Le Pommier

  • « Voici sans doute mon dernier livre. Il varie sur les deux origines du mot religion, l'une probable, l'autre usuelle : relire et relier. Il ne cesse, en effet, de relire les textes sacrés tout en cheminant le long des mille et une voies qui tissent le réseau global de nos vies, de nos actes, de nos pensées, de nos cultures. En cela, il conclut quelques décennies d'efforts consacrés à lier toutes opérations de synthèse.

    À l'âge analytique - celui des divisions, décompositions, destructions, y compris celle de notre planète - succède celui de la synthèse et de la reconstruction. Nos problèmes contemporains ne peuvent trouver que des solutions globales.

    Comment ne point finir par le religieux, dont on dit qu'il relie, selon un axe vertical, le ciel à la terre, et, horizontalement, les hommes entre eux ? »

    Michel Serres

  • Ancré dans la terre et l'eau, Michel Serres nous parle d'histoire et de géographie, de savoir et d'apprendre, et finalement de nous. Michel Serres a consacré sa vie à essayer de décrire la formidable transformation du monde présent. Dans ce livre, parfois un peu nostalgique, il se souvient du monde qu'il a connu dans sa jeunesse : la drague et les paysans d'Agen, le rugby, les paysages et les chemins, Garonne ! Mais aussi les pays qu'il a découverts ensuite et aimés, le Queyras, la mer... le monde ! Au travers de ces évocations, il nous fait réfléchir sur les transformations auxquelles nous avons assisté : l'évolution de la ville et la campagne, ce que signifie émigrer, les potentiels extraordinaires du corps, l'encyclopédie et l'enseignement, et, toujours, le rugby !

  • L'homme est-il réellement devenu une force d'ampleur géologique ? Sommes-nous vraiment entrés en Anthropocène ? Les écosystèmes s'effondrent-ils, et si oui, la civilisation les suivra-t-elle ? Les scientifiques sont-ils même d'accord entre eux ? Qui croire ? Que se passe-t-il pour de vrai ?

    L'état des lieux de notre planète fait débat. Des voix s'élèvent, contradictoires. Préférant les savoirs géoscientifiques à l'agitation sociale, Nathanaël Wallenhorst entend aller y voir de plus près. Mais où les trouver, ces savoirs, sinon dans les publications scientifiques à comité de lecture, en anglais et pas toujours accessibles ? Pour nous, il les passe en revue et en résume la substantifique moelle.

    Une enquête au coeur de la science, avec à la clé des réponses aux plus vives questions du temps présent. À nous, dans son sillage, de démêler le vrai du fake !

  • L'idée de l'ouvrage est, à rebours de la pléthore de livres déjà parus sur le sujet, déjà d'expliquer clairement, pour un large public, ce qu'est l'intelligence artificielle : comment elle a évolué depuis Alan Turing, quelles sont ses limitations actuelles, qu'est-ce qui la différencie de l'intelligence « naturelle ».
    Puis de poser LA question : avons-nous vraiment besoin de l'IA? La réponse est oui... pour de multiples raisons.
    Les auteurs abordent ensuite les sujets qui fâchent : les « IA qui dérangent », la « singularité » et les questions de l'emploi et des libertés. Avant de s'interroger : comment faire une IA bénéfique à l'homme? Sont alors abordées les questions éthiques, juridiques avec un état de lieux de ce qui existe déjà en la matière, les principales questions qui se posent et les modèles vers lesquels on pourrait se diriger.
    En conclusion : l'IA est un outil, et un levier pour notre intelligence « à nous ». Et c'est à l'homme de trouver sa place avec l'IA.

  • Nous sommes entrés dans une nouvelle ère géologique : l'Anthropocène. C'est un fait historique : d'abord, parce que cette nouvelle ère géologique est directement façonnée par les activités humaines - hélas pas forcément pour le meilleur -, mais aussi parce que c'est la première fois, de mémoire humaine, que nous pouvons penser une ère géologique au moment où elle se déroule ! Et du coup, y agir en connaissance de cause, pour tenter d'infléchir le chemin pris.

    Ce petit ouvrage souhaite donc aider les humains à comprendre l'Anthropocène, cette période hors normes qu'ils sont en train de vivre. Ce n'est qu'à cette condition que nous pourrons agir, à l'échelle de la société elle-même, en faveur des générations futures.

  • La mémoire, qui semble par essence tournée vers le passé, est en fait intrinsèquement et délibérément orientée vers le futur. Même si une telle conception avait été entrevue de longue date, la mémoire du futur n'est devenue une thématique de recherche à part entière que depuis une douzaine d'années, mais elle est aujourd'hui motrice.

    Quelles sont les grandes fonctions de cette mémoire du futur qui contribue grandement à nos prises de décision ? Comment s'articule-t-elle avec la mémoire du passé ? Quelles sont les pathologies qui la mettent à mal ? Que peut-on attendre des recherches en cours ?

    Aujourd'hui cette mémoire du futur, indispensable pour orienter notre devenir sur le plan individuel comme sur le plan collectif, est aux prises avec les nouveaux moyens d'information et de communication, l'intelligence artificielle et la robotique. Et elle est menacée par les mémoires externes, de plus en plus puissantes et invasives.

    Comment préserver nos « mémoires internes », en particulier celles des jeunes générations, pour continuer à élaborer et construire notre devenir?



     

  • Demain, aurons-nous à faire face à de grandes structures collaboratives, propriétaires de nos données, ou nous en émanciperons-nous en exploitant différemment la sphère des idées, dont la vague numérique redessine les énormes potentialités ?

    Si nous misons sur la deuxième option et souhaitons oeuvrer à une société durable qui ne misera pas que sur la mise en concurrence des uns et des autres, il nous faut alors développer non pas la collaboration au sein de notre société, mais bien la coopération. Et pour cela, accepter de mettre en commun... Seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin.

    Un horizon qui nécessite de nouveaux repères institutionnels, notamment une identité numérique au service de la transmission et un instrument de mesure de l'activité propre au digital. 

  • Aujourd'hui, la Terre ne suffit plus aux GAFA. Elon Musk, à la tête de Space X, Jeff Bezos et sa société Blue Origin, ou encore le britannique Richard Branson, dirigeant de Virgin Galactic, investissent massivement dans le spatial. Et on peut dire que ces cowboys  de l'espace  n'ont pas peur de voir les choses en grand.
    Le but de ces chantres de ce que l'on appelle le Newspace: changer le monde, ni plus ni moins. Or ce monde est aussi le nôtre et les questions que cette conquête spatiale 2.0 posent nous concernent tous. Passer quelques jours dans la Station Spatiale Internationale, pour la  coquette somme de 30 millions d'euros, est-il vraiment un progrès pour l'humanité, ou un bon business ?  Plus sérieusement, pourquoi l'humanité entreprendrait-elle la conquête, la colonisation, l'exploitation d'une autre planète, d'un astéroïde ? Pour sauver l'espèce humaine de l'extinction ? La Terre est-elle si mal en point qu'il faudrait tout simplement la mettre au rebut ? Justement, que penser des liens entre les perspectives du NewSpace et les courants transhumanistes ?
    En tout cas, même si l'on peut légitimement s'interroger sur les véritables motivations  de ces aventuriers d'un genre nouveau, les questions soulevées ont le mérite de nous faire nous interroger sur le futur que pourrait nous offrir le développement actuel des techniques et des politiques spatiales. Parce qu'aller habiter sur la Lune n'est peut-être pas si stupide que ça... Or, il faut y penser maintenant sous peine de louper la navette !

  • Cet ouvrage n'est pas là pour arbitrer la querelle des pro et des anti-autorité, ni pour discuter des multiples dispositifs pédagogiques censés l'asseoir. Il est là pour permettre aux enseignants que la question taraude mais qui sont souvent englués dans des débats houleux en salle des professeurs de prendre du recul. D'envisager cette question autrement. L'autorité, en crise ? Et si elle était tout simplement en mutation, comme l'est notre monde, où tout change tellement, et si vite ;
    Les élèves ne sont plus les mêmes. L'avenir qu'on leur propose non plus : la part d'inconnu est bien plus importante qu'avant. Comment y « préparer » les élèves ? Comment leur permettre de s'ouvrir à ce futur dont personne ne sait encore grand chose ?

    À l'enseignant de s'ouvrir, lui aussi, à cet inconnu. Son autorité ne pourra venir que de sa disponibilité à ce qui arrive en classe et de son inventivité dans sa pratique. Le projet n'est pas utopique : ça et là, des « labs » pédagogiques se mettent en place pour expérimenter, en classe, cette nouvelle relation au temps et à l'autre.

  • À la fin d'une conférence que donnait l'auteur sur la paléontologie, vint une question à laquelle il ne s'attendait pas : « Mais Monsieur, à quoi cela sert, ce que vous faites ? ». Rien d'agressif dans le ton de la dame qui l'interrogeait ainsi, mais une perplexité certaine : quelle utilité cela pouvait-il bien avoir de s'intéresser à des êtres morts depuis des millions d'années ? Si l'on se cantonne dans une attitude purement utilitariste, les dinosaures, il faut bien le dire, ne servent pas à grand chose, pas plus que l'immense majorité des fossiles qu'étudient les paléontologues. Et pourtant, la paléontologie a quelque chose à apporter à tous ceux qui s'intéressent peu ou prou au monde dont ils font partie. Elle a un message, et même de multiples messages, à transmettre. Il suffit d'ailleurs de remonter un peu dans l'histoire, de guère plus de deux siècles, pour constater à quel point les découvertes paléontologiques ont modifié notre conception de la place de l'homme dans l'Univers. Et ce n'est pas fini...

  • Des drones aux robots tueurs, les machines vont-elles, à terme, remplacer les humains sur le champ de bataille ? Derrière cette interrogation qui pourrait sembler purement militaire se cache une question qui concerne notre société dans son ensemble.

    Quelle place réserver aux machines douées d'intelligence artificielle dans des domaines jusqu'alors réservés à notre espèce ? Sur quels critères juger du bien-fondé de leur présence ? Et jusqu'où l'accepter ?

    Entre droit, éthique et philosophie, un cas emblématique des enjeux liés au développement fulgurant des technologies.

  • « Imaginons un monde dans lequel les enfants rêvent de devenir maçons, les paparazzi traquent les boulangers, les oeuvres d'art usagées traînent dans les décharges, les pneus anciens atteignent des prix exorbitants, les meilleurs collégiens s'orientent vers les lycées techniques et les consommateurs se méfient des produits naturels. Rien dans ce monde ne serait absurde. Et pourtant, ce monde n'est pas le nôtre. Comparer notre monde à ce monde imaginaire nous renseigne sur nos valeurs : nous pensons tous qu'une oeuvre d'art vaut plus qu'un pneu usagé... Nous adhérons, la plupart du temps, à ces valeurs sans y avoir beaucoup pensé. Ce sont, au sens propre, des préjugés. À l'origine de ce petit livre, j'avais le projet d'essayer de comprendre d'où venaient un certain nombre de préjugés, qui encombrent nos discours sur la science et sur la technique. À ma grande surprise, ce livre m'a demandé de m'aventurer parfois assez loin de mon point de départ...»

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    Qu'est-ce qui donne sens à notre vie ? À l'heure où les particularismes identitaires, culturels et religieux semblent avoir définitivement pris le pas sur les grands récits collectifs, à l'heure où la recherche du profit précarise toujours plus les existences, peut-on même encore se poser une telle question ?Elle nous saisit pourtant, sans cesse, comme elle a traversé la pensée occidentale, de Nietzsche à Freud en passant par Arendt, Heidegger ou Merleau-Ponty, mais aussi Baudelaire, Dostoïevski ou Pessoa, que l'auteur convoque ici en lecteur atten-tif et généreux. Pour nous offrir une méditation bouleversante sur la perception du sens de la vie, de la mort, de la lumière et du noir...
    À l'horizon de cette enquête, une hypothèse vertigineuse : et si le sens de la vie était inaccessible à la volonté ? S'il ne résultait pas de la connaissance et de la maîtrise des choses, mais d'un abandon de soi à l'autre ? Ne faut-il pas s'oublier pour pouvoir s'émerveiller devant la beauté de la vie, et en saisir ainsi le sens ? Les bases d'un nouveau rapport à l'existence sont posées, qui prend la forme d'une philosophie résolument tournée vers l'avenir.

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