Héloïse d'Ormesson

  • Au centre, Manon.
    Autour, une ronde de personnages, qui projettent sur elle leurs peurs, leurs insécurités et leurs fantasmes.
    Ils croient la connaître mieux que personne. Ce sont ses parents, ses frères, son amie au lycée, l'homme qu'elle aime. Et ce sont eux qui vont raconter cette année où tout bascule parce que Manon, seize ans, entame une relation avec un éditeur de bande-dessinée de trente ans son aîné. Elle a du talent. Il va la publier. Ils s'aiment. La femme de l'éditeur aussi l'aime. Les lignes se brouillent, tout se mélange : l'histoire qu'ils vivent et l'écriture de la bande-dessinée, l'admiration, l'amour. Et le passé ressurgit soudain dans le présent.
    Rapidement, la mère de Manon refuse ce prétendu amour, cherche à protéger sa fille par tous les moyens, s'expose à la colère adolescente de celle-ci. Deux visions du monde s'affrontent. Deux visions de l'amour. Deux visions de ce que signifie être adulte. Et entre elles, d'autres voix, qui chacune renferme un morceau de la vérité.
    Et au centre, Manon.
    Comme Laura Kasischke, Manon Fargetton croise des points de vue contradictoires, voire divergents, pour mieux saisir la réalité. Un roman choral saisissant et novateur. D'une éblouissante sensibilité qui épouse au plus juste la psychologie des protagonistes,
    Tout ce que dit Manon est vrai réinvente l'autofiction.

  • L'édition originale d'Elle s'appelait Sarah est parue en 2007, avant que le phénomène Tatiana de Rosnay ne prenne toute son ampleur. Alors que l'édition avec l'affiche du film en couverture est presque obsolète, ce titre phare du catalogue EHO a toutes les raisons de connaître un regain d'intérêt grâce à une édition spéciale.
    Tatiana de Rosnay, selon le palmarès du Figaro, était en 2011 l'un des 5 auteurs français les plus lus dans l'Hexagone (plus de 500 000 exemplaires vendus tous titres confondus). D'après Bookseller (l'équivalent anglais de Livres Hebdo), elle a été en 2009 et 2010 l'auteur français le plus lu en Europe.
    Gigantesque succès à l'étranger, Elle s'appelait Sarah a été traduit à ce jour en 42 langues et vendu à plus de 6 millions d'exemplaires. Le roman a atteint un score historique aux Pays-Bas, où il s'est vendu à plus d'un million et demi d'exemplaires (dans un pays qui compte 16 millions d'habitants), et en Norvège, où il a figuré des semaines sur les listes des meilleures ventes. En Allemagne, son éditeur la compare à Anna Gavalda, Katherine Pancol ou Muriel Barbery.
    Tatiana de Rosnay est l'auteur français le plus lu aux États-Unis actuellement, avec plus de trois millions d'exemplaires vendus d'Elle s'appelait Sarah et 153 semaines de présence sur la liste du palmarès du New York Times. Elle est toujours sur la liste aujourd'hui.

  • À quinze ans, Dominique se voyait déjà promener ses presque deux mètres à travers la campagne vosgienne sur une Peugeot 103 orange. Il a fait beaucoup d'efforts pour l'avoir à Noël et en finir ainsi avec la série des Noël pourris. Il y a cru, il a été très déçu. La déception est d'ailleurs une constante dans la vie familiale chaotique de Dom. La déception entre autres choses. De là à en déduire que la suite des événements en découle, il n'y a qu'un pas. Quelques pas pour être précis. Un foyer pour ados sorti d'un méchant conte de fée. Une vie de jeune père guère épanouissante. Une vie maritale en berne. Une séance de ciné qui vire au pugilat. Une baignade mouvementée. Des retrouvailles du troisième type dans les bois. Et deux soeurs aussi féroces qu'attachantes.
    Accrochez-vous.
    Mobylette est un roman déjanté et cruellement drôle qui dresse le portrait décapant d'un trentenaire à la dérive dans un univers qui ne l'est pas moins, celui de l'aide sociale à l'enfance. Tour à tour désopilante, survoltée et hilarante, impossible de résister à cette aventure à mille à l'heure entre les Vosges et la Moselle. Il y a du John Kennedy Toole chez Frédéric Ploussard, et ça décoiffe.

  • 4 mai 1897. Autour de l'épisode méconnu du tragique incendie du Bazar de la Charité, La Part des flammes mêle les destins de trois figures féminines rebelles de la fin du XIXe siècle : Sophie d'Alençon, duchesse charismatique qui officie dans les hôpitaux dédiés aux tuberculeux, Violaine de Raezal, comtesse devenue veuve trop tôt dans un monde d'une politesse exquise qui vous assassine sur l'autel des convenances, et Constance d'Estingel, jeune femme tourmentée, prête à se sacrifier au nom de la foi.
    Qu'ils soient fictifs ou historiques (la duchesse d'Alençon, née duchesse de Bavière, est la soeur de Sissi), Gaëlle Nohant donne vie et chair à ses personnages dans une histoire follement romanesque, qui allie avec subtilité émotion et gravité. Tout à la fois porté par un souffle puissant, littéraire et généreux,
    La Part des flammes, nous entraîne de rebondissements en révélations à la manière d'un roman feuilleton.

  • Au moins le souvenir Nouv.

    Qui se souvient de Lamartine ? Qu'il a été candidat à la première élection présidentielle française ? Qu'on lui doit le suffrage universel, l'abolition de la peine de mort en politique, la seconde abolition de l'esclavage, la conservation du drapeau tricolore et tant d'autres choses encore ? À la parution des
    Misérables, en 1862, Marianne de Lamartine, la discrète épouse du poète, qui a parfois tenu la plume pour lui, décide de prendre la parole pour défendre l'action de son mari résolu à se taire à tout jamais. Car, pour avoir récusé les Rouges comme les Royalistes, le candidat malheureux a pu mesurer combien nul n'est prophète en son pays.
    À la manière d'une feuilletoniste, Marianne de Lamartine nous raconte la vie du plus méconnu de nos hommes illustres, poète éclatant des
    Méditations de 1820 mais aussi historien et homme d'État. On croise les écrivains engagés de l'époque, au premier rang desquels Victor Hugo. Tous ou presque vont d'abord s'enthousiasmer pour cette révolution pacifique où semble enfin poindre la lumière, lumière qui dura ce que dure le printemps des peuples...
    Après son best-seller
    Mousseline la Sérieuse (prix littéraire des Princes et prix du Cercle de l'Union) et du très remarqué
    Une année folle (prix Napoléon Ier), Sylvie Yvert poursuit le roman vrai de notre histoire en retraçant la destinée d'une figure politique et littéraire qui se confond avec le génie français.

  • En 1897, la publication de J'accuse... ! plonge la France dans un climat délétère où l'antisémitisme s'affi che fi èrement. Au coeur de la polémique, Émile Zola déchaîne des torrents de haine, devenant la cible privilégiée des confrères jaloux, des ligues et de la presse d'extrême droite. Jusqu'à devenir l'homme à abattre ? La piste est sérieuse lorsqu'en 1902, l'auteur des Rougon-Macquart succombe à une intoxication suspecte au gaz méphitique. Qui, parmi ses proches ou adversaires, avait intérêt à le faire défi nitivement taire ?
    Assassins ! retrace la vie passionnante du gamin d'Aix-en-Provence devenu un mythe littéraire.
    Car, à l'heure de mourir, que valent les honneurs face au souvenir du poème dédié à son premier amour ? Que pèse le succès face aux caresses d'une lingère ? En écho aux réminiscences du condamné, les ennemis défi lent sur la scène d'un pays aux idéaux sacrifiés sur l'autel de l'intolérance.

  • Le 12 avril 1978, une série de tableaux enflamme les enchères chez Sotheby's. Pourquoi son acheteur choisit-il de rester anonyme ? Qu'a-t-il à cacher ? Quarante ans plus tard, à New York, madame Janik conserve précieusement les toiles dans son modeste appartement. Sur chacune d'elles, une adolescente blonde, à la beauté froide et envoûtante, dont le mystère lui résiste encore. Mais lorsque la vieille dame solitaire se prend d'affection pour Ethan, son jeune voisin, elle accepte pour la première fois de partager les terribles secrets de son passé.
    De Kalisz à New York, de Lódz´ à Dresde,
    Le Fil rompu épouse les séismes de l'histoire et embrasse le destin contrarié de trois générations de femmes à travers une fresque éblouissante qui délivre du silence les âmes emmurées par les tragédies du XXe siècle.

  • Tu étais un homme, mon père
    Charles Vergely a tout juste dix-sept ans lorsqu'il s'engage dans la Résistance en juillet 1940. Il est arrêté le 10 mars 1941 par la police militaire allemande. Torturé, emprisonné, jugé de façon expéditive et condamné à mort avec six autres de ses camarades, Charles Vergely est d'abord incarcéré à la prison du Cherche-Midi où il a, entre autres voisins de cellule, Honoré d'Estienne d'Orves. Il est ensuite transféré à la prison de Fresnes, la " Filiale de l'Enfer ", puis déporté au camp de Rheinbach en juin 1942, où une partie des prisonniers finissent décapités à la hache. Au lendemain d'un bombardement qui ravage le camp, il rejoint celui de Ludwigsburg au terme d'une " marche de la mort " de quarante-cinq jours. Il y voit quotidiennement des hommes se faire exécuter, d'autres mourir de fatigue ou de faim. Lui-même ne pèse alors plus que trente-huit kilos. En février 1945, à la suite d'un autre bombardement, il est entassé avec une centaine d'hommes dans un wagon à bestiaux pour un ultime voyage vers la forteresse de Landsberg, une annexe du camp de Dachau, jusqu'à sa libération par les troupes alliées à la fin du mois de mai.
    Pierre Vergely est le fils de Charles. À propos de ce roman, il écrit : " Lorsque j'ai démarré la rédaction de l'histoire de mon père, je ne savais pas où je mettais les pieds. J'avais une idée du poids de l'Histoire, mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de mesurer sa puissance, et j'ai découvert que derrière ce mot se cachent à la fois l'ensemble de toutes les vies du passé, mais aussi notre présent et les raisons de notre présence. Je pourrais clamer qu'avec ce livre j'ai tenté, en plus de rendre hommage à mon père, de célébrer la lutte pour la liberté, la défense de la justice, la dignité ou le sens du devoir, mais ce serait faux. Ce livre parle avant tout du courage. Du combat face à la peur. De cet acte qui, pour être authentique, consiste à joindre à l'élan total de l'esprit l'engagement entier du corps. "

  • Rattraper le temps perdu
    Lise et Cerise n'ont en commun que la rime. Tout oppose la mère et la fille. D'ailleurs c'est simple, Lise voulait un garçon. À la mort d'Axel, mari et père adoré, les deux femmes se retrouvent en tête à tête, et se repoussent comme des aimants réfractaires. Mais une inconnue s'invite dans l'équation. Elle efface tout, même les ressentiments, et apporte d'inespérées retrouvailles. Car il n'est jamais trop tard pour s'aimer... Dans la famille Venoge, on se déchire avec panache. Pourtant, la tendresse est bien là, en embuscade, et lorsqu'elle s'engouffre enfin dans la brèche, elle transforme les années perdues en heures gagnées. Lorraine Fouchet nous l'affirme,
    le bonheur est réservé à tout le monde.

  • En romancière funambule, Gaëlle Nohant a relevé le défi lancé par Queneau : " Il n'y aura pas de connaissance véritable de Desnos tant qu'on n'en aura pas établi la légende. " Fabuleuse investigation littéraire, Légende d'un dormeur éveillé traverse le xxe siècle, vivante et tumultueuse, sur les traces d'un héros dont on ne peut que tomber amoureux.
    C'est par la fiction qu Gaëlle Nohant choisit d'explorer la vie aussi héroïque qu'engagée de Robert Desnos. Au plus proche de l'artiste, elle épouse ses pas, des Halles à Montparnasse, non sans quelques détours par Cuba ou Belle-Île ; visite son atelier de la rue Blomet ; écoute sa " Clef des Songes " ; suit les séances animées du Café Cyrano en compagnie d'Antonin Artaud, de Prévert et d'Aragon ; danse des nuits entières aux côtés de Kiki et de Man Ray.
    Pour ce voyage avec Desnos, elle puise dans son oeuvre, sonde les âmes en medium et, comme lui, " parle surréaliste ". S'identifiant à Youki, le grand amour de Robert, elle l'accompagne jusqu'au bout de la route, au camp de Terezín, en juin 1945.

  • Un magnifique chant d'amour au Liban.
    Après avoir fui le Liban, les parents de Samir se réfugient en Allemagne où ils fondent une famille soudée autour de la personnalité solaire de Brahim, le père. Des années plus tard, ce dernier disparaît sans explication, pulvérisant leur bonheur. Samir a huit ans et cet abandon ouvre un gouffre qu'il ne parvient plus à refermer. Pour sortir de l'impasse, il n'a d'autre choix que de se lancer sur la piste du fantôme et se rend à Beyrouth, berceau des contes de son enfance, pour dénicher les indices disséminés à l'ombre des cèdres.
    Voyage initiatique palpitant, Tant qu'il y aura des cèdres révèle la beauté d'un pays qu'aucune cicatrice ne peut altérer. À travers cette quête éperdue de vérité, se dessine le portrait d'une famille d'exilés déchirée entre secret et remord, fête et nostalgie.

  • Sentinelle de la pluie est un roman d'une rare intensité dramatique où Tatiana de Rosnay déploie une tension psychologique magnifiée par un cadre apocalyptique renversant. Elle fait surgir de l'ordinaire bouleversé, l'insubmersible pouvoir de l'amour et de la rédemption.
    La famille Malegarde est réunie à Paris pour fêter les 70 ans de Paul, le père, arboriste de renommée internationale. Sa femme Lauren prépare l'événement depuis deux ans, alors qu'importe les pluies diluviennes qui s'abattent sur la Ville Lumière et contrarient les retrouvailles. Mais Linden, le fils cadet, photographe charismatique, pressent que la redoutable crue de la Seine n'est pas la plus grande menace qui pèse sur l'unité de sa famille. Les secrets enfouis déferlent sous le ciel transpercé par les flots...

  • Mon père de l'Intérieur.
    " Pour ceux qui ne te connaissaient pas tu étais un homme politique imposant et sérieux. Pour moi tu étais un papa souriant qui avait pour amis Charles de Gaulle, Saint-Exupéry, Alexandra David-Néel ou André Malraux. Un papa pour lequel je suis devenue urgentiste, ce qui m'a permis de réanimer les papas des autres. Tu m'as dit au téléphone la veille de ta mort que médecin c'était le plus beau métier du monde. Heureusement que tu n'as pas dit mannequin, ça m'aurait privée pour la vie de moelleux au chocolat. " Ainsi débute le livre de Lorraine Fouchet donnant le ton de cette oeuvre très personnelle qui mêle confidences intimes, humour et hommage. Près de quarante ans après la mort de son père, elle décide de rattraper le temps perdu et de partir à la recherche de l'homme qu'il était. Elle nous offre un livre touchant, sorte de dialogue entre un père et une fille à qui le destin a laissé le temps de s'aimer mais pas de se parler. Les souvenirs de l'auteur s'entrecroisent avec le récit de la vie politique de Christian Fouchet pour dresser le portrait intime et original d'un héros. Christian Fouchet (1911-1974) est une figure incontournable du gaullisme. Il rallie le Général, deux heures après la capitulation, la veille de l'appel du 18 juin, et sera un de ses plus proches collaborateurs et amis. Aviateur, il organise en 1945 le regroupement des prisonniers français libérés des camps allemands en Pologne. Il rejoint le RPF à sa création et devient député de la Seine. Il occupe divers postes ministériels importants : Affaires marocaines et tunisiennes, Éducation nationale. Ministre de l'Intérieur en 1968, il jouera un rôle capital en évitant le bain de sang. Il décède d'un infarctus en 1974, alors que sa fille n'a que dix-sept ans.

  • Pièce montée à la bretonne
    En devenant romancière, Prune ignorait qu'elle serait aussi marieuse. Pourtant, grâce à l'un de ses livres, un couple va s'unir à Groix. Et elle est conviée à la noce. Elle qui s'était juré de ne plus jamais remettre les pieds sur l'île accepte. Il est peut-être temps de cesser de fuir. Sur place, fuir sera de toute façon impossible : une tempête retient les bateaux à quai. Les invités vont devoir se supporter plus longtemps que prévu... advienne que pourra !
    Que serait un mariage sans imprévus, petites vengeances familiales et rencontres sentimentales ? Certains sont là par affection, par politesse, ou pour ne pas dormir seuls. Mais cerné par la mer immense, chacun repartira transformé.

  • Leena débarque un matin dans un village près de l'océan, avec, en bandoulière, la mort de son père, quelques tee-shirts blancs, un jean et des cahiers. Dans ce bout de monde délaissé, la jeune femme mutique achète une mercerie en ruines pour la réhabiliter en maison des phrases : une librairie d'un genre un peu particulier...
    Et lorsqu'au cours des travaux, Leena découvre un trésor caché depuis des décennies, elle tient le fi l pour renouer avec son frère, parti outre-Atlantique remonter le cours de leur histoire familiale.
    De sa prose poétique envoûtante, Annabelle Combes tisse le roman universel des douleurs intimes et des renaissances à travers les parcours de deux égarés. La Calanque de l'Aviateur est un ravissement, une ode aux mots qui bouleversent et élèvent, à cette force créatrice qui vous tient debout.

  • Le coeur du père de Dom cesse de battre dans les bras d'une femme qui s'éclipse après avoir ouvert aux secours. Orphelin à quinze ans, Dom tente de recoller les morceaux et se lance sur la piste de cette mystérieuse amoureuse.
    Mais un nouveau coup de tonnerre éclate lorsqu'il reçoit les condoléances d'un inconnu qui aurait rencontré ses parents en Argentine, juste avant la naissance de leur fille. Seulement voilà, Dom est fils unique ! Cette révélation fracassante en entraîne d'autres qui le conduisent à quitter son île de Groix pour aller doubler le cap Horn, au pays des glaciers bleus, à la recherche de la vérité.
    Porté par une écriture lumineuse et pleine de surprises,
    Tout ce que tu vas vivre est un condensé d'optimisme où l'espoir triomphe face aux aléas de la vie. Un roman d'une savoureuse tendresse.

  • La toile de sa vie
    Retour sur le destin hors du commun de Moishe Zakharovich Shagalov, pauvre gamin d'un
    shtetl russe, à qui André Malraux propose la rénovation du plafond du palais Garnier en 1964. Le peintre accepte, refusant d'être rémunéré pour ce qu'il considère comme la consécration ultime par son pays d'adoption. Les douze panneaux sont l'illustration éclatante de son énergie créatrice. Il a alors soixante-dix-sept ans.
    Dès son arrivée à Paris en 1911 à l'âge de vingt-trois ans, Chagall n'aura de cesse de croire en ses rêves face aux échecs et aux drames qui viendront bouleverser le XXème siècle. À ses côtés, pendant trente-cinq ans et par-delà sa mort en 1944, son amour légendaire, Bella, qui fut sa muse, son modèle et sa première femme. Ils firent ensemble le choix absolu de la beauté, de la couleur et de l'art comme remparts face à l'adversité.
    Prêtant sa voix à Bella, l'éternelle fiancée qui survole ses compositions oniriques, Caroline Grimm revisite les toiles, comme autant d'expression des états d'âme du peintre. Invitation au voyage dans l'univers incomparable d'un artiste de génie,
    Ma double vie avec Chagall célèbre la gloire du coeur, credo du peintre et du couple. De Vitebsk à Paris en passant par Berlin et New York, l'histoire d'une passion flamboyante, à l'image des toiles du maître.

  • Pour ronronner de plaisir
    Léonie Beaumarchais pense avoir percé à jour la psychologie masculine, mais elle ne peut pas en dire autant de celle des chats. Susan, sa voisine de 73 ans, souhaite se rendre à Ischia une dernière fois, mais ne sait que faire de son chat, aussi Léonie propose-t-elle d'héberger l'adorable Mimi le temps du séjour de Susan en Italie. S'est-elle montrée imprudente ? Fâchée d'être ainsi délocalisée, le félin s'applique à ravager soigneusement le deux-pièces de Léonie, tout en veillant à lui faire passer des nuits épouvantables. Désespérée, Léonie sollicite l'aide de Maxie. Après tout, cette dernière adore les chats, et trois semaines seront vite passées.
    Maxie Sommer est propriétaire d'un café - surnommé "Miss Paula's" en l'honneur de sa tante - où elle propose des gâteaux faits maison tirés des recettes de ladite tante, et un large assortiment de livres anciens. En peu de temps, Mimi va conquérir le coeur de Maxie, mais aussi ceux de tous les clients, petits et grands. Elle transforme le café-librairie en café-chat, où les timides tomberont amoureux, les querelleurs trouveront un terrain d'entente et les hommes allergiques aux chats pourront même tenter leur chance.
    Caféchat est une comédie craquante et douillette, qui rend hommage à ces chéris aux pattes de velours, ainsi qu'à leurs propriétaires consentants - ou non -, car un chat peut tout changer dans une vie, et bien entendu uniquement pour le meilleur !

  • Ce livre - Dieu me pardonne ! - est un roman sur Dieu, sur son oeuvre, sur les hommes et sur rien.
    " Disons les choses avec simplicité, avec une espèce de naïveté : il me semble impossible que l'ordre de l'univers plongé dans le temps, avec ses lois et sa rigueur, soit le fruit du hasard. Du coup, le mal et la souffrance prennent un sens - inconnu de nous, bien sûr, mais, malgré tout, un sens. Du coup, je m'en remets à quelque chose d'énigmatique qui est très haut au-dessus de moi et dont je suis la créature et le jouet.
    Je ne suis pas loin de penser qu'il n'y a que l'insensé pour dire : " Il n'y a pas de Dieu. " Je crois en Dieu parce que le jour se lève tous les matins, parce qu'il y a une histoire et parce que je me fais une idée de Dieu dont je me demande d'où elle pourrait bien venir s'il n'y avait pas de Dieu. "

  • Lou de toi
    Jo vient de perdre l'amour de sa vie, son souffle, son rire et son appétit : Lou. Il est désormais seul sur l'île de Groix, leur île, celle qu'il a choisie et qu'elle a épousée en même temps que lui. Lors de ses funérailles, entouré de ses enfants, Cyrian et Sarah, avec qui il nourrit des rapports distendus, le notaire lit le testament. Jusqu'à cette annonce fracassante : Jo l'a trahie. Stupeur ! Ce dernier comprend que Lou, mère dévouée et épouse amoureuse, n'a pas dit son dernier mot et lui lance un ultime défi. Son " piroche " aura deux mois pour renouer avec Cyrian et Sarah, et surtout, les rendre heureux. Mais entre une belle-fille acariâtre et jalouse, un fils sur la défensive, une petite-fille en mal de père et une fille cabossée par l'amour, Jo a du pain sur la planche... Haut les coeurs !
    Chaque famille a son lot de secrets, de colères tues et de sourires entendus. Lou, Jo et leurs enfants ne dérogent pas à la règle. Mais est-il jamais trop tard pour se retrouver et rattraper le temps perdu ? Avec
    Entre ciel et Lou on rit, on pleure, on s'engueule, et surtout, on s'aime ! Un roman aux effluves iodées à dévorer emmitouflés face à la mer.

  • Pastorale

    Aki Ollikainen

    Après La Faim blanche, Ollikainen poursuit magistralement son exploration de la Finlande à travers son oeil affûté de photographe.
    Dans la campagne finlandaise, un homme croise un loup à l'orée de la forêt. Le prédateur rôde autour du hameau, menaçant ses habitants et leur troupeau. Pourtant, c'est un soleil radieux qui ce matin illumine le bout de terre où Meri, Kaius, Vilho, Sirkka, Reino et les autres vont partager des instants volés, des souvenirs, des secrets, et parfois se bousculer.
    Alors que les corbeaux cancanent à l'abri des hauteurs, jaugeant les hommes et leurs faiblesses, la journée poursuit sa course, portant son lot de présages. A l'aube nouvelle, chacun sera transformé.
    Rythmé par les murmures de la nature souveraine et les chatoiements de la lumière, Pastorale est un conte cruel et poétique. Avec une épure remarquable, ce récit aux accents bibliques alterne entre mythe, scène champêtre et chronique familiale.

  • Entrez dans la danse : une des plus sidérantes années de l'histoire de France commence.
    Fraîchement débarqué de l'île d'Elbe, Napoléon déloge Louis XVIII pour remonter sur son trône.
    " Son " trône ? Après Waterloo, le voilà à son tour bouté hors des Tuileries. Le roi et l'Empereur se disputent un fauteuil pour deux, chacun jurant incarner la liberté, la paix et la légitimité.
    Sur la scène de ce théâtre méconnu des Cent-Jours, deux fidèles de " l'Aigle " sont dans la tourmente. Deux héros oubliés liés par un sens de l'honneur et une loyauté hors du commun qu'ils vont payer cher...
    Au bal du pouvoir la valse des courtisans bat la mesure face à un peuple médusé. Chorégraphe d'une tragi-comédie en cinq actes, Sylvie Yvert tisse avec une savoureuse habileté ces destins contrariés. Une fable intemporelle, enjouée et amorale.

  • Un roman breton où la tendresse ne reste pas poste restante, où les liens du sang n'accusent pas réception, où le bateau du courrier est porteur de bien des surprises, où les boites aux lettres recèlent de lourds secrets.
    Élevée dans le culte d'un père mort par accident, Chiara, 25 ans, apprend fortuitement que son père biologique vit à Groix en Bretagne. Chamboulée par cette révélation, Chiara part à sa recherche sur l'île aux grenats. Elle remplace la factrice pour s'intégrer à la communauté groisillonne et mener son enquête. Mais tout se complique lorsque la jeune femme apprend que deux frères Tonnerre étaient sur l'île en même temps que sa mère vingt-cinq ans plus tôt.
    Sur place, Chiara se lie d'amitié avec Urielle, une jeune groisillonne, qui ne supporte plus le stress de Paris, et Perig, un vieux correspondant de presse dont le fils a disparu en mer. Alors que l'île l'envoûte et l'invite à rester, elle rencontre Gabin, un écrivain Corse qui prête sa plume à des romanciers célèbres. Cette histoire d'amour inattendue s'épanouira-t-elle ?

  • Sans dieu ni maître
    En 1720, au nord de la Bretagne, Côme de Plancoët mène une vie paisible dans sa seigneurie. Célibataire et sans héritier, il partage son temps entre l'équitation et l'érudition. Si sa personnalité intrigue, sa bienveillance a tôt fait de réduire au silence toutes les mauvaises langues. Ou presque... Car, dans l'ombre, un ennemi puissant lui voue une haine tenace et resserre autour de lui un étau redoutable. L'existence de Côme va voler en éclats et le conduire sur la route d'un druide sans âge aux pouvoirs étonnants et d'une cavalière au caractère bien trempé.
    Le Sans Maître est une chevauchée magique en terres bretonnes, rythmée par les aventures d'un homme vent debout contre l'obscurantisme et la vengeance.

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