Archipel

  • Personnage caméléon, Edith Piaf a su, au gré de ses rencontres et de ses humeurs, brouiller les pistes et camoufler sa véritable identité. Parce qu'il l'a bien connue il a été l'un des rares journalistes à gagner sa confiance , Jean Noli témoigne dans ce livre de la double personnalité de l'artiste, tantôt enjouée, tantôt en colère, trônant au milieu de sa cour, de ses fidèles réunis chez elle, boulevard Lannes, à Paris, tantôt épuisée, minée par l'alcool et la drogue, à bout de résistance et, soudain, ressuscitant lorsque tout semble fini Ce livre est un témoignage sans pareil des cinq dernières années de sa vie où, diminuée par l'alcool et la drogue, comme l'explique Jean Noli, " Edith camouflait, derrière les truculences de l'artiste, sa détresse et sa solitude. " Piaf secrète , paru à L'Archipel en 1993, était depuis plusieurs années épuisé.
    " Si nombre d'auteurs de biographies n'ont jamais frôlé l'ombre de Piaf, Jean Noli, lui, connaît son sujet sur le bout du coeur et de la mémoire. " Charles Aznavour

  • A l'heure où les tensions communautaires sont exacerbées, où se multiplient les attentats antisémites en France, ce livre offre une réflexion sur les modes d'intégration des communautés religieuses, en particulier la communauté juive, au sein de la nation.
    Comment vivre sa judaïté dans la République française, concilier valeurs religieuses et laïcité, transmettre aux nouvelles générations Histoire israélite et Histoire de France ? Pour répondre à ces questions, Jean-Pierre Bansard retrace les différentes étapes de l'intégration des juifs au sein de la République française de la Révolution de 1989 à nos jours. Il évoque notamment l'arrivée dans la métropole des séfarades, durant la guerre d'Algérie. Il justifie par ailleurs le rôle du Consistoire central, créé par Napoléon Ier et remplacé, lors de la séparation des Églises et de l'État, par une Union des associations cultuelles israélites, interlocuteur privilégié de l'État.

  • Que sait-on de la vie sentimentale d'Adolf Hitler ? Séducteur forcené ? Pervers impuissant, sadique et masochiste ? Contemplateur timide asexué ? Homosexuel, comme l'avancent certains historiens ? François Delpla s'en tient à une vision moins contrastée,

  • On s'injurie, on s'insulte toujours, certes. Mais on a tendance à le faire à l'ancienne, en utilisant des tournures parfois centenaires, voire davantage. On invente peu. Pourtant la société évolue à grande vitesse. On remarque bien sûr des nouveautés dans l'invective (« tacheman », « bouffon », « face de clip » et autres), mais sans que celles-ci soient aussi mordantes que les grands classiques de nos pères et aïeux. On remarque aussi d'autres apports, notamment dans la jeunesse, mais trop systématiquement des adaptations de formulations étrangères (américaines ou venues du Maghreb notamment). Mais une société qui ne semble plus capable d'inventer ses propres défoulements verbaux en fonction de ses interdits ou des ses tabous propres ne révèle-t-elle pas ses propres failles ?
    Ce livre se présente en deux parties : d'abord l'histoire amusée (parfois croustillante) des injures ; puis un pétillant florilège de formules, des plus anciennes (le concacatus des Francs, qui coûtait une amende) aux plus modernes, des plus pittoresques aux plus « branchées ». Un florilège courant ainsi d Abruti à Zuna (verlan d'anus).

  • Les débats récurrents sur l'Islam ont fait apparaître un personnage désormais incontournable. Bien qu'il écume la France des banlieues depuis une dizaine d'années, Tariq Ramadan doit sa notoriété médiatique à sa confrontation récente avec Nicolas Sarkozy

  • Novembre 1954. Gaston Dominici est condamné à mort pour le meurtre des époux Drummond et de leur fille, assassinés dans la nuit du 5 août 1952 à cent cinquante mètres environ de la Grand-Terre, la ferme familiale.
    Depuis cette nuit tragique, les hypothèses les plus hardies ont circulé. La dernière en date, étayée par Alain Dominici (petit-fils de Gaston) et William Reymond (journaliste et coauteur avec ce dernier de Dominici non coupable : les assassins retrouvés , Flammarion, rééd. 2003), puis relayée par TF1, qui en a tiré un téléfilm, innocentait le patriarche ! À en croire ses auteurs, les Drummond auraient été assassinés suite à un règlement de comptes entre services secrets. Le coupable se nommerait Wilhelm Bartkowski. Affaire classée.
    Pour les besoins du tournage d'un documentaire, Jean-Charles Deniau et Madeleine Sultan ont repris l'enquête de zéro. D'abord séduits par l'hypothèse de Reymond, ils ont bien vite changé d'avis et sont aujourd'hui formels : Wilhelm Bartkowski, qui vit aujourd'hui en Allemagne et que les auteurs ont rencontré, est un mythomane. En aucun cas il n'est lié au triple meurtre de Lurs.
    La thèse de l'espionnage balayée, que reste-t-il ? Une sombre histoire de famille. Tous les Dominici présents à la Grand-Terre le soir du meurtre sont soit coupables soit complices. Pour en arriver à cette terrible conclusion, les auteurs ont confié à un médecin légiste les rapports d'autopsie des Drummond et ont, grâce à son aide, reconstitué le scénario fatal Ils indiquent aussi que deux personnes, vivant encore aujourd'hui, connaissent la réponse à l'énigme

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