, auteur d'une trentaine d'essais, parmi lesquels quelques succès de librairie, traduits à l'étranger. De l'idée initiale au travail avec l'éditeur, toutes les étapes de la conception d'un essai sont passées en revue, expérience et exemples à l'appui.

  • Vous aimeriez savoir comment les humoristes s'y prennent pour nous amuser ? Plongez-vous dans ce petit livre qui éclaire 120 procédés permettant de créer des jeux de mots et des bons mots. Ces procédés, l'auteur les a regroupés par petits groupes, chaque fois en raison d'un air de famille. Bien sûr, il a pris soin de les définir, mais ne craignez rien : il a mis l'accent sur les nombreuses réalisations : 1 300 au total. Réflexions, définitions, petites annonces, brefs dialogues et réparties déclencheront rires et sourires.
    Il a laissé la parole aux créateurs, connus ou anonymes. Parions que la connaissance des trucs et ficelles du monde de l'humour vous incitera à passer à l'action pour votre propre plaisir et celui de votre entourage.

  • Dans ce récent ouvrage révolutionnaire, Peter C. Gotzsche lève le voile sur les comportements frauduleux de l'industrie pharmaceutique dans les domaines de la recherche et de la commercialisation et sur son mépris moralement répugnant pour la vie humaine. L'auteur établit des rapprochements convaincants entre l'industrie pharmaceutique et l'industrie du tabac et révèle l'extraordinaire vérité derrière les efforts déployés pour semer la confusion et détourner l'attention du public et des politiciens. Il s'appuie sur des données probantes et traite de manière détaillée de l'extraordinaire défaillance du système causée par le crime généralisé, la corruption et l'inefficacité de la réglementation pharmaceutique - une réglementation qui, selon lui, doit être radicalement transformée. « Si nous prenons autant de médicaments, c'est principalement parce que les compagnies pharmaceutiques ne vendent pas des médicaments, mais des mensonges à leur sujet. C'est ce qui fait que les médicaments sont si différents du reste... Tout ce que nous savons sur leur compte, c'est ce que les compagnies ont choisi de nous dire et de dire à nos médecins... Les patients ont confiance dans leurs médicaments parce qu'ils extrapolent la confiance qu'ils ont envers leurs médecins et la reportent sur les remèdes que ces derniers leur prescrivent. Ils ne sont pas conscients que les médecins, s'ils en savent long sur les maladies et la physiologie et la psychologie humaines, en connaissent très, très peu sur les médicaments si ce n'est les informations fabriquées de toutes pièces par l'industrie pharmaceutique... Si vous ne croyez pas que le système est hors de contrôle, je vous invite à m'écrire pour m'expliquer pourquoi les médicaments sont la troisième cause de mortalité... Si une épidémie provoquée par une nouvelle bactérie ou un nouveau virus avait fait autant de victimes - ou si elle avait même causé un centième seulement des décès associés aux effets secondaires des médicaments -, nous aurions tout fait pour la contenir. »

  • Dans cet ouvrage, l'auteur nous propose d'entrer dans l'univers complexe du cheminement de l'eau et de son interaction avec le système tout aussi complexe que les humains ont érigé pour fonctionner en société.
    Par exemple, plus de la moitié de la population mondiale est urbanisée. Nos mégapoles ont des répercussions considérables sur la ressource en eau. Trois graves problèmes surviennent alors : une accentuation marquée des crues, la surexploitation et la pollution des ressources locales et la propagation de maladies hydriques.
    Eaux de surface, eaux souterraines ou eaux transfrontalières, il faut suivre tous les mouvements de l'eau afin d'obtenir une meilleure connaissance du rôle que chacun de nous et chacune de nos institutions doit jouer au sein de ce que l'on nomme aujourd'hui la gouvernance de l'eau.
    Encore faut-il que chacun se sente concerné, car, dans notre quotidien urbanisé, nous ne voyons pas toujours les conséquences de nos actions. Pour donner le bon coup de barre, il faut d'abord comprendre la situation. Cet ouvrage apporte justement plusieurs analyses scientifiques qui seront autant de plaidoyers en faveur d'un engagement commun.

  • Dans cet ouvrage, en se basant sur les faits disponibles, l'auteur de Psychiatrie mortelle et déni organisé montre que la manière dont nous utilisons habituellement les médicaments psychiatriques inflige beaucoup plus de tort qu'elle ne fait du bien. Le professeur et médecin Peter C. Gotzche établit que les médicaments psychiatriques tuent chaque année plus d'un demi-million de gens de 65 ans et plus aux Etats-Unis et en Europe. Ces médicaments sont la troisième cause de décès après les maladies cardiaques et le cancer. Or, la consommation actuelle de psychotropes pourrait être réduite de 98%, tout en améliorant la santé mentale et physique ainsi que la survie des patients. Cependant, il peut s'avérer difficile d'arrêter les traitements, car plusieurs patients deviennent dépendants de ces médicaments. Comme les symptômes de sevrage peuvent s'échelonner sur une longue période et même être dangereux, il sera habituellement nécessaire de recourir à un sevrage lent et progressif.

    Dans son livre, Gotzsche soutient aussi que les chefs de la psychiatrie - souvent à la solde de l'industrie pharmaceutique - ont créé et promu de nombreux mythes pendant des décennies pour mieux cacher le fait que la psychiatrie biologique a été généralement un échec. La psychiatrie biologique croit que les médicaments sont la « solution » à presque tous les problèmes, en contradiction marquée avec les opinions des patients, car plusieurs ne réagissent pas bien aux médicaments qu'ils reçoivent.

  • Montrant que le temps de grandes concertations internationales est certainement venu pour sauver un patrimoine commun, le texte passe en revue les réactions des Etats envers le cyberterrorisme pour couper le réseau aux terroristes... Le but du terrorisme est de semer le trouble, d'exercer du chantage, de provoquer le chaos. Il passe par deux vecteurs, l'un humain, l'autre technologique.



    Les terroristes agissent sur les hommes en suscitant la peur ou en étant prosélytes.Ils agissent par Internet, soit en laissant planer des doutes sur la sécurité et la sûreté des installations stratégiques, soit en provoquant la dépendance par des méthodes sectaires.

    Ainsi, les machines auraient un pouvoir sur les hommes, les uns seraient convertis, les autres terrorisés...
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    Pour sortir du chaos et rétablir un ordre, passer les relais après l'état d'urgence, il faut se garder des dérives totalitaires qui seraient des leurres pires finalement que le mal...

    Le présent essai est un appel citoyen qui est fait aux familles qui doivent prendre conscience de la menace jusque dans les recoins les plus éloignés de la République et agir sur l'éducation des enfants. Le texte s'adresse également aux éducateurs qui ont en charge les plus exposés. Enfin, il invite à propager l'esprit de résistance, tout comme les terroristes propagent l'esprit de peur.

  • Etrangement, même si les personnes handicapées ont toujours existé dans l'histoire de l'humanité, bien peu de réflexions leur ont été consacrées. La philosophie est quasiment muette sur le sujet. Le temps paraît venu de proposer une véritable pensée du handicap. Les sciences sociales l'ont entreprise, en s'opposant à la conception médicale qui considérait spontanément le handicap comme une infirmité, une chose purement négative. Les handicapés eux-mêmes nous ont appris à revenir sur cette vision simpliste, certains (en particulier les sourds) rejetant complètement le terme de handicap pour les qualifier. Il est sans doute possible aujourd'hui d'aller plus loin, en élargissant radicalement cette notion. Ne sommes-nous pas tous, au fond, valides ou invalides, des handicapés d'une certaine manière à l'égard de l'existence ?
    L'homme présumé « diminué » par le handicap apparaît également, de nos jours, opposé en tous points à l'homme supposé « augmenté » dont parle ce courant de pensée contemporain, le transhumanisme. Mais cette confrontation est-elle justifiée ? N'y a-t-il pas plutôt, dans la réconciliation entre pensée du handicap et transhumanisme, une occasion nouvelle et originale de repenser la vieille question du sens de la vie ? C'est ce que cet essai tentera de démontrer.

  • «Les hommes sont hommes avant d'être avocats, médecins, marchands, ou manufacturiers, et si vous en faites des hommes sensés et compétents, ils deviendront par cela même des avocats et des médecins compétents et sensés. [...] On peut être un homme de loi compétent sans avoir reçu une éducation générale; mais il appartient à l'éducation générale de donner à l'homme de loi l'esprit philosophique qui cherche des principes et les saisit, au lieu de charger sa mémoire de détails, et il en va ainsi de toutes les autres professions, y compris les métiers manuels. » John Stuart Mill

    John Stuart Mill a été nommé en 1865 recteur honoraire de l'Université de St-Andrews. Deux ans plus tard, il y prononce un discours fameux dans lequel il expose ses idées sur l'université et sur l'éducation qu'elle doit procurer à quiconque la fréquente.
    C'est ce texte qui est ici pour la première fois intégralement présenté aux lecteurs francophones. Ils y mesureront à la fois la distance qui nous sépare de l'université anglaise du XIXe siècle, mais aussi l'actualité des hautes exigences qu'avait le recteur Mill à l'égard de cette institution. Mill reste en effet un réformateur social utilitariste, démocrate et égalitariste, pour qui l'éducation doit former des personnes capables non seulement de développer leurs capacités et dispositions cognitives, émotionnelles et morales de manière à devenir autonomes, mais aussi de coopérer entre eux (et elles) afin de transformer le monde [...] (Normand Baillargeon, Antoine Beaugrand-Champagne et Camille Santerre Baillargeon)

  • Il y a chez Thomas d'Aquin une autre morale que celle que nous connaissons. Si elle n'a pas été développée, c'est que les options et les sensibilités du temps ne la réclamaient pas. Cette autre morale, dont les assises ne font aucun doute, se trouve, elle, en rapport avec le meilleur des options et des sensibilités de notre temps.
    La morale de Thomas d'Aquin est celle du chemin qui conduit à Dieu. Les humains sont ici-bas des voyageurs, en quête de leur fin bienheureuse. Si riche soit-elle, cette morale ne promeut pas pour elles-mêmes les valeurs proprement terrestres et humaines.
    L'autre morale se définit comme une manifestation de ce qui nous habite : Dieu est en nous et pas seulement dans un au-delà, et notre vie éternelle est déjà commencée. En manifestant ce qui en nous est vie et valeur, nous les faisons nôtres et nous les développons; en les engageant dans des tâches terrestres et humaines, nous prenons au sérieux la création de Dieu remise entre nos mains. Et nous travaillons au voeu que celle-ci porte : la promotion des peuples et l'instauration d'une société juste et fraternelle dès ici-bas.
    Le livre articule, en finale, ces deux morales dans un nouvel ensemble.

  • Faire danser à l'école pose un regard actualisé sur les fondements et les pratiques de l'enseignement de la danse en milieu scolaire et en périphérie de l'école. L'ouvrage prend appui sur des résultats de recherche sondant la parole de praticiens d'expériences diverses. Il s'adresse aux futurs et aux actuels enseignants de la danse en milieu scolaire (EDMS), aux conseillers pédagogiques, aux formateurs d'enseignants, aux chercheurs, aux artistes et à toute personne intéressée par le sujet. Douze auteures, à la fois praticiennes et chercheuses, contribuent à cet ouvrage traitant d'enjeux d'ordres artistique, didactique, pédagogique, historique, socioculturel et esthétique. Discipline praxique par excellence, la danse est pensée ici autour de la notion du FAIRE, comprise dans le sens de l'action de l'enseignant ou de l'artiste. Comme toute discipline enseignée à l'école, la danse comporte des enjeux d'éducation et de formation complexes présentés en quatre parties.

    La première partie DANSER A L'ECOLE soulève les questions suivantes : Quelle évolution des programmes? Dans quelles conditions? Qui forme-t-on pour enseigner la danse? Quels rôles de l'EDMS? La deuxième partie PENSER A FAIRE DANSER s'organise autour de la planification des apprentissages et de l'enseignement : Quoi enseigner? Comment s'y prendre? Que se passe-t-il dans la tête de l'enseignant? La troisième partie FAIRE DANSER porte plus concrètement sur les moyens, les dispositifs, les manoeuvres et les stratégies que l'enseignant ou l'artiste met en oeuvre pour faire ressentir, faire connaître, faire interpréter et faire créer des danses. La quatrième partie FAIRE APPRECIER étaye la démarche d'appréciation esthétique et critique en danse, tout en prenant en compte la culture populaire. Elle aborde en outre la danse dédiée au jeune public, la représentation des jeunes devant le public et l'accès au patrimoine chorégraphique pour faire apprécier.

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