Sciences humaines & sociales

  • La Russie est-elle européenne ?
    À la tête d'un véritable État continent s'étendant en Europe et en Asie depuis le XVIe siècle, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et de se heurter à la q

  • Depuis plus de huit ans, les auditeurs d'Europe 1 se sont habitués à la voix, au ton, mais aussi à l'esprit frondeur de Franck Ferrand. Grâce à lui, l'Histoire se pare chaque jour de nouvelles couleurs. Voici enfin réunis une trentaine de récits, tirés des meilleurs numéros de l'émission "Au coeur de l'histoire".
    "J'ai choisi ces récits en fonction de leur force et de leur variété, explique Franck Ferrand, mais aussi de leur originalité... Autant dire que ce sont mes préférés. En les voyant ainsi rassemblés, je me sens conforté dans deux convictions : d'abord, que les grandes affaires humaines doivent très peu, sur le fond, à l'époque où elles se manifestent ; et puis - mais n'est-ce pas une évidence ? - que les plus belles histoires sont toujours liées à des personnages hors du commun : Aliénor d'Aquitaine, Pierre Brossolette, Dom Pérignon, Hatchepsout... Quel fascinant bouquet de grandes destinées !"

  • « La prison doit changer, la prison va changer », avait affirmé Nicolas Sarkozy en 2007 en réaction à l'indignation citoyenne et médiatique déclenchée par l'état désastreux des prisons en France. Ces propos prometteurs ont été suivis par la création d'un

  • Après dix ans de gouvernance conservatrice, qui ont fait de la France un pays divisé, la gauche a le devoir de gagner en mai 2012. Pour réconcilier les Français, leur redonner fierté et sens du projet collectif.
    Donnons la priorité à l´éducation, au logement, à la justice fiscale et sociale, à la jeunesse, à l´environnement, à la moralisation de la vie politique, à la réforme du fonctionnement des marchés financiers, mais n´oublions pas de construire des « galeries vers le ciel » comme le disait Aragon.
    La culture fait partie intégrante de notre identité et de notre histoire, elle fédère et rassemble les citoyens, contribue à donner à la France sa place spécifique en Europe et dans le monde. Vecteur d´épanouissement individuel autant que de valeurs collectives, elle est le socle de notre République.
    Parce que nous traversons une crise économique et morale profonde, il me semble indispensable de défendre une politique culturelle audacieuse et réformatrice, en phase avec son temps, ouverte à tous les citoyens.
    C´est l´objet de ce Petit livre rouge de la culture.

    Couverture : Livre rouge © Andy Crawford / Dorling Kindersley / Getty Images

  • Dimanche 30 mars 2014. Coup de tonnerre sur les Municipales. Le Rassemblement Bleu Marine vient de remporter douze villes dont Mantes-la-Ville, la première commune jamais conquise en Île-de-France, Fréjus et ses 53 000 habitants, et l'emblématique Hénin-Beaumont, enlevée dès le premier tour, symbole de la dédiabolisation du Front national. Durant 500 jours, de mars 2014 à juillet 2015, les auteurs de cette enquête ont suivi les trois nouveaux élus (Cyril Nauth, 33 ans, David Rachline, 37 ans et Steeve Briois, 42 ans). Trois hommes sans expérience de la gestion d'une ville dont la lourde tâche, confiée par Marine Le Pen, était d'incarner le « nouveau visage » du FN. De leur réussite allaient dépendre d'autres batailles, euro¬péennes en novembre 2014, régionales en décembre 2015, puis la bataille des batailles, l'élection présidentielle de mai 2017.Journalistes de terrain, fins connaisseurs de leur cité, Mehdi Gherdane et Maxime Fieschi (Le Parisien), Éric Farel (Var-Matin) et Pascal Wallart (La Voix du Nord) racontent la vie quotidienne de ces villes ordinaires précipitées bien malgré elles sur le devant de la scène nationale. Au-delà des actes visibles et des paroles publiques, ils décryptent, au jour le jour, la politique et la stratégie de ces hommes-sandwichs du Front banalisé.

  • «Tout a donc été soigneusement (dés)organisé pour que le caïdat s'impose et que les lascars ne puissent échapper à leur rôle de méchants. Aussi prendront-ils la vedette aux millions de benêts que l'Etat destine, en douce, au conditionnement des multinationales - abattement, abêtissement, abattage. Mais les «violences urbaines» détourneront mieux l'attention si elles se diversifient. Déclinaison d'une gamme de produits pour show choc : tournantes, voitures volées, vandalisme, sadisme antiflic, islamisme, came, casses, caillassage, cambriolages, cannabis, racket, pitbulls, guerre des gangs. Montés en épingles, ces coups médiatiques inspireront même des jeunes que rien ne prédisposait à de telles exactions. La médiatisation de violences impunies, loin de les congédier, les entérine et leur donne droit de cité.» Le premier livre qui révèle les connexions entre violences urbaines, sexisme, défaillance de l'école, culture de masse et globalisation.

  • Depuis sa création en 1945, aucun témoignage n'avait jamais filtré sur l'intérieur de l'ENA. Pour en connaître les secrets, il fallait en être sorti. Aujourd'hui, un ancien élève raconte : des experts de haut rang au service d'une pédagogie incohérente ;

  • Incarcéré à Fresnes pour collaboration, Claude Jamet sort de prison le 15 février 1945, et tout recommence comme avant. Du moins, c'est ce que croient ses enfants, Jean, Alain et Benjamin (le narrateur). Mais quelque chose en lui est brisé. Désormais, il

  • Traîtres, félons, indics, agents doubles voire triples, amants maléfiques, la trahison a pris mille visages au cours de l'histoire.
    Ces personnages complexes au destin souvent dramatique nous ont toujours fascinés alors que leurs motivations nous intriguent. Elles sont pourtant simples. C'est l'argent, comme pour Dalila qui causa la perte de Samson ou le commandant Esterhazy, le véritable traître de l'Affaire Dreyfus. Mais aussi l'idéologie, comme pour Pierre Laval, qui souhaitait la victoire du IIIe Reich, ou Kim Philby, la plus célèbre taupe soviétique de la guerre froide ; l'ambition, comme chez le marquis de Cinq-Mars, prêt à sacrifier à ses rêves de gloire le roi Louis XIII et le cardinal de Richelieu, ses bienfaiteurs.
    Sans oublier la jalousie qui incita Linda Tripp à piéger Monica Lewinsky et faillit causer la perte de Bill Clinton ou la passion amoureuse qui amena de nombreux anonymes à commettre le pire, tels Violetta et Marcello, les amants de Bergame, qui tentèrent d'assassiner leurs conjoints d'une bien terrible manière.
    À travers trente-six destins étonnants, Pierre Bellemare et Jean-François Nahmias nous entraînent dans un édifiant voyage au coeur des zones les plus obscures de l'âme humaine.

  • "Farnoux est une figure passionnée, hussard ou voltigeur, c'est selon les événements. Mais il n'appartient à aucune caste, faction ou fratrie. Il refuse et déteste l'embrigadement ou, comme il dit, l'encartage. C'est sans doute pourquoi sa vie ressemble à un roman d'aventures." Nous voilà prévenus : "La traversée qui débute ne sera que résistance, tumulte et désobéissance." Résistant, déporté à Buchenwald puis sur la ligne Siegfried, s'évadant enfin et endossant alors l'uniforme de l'armée US... Pour l'ôter peu après et repartir en Afrique... Qui oserait parler d'un homme ordinaire ? Pourtant, Abel Farnoux se veut ainsi. Il demeure que celui qui fut le conseiller spécial d'Edith Cresson à Matignon a fréquenté le siècle de près. De Dakar au Maroc, du Maroc à l'Algérie, sans oublier l'Italie et les Etats-Unis, de l'industrie privée au ministère des Affaires européennes, il a été de nombreux combats. Des premières liaisons téléphoniques avec l'Afrique à la naissance de la télévision couleur en Europe, il fut un acteur privilégié, mais "ordinaire", tient-il encore à préciser, de l'industrie électronique. Et avec la même passion il milita contre la torture en Algérie, contribua à la construction de l'Europe, ou à l'ouverture des pays de l'Est.
    Son itinéraire exceptionnel, ses rencontres avec Teilhard de Chardin, Senghor, ses rendez-vous avec Mitterand, Chaban-Delmas, Andreotti..., il a accepté de les confier à Jean-Michel Riou qui a su écouter et nous faire revivre, avec un talent rare d'écrivain, l'histoire d'un homme de liberté.
    © Flammarion 2002 Couverture : Arnaud Février © Flammarion

  • Août 1943. L'Europe se déchire. Après la mort de son père dans des circonstances mystérieuses, le jeune Siméon, à six ans, devient roi des Bulgares. Le destin tragique d'un pays et d'un peuple va s'incarner dans cet enfant-roi au parcours hors du commun.Quand une partie de sa famille est fusillée par les communistes, il lui faut partir. Sonne le temps de l'exil : en septembre 1946, il quitte Sofia pour Istanbul. Puis viennent l'Égypte, Alexandrie et ses merveilles, l'Espagne, enfin, où la famille royale bulgare s'installe afin de se reconstruire.
    Miracle de l'Histoire, Siméon, qui n'a jamais perdu espoir, peut revenir dans son pays cinquante ans après l'avoir quitté. C'est le retour acclamé à Sofia en mai 1996, suivi d'un engagement politique, de la victoire de son parti lors des législatives en 2001. Première incroyable : le roi déchu devient Premier ministre !
    Siméon de Bulgarie - dont la reine Élisabeth, Franco, le Shah d'Iran, Hassan II, Juan Carlos et bien d'autres ont croisé le chemin - a traversé le siècle et fait l'Histoire. Ses mémoires, qui sont aussi ceux de l'Europe et de ses tourments, constituent un événement.

  • En France, les grands hommes, ceux que l'Histoire retient, sont ceux qui tombent et se relèvent.Notre vision héroïque du pouvoir, héritée des grandes épopées nationales - à commencer par celle des Cent-Jours -, nous fait admirer les hommes politiques indestructibles : ceux qui, vaincus, abandonnés, au fond du trou, trouvent en eux l'énergie pour se relever, partir à la reconquête et prendre une revanche d'autant plus triomphale.Voici donc, de Napoléon à Sarkozy, en passant par de Gaulle, Mitterrand, Balkany, Juppé, Rocard, Aubry et quelques autres, un tableau de ces personnalités qui, alors qu'elles semblaient « finies », reviennent sur le devant de la scène.Du départ honteux en solitaire au retour glorieux du « rassembleur », le comeback en politique présente autant d'étapes stratégiques à ne pas manquer que de pièges à éviter. Ce livre, manuel indispensable à toute traversée du désert, en dresse un inventaire des plus éclairants et se révélera tout aussi précieux à ceux qui piaffent de retrouver l'arène qu'à ceux, mi-amusés, mi-inquiets, qui souhaitent en décrypter les lois.

  • « La gauche, avec François Hollande, est aux responsabilités depuis mai 2012. Elle n'est pas revenue au pouvoir par accident ou par intérim. Après dix ans de gouvernement de droite et cinq ans de sarkozysme, la défaite était interdite, l'alternance nécessaire. Les Français nous ont donné cinq ans pour changer le pays.
    Mais la France est aujourd'hui entre l'espoir et le doute. Minée par cinq ans de crise, elle est marquée par un chômage insupportable, une croissance trop faible, des déficits trop importants.
    Pourtant, notre politique économique - sérieux budgétaire, Europe, compétitivité, justice sociale - commence à porter ses fruits. La reprise est amorcée. J'en ai la conviction : la France va s'en sortir, la gauche réussir. L'ambition de cet ouvrage est de le démontrer.
    J'y fais le récit de mes seize mois à Bercy, à la tête du ministère des Finances, et des combats que j'y ai menés. Combat contre la crise. Combat pour réorienter l'Europe vers la croissance. Combat personnel, dans l'affaire Cahuzac, face à la rumeur, à la calomnie.
    J'y expose aussi ma vision pour l'avenir. Pour poursuivre la "révolution copernicienne" de la gauche, dans la ligne tracée aujourd'hui - clairement réformiste, sociale-démocrate et euro-péenne. Pour aller plus loin encore dans le changement économique et social. Pour préparer une France plus rayonnante dans dix ans. En somme, pour continuer et gagner le combat du redressement de notre pays. »

  • Je me souviens avoir été submergé de bonheur quand, le 14 mai 2007, Emmanuelle Mignon et Claude Guéant, les deux plus proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy, m'ont proposé un poste de conseiller au cabinet du président de la République fraîchement élu. J'allais enfin entrer au coeur du pouvoir - sans savoir que ce coeur-là était surtout celui d'un volcan !
    À l'Élysée, jusqu'à fin 2011, j'ai été en charge de deux dossiers sensibles, essentiels aux yeux du président : la sécurité et l'immigration. Pendant presque cinq ans, j'ai partagé la vie quotidienne de l'équipe du chef de l'État, et pris part, auprès de ce dernier, à l'élaboration et à la mise en oeuvre de sa politique. J'ai vécu dans les coulisses plusieurs événements qui ont marqué l'actualité, par exemple la tempête Xynthia, le discours de Grenoble, la réforme des retraites ou l'intervention de la France en Libye. J'ai été témoin d'épisodes demeurés jusque-là confidentiels, comme les visites du chef de l'État aux habitants des quartiers sensibles, mais aussi spectateur des réactions, coups de gueule et autres bons mots de figures politiques telles que François Fillon, Alain Juppé, Brice Hortefeux, Roselyne Bachelot, Éric Woerth... Ce furent cinq années intenses, riches en satisfactions comme en désillusions, un quinquennat où j'ai fréquenté, analysé et contemplé une scène politique que je ne pouvais pas une seule seconde imaginer.

    De haut en bas, de gauche à droite : © Witt / SIPA ; © Pool / Rémy de la Mauvinière / AFP ; © Pool / Éric Feferberg / AFP ; © Jean-Claude Coutausse / French Politics ; © Gérard Cerles / AFP ; © Jean-Claude Coutausse / French Politics ; © Ludovic / REA ; © Albert Facelly / French Politics ; © Jean-Claude Coutausse / French Politics © Flammarion, 2014

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