Libretto

  • Moby Dick, c'est la monstrueuse baleine blanche, l'incarnation du Mal, cette figure de l'obsession et du double qui, des profondeurs glacées, accompagne le capitaine Achab habitué en surface aux combats titanesques des océans. Moby Dick est ce chef-d'oeuvre total que tout le monde peut lire comme le plus formidable des romans d'aventures ; la quête aussi d'une humanité embarquée de force à bord d'une histoire qui reste pour elle un mystère...
    « Lire Moby Dick ? Ce n'est pas seulement faire provision d'embruns et de bourlingue. C'est se frotter au roman le plus mythique des lettres américaines. » André Clavel. Lire
    « L'un des mythes les plus bouleversants qu'on ait imaginés sur le combat de l'homme contre le mal. » Albert Camus

    Texte français et postface d'Armel Guerne

    Né le 1er août 1819 à New York, orphelin de père à treize ans, Herman Melville a beaucoup bourlingué. Cet écrivain immense, non reconnu de son vivant, s'est éteint à New York en septembre 1891. Il ne s'était alors trouvé qu'un seul journal pour lui consacrer une notice nécrologique de trois ou quatre lignes. La renommée l'a depuis rattrapé. Il est considéré comme l'une des plus grandes figures de la littérature mondiale.

  • À l'épreuve du Grand Nord, un jeune chien-loup apprend à survivre dans ce paysage glacé et sauvage. Il sera recueilli par des Indiens qui lui donneront son nom : Croc-Blanc. Il découvre auprès de ces hommes la chaleur et la quiétude mais aussi le goût du sang. Racheté par un homme blanc sans foi ni loi, il deviendra chien de combat et découvrira un sentiment inconnu de lui jusqu'alors : la haine.
    Texte mythique et universel paru en 1906, Croc-Blanc est ici à redécouvrir dans la traduction inédite de Stéphane Roques qui dépoussière les dialogues dans une langue beaucoup plus nerveuse.
    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Il nous a laissé une oeuvre prolifique publiée entre 1900 et 1917 dont les fameux Martin Eden ou L'Appel sauvage avant de s'éteindre en 1916.


  • Préface de Francis Lacassin

    Injustement condamné et confiné dans l'espace le plus surveillé d'une prison, Darrell Standing, sorte d'alter ego de London (lui-même incarcéré en 1894), va réussir l'exploit de s'évader ! Il le fait magistralement en revivant par la pensée ce que furent ses vies antérieures : naufragé sur une île déserte, légionnaire en Palestine, viking à bord d'un vaisseau guerrier, gamin assistant au massacre d'une caravane de pionniers ou même époux d'une princesse coréenne... Des situations radicales où le héros témoigne de la folie des hommes et où London, une nouvelle fois, dans une fable toute de bruit et de fureur, véritable cathédrale dédiée à l'Imaginaire et à la Justice, donne la mesure d'un talent hors-norme.
    « Son dernier acte de militant socialiste, son dernier grand roman, l'un de ses chefs-d'oeuvre avec Martin Eden [...] son testament littéraire et philosophique. » Francis Lacassin
    John Griffith Chaney, dit Jack London, est né en 1876 à San Francisco et connaît une enfance misérable qui le mène, dès quinze ans, à une vie d'errance. Marin, blanchisseur, ouvrier dans une conserverie de saumon, pilleur d'huîtres, chasseur de phoques avant de devenir vagabond et de connaître la prison, il accumule les expériences et adhère au Socialist Labor Party en avril 1896. La ruée vers l'or du Klondike en 1897 le compte parmi les aventuriers, mais il sera rapatrié atteint du scorbut sans avoir fait fortune. C'est pourtant dans le Grand Nord canadien qu'il trouve ses premières sources d'inspiration et que, la mémoire pleine de souvenirs épiques, il se lance dans l'écriture en rédigeant des nouvelles pour les grands magazines. Le Fils du Loup, son premier recueil de nouvelles, paraît en 1900. Le véritable succès arrive pourtant avec L'Appel sauvage (aussi appelé L'Appel de la forêt) en 1903. Croc-Blanc sort en 1905 et sera de nouveau un énorme succès d'édition. Repris par sa soif d'aventures, désormais financièrement à l'aise, Jack London fait construire un bateau ultramoderne, le Snark, et entreprend à son bord un voyage autour du monde. Malade, obligé de s'arrêter en Australie en 1908, il rentre en Amérique sans avoir réalisé son projet et s'occupe alors de son ranch tout en continuant à militer. Atteint de maladies multiples, buvant trop, sa santé déclinant, il séjourne plusieurs mois à Hawaii et décède le 22 novembre 1916 à l'âge de quarante ans.

  • Ils sont quatre : quatre aventuriers plus ou moins pantouflards du monde animal à vivre l'aventure quotidienne de la vie. Il y a les deux amis, Rat et Taupe, le sage et bourru Blaireau et l'entêté, vaniteux et totalement irresponsable Crapaud par qui tout ou presque arrive. Ces quatre-là suivent les saisons, le cours de l'eau et racontent en un livre magique tout ce qui fait le prix de l'existence : peur, amitié, désir d'ailleurs, perte, abandon, espoir...
    « Oui, il s'agit bien d'un livre magique. Quelque chose en lui réenchante le monde, le repeint inlassablement d'une nouvelle couche de mystère. J'envie le lecteur qui s'apprête à ouvrir ces pages pour la première fois ; il va pénétrer dans un pays accueillant où l'attendent des compagnons qui, de toute sa vie, ne le quitteront plus. » Alberto Manguel

  • « ... je partage l'humanité en deux catégories fondamentalement différentes : une poignée de gens qui savent ce qu'il en est des réalités et l'énorme majorité qui ne sait pas. »
    Retranché dans sa citadelle dominant la plaine, le grand maître Hassan Ibn Sabbâh mène, à la fin du XIe siècle, une guerre sainte en Iran. Il n'a que peu de soldats et seuls ses proches le connaissent intimement. Parti de presque rien, sans armée, sans terre et sans guère d'appuis à la cour, il dominera le monde. Des hommes seront prêts à mourir pour lui avec le sourire aux lèvres. Des foules entières se prosterneront sans combattre. Un millénaire plus tard, la manipulation des masses, telle qu'il la pratiqua, continue d'ébranler les empires modernes. Mélange d'aventures et de philosophie politique, Alamut n'évoque la violence des complots d'alors que pour mieux renvoyer aux problèmes cruciaux des civilisations modernes.

  • Un homme, parti de Pologne, traverse la Sibérie et ses camps, le Kamtchatka sauvage et achève son périple parmi des chasseurs de phoques ivres, sanguinaires et déments sur la côte de l'Alaska. Ailleurs, Fred Churchill risque sa vie pour rapporter un sac dont il ignore le contenu. Plus loin, un juge navigue sur un fleuve gelé dans un esquif de fortune après avoir condamné un criminel à suivre la même route mortelle. Un orpailleur, enfin, dans des conditions extrêmes, n'a plus qu'une allumette pour lancer le feu qui devra le sauver... Constitué de sept histoires, ce recueil, portant le titre de l'une des nouvelles les plus fameuses de London, est une étonnante évocation du courage et de l'énergie propres aux aventuriers du Grand Nord.
    Une magnifique leçon pour ne pas oublier que, dans ces contrées, il ne faut jamais voyager seul...


    Préface de Kenneth White


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • « Buck ne lisait pas les journaux, sinon il aurait su que cela risquait de barder, pas seulement pour lui, mais pour tous les chiens de la côte, à forte musculature et à longs poils chauds, du détroit de Puget à San Diego. Des hommes, qui cherchaient à l'aveuglette dans les ténèbres arctiques, avaient découvert un métal jaune, et des compagnies de paquebots et de navigation claironnaient la trouvaille : voilà pourquoi des milliers d'êtres humains se ruaient vers les terres du Nord. Or ces hommes voulaient des chiens... »
    L'Appel sauvage, plus connu sous le titre de L'Appel de la Forêt, est non seulement le livre le plus emblématique de London sur le Grand Nord, mais bien davantage encore : par delà l'aventure du chien Buck, entraîné dans la terrifiante ruée vers l'or du Klondike en 1897, rudoyé et humilié par la chiennerie humaine, c'est un extraordinaire hymne à la gloire - ambigüe - du monde sauvage.


    Préface de Michel Le Bris


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • La route du jeune Jack London est celle qu'il partagea en 1893-1894, à dix-huit ans, avec les vagabonds du rail en parcourant 20 000 kilomètres d'un pays ravagé par la crise ! C'est cette route libre qui va pour une bonne part le révéler à lui-même et permettre le formidable écrivain qu'il devint ; un homme fascinant de force et de faiblesses qui devait ensuite, sa vie durant, « brûler le dur » et voyager. Cette route, c'est également le premier témoignage d'importance sur le vagabondage aux États-Unis, véritable document ethnographique et sociologique autant que récit d'aventures. Kerouac ne s'y trompa pas en intitulant son propre chef-d'oeuvre Sur la route en hommage à un homme étonnant de paradoxes et qui fut à la source de notre modernité.


    Postface de Jean-François Duval


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Durant l'été 1902, Jack London descend au coeur des ténèbres de l'empire le plus puissant de la planète pour y vivre le quotidien des pauvres de l'East End de Londres. Le récit qu'il en rapporte est effrayant. Faim, alcoolisme, violence, maladie et survie sont le quotidien de ces prolétaires que le mécanisme même de charité maintient dans la misère. Une famille, dans une pièce, déplace le cadavre d'un nouveau-né afin de faire de la place aux vivants. Ailleurs, une mère vend des bonbons triés par son fils tuberculeux. Dans cette expérience digne de Dante, London fait ce que Stevenson rêvait de faire, non pas un témoignage, mais une immersion dans un monde où les hommes ont perdu jusqu'à l'idée de révolte...

    « On m'a reproché d'avoir brossé de Londres un tableau noirci à souhait. Je crois cependant avoir été assez indulgent. » Jack London


    Avant-propos de Noël Mauberret


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • L'homme est jeune, de bonne famille, et ne connaît rien de la vie. Un jour de brume, dans une baie paisible, son navire est éventré par un ferry et lui-même, quasi noyé, se réveille sur un phoquier en route vers le Japon. Un monde de mutineries, de tempêtes et de chasse s'ouvre à lui. Le capitaine, colosse entouré de marins embarqués de force, est un homme au pouvoir absolu qui insulte le cadavre de son second, mort de trop d'alcool. Immense et cynique, Larsen est bien le « Loup des mers » ; celui qui, entre deux horreurs, sera pour le novice un maître sans pareil...
    Paru en 1904, Le Loup des mers fut reconnu d'emblée comme un chef-d'oeuvre.


    Préface de Jean-François Deniau de l'Académie française


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Tout à la fois histoire d'amour, récit d'aventures apocalyptiques et roman d'anticipation politique, salué par Trotski, apprécié de Lénine et célébré par Anatole France, Le Talon de fer annonçait dès 1908 une dictature d'un genre nouveau. La narratrice en fuite, fille de bonne famille que rien ne prédisposait à la colère, raconte sa rencontre avec l'homme qui devait devenir son mari, sa disparition, et ce qu'il advint dans un monde « civilisé » de leurs formidables rêves à vouloir changer l'ordre des choses...

    « Et s'il ne fallait lire, aujourd'hui, expressément, qu'un seul livre de cet homme au coeur trop grand pour une seule vie, ce serait Le Talon de fer... » Martine Laval. Télérama




    « Un classique de la révolte. » Francis Lacassin




    Préface de Raymond Jean / Avec une lettre de Léon Trotski


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Préface de Yann Queffélec
    Traduction revue et corrigée par Robert Sctrick

    Réédition (en traduction entièrement revue !) d'un des plus grands livres de London. Huit nouvelles pour évoquer les ravages et la violence importés par l'homme blanc dans le « paradis » des mers du Sud. Impitoyable.
    Ce n'est pas pour rien que Yann Queffélec a fait de ce recueil extrême l'un de ses livres de chevet.

    John Griffith Chaney, dit Jack London, est né en 1876 à San Francisco et connaît une enfance misérable qui le mène, dès quinze ans, à une vie d'errance. Marin, blanchisseur, ouvrier dans une conserverie de saumon, pilleur d'huîtres, chasseur de phoques avant de devenir vagabond et de connaître la prison, il accumule les expériences et adhère au Socialist Labor Party en avril 1896. La ruée vers l'or du Klondike en 1897 le compte parmi les aventuriers, mais il sera rapatrié atteint du scorbut sans avoir fait fortune. C'est pourtant dans le Grand Nord canadien qu'il trouve ses premières sources d'inspiration et que, la mémoire pleine de souvenirs épiques, il se lance dans l'écriture en rédigeant des nouvelles pour les grands magazines. Le Fils du Loup, son premier recueil de nouvelles, paraît en 1900. Le véritable succès arrive pourtant avec L'Appel sauvage (aussi appelé L'Appel de la forêt) en 1903. Croc-Blanc sort en 1905 et sera de nouveau un énorme succès d'édition. Repris par sa soif d'aventures, désormais financièrement à l'aise, Jack London fait construire un bateau ultramoderne, le Snark, et entreprend à son bord un voyage autour du monde. Malade, obligé de s'arrêter en Australie en 1908, il rentre en Amérique sans avoir réalisé son projet et s'occupe alors de son ranch tout en continuant à militer. Atteint de maladies multiples, buvant trop, sa santé déclinant, il séjourne plusieurs mois à Hawaii et décède le 22 novembre 1916 à l'âge de quarante ans.


  • - Nasr Eddin, peux-tu me prêter ta corde à linge ? vient lui demander un autre de ses voisins. Ma femme va faire une grande lessive.


    - Tu n'as vraiment pas de chance, répond le Hodja sans même lui jeter un regard. Je viens juste de m'en servir pour mettre à sécher de la farine.


    - Par Allah ! Tu prétends faire sécher de la farine sur une corde à linge ? Et tu veux que je te croie ?


    - Tu n'es qu'un ignorant. Tu ne sais pas encore que lorsqu'on n'a pas envie de prêter sa corde à linge, on est capable de faire sécher n'importe quoi dessus ?


    Ou comment de l'absurde faire surgir la vérité, tirer du rire le plus sûr des enseignements et libérer par l'idiot la parole de tous... Forte de plus de cinq cents fabliaux composés entre les XIIIe et XVe siècles et mettant en scène le maître Nasr Eddin, cette édition est le fruit de vingt ans de travail : un classique à garder à portée de la main.


    Édition établie par Jean-Louis Maunoury

  • En 1947, Thor Heyerdahl et ses cinq équipiers se lancent l'incroyable défi de parcourir 8 000 kilomètres à travers le Pacifique sur un radeau de balsa, reproduction exacte des radeaux préhistoriques des Indiens d'Amérique du Sud. Partant de Callao - Pérou -, ils naviguent vers les îles polynésiennes de Tuamotu à bord du Kon-Tiki afin de prouver au monde que les ancêtres des Incas étaient allés en leur temps peupler la Polynésie.
    Cette traversée donna lieu à l'un des plus passionnants récits d'aventures, à la portée universelle. À contre-courant des théories de l'époque, Heyerdahl a en effet contribué, par cette expédition, à bouleverser les idées reçues sur l'origine de ces peuples.

  • Un adolescent rend visite à son oncle qui vit cloîtré sur une île entourée de montagnes. Le vieux célibataire, en cet étrange domaine, parle peu, n'a rien de commode et porte pourtant en lui les forces et les failles de toute une existence. À la fin du séjour, et sans que rien entre eux ne soit clairement formulé, le vieil homme aura légué au garçon son bien le plus précieux...
    « Un miracle de l'écriture, l'histoire d'un coeur qui a vu du pays. » Mathieu Lindon. Libération.
    « Un récit fervent, sans attaches, tumultueux et pourtant transparent comme une symphonie de Mahler. » Pierre Mertens. Le Soir.
    « Un chef-d'oeuvre. » Pierre Combescot. Les Nouvelles littéraires.
    Fils de paysan né en Bohême, peintre romantique autant qu'écrivain, l'Autrichien Adalbert Stifter (1805-1868) a été admiré par Nietzsche pour l'ensemble de son oeuvre.


  • Grand Prix de l'Humour noir 1981


    « Plutôt mourir ! me dit-elle. Et dire que ce que je voulais par-dessus tout c'était lui faire plaisir ! » Max Aub publie ses Crimes exemplaires au Mexique en 1956 et depuis ce petit brûlot est devenu un classique de l'humour noir. Considéré par ses aficionados comme un véritable livre culte, on y trouve cent trente assassinats commis en toute bonne foi, et pour le seul plaisir. Cynisme, férocité et drôlerie se mêlent dans ces confessions affûtées comme des lames de couteau...

    Né en 1903 d'un père allemand et d'une mère française, exilé avec sa famille en Espagne en 1914, Max Aub s'est engagé du côté des républicains contre le franquisme. Cet anarchiste, qui eut pour amis Lorca, Malraux (avec qui il cosigna le scénario de L'Espoir), Picasso, Dalì, Buñuel, est nommé en 1937 attaché culturel à l'ambassade d'Espagne à Paris. Arrêté en 1939, accusé de communisme, Max Aub connaît sous Vichy les camps de concentration du sud de la France. Il parvient à s'évader en 1942 et gagne le Mexique, où il mènera jusqu'à sa mort en 1972 une vie d'agitateur culturel particulièrement active (littérature, théâtre, cinéma). Son oeuvre, importante, forte d'une quarantaine d'ouvrages, est à ce jour pratiquement inconnue en France.

  • Dans l'Angleterre du début du XIXe siècle, le petit John Huffam, élevé dans un village perdu, comprend que sa mère, pauvre parmi les pauvres, est mystérieusement apparentée aux châtelains du lieu. Dès lors, il va consacrer sa vie à percer le secret de ses véritables origines et ne tarde pas à découvrir la cruauté qui fonde les castes sociales et qui déchire les êtres.
    À la fois roman picaresque et fable initiatique convoquant les talents de Dickens et de Shakespeare, Le Quinconce a été salué comme un chef-d'oeuvre.


  • Édition établie et présentée par Michel Le Bris


    En 1803, tandis que les États-Unis achètent à la France la province de Louisiane, le président Thomas Jefferson décide d'une traversée du continent américain, dans le but de trouver une voie navigable entre le grand fleuve du Mississippi et l'océan Pacifique. Sur près de quinze mille kilomètres parcourus dans la souffrance et l'émerveille-ment, cette expédition, dirigée par Lewis et Clark, se révélera être bien plus qu'une aventure économique et politique : véritable rencontre avec les peuples indiens, elle ne cessera par la suite d'alimenter l'imaginaire américain.

    « Une fabuleuse aventure humaine... Huit cents pages de rêve - et deux noms, ceux de Lewis et Clark, à ranger au Parnasse de nos immortels. » Patrick Raynal. Le Monde.

    Meriwether Lewis, né en 1774 en Virginie, s'engagea à vingt ans dans la milice de son État avant d'intégrer l'année suivante l'armée nationale, qu'il servit jusqu'en 1801. Il devint par la suite le secrétaire particulier du président Thomas Jefferson, qui le choisit pour diriger la première expédition vers l'Ouest, de 1804 à 1806. Afin de préparer le voyage, Meriwether Lewis fut initié aux sciences de la nature par d'éminents spécialistes, et à la paléontologie par le président Jefferson lui-même. Homme cultivé, intellectuel, rêveur et introverti, Meriwether Lewis était âgé de vingt-neuf ans lorsqu'il devint commandant d'une troupe de quarante-cinq hommes. Promu gouverneur du Missouri à son retour, il s'installa à Saint Louis et, dans l'incapacité de se réadapter à la vie américaine citadine, sombra dans l'alcoolisme avant de se donner la mort en 1809.

    William Clark, né dans le comté de Virginie en 1770, entra comme lieutenant dans l'armée lors des guerres contre les Indiens dans les années 1789-1790. C'est à cette époque qu'il fit la rencontre de Meriwether Lewis, qui lui proposera de l'accompagner dans sa grande traversée de l'Amérique. Homme pragmatique, au contact facile, Clark accepta de devenir son compagnon de route. Il quitta définitivement l'armée après cette expédition et créa une compagnie prospère de traite des fourrures. En parallèle, il devint brigadier général de la milice de Louisiane puis occupa, après le décès de Meriwether Lewis, les postes de gouverneur du Missouri et, en 1822, de surintendant des Affaires indiennes. William Clark est mort en 1838.

  • Dans la Rome de Néron, ce roman - l'un des tous premiers, si ce n'est le premier de l'histoire de la littérature - met en scène les aventures de deux jeunes hommes, Encolpe et Ascylte, ainsi que du jeune amant du premier, l'adolescent Giton. Encolpe est frappé d'impuissance par le dieu Priape. Son ami et rival Ascylte décide de profiter de la circonstance pour conquérir Giton. S'ensuit alors toute un enchaînement de situations. Menées tambour battant, ces aventures offrent une peinture des caractères et des moeurs de manière vivante voire parodique et même satirique que la traduction de Louis de Langle restitue à la perfection. Pétrone, en latin Petronius Arbiter, fut un conseiller à la cour de l'empereur romain Néron. La tradition littéraire fait de lui l'auteur du Satyricon. Il se donne la mort par suicide en 66 à Cumes.

  • John Barleycorn, littéralement John Graindorge, c'est pour l'Américain moyen la personnification familière de l'alcool, c'est-à-dire du whisky, le mauvais génie des compagnons de comptoir, le Dionysos du pauvre, l'Ange noir sur l'épaule. Publié quatre ans avant la mort de l'auteur, ce livre est en quelque sorte son autobiographie d'alcoolique dans laquelle l'immense écrivain raconte sa vie - toute sa vie - vue à travers la lentille déformante de la bouteille. Son dernier très grand texte, qui défraya la chronique, est un récit terrible, lucide, et une façon bouleversante de connaître l'auteur baroudeur de Croc-Blanc et de Martin Eden.


    Préface de Jeanne Campbell Reesman


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Lorsque John Melmoth se rend au chevet de son oncle malade, il est loin de se douter que son existence va s'en trouver bouleversée. Avant de mourir, celui-ci exprime une dernière volonté pour le moins étrange : détruire un portrait vieux de cent cinquante ans représentant un jeune homme au regard troublant. Depuis, une foule de choses effrayantes ne cesse de perturber le quotidien de John. Et si l'homme du portrait était toujours vivant ? Et s'il était l'incarnation du Mal ?
    Roman labyrinthique, classique impérissable paru en 1820, Melmoth fascina Lautréamont, Antonin Artaud, André Breton mais aussi Balzac - qui en écrivit une suite en 1835 sous le titre Melmoth réconcilié -, et Baudelaire, qui rêvait de le traduire.
    /> « Vérifiez la solidité de votre raison, lisez Melmoth, chef-d'oeuvre fondateur de la littérature fantastique ! » Bertrand Leclair. Les Inrockuptibles
    Né en 1780 à Dublin dans une famille protestante, Charles Robert Maturin, grand-oncle d'Oscar Wilde, est ordonné pasteur en 1803, puis est nommé vicaire. Assailli par des difficultés financières, il se lance dans la littérature. La publication de Melmoth, l'homme errant, oeuvre considérée comme l'apogée du roman gothique, fit accéder son auteur à la gloire et à la postérité. Il est mort en 1824.

  • « C'était pendant l'été de 1968 que je tombai amoureux et que mon père se noya. »
    Cette première phrase cinglante annonce sans préavis les événements qui bouleverseront la vie d'un adolescent qui durant la belle-saison tombera amoureux de la petite voisine, découvrira que son père est lui aussi tourmenté par le désir et se trouvera confronté à la mort...
    Un livre où le sens de la formule et un récit ensorcelant ne sont pas sans rappeler les plus grandes tragédies grecques.

    « Une perfection. » Jean Soublin, Le Monde
    « Bouleversant. » Claire Julliard, Le Nouvel Observateur
    « Un livre miraculeux. » Frédéric Beigbeder, Voici
    « La littérature à son meilleur... Un bref chef d'oeuvre... aussi secret que Salinger, plus impitoyable encore que McCullers. » Michel Grisolia, L'Express

    Né en 1924, Charles Simmons est un romancier américain que la critique a comparé à J.D. Salinger. Seuls deux de ces romans ont été traduits en français Rides et Les Locataires de l'été. Il fut également éditorialiste pour la fameuse New York Times Book Review.

  • Au début du siècle précédent, le pôle Sud constituait encore une des dernières terra incognita de la planète. Von Drygalski, Nordenskjld, Charcot, Scott, tous avaient été vaincus par les glaces. Mais, à bord du Discovery de Scott, un homme se jure de revenir à la charge : le bouillant sir Ernest Shackleton. Il vend tout ce qu'il possède et arme en 1908 un petit phoquier. Un défi fou ? Des vents d'une violence inouïe, des températures extrêmes, la faim et des crevasses à chaque pas, voilà ce qui attend Shackleton et ses compagnons sous le soleil rasant du pôle.
    Le récit intégral et illustré, publié en 1910 par la revue Le Tour du monde, de la prodigieuse expédition de l'un des plus grand héros de l'aventure polaire.

    Le célèbre géologue polaire Raymond Priestley résumait ainsi les mérites des trois plus grands explorateurs de l'Antarctique : « Comme chef d'expédition, donnez-moi Scott. Pour un raid rapide et efficace, Amundsen... Mais quand l'adversité vous entoure et que vous ne voyez pas d'issue, agenouillez-vous, et priez que l'on vous envoie Shackleton. » On ne saurait mieux évoquer la personnalité de l'illustre Sir Ernest (1874-1922), dont les voyages sont autant de chroniques de l'impossible.

    Avec des photographies de l'expédition.

    « Comme chef d'expédition, donnez-moi Scott. Pour un raid rapide et efficace, Amundsen... Mais quand l'adversité vous entoure et que vous ne voyez pas d'issue, agenouillez-vous, et priez que l'on vous envoie Shackleton. » Raymond Priestley, géologue.

    Sir Ernest Shackleton (1874 - 1922) est considéré comme l'une des plus grandes figures de l'exploration en Antarctique.

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