Editions de l'Université de Bruxelles

  • Cet ouvrage propose un commentaire généalogique sur la question du corps dans les travaux de la biologiste et philosophe féministe des sciences Donna Haraway.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Nathalie Grandjean est docteure en philosophie et maitresse de conférences à l'Université de Namur (Belgique).

  • Véritable plongée au coeur du monde des supporters de football russes, cet ouvrage explore les dimensions politiques de la passion du football en Russie soviétique et postsoviétique, interrogeant à la fois ses tropismes nationalistes et son rapport au pouvoir.À la suite d'une enquête mêlant entretiens avec des supporters, observations et analyse des réseaux sociaux et sites supportéristes, l'auteure présente une sociohistoire de la passion du football en Russie soviétique et postsoviétique, interrogeant à la fois son caractère subversif, ses tropismes nationalistes et son rapport au pouvoir. À travers une fine analyse des processus de (dé-)politisation au sein du sport, l'ouvrage aborde des questions aussi centrales que la place du racisme dans le football et la société russe, les liens du hooliganisme avec les mouvements nationalistes et le pouvoir ou encore le rôle de l'humour, des réseaux sociaux et de l'esthétique dans la fabrication des représentations et des expressions politiques.Il s'adresse aux sociologues et anthropologues du sport, aux politistes ainsi qu'à toute personne intéressée par les aspects socio-politiques du football et/ou la politique russe.
    À PROPOS DE L'AUTEUREEkaterina Gloriozova est docteure en sciences politiques et sociales de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Elle est actuellement post-doctorante à l'Institut des sciences sociales du politique (Université Paris Nanterre) et collaboratrice scientifique au Cevipol (ULB).

  • Ce livre a pour objectif de mettre en exergue les principaux développements et enjeux relatifs à l'insertion de l'islam en Europe en s'appuyant sur le cas de la Belgique.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Corinne Torrekens est docteure en sciences politiques et sociales de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Chargée de recherches au FNRS et chercheuse au METICES (ULB), ses travaux portent sur l'inscription de l'islam dans la société belge et notamment dans le régime de reconnaissance des cultes.

  • Certains facteurs influencent l'état du français dans les productions journalistiques belges.
    L'usage de la langue par les journalistes est régulièrement critiqué. Que les reproches à cet égard soient fondés ou non, de nombreux facteurs peuvent expliquer l'état du français dans les productions journalistiques. L'ouvrage offre une analyse approfondie de ces facteurs, en se focalisant sur cinq sites d'information belges francophones (DH.be, La Libre.be, Le Soir.be, RTBF Info et RTL Info). La question est envisagée à partir d'un angle particulier : les représentations et les discours de journalistes et de rédacteurs en chef, rencontrés lors d'entretiens.
    L'ouvrage propose une analyse approfondie des facteurs de l'usage de la langue par les journalistes en Belgique francophone !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Antoine Jacquet est titulaire d'un doctorat en Information et communication obtenu en 2018 à l'Université libre de Bruxelles. Situées au croisement de la sociologie du journalisme et de la sociolinguistique, ses recherches portent principalement sur l'usage de la langue par les journalistes en Belgique francophone. L'auteur est aujourd'hui rattaché à l'ULB et à KBR dans le cadre d'un vaste projet de recherche consacré à l'histoire du journalisme en Belgique.

  • Découvrez la sexologie à l'heure de la guerre froide : les questions de sexualités sont abordées sous le prisme de cette époque particulière...
    La guerre froide n'est pas qu'un bras de fer entre deux puissances politiques qui mesurent leurs capacités militaire, nucléaire, technologique et scientifique. S'y joue également une lutte pour gagner un pouvoir d'influence culturel beaucoup plus large et profond. Les deux blocs prétendent, notamment, défendre et incarner les normes de genre et de sexualité les plus justes et les plus en phase avec le « vrai » bonheur et l'harmonie amoureuse, ferments indispensables d'une société en bonne santé. Pour ce faire, ils puisent tous les deux dans les savoirs de la sexologie, alors en plein bouleversement. L'époque est en effet marquée par le développement de machines dont on attend qu'elles mesurent les performances sexuelles. Les progrès de l'imagerie médicale laissent croire en un avenir où tous les aspects du corps humain seront visibles et, donc, soignables (voir la photo de couverture : le psychiatre W. Reich à la recherche d'une force vitale universelle).
    Les études ici rassemblées montrent que, dans le domaine de la sexologie, le rideau qui sépare l'est et l'ouest était pour le moins déchiré, pour reprendre le titre d'un film d'Alfred Hitchcock qui traite d'espionnage scientifique. Les scientifiques, justement, et leurs théories sur la sexualité circulent d'autant mieux que l'un comme l'autre bloc partagent des valeurs communes de valorisation de la famille traditionnelle et de hantise de l'homosexualité. Des deux côtés, les sexologues, alors en voie de professionnalisation, tentent d'élaborer une expertise congruente avec le supposé savoir scientifique, le vécu raconté par leurs patient·es, les directives du régime dont ils dépendent et une société progressivement conquise par le discours de la « révolution sexuelle ». Entre conservation et subversion, ils soufflent ainsi le chaud et le froid sur les représentations de la sexualité.
    À travers cette étude de genre, les auteures retracent une partie de l'Histoire !
    À PROPOS DES AUTEURES
    Sylvie Chaperon est professeure des universités en histoire contemporaine du genre à Toulouse 2 Jean-Jaurès. Elle est spécialiste de l'histoire des femmes, du féminisme et de la sexologie.
    Carla Nagels est chargée de cours à l'Université libre de Bruxelles. Elle a travaillé sur les mécanismes qualifiés de déviants, qu'ils soient commis dans un cadre professionnel (les élites) ou dans une catégorie sociale (la jeunesse).
    Cécile Vanderpelen-Diagre est professeure d'histoire à l'Université libre de Bruxelles. Elle est spécialiste de l'histoire du catholicisme contemporain, et tout particulièrement de ses dimensions sociales et culturelles.

  • La publication par John Locke de son célèbre Essay Concerning Human Understanding (1690) puis de Some Toughts Concerning Education (1694) a marqué un véritable tournant dans le discours européen sur l'éducation.

  • Au Maroc, l'expression « filles qui sortent » désigne celles qui se prostituent. Des délires adolescents à la professionnalisation, Les Filles qui sortent analyse la quête de respectabilité de ces jeunes femmes qui se heurtent à un ordre social autant que moral.

  • L'OTAN suscite bon nombre de questions, auxquelles ce livre répond de façon novatrice !
    Pourquoi l'OTAN continue-t-elle à exister alors que l'ennemi qui a justifié sa création, l'Union soviétique, a disparu ? Ce livre répond de manière novatrice à cette question fort débattue, en traitant du développement du contre-terrorisme à l'OTAN dans les années 2000-2010.
    Cet ouvrage de science-politique veut éclairer les lecteurs sur les questions autour de l'OTAN.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Julien Pomarède est docteur en sciences politiques et sociales de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Il est chercheur au centre Recherche et études en politique internationale (REPI) de l'ULB. Ses recherches portent sur les relations internationales, et plus spécifiquement sur les questions de sécurité et de guerre. Il enseigne aussi ces domaines dans différentes universités.

  • Comment lire un texte poétique ? Une étude sémiotique et phénoménologique de la poésie contemporaine montre que l'univers poétique fait exister des traces de mimésis, offre prise par des images et des rythmes à un corps du lecteur mentalisé, qui combine les grains de sensations et crée des spectres.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Béatrice Bloch est professeure de littérature française contemporaine à l'Université de Poitiers, et membre de l'équipe de recherches FORELLIS. Ses travaux portent sur la littérature contemporaine et sur les rapports entre musique et littérature. Elle a publié Une Lecture sensorielle : Le Récit poétique contemporain, Gracq, Simon, Kateb, Delaume (Rennes, PUR, 2017), et, en collaboration, sur l'art comme Écriture de la littérature et des art (Presses universitaires de Bordeaux, Modernités n°41, 2017).

  • Les accords internationaux de l'UE n'auront plus de secret pour vous !
    Le présent volume est consacré aux accords internationaux de l'Union et aborde des thèmes qui traversent les divers domaines des relations extérieures de l'Union: les compétences externes, la procédure de conclusion des accords internationaux, les accords d'association et les accords mixtes.
    Cet ouvrage de référence, destiné en particulier aux chercheurs et aux praticiens du droits, traite la matière de façon approfondie et s'appuie sur un ensemble impressionnant de références à la pratique décisionnelle, à la jurisprudence et à la doctrine.
    EXTRAIT
    La notion de compétences est au coeur du système communautaire et, aujourd'hui, de l'Union européenne. Mais sa prise en compte par les traités ne s'est faite que progressivement jusqu'au traité de Lisbonne. La Cour de justice des Communautés européennes, spécialement à propos des compétences externes, a pallié les lacunes du traité CEE et a levé ses approximations. Elle a ainsi érigé un véritable système des compétences externes dont on trouve un exposé particulièrement éclairant dans l'avis 2/94.
    Pour tout accord que la Communauté européenne entendait conclure, il était donc nécessaire de procéder, sur la base des possibilités offertes par le traité et précisées par la jurisprudence, à une identification de la compétence communautaire du point de vue de son existence et de son étendue dans un premier temps, puis de sa nature dans un second temps, afin de savoir si la Communauté pouvait s'engager au plan international et si oui, seule ou avec ses États membres.
    2. Le traité de Lisbonne apporte des nouveautés importantes en matière externe : le traité sur l'Union européenne (TUE) comporte notamment, à l'article 21 TUE, un énoncé des principes et objectifs que l'Union européenne, qui succède à la Communauté européenne et dispose expressément de la personnalité juridique, devra respecter dans l'ensemble de son action extérieure et le traité sur le fonctionnement de l'Union (TFUE) prévoit désormais une cinquième partie spécifique intitulée « L'action extérieure de l'Union », dont est cependant exclue la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Celle-ci, traitée dans le TUE, conserve son particularisme institutionnel en dépit de la disparition des piliers.
    Du point de vue des compétences plus précisément, le traité de Lisbonne adopte également « une démarche tout à fait nouvelle par rapport aux traités initiaux » en procédant à une systématisation qui touche les compétences internes mais aussi externes dans la mesure où, comme l'avait relevé la Cour, « le respect de ce principe des compétences d'attribution s'impose tant pour l'action interne que pour l'action internationale ». Toutefois, s'agissant des compétences externes, certaines particularités largement inspirées par les acquis jurisprudentiels complètent le dispositif général.

  • Ce livre analyse les discours, les modèles et les contre-modèles d'une adolescence féminine qui charrie encore aujourd'hui son lot d'inquiétudes. À travers une analyse socioculturelle de la notion d'adolescence, Laura Di Spurio retrace les mutations et les permanences de la figure de la jeune fille. Au cours du XXe siècle, l'adolescence se mue en classe d'âge pour bientôt devenir un espace culturel, social et biopsychologique. L'adolescence devient un principe explicatif « pour toutes ». Ce nouveau modèle adolescent est dessiné par des adultes emplis de peurs face à cette jeunesse féminine qu'ils jugent plus précoce, plus libre et plus affirmée. Comment accorder cette notion pensée au masculin sans troubler un féminin que l'on voudrait éternel ? Comment appliquer cette notion à toutes les jeunes filles, même à celles dont le quotidien s'éloigne du modèle tracé par les scientifiques ? Que fait l'adolescence aux jeunes filles ? Et enfin, comment celles-ci troublent-elles la notion ?
    Ce sont les questions posées par cet ouvrage qui, à partir d'un corpus de sources variées, raconte un demi-siècle d'histoire du côté des jeunes filles.

  • Le slogan féministe des années 1970 « Un enfant quand je veux, si je veux » résonne encore aujourd'hui. Il pose la question de la liberté de choix dans l'espacement des naissances, dans la décision des femmes d'être mère. Il interroge peu le choix de ne pas être mère. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir fait le choix d'une vie sans enfant. Face à « l'évidence du naturel », devant l'injonction moderne au désir d'enfant, ces femmes sont souvent qualifiées de déviantes, d'anormales, d'égoïstes. Ne pas avoir d'enfant par choix demeura longtemps un impensé, y compris dans la recherche scientifique. Depuis plusieurs années, des mouvements et des groupes antinatalistes radicaux se font remarquer sur la scène médiatique par des déclarations fracassantes, des happenings ou des événements. Ceux et celles qu'on appelle désormais les « croisés de la dénatalité » se font plus visibles et revendiquent publiquement leur non-désir d'enfant. Ils et elles avancent des arguments démographiques, politiques ou écologiques. En même temps, des essayistes comme Élisabeth Badinter dénoncent une pression croissante pesant sur les femmes pour les inciter à devenir mères et à une renaturalisation de la maternité. Par ailleurs, l'expérience de la maternité elle-même se transforme et se diversifie. Ainsi, des mouvements qui ont longtemps rejeté l'institution de la famille ont récemment demandé d'y avoir accès. On le voit, la maternité et le refus de celle-ci sont au coeur de nombreux débats contemporains.
    Ce numéro de Sextant interroge ces mouvements et ces débats autour de la non-maternité, en définit les contours et interroge le passé afin de mieux cerner les questionnements actuels. Que signifie ne pas être mère aujourd'hui ? Quels jalons et événements ont rendu ce choix possible dans la société d'aujourd'hui ?

  • Cet ouvrage défriche une communication européenne émergente et incertaine : la communication transfrontalière. Celle-ci est abordée au prisme des eurorégions, entités qui s'institutionnalisent dans le paysage européen depuis le milieu des années 2000.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'Université Bordeaux Montaigne, Marie-Hélène Hermand dirige le Master communication publique et politique depuis 2018. Qualifiée également en sciences du langage et collaboratrice scientifique à l'Université libre de Bruxelles depuis 2017, ses travaux portent actuellement sur l'émergence de la communication transfrontalière selon une double approche qui articule l'analyse du discours et la sémiotique politique et culturelle.

  • Les discours antimaçonniques recourent aujourd'hui, en plus de la rhétorique classique, à de nouveaux moyens de propagation par le biais d'Internet. Les contributions de cet ouvrage font le point sur ces nouvelles situations et thématiques, peu souvent envisagées jusqu'à présent.
    Le discours antimaçonnique connaît de nos jours une résurgence spectaculaire, en Europe, mais aussi dans le monde musulman, en Afrique subsaharienne ou encore en Amérique latine. Cet ouvrage offre un nouvel état de la question, à la lumière de ses évolutions les plus récentes.
    Cette équipe de chercheuses et chercheurs universitaires de haut niveau, coordonnée par Jean-Philippe Schreiber, présente une lecture kaléidoscopique des mouvements antimaçonniques qui prennent de l'ampleur partout dans le monde, réactivés par l'industrie de l'imaginaire et par les inquiétudes liées à la méconnaissance de ce mouvement. Un ouvrage utile et passionnant.
    EXTRAIT
    Force est de constater que les raisons invoquées pour justifier la résistance, la crainte ou la détestation qu'inspirent aux islamistes la maçonnerie et les maçons sont, d'un point de vue structurel, analogues à celles avancées par les catholiques traditionalistes. La franc-maçonnerie représente une concurrence spirituelle pour l'islam et y adhérer est incompatible avec la foi religieuse. Que ce soit dans la sphère spirituelle ou dans la sphère politique, on ne peut servir deux maîtres à la fois. L'antimaçonnisme islamiste se distingue toutefois de son homologue catholique en assimilant les loges à une importation coloniale et occidentale ; il a donc une dimension géopolitique plus marquée."
    CE QU'EN DIT LA CRITIQUE
    "C'est peut de dire que cet ouvrage collectif soit à la fois passionnant et utile. Comme disait Brecht en substance dans La résistible ascension d'Arturo Ui, « le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête immonde ». La renaissance de l'anti-maçonnisme, souvent associé à l'antijudaïsme et arque-bouté sur le mythe des Illuminati réactivé par l'industrie de l'imaginaire nous inquiétera moins si nous en connaissons finement les tenants et aboutissants, ce que cet ouvrage nous permet, avec un travail collectif dont nous ajouterons in fine, qu'il est d'une lecture fort agréable." Jean-Pierre Bacot sur Critica Masonica

  • Les normes religieuses montrent que le fait de manger est un acte culturel à part entière !
    Cet ouvrage collectif, par une méthodologie multidisciplinaire, diachronique et comparative, entend montrer comment la distinction alimentaire permet de mieux comprendre le fonctionnement d'un système religieux.
    Ces recherches historiques vont analyser les prescrits alimentaires et les systèmes religieux qui y sont rattachés.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Elena Mazzetto est historienne, spécialisée dans l'étude de la culture et la religion du Mexique préhispanique aztèque et professeure à la Faculté de philosophie et lettres de l'Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM).
    Problèmes d'histoire des religions : série dirigée par Guillaume Dye et Sylvie Peperstraete.
    COMITÉ DE RÉDACTION :
    Christian Brouwer, Michèle Broze, Aude Busine, Baudouin Decharneux, Guillaume Dye, Sylvie Peperstraete, Fabrice Preyat, Jean-Philippe Schreiber, Cécile Vanderpelen-Diagre, Monique Weis, Jean Leclercq (Université catholique de Louvain), Philippe Swennen (Université de Liège).
    COMITÉ DE LECTURE INTERNATIONAL :
    Dominique Avon (École pratique des hautes études), Pierre-Yves Beaurepaire (Université de Nice), David Berliner (ULB), Patrick Cabanel (École pratique des hautes études), José Contel (Université Toulouse Jean Jaurès), Lambros Couloubaritsis (ULB et Académie royale de Belgique), Philippe Denis (UCL et Académie royale de Belgique), Jacques Ehrenfreund (Université de Lausanne), Frédéric Gugelot (Université de Reims et EHESS), John Tolan (Université de Nantes), Didier Viviers (ULB et Académie royale de Belgique).

  • Découvrez cet éclairage sur les politiques européennes et de promotion de la démocratie dans le monde arabe.
    Dans cet ouvrage, Leila Mouhib décrypte les politiques européennes de promotion de la démocratie dans le monde arabe, à travers les cas de la Tunisie et du Maroc. Les déterminants de telles politiques sont analysés de manière fine en démontant les rouages de la complexité institutionnelle européenne et en donnant la parole aux acteurs, de la conception à la mise en oeuvre.
    Cette étude vise à montrer la complexité institutionnelle de l'Europe. Pour cela, elle donne la parole aux acteurs et prend les cas de la Tunisie et du Maroc.
    EXTRAIT
    Janvier 2011. Révolution du jasmin, place Tahrir, printemps arabes, révoltes arabes, révolutions arabes... les termes ne manquent pas pour désigner les protestations populaires dans le monde arabe dès le début de l'année 2011, qui déboucheront, en fonction des pays, sur un changement de régime (Tunisie), une guerre civile (Lybie, Syrie), une ouverture politique mineure (Maroc) ou davantage de répression (Bahreïn). Très vite apparaissent des questionnements sur le soutien apporté jusqu'alors à ces régimes par différents acteurs, dont l'Union européenne. Le discours européen de soutien aux droits de l'homme et à la démocratie est présenté comme peu crédible, voire manquant de sincérité. Depuis un quart de siècle, pourtant, avec la fin de la guerre froide, la démocratie et les droits humains ont acquis une place centrale parmi les principes organisateurs d'un nouvel ordre international. C'est sur la base de ces principes que, de plus en plus, doit se fonder la légitimité des pouvoirs nationaux et internationaux. Tant les institutions internationales que les démocraties libérales industrialisées se donnent pour objectif de promouvoir la démocratie et prétendent en faire une condition de la légitimité des gouvernements et de l'instauration de relations commerciales et de coopération. Dans ce contexte international de globalisation et d'après-guerre froide, l'Union européenne a progressivement mis en place un engagement en faveur de la démocratisation dans ses politiques extérieures et de développement, ainsi que des politiques et des outils au service de cet engagement. Dans le cas des relations avec ses voisins méditerranéens, la démocratie a constitué l'un des éléments présentés comme centraux dès la mise en place du partenariat euro-méditerranéen et du Processus de Barcelone en 1995. Cet ouvrage étudie les pratiques de l'Union européenne dans ses politiques de promotion de la démocratie au Maroc et en Tunisie. Il analyse les déterminants de ces politiques, pour mettre en évidence l'importance de la complexité institutionnelle européenne, à même d'expliquer les pratiques des acteurs tout au long de la chaîne de production et de la mise en oeuvre des politiques de promotion de la démocratie.

  • Une analyse des positionnements de jeunes urbains, issus de quartiers défavorisés et en réussite scolaire.
    Cet ouvrage analyse les positionnements de jeunes de quartiers défavorisés en réussite scolaire sur plusieurs dimensions - urbaines, sociales, ethniques et scolaires - et met en lumière à la fois la dualisation de la ville et une forme de dualisation qui apparaît dans ces quartiers, encore trop souvent appréhendés à partir d'une vision relativement homogénéisante.
    Cette étude analyse le sujet sur plusieurs dimensions : urbaines, sociales, ethniques et scolaires. Elle met en évidence la dualisation de la ville de Bruxelles et de ses différents quartiers.
    EXTRAIT
    Nous sommes loin toutefois de la situation des agglomérations françaises ou des villes américaines. Loin d'être isolés du reste de la ville comme les banlieues françaises, les quartiers défavorisés bruxellois sont situés dans le centre de l'agglomération et assez bien desservis en transports en commun. Et les taux de ségrégation sont bien moins élevés que dans les villes américaines. Mais si du point de vue urbain, la ville est moins ségréguée qu'ailleurs, du point de vue scolaire, la ségrégation y est plus exacerbée. Bruxelles présente un système scolaire fortement ségrégué et des formes urbaines de ségrégation (Kesteloot, Deturck, Vandermotten, Marissal et Van Hamme, 2001 ; Willaert et Deboosere, 2005). Le contexte urbain bruxellois constitue donc un cadre pertinent pour étudier les fragmentations des jeunesses urbaines. En proposant une image des positionnements de jeunes en réussite scolaire dans des quartiers relativement défavorisés, cet ouvrage met en lumière la diversité des expériences et des vécus dans ces zones urbaines. Nous nous intéresserons donc ici aux différenciations entre jeunes non à l'échelle d'une ville, mais bien dans les quartiers précarisés, car les jeunes qui y vivent sont trop souvent, en ce compris dans le débat scientifique, associés à la figure du jeune déviant au sens beckérien du terme. Ce sont les jeunes en péril, en exil (Jamoulle et Mazzocchetti, 2011) ou à perpète (Nagels et Rea, 2007) qui constituent une part importante de l'intérêt sociologique sur les jeunesses urbaines. Cette introduction décrit brièvement les grandes tendances de cette littérature. A cette fin, nous commencerons par retracer les façons dont les jeunes de quartiers urbains défavorisés en sont venus à constituer un objet sociologique. Comme ce processus apparaît en parallèle avec la territorialisation de plus en plus grande des analyses, la deuxième section abordera plus en détail le rapport à l'environnement local de ces jeunes. Enfin, à la lumière de cet exposé théorique, nous reviendrons plus précisément sur les questionnements qui ont guidé l'élaboration de cet ouvrage.

  • Un livre qui repense intelligemment et minutieusement le lien entre les femmes, la guerre et la paix.
    En mettant en lumière les multiples manières de penser le lien entre femmes, guerre et paix, ce livre permet d'interroger davantage le rôle des femmes et les rapports de genre à l'oeuvre dans nos sociétés.
    Découvrez cette étude de genres qui interroge le rôle des femmes, leur importance dans l'histoire des guerres et les rapports de genre à l'oeuvre dans nos sociétés.
    EXTRAIT
    Ces femmes soldates, parfois aviatrices d'élite, ont-elles vécu leur situation comme caractéristique d'une avant-garde émancipée ou comme une violence imposée ? Dans les années 1970, Svetlana Alexievitch, qui recevra le prix Nobel de littérature en 2015, commença à enregistrer des récits de femmes qui avaient combattu pendant la seconde guerre mondiale : ils sont à l'origine de la publication en russe de son premier livre, La guerre n'a pas un visage de femme, en 1985. La gestion patriarcale de la mémoire avait mis de côté le million deux cent mille femmes soviétiques enrôlées dans l'Armée rouge, et les femmes innombrables qui avaient combattu dans les formations de partisans. La guerre avait bien eu « un visage de femme » car les jeunes femmes soviétiques s'étaient précipitées spontanément pour s'engager afin de remplacer les hommes fauchés par les Allemands. Mais, en général, elles avaient été marquées plus douloureusement que les hommes par « cette difficulté de tuer avec des mains de jeune fille ». Contrairement aux hommes, elles n'avaient pas intériorisé des modèles héroïques susceptibles de les guider dans ce rôle nouveau et portaient le poids d'une impréparation culturelle à la guerre et au métier des armes, jugé incompatible avec leur nature de « mère qui donne la vie ». L'une d'elles a écrit sur les murs du Reichstag « Moi, Sofia Kunchevich, je suis venue ici pour tuer la guerre » ...

  • Un hommage à Marianne Dony, qui a joué un rôle clef pour l'Institut d'études européennes et la diffusion du droit européen vers un public plus large.
    Ce volume édité en l'honneur de la professeure Marianne Dony traite des grandes matières de droit européen qu'elle a abordées tout au long de sa carrière: droit constitutionnel, droit économique, relations extérieures.
    Cet ouvrage, au travers des nombreuses contributions, expose la diversité des sujets étudiés par Marianne Dony, qui reflète non seulement la polyvalence de son expertise, mais aussi la place primordiale du droit européen dans la vie des justiciables.
    EXTRAIT
    On ne rendra jamais assez hommage à Marianne Dony pour son apport à la connaissance du droit européen. Ses travaux toujours pertinents et bien informés m'ont permis, comme à de nombreux collègues, d'enrichir notre réflexion. Pour avoir enseigné à l'Institut d'études européennes lorsqu'elle en assurait la direction, je peux témoigner de son intérêt profond pour la transmission des connaissances à des générations d'étudiants. De plus, elle ne s'est pas limitée au champ universitaire. Combien de fois nous est-il arrivé d'entendre à la radio ou de lire dans la presse ses commentaires sur des questions d'actualité. On ne lui rendra jamais assez hommage et surtout pas dans les modestes réflexions qui suivent.

  • En remontant le cours de l'histoire du droit international jusqu'à la Première Guerre mondiale, l'auteure examine l'évolution des décisions prises en matière de répression des crimes de guerre, d'abord par les Alliés, puis par le gouvernement et le Parlement belge après la Deuxième Guerre mondiale.

  • Quelle relation lie un élu à son parti ? Cet ouvrage analyse la dépendance des députés français au parti. Il montre qu'aujourd'hui comme hier, dans une sorte de pacte faustien, les élus se voient offrir par les partis des carrières politiques au long cours, qui ont pour prix une dépendance à laquelle peu d'entre eux échappent.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Laure Squarcioni est docteure en science politique. Ses recherches portent sur le personnel politique, les partis politiques et l'égalité professionnelle. Elle a enseigné à Sciences Po Bordeaux et travaillé dans le cadre d'un projet de recherche financé par la Commission européenne sur l'égalité femmes-hommes, puis en tant que collaboratrice parlementaire. Elle accompagne aujourd'hui les organisations en tant que consultante chez Équilibres, entreprise spécialisée dans l'égalité au travail et la lutte contre les discriminations.

  • Le point sur les voitures de société en Belgique, leurs usagers et leurs impacts.
    La voiture de société est, sans aucun doute, un des avantages de toute nature (ATN) les plus fréquemment proposés par les entreprises à leurs employés. Combien compte-t-on de voitures de société en Belgique ? Quels sont les profils des usagers ? Et quels sont les impacts sociétaux, environnementaux et économiques de cet « avantage ». Cet ouvrage, qui rassemble les travaux menés dans le cadre de la chaire « Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate and Beyond » du Brussels Studies Institute (BSI), se penche sur ces questions et les dépasse en ouvrant le débat sur les alternatives possibles pour une mobilité plus durable.
    Un ouvrage de référence qui ouvre le débat sur les alternatives pour une mobilité plus durable, en rassemblant différents travaux réalisés dans le cadre de la chaire Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate and Beyond
    EXTRAIT
    Dire que la mobilité est un des grands défis sociaux actuels, c'est enfoncer une porte ouverte. Des débats (parfois extrêmement intenses) sur divers aspects du défi de la mobilité ont régulièrement lieu dans les médias nationaux (et régionaux) et entre les partis concernés. La voiture de société, entre autres, est fréquemment abordée lors de telles discussions ces dernières années. En soi, cela n'a rien d'étonnant, compte tenu du nombre (environ 650.000 véhicules, soit 11 % du parc automobile total en mai 2016 ; May, 2017) et de l'importance de ces voitures de société (en termes d'économie, mais aussi de leur impact sur la mobilité, l'environnement, la fracture sociale...). Lors de ces débats règne un grand désaccord sur les concepts, sur les définitions et même, dans certains cas, sur les chiffres utilisés comme références (cf. chapitre 2). En outre, les discussions ne portent souvent que sur un seul aspect d'une problématique plus vaste et une approche plus globale, multidimensionnelle et multiperspective est rarement utilisée. En outre, d'autres domaines et réalités politiques (complémentaires) pertinents ne sont pas toujours pris en considération (Repko & Szostak, 2017 ; Rutting et al., 2014). Comme lors d'autres défis sociaux qui se manifestent dans les (grandes) villes et les régions densément peuplées, il s'agit donc d'une problématique complexe, de nature multidimensionnelle, qui comporte de très nombreuses composantes à différents niveaux et registres (tax shift global au sein de l'économie comme base à la compétitivité, rémunération individuelle, mobilité et politique industrielle, technologie, écologie et durabilité, aspects sociodémographiques tels que les schémas de déplacement pour le travail, l'école, les courses, les loisirs, le sport, etc., emploi du temps, mode de vie...) (cf. chapitre 13 pour quelques références à la littérature universitaire sur le sujet). Parallèlement, il est clair que ce thème ne peut être dissocié des clivages et questions politiques/sociales qui divisent divers groupes sociaux. L'utilisation de la voiture en général et de la voiture de société/voiture-salaire en particulier non seulement renvoie en effet à une logique individuelle, mais possède aussi une dimension sociale évidente, dans laquelle la culture, les mentalités, les identités et le mode de vie jouent également un rôle (cf. Demoli & Lannoy, 2019).

  • Découvrez la complexité et les enjeux des relations internationales à l'heure de la globalisation.
    Nourri d'une connaissance approfondie des théories développées de part et d'autre de l'Atlantique et d'une expérience internationale affinée par la participation de son auteur à l'agenda scientifique européen, cet ouvrage retrace les origines d'une discipline académique devenue autonome au début du XXe siècle et brosse un panorama critique des divergences et des complémentarités des écoles de pensée qui ont animé le débat théorique ces dernières décennies.
    Cette étude critique parcoure, d'un point de vue européen, les différentes écoles de pensée qui ont participé et participent à l'élaboration des relations internationales.
    EXTRAIT
    Nous l'avons évoqué, cette expérience n'est pas isolée dans le monde globalisé du XXIe siècle. Nonobstant les obstacles multiples, des tendances parallèles - différentes mais similaires - se développent sur chaque continent, des Amériques à l'Asie, de l'Afrique à l'Océanie, vers la coopération régionale et globale, vers une autolimitation de la souveraineté par la coopération entre des Etats voisins : malgré l'hétérogénéité du système global de transition de l'après-guerre froide, de nouvelles formes de gouvernance régionale et globale sont en train d'émerger, des voies originales vers la transformation de l'Etat, de la gouvernance globale et du système mondial, dans le sens de l'institutionnalisation, de la souveraineté partagée, d'un nouvel équilibre entre autonomie des organisations internationales et légitimité. Nous prônons donc dans ce livre un enrichissement réciproque et mutuel entre les Etudes européennes et les théories des Relations internationales.

  • Comment réagirent les populations civiles lors de la Première Guerre quand ils se trouvèrent, souvent pour la première fois, face à des noirs ?
    La France fut le seul pays belligérant à engager des soldats noirs sur le front européen au cours de la première guerre mondiale. L'idéal universaliste de la République coloniale souvent invoqué fut-il un simple alibi idéologique destiné à justifier l'impérialisme ? Comment réagirent les populations civiles qui se trouvèrent souvent pour la première fois face à des noirs en chair et en os ?
    Cet essai d'histoire mondiale présente quelles répercussions eut ce brassage de populations sur la hiérarchie des races en vigueur à l'époque en France, mais aussi dans l'Empire britannique, toujours attaché à la suprématie blanche, aux Etats-Unis, où régnait la ségrégation, ou dans l'Allemagne vaincue, qui ressentit l'occupation de la Rhénanie par des troupes noires comme la transgression ultime ?
    EXTRAIT
    Même s'ils étaient encore engagés exclusivement en Afrique, où d'autres puissances coloniales utilisaient aussi des troupes de couleur, l'attitude française à l'égard des Africains et des soldats africains était exceptionnelle. A l'étranger, et en particulier en Allemagne, on observait l'engagement de soldats africains avec méfiance et inquiétude. Tandis qu'en 1899 les Parisiens applaudissaient les tirailleurs sénégalais, Houston Stewart Chamberlain publiait en Allemagne le best-seller de l'année, La genèse du XIXe siècle, où il présentait l'histoire européenne comme une guerre des races et annonçait le déclin imminent de la race aryenne sous l'effet du métissage. Ce livre fit une telle impression sur l'empereur Guillaume II qu'il le fit distribuer dans son armée. Dans les autres capitales impériales, c'était surtout la séduction exercée par les soldats « de bois d'ébène » sur les femmes blanches qui avait irrité les hommes. Lors du couronnement de George V en 1910, les soldats noirs des armées coloniales ne purent assister à la cérémonie parce que, lors du couronnement de son père, huit ans plus tôt, les femmes britanniques « de toutes les classes » leur avaient réservé une attention particulière3. Dans le monde germanophone, les Africains exerçaient aussi une grande séduction sur « certaines femmes ». Un journaliste allemand rapporta en 1910, dans un article intitulé « Absence de conscience raciale », que des centaines de jeunes filles s'étaient bousculées à la gare, autour des tirailleurs sénégalais qui rentraient chez eux après une excursion à Berlin : « On assistait à des scènes pénibles où des jeunes filles se pressaient autour des noirs et leur faisaient des adieux passionnés. (...) Devant un comportement aussi irresponsable, nous ne pouvons qu'exprimer notre profonde tristesse et l'espoir qu'à la longue il sera possible de remplacer ces inclinations perverses par un état d'esprit sain et patriotique ».
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Plus novatrice est l'approche globale de ce sujet que justifie pleinement le sous-titre de sa traduction française. Plongeant dans un fonds documentaire multinational, Dick van Galen Last rédige un essai d'histoire mondiale. Les comparaisons qu'il souligne sont étonnantes. - Yves Paris, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Dick van Galen Last (1952-2010) a étudié l'histoire à l'Université d'Amsterdam et travaillait depuis 1977 au NIOD.

empty