Mon Petit Editeur

  • Née en 1957 dans une famille d'artistes de l'aristocratie arménienne, Catherine grandit entre non-dits et secret. Son enfance traumatisée par une mère déficiente et toxique et la mort prématurée de son père ont pour conséquence une vertigineuse descente aux enfers : maltraitance, viols, héroïne et incarcération se succèdent jusqu'à la rencontre avec une psychanalyse libératrice.

  • Voici un village presque imaginaire. Un endroit inconnu que tout le monde connaît. Où les grands-mères ont l'oreille absolue, où les coqs sont ténors, les instituteurs communistes, les cyclomotoristes dégingandés. Où les fous sont au volant, où les agriculteurs se croisent, où les chiens sont de faïence, les curés toujours prêts, et le cimetière, sous la pluie. Les nuages de ce petit recoin du nord sont à la démesure des accords de Richard Strauss ou de Gustav Mahler. Être chef d'orchestre, c'est organiser les sonorités. Celles d'autrefois, celles d'Outrebois, semblent avoir suscité cette musique...

  • Longtemps, j'ai cherché une petite lumière. Le chant m'en a heureusement ouvert les portes. Le haïku, petit poème à la ligne verticale dont j'ai allongé la métrique, peint la vie, ses errances, son or, ses lunes noires et parfois la tant espérée présence divine. Madame Butterfly chante l'amour, écoutez plutôt... : « One good day, Tu apparaîtras sur ton esquif de buis, calme, limpide, exhaleras l'amour lilas, la nuit. One Good day, libre de mes nuits agitées, de sombres desseins, je sombrerai dans la douceur du moment serein. One good day, je nagerai libre, vers toi mon amour éternel. Le ciel d'orage accouchera d'un azur plein de miel. One good day, nous laisserons le passé et ses étraves aux étoiles, loin des moissons amères, nous goûterons aux liqueurs subtiles. One good day, je ne ferai rien, l'émotion sera un souffle de soie, un souffle divin traversera un apaisement, de moi et de toi. »

  • Écrire pour exister. Voilà des mots qui peuvent nous interpeller et nous pousser à nous questionner sur notre exister. Ces mots ne nous poussent-ils donc pas à nous décider d'écrire, de réécrire ce que nous avons déjà écrit, de le relire et de le tirer de nos manuscrits ? Ce bouquin est à la croisée des chemins entre le parler et l'écrire, deux réalités qui ne sont ni antithétiques ni aux antipodes l'une de l'autre. Il n'est pas un traité sur l'art d'écrire encore moins sur l'art de parler, de lire ou d'interpréter un texte. Il n'a aucune liaison avec les normes de stylistique et de grammaire. Les divers sujets y abordés ont la pertinence d'entraîner à l'autoresponsabilisation de l'homme en tandem avec la femme, par la parole, l'éducation et la littérature ainsi que par la participation écoenvironnementale et par l'autodétermination sociopolitique. Toutefois, pour son exploitation, il n'est pas nécessaire de le lire dans sa globalité, et l'ordre d'attaque importe peu. Lisez-le comme bon vous semble, car il n'est qu'une suite illogique de la logique.

  • À Sérignan-du-Comtat, village de Provence, un soir de juin 2014... Lola et son frère Alessandro voient une fée et un lutin descendre d'un rayon de lune entré dans leur chambre. Leurs visiteurs du soir leur proposent un voyage sur la lune. Ils acceptent et partent avec eux sur le rayon lumineux qui rejoint le bel astre de la nuit... « La grotte était un lieu d'émerveillement, un endroit secret du monde des fées. La pluie cessa aussi brusquement que ce qu'elle avait commencé. Qu'à cela ne tînt ! Les jeunes terriens prirent le temps de la visiter. Les étoiles bondissantes les suivaient en exécutant des ballets et en ricochant contre les roches dorées. »

  • Dans un style direct et vivant "madame Much", visiteuse de prison, raconte son parcours dans le milieu carcéral, ses visites et le suivi de quelques-uns de ceux qu'elle a rencontrés en prison, tout en vivant sa vie de famille. Elle raconte aussi ses relations avec la magistrature, la police, les gendarmes. Avec son journal, elle témoigne de son expérience sur le terrain et suggère des solutions envisageables pour tâcher d'éviter les nombreuses récidives de petits délinquants.

  • Sur une base américaine installée à Brindisi, des militaires mènent leurs actions. Max, pilote de l'armée, sauve une femme de la mort en l'arrachant à ceux qu'il pense être ses tortionnaires. Il sait que ce coup d'éclat va lui coûter cher. Son caractère indiscipliné a toujours posé problème. Dès qu'il le peut, Max se rend au chevet de Leïla avec qui il se lie d'amitié alors qu'elle est hébergée chez le Docteur Luca. Mais suite à sa sanction, Max décide de tout quitter pour partir à Matoury, en Guyane. Un mois plus tard, n'ayant nulle part où aller, Leïla le rejoint. L'amour naît. Mais peu à peu, les premiers doutes s'immiscent dans l'esprit de Max...

  • Un récit où les failles intimes de l'être font apparaître en filigrane dans le vécu de chaque personnage l'empreinte, la trace laissée par la violence terriblement banale des liens affectifs et amoureux, lorsqu'il est question d'affronter sans détour le visage de son irrémédiable solitude... Manipulateur, cynique et désabusé, Franck s'est en effet longtemps joué des autres sans jamais chercher à se remettre en cause lui-même. Mais la faille est là. En se découvrant elle finit par révéler aussi peu à peu celle de tous ceux qui l'entourent. Invisible à la surface, une sorte de vortex se met à remuer profondément les âmes de Philippe, de Gina et d'Anya, faisant éclater dans leurs replis intimes chacune de ces solitudes pour en extraire une forme de vérité... Le vortex est un tourbillon creux qui se produit dans un fluide en écoulement. C'est le principe même du cyclone. Un mouvement physique violent qui se déclenche à la seconde, comme le moindre événement peut lui aussi venir perturber le cours stable de l'écoulement du Temps. Mais il peut être aussi la décision que chacun de nous doit prendre pour bouleverser le cours des choses ou au contraire rétablir l'ordre dans le désordre. Comme s'il n'y avait jamais en rien ni début ni fin mais seulement un principe d'harmonie vers lequel le fait de tendre demeure le seul but raisonnable et ultime.

  • On peut naître, vivre et mourir sans jamais s'être rencontré. Sans avoir connu les rares instants qui permettent de devenir vraiment soi-même. Mais il arrive aussi parfois qu'elles aient lieu, ces rencontres de soi, de l'autre et des autres. Le chemin peut alors être douloureux mais il est surtout libérateur. C'est ce qui le rend beau et c'est ce que vont découvrir Marc et Solène. Marc est Substitut du Procureur de la République du Mans et Solène a cessé de travailler pour élever leur fils Nathan, âgé de cinq mois. Leur couple traverse une crise, comme tant d'autres à l'arrivée d'un enfant, mais Marc sent qu'il s'agit d'un mal plus profond en ce qui les concerne. Il ne se retrouve plus dans ce qu'il vit avec Solène et s'éloigne peu à peu d'elle, jusqu'à ce qu'il fasse la connaissance de Lucie, une étudiante à l'existence agitée... Schéma classique ? Pas si sûr, car cette rencontre inattendue va déclencher une série de bouleversements et changer à jamais le sens de leurs vies !

  • Une armée française mal préparée, mal équipée, mal commandée, démoralisée est mise en déroute par l'envahisseur prussien, dès le début de la déclaration de guerre, le 19 juillet 1870. Battus à Sedan puis à Metz, les Français sont assiégés à Paris jusqu'à l'armistice de Versailles, le 28 janvier 1871. Le peuple de Paris refuse pour sa part la capitulation de la majorité des dirigeants politiques. Il redoute que cette démission face à l'ennemi ne soit l'occasion d'une restauration monarchique par les nostalgiques de l'ordre ancien. À cette révolte patriotique et républicaine s'ajoute une révolution sociale et ouvrière. La France a longtemps méconnu cette période tragique de son histoire. Il a fallu l'action de l'Association des Amis de la Commune de Paris (1871), de Marcel Cerf, Richard Tombs, William Serman, Jacques Rougerie ou Pierre Milza pour lever une partie du voile sur ce qui fut une guerre civile impitoyable où périrent près de vingt mille Communards. La Commune de Paris ne fut cependant pas que l'affaire des Parisiens. Outre la participation non négligeable de combattants étrangers, notamment des Belges et des Polonais, les provinciaux de Paris s'engagèrent en masse dans l'armée fédérée de la Commune. Et parmi eux, nombreux furent les Limousins, qu'ils soient de Corrèze, de Creuse ou de Haute-Vienne, à se battre pour la République et la justice sociale. C'est donc l'histoire méconnue de ces femmes et de ces hommes, venus du Massif-Central pour travailler dans la capitale, que cet ouvrage s'attache à retracer grâce notamment aux témoignages contenus dans des dépôts d'archives, tant locaux que nationaux.

  • Vienne, un soir d'avril 1938. Alors que les Nazis viennent d'envahir la ville et d'imposer un sévère couvre-feu, Elsa Fridenberg, la célèbre Directrice de l'Académie des beaux-arts, attend en secret une vieille amie qui doit échapper aux rafles. Piégée par la Gestapo, Fridenberg semble perdue... jusqu'au moment où un mystérieux balayeur veut lui venir en aide. "Un texte fort (...) Une montée en tension admirable" (toutelaculture.com)

  • Une nuit de février 1794, en pleine guerre de Vendée, le commandant Vautrain, invalide de guerre, amnésique, est séduit par une jeune et intrépide aventurière, Gaëlle Keradec. Il sera par la suite chargé par l'autorité militaire de la retrouver afin de la traduire devant le tribunal militaire. Tout au long de sa traque, il découvre les horreurs de cette guerre fratricide. Il prend peu à peu conscience qu'il est amoureux de celle qu'il est chargé de poursuivre, et découvre qu'elle aussi est amoureuse de lui. Dans son journal, il relate au jour le jour des événements qui surviennent, note les réflexions qu'ils inspirent, évoque ses aspirations et ses rêveries... 1796, la paix est signée mais sa mise en application est confiée à ceux-là mêmes qui perpétrèrent les massacres. Face à cette situation, les trois personnages principaux évolueront de façon différente. Gaëlle reprendra la lutte, sachant qu'elle est désespérée et qu'elle la conduira au martyre. Pour Gatary, ce sera le renoncement et le repli sur soi. Vautrain tentera, lui, le grand écart : s'intégrer par mimétisme au contexte local, tenter de rapprocher les deux bords par l'éducation et la catharsis, prévenir les coups bas en provenance des deux bords. Pour se doter des moyens de sa politique, il sera lui aussi conduit à recourir à la magouille et au meurtre. Une évocation historique de ce conflit sera ainsi dessinée à travers l'évolution psychologique des personnages, face à la chronologie des événements. Ce roman évoque une tranche d'histoire qui, aujourd'hui encore, affecte la mémoire collective des Vendéens.

  • Ronilson Mendoca Coimbra quitte sa paisible vie de professeur de mathématiques à Santarem, au Brésil, suite à la réception d'une lettre lui annonçant la mort de son frère tué en Guyane française. Ce voyage l'entraîne dans une aventure humaine, poétique, sensuelle et meurtrière dans le monde des chercheurs d'or clandestins, les fameux garimpeiros. Entre travail et amour, découvrira-t-il l'assassin de son frère ?

  • Je suis une rescapée de l'aiguille à tricoter. Pourquoi moi ? J'aimerais bien le savoir... Si la pilule a aujourd'hui libéré la femme, elle a aussi empêché des milliers d'enfants torturés par le secret de leurs origines de voir le jour. Au début des années soixante-dix, les candidats à l'adoption n'avaient pas besoin d'aller au bout du monde pour satisfaire leur besoin d'enfant, les maisons d'enfants du territoire français étaient encore bien garnies. C'est comme cela, qu'à l'âge de 6 mois, j'ai rencontré papa et maman. Nouvelle naissance, nouveau nom et appartenance à une famille. La difficulté est de vivre avec cette petite différence presque invisible pour le non-initié mais qui est bien présente. Comment ne pas penser à cette madame X, cette génitrice mystérieuse ? Comment construire son enfance, son adolescence et plus tard sa vie d'adulte sur des non-dits, des silences et parfois des mensonges ?

  • Contraint par son père, Théobald, jeune prince emriate, doit partir conquérir le royaume orgondique avec une poignée d'hommes. Ce territoire merveilleux, qui avale les armées sans jamais les rendre, est auréolé d'un mystère complet. Seul son ami Tibert peut lui offrir l'espoir de vaincre, en convainquant sa soeur, la puissante reine Gabrielle, de se rallier avec sa flotte à leur aventure. Hélas, la bataille est un échec cuisant et les prisonniers doivent maintenant négocier avec le souverain ennemi. Ils devront alors se rendre en Entre-Monde et retrouver le livre d'Orgond. Arpentant le sol d'un monde parallèle, où sont reclus depuis des millénaires les criminels du royaume orgondique, Théobald, Tibert et leurs amis devront faire face à leurs faiblesses, à la magie et aux dangers permanents de cet univers hostile. Dans le même temps, au royaume d'Emrias, suite à la mort du roi, Blaise le Fou, le frère de Théobald, engage une guerre contre les terres assarides. Ravageant le pays, affamant le peuple, il peut alors se livrer librement à toutes les perversités de son caractère. Un voyage au coeur des mondes, des portes ouvertes toutes à la fois sur l'amour, la violence, le courage et la folie. Une quête chevaleresque où le mal est en chacun...

  • Cette pièce met en scène Delgrès (1772-1802) lors de sa révolte contre l'esclavage qui s'achève par un suicide collectif. En 1802, le Premier Consul s'apprête à rétablir, aux Antilles, l'esclavage qui avait été aboli huit ans plus tôt par la Convention. Il y envoie toute une escadre commandée par le général Richepance. Comprenant la menace qui pèse sur la liberté des anciens esclaves, Delgrès refuse de se soumettre. L'auteur relate ici les actions, les pensées, bien entendu, fictives (mais basées sur des faits réels et historiques) du héros noir. Tarant, quant à lui, est un personnage fictif ajouté à cette histoire pour permettre une plus grande liberté d'écriture.

  • Ailleurs

    Cecile Cadilhac

    « Saint-Georges-de-l'Oyapock. C'est là que je serai dans quelques jours. C'est dans cette petite ville de Guyane française que je vais enseigner dans une école primaire pendant un an. Je n'ai jamais mis les pieds en Guyane, je ne suis pas enseignante. Mais qu'est-ce qui me prend, à quarante ans, de me lancer dans une aventure qui semble s'apparenter à une galère? J'ai ici, en Normandie, un travail, un conjoint, une vie stable, des loisirs, des amis... » Avec humour et sensibilité, l'auteure vous fait partager mois après mois son aventure guyanaise à travers des récits pittoresques. Laissez-vous porter par ses péripéties au fil de l'Oyapock...

  • Retrouvailles

    Martine Gasnier

    L'auteur nous offre dans ce recueil de vingt nouvelles, où le sentiment amoureux sert de fil conducteur, des portraits d'amants qui acquièrent une dimension de héros romantiques. Le style de l'écriture, qui s'inscrit dans la plus pure tradition classique et n'est pas sans rappeler quelques noms illustres, participe pour beaucoup au plaisir de la lecture. Décrits par touches quasi impressionnistes, les êtres qui peuplent ces pages nous invitent à les rejoindre dans leur intimité où l'amour devient ce rêve qui donne sens à la vie. « Il monte de la terre une odeur annonciatrice d'orage dont je me délecte. La lune est évidente comme un dessin d'enfant et sa clarté invite à la plus délicieuse des promenades nocturnes. Nous nous égarerons, si vous le voulez bien, dans le labyrinthe du jardin avant de rejoindre le chemin qui conduit à la mer. Je vous demande de rester près de moi le temps que durera ce voyage initiatique et de m'écouter. Après, et seulement après, vous déciderez entre vos chimères et ma gourmandise. »

  • Qui est cette mystérieuse Sybille dont Maria vient de faire la connaissance ? Des éboulements mystérieux ont dévoilé son existence et la prophétesse est porteuse d'un précieux message. Est-elle apparue pour les aider ou est-elle la complice de la sorcière ? Les soeurs Castella vont devoir une fois de plus se rendre à Gâyaland où un nouvel affrontement les attend ! Seulement, le passage a été fermé et leur grimoire a disparu ! Réussiront-elles encore à combattre une Géantica plus forte que jamais ? Qui sortira vainqueur de cet ultime combat ?

  • Ils descendent des étoiles, crèvent les nuages et atterrissent sur les planches d'un théâtre. Ils revivent un instant mémorable et font une rencontre inespérée avec leurs descendants... 11 novembre 1918, 7 h 30 du matin. L'armistice a été signé. Dans le poste « Alizé », six poilus rêvent de l'annonce du cessez-le-feu. Ils étalent leurs sentiments et parlent de leurs projets. Tout est calme autour d'eux, mais ils sont toujours en guerre et ignorent quand le clairon sonnera. Dans le même temps, dans une ferme provençale, la famille de l'un des poilus déjeune dans la pièce à vivre. Quelques femmes dignes et courageuses y tiennent la plus grande place. Le lien historique avec la trame du texte est très présent. Le parler du poilu apporte de l'humour en opposition au côté dramatique. Le but de la démarche de l'auteur : chasser l'oubli en rendant hommage à une génération sacrifiée au nom des valeurs qu'elle a représentées.

  • La première nuit

    Pierre Melendez

    « La première nuit où le sentiment de réalité s'est détaché du voile des songes où on s'est élevé à la hauteur du moment où l'espoir secret d'une vie d'aventures a fleuri sur des vertiges Cette nuit-là fut la première nuit » Dicté par une actualité mouvementée ou des sentiments délicieusement nostalgiques, "La Première Nuit" s'apparente à un journal intime où les événements s'effacent derrière l'émotion mise à jour. Se mêlent chez Pierre Melendez les sens et les sons, les paroles et les rythmes, à glisser dans un grand sac de poésies noctambules.

  • En lien avec l'origine et la finitude de l'être humain, une série de questions est soulevée. Avons-nous un avenir ? La vie a-t-elle un sens ? Dieu se fait-il proche de nous ? Qu'est-ce que l'âme ? Grandir et se réaliser est possible pour qui porte des valeurs. La foi en Dieu et l'écoute de l'Évangile favorisent notre développement. À l'approche de la mort se pose la question de l'au-delà. Jésus de Nazareth a promis à ses amis la vie éternelle. Une terre nouvelle, des cieux nouveaux suggèrent un idéal et une manière de vivre qui comblent tout être humain qui a la foi. Mais alors, qu'en est-il de l'espérance ? Elle nous lance dans la réalisation de soi et nous ouvre un chemin vers l'impossible. Ce livre veut aider le lecteur à croire en la vie, et la vie après la mort.

  • « Je t'ai alors laissé me demander vingt, trente fois où se trouvait papa. Je t'ai répondu vingt ou trente fois d'un ton calme et bienveillant. À chaque fois, tu m'as répondu tranquillement : "Ah bon, très bien, et on le retrouve à quelle heure ?". J'étais sidérée. Tu oubliais réellement les réponses au fur et à mesure, au point de ne pas te rendre compte que nous répétions sans arrêt le même dialogue. J'espérais que tu me demandes de cesser cette mascarade. Cela ne venait pas. Nous étions juste dans notre nouvelle vie. » Âgée de quarante-sept ans, Stéphanie Petit est médecin anatomopathologiste. La maladie d'Alzheimer de sa mère l'a propulsée de l'autre côté du miroir, celui du malade et de sa famille. Désemparée, puis embarquée dans une aventure humaine remplie d'amour, elle a ressenti le besoin de raconter à quel point cette maladie impacte non seulement la personne atteinte, mais aussi son entourage proche. Après dix ans de recul, au-delà de l'histoire personnelle, elle espère que ce témoignage pourra venir en aide à d'autres familles encore démunies.

  • Essai sur le symbole et le symbolisme, ce petit ouvrage décrit d'abord les signes de bases du langage qui nous permettent de parler du monde et de nos actions. L'ouvrage montre ensuite comment des univers symboliques, comme les contes, les romans ou les religions, représentent nos projections psychiques en métaphorisant nos aspirations, nos craintes, nos espérances. Écrit simplement, cet essai ressemble à un témoignage pour une spiritualité laïque, voire athée, qui saurait renouer avec notre patrimoine symbolique, préservant l'animal humain de devenir le jouet de ses propres créatures. L'auteur, lui-même ancien croyant et diplômé en sciences du langage, cherche à comprendre le besoin qu'ont les hommes de toutes générations de faire de la métaphysique, et tente d'expliciter comment les réponses possibles s'articulent autour de symboles à sens multiples.

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