Éditions EMS

  • Cet ouvrage évoque une trentaine de ceux qui, par la pensée, la recherche et l'action, on fait émerger un corpus, des soultions pour aujourd'hui.
    Le champ est vaste : c´est celui du contrôle de gestion, qui vise à rendre cohérents les comportements économ

  • Dans un contexte mondial en mutation, le champ du management international connaît un intérêt marqué auprès des dirigeants d'entreprises, des enseignants-chercheurs et des étudiants. Les multiples défis liés à l'internationalisation des activités invitent à la (re)lecture des travaux portant sur le management international. L'ambition de cet ouvrage est de présenter les contributions des grands auteurs de ce champ aux lecteurs francophones.
    Composé de vingt chapitres, le livre est structuré autour de quatre thématiques : (1) les dynamiques d'internationalisation, (2) le choix des modalités d'implantation, (3) l'organisation et le management des entreprises multinationales et (4) les cultures nationales et la mondialisation.
    L'ouvrage a été rédigé par les membres de l'axe « Management International » du Centre de Recherche Magellan (équipe d'accueil n° 3713) de l'IAE Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3 et du réseau Atlas/AFMI (Association Francophone de Management International).

  • Que serait le marketing sans eux ? Cet ouvrage présente en vingt chapitres les apports de ceux qui ont contribué le plus à ce qu'est devenu le marketing aujourd'hui. Anglo-saxons pour la majorité, ils ont développé l'ensemble des composantes du marketing : théorie, vente, canaux de distribution, marketing stratégique, publicité, ...

  • Accueillante, la Théorie des organisations se nourrit de larges inspirations issues de disciplines parfois très éloignées, au point qu'on puisse la considérer comme insuffisamment auto-référencée. Ce faisant, elle produit des discours qui sont autant de doubles ou de répétitions de l'organisation. Rien de bien surprenant. Parce que son objet n'est autre que la vie organisée, elle est le lieu ouvert de conversations ordinaires où tout discours portant sur des systèmes d'action structurée tient sa place.

    L'ouverture aux autres disciplines constitue donc son principe fédérateur. Parce que, dans ses formes variées, l'organisation, peut-être un peu vite confondue avec le management, resserre et envahit l'espace d'individuation et qu'elle est aujourd'hui l'objet de mises en accusation sévères, elle est soumise à des discours produits par les disciplines politiques, anthropologiques et sociologiques, mais bien au-delà.

    Cet ouvrage, dont nous livrons ici le premier tome, est l'occasion de faire le point - pour la première fois en langue française - sur des auteurs qui ont inspiré, inspirent et inspireront la théorie des organisations.

  • Multinationales ou PME, high-tech ou familiales, dans l'industrie ou les services, à l'heure de la mondialisation et de l'hyper-compétition, toutes les entreprises se posent une seule et même question : comment innover, mieux, plus vite, moins cher ? Composé de 31 chapitres, ...

  • En dépit de vives critiques, les travaux de F.W. Taylor ont eu un impact considérable dans le développement de l´industrie et sont notamment à l´origine de ce qu´on a appelé le modèle américain d´organisation (production de masse réalisée par une main-d´oeuvre spécialisée et peu qualifiée - cf. Fordisme). Ces principes continuent de fortement influencer les pratiques de management et d´organisation. Ils présentent en particulier le mérite d´avoir sensibilisé les entreprises sur le rôle et l´importance de la démarche scientifique pour le management.

  • Norris Krueger se présente comme « un expert dans la manière de créer et de développer la pensée entrepreneuriale ». Depuis toujours, il se passionne pour la façon dont nous apprenons à penser comme des entrepreneurs et, à l´inverse, pour la manière dont on peut utiliser ces connaissances pour développer des vocations entrepreneuriales. Ce faisant, il a ouvert la voie à une meilleure compréhension d´autres domaines importants tels que l´entrepreneuriat social et/ou durable, ainsi que la commercialisation de nouvelles technologies.

    Krueger est l´auteur le plus cité dans le domaine des intentions entrepreneuriales, thème qu´il continue à explorer, mais qu´il approfondit aujourd´hui à travers la science cognitive. Si la cognition est actuellement un thème à la mode dans la recherche entrepreneuriale (Gregoire et al., 2011), c´est en grande partie à lui qu´on le doit. Et le thème est populaire parce qu´il est important : la compréhension de la cognition est essentielle pour expliquer l´émergence et l´évolution de l´entrepreneuriat (Krueger et Day, 2010). C´est également la psychologie du développement cognitif qui l´a amené à s´intéresser à l´éducation entrepreneuriale, approche qui, selon lui, a un potentiel scientifique immense.

  • « [Ce rapport] contribuera à encourager un dialogue constructif avec toutes les parties prenantes, clients, collaborateurs, actionnaires, fournisseurs et autres, ainsi qu´avec les pouvoirs publics, les riverains des aéroports où nous opérons, les organisations de protection de l´environnement, et tous ceux qui [le] liront». Cet extrait de rapport annuel illustre la diffusion importan¬te du concept de parties prenantes (PP). Devenue indispensable pour l´entreprise, la prise en considération des partenaires est ainsi au centre des politiques de communication mais également des problématiques de gestion. Au niveau académique, ce concept a également donné lieu à une abondante littérature qui s´est enrichie jusqu´à se structurer en une théorie des parties prenantes (TPP). Elle puise ses fondements notamment dans l´ouvrage de R. E. Freeman publié en 1984. L´auteur y développe une analyse stratégique fondée sur les relations avec les « stakeholders » (« parties prenantes » ou « partenaires »). Celle-ci est à l´origine d´un débat, tant au niveau de la délimitation des PP qu´au niveau des interprétations de la TPP. Si le concept semble aujourd´hui mieux défini, son caractère englobant a favorisé son appropriation et son utilisation dans des contextes théoriques divers, pour devenir une véritable théorie de la firme ouverte sur la dimension éthique. Dans cet article, les auteurs cherchent à mettre en perspective les apports de R. Edward Freeman dans la réflexion stratégique et sa conception de l´organisation.
    Ainsi après avoir présenté la démarche d´intégration des PP dans la réflexion stratégique menée par Freeman, nous étudierons la diffusion progressive du concept de PP puis son utilisation au niveau théorique avant d´aborder les discussions contradictoires que soulève la TPP.

  • Howard V. Perlmutter est surtout connu des lecteurs francophones pour son fameux modèle EPRG, sigle renvoyant aux quatre approches, dans les relations maison-mère/filiales, que sont l´ethnocentrisme, le polycentrisme, le régiocentrisme et le géocentrisme (Perlmutter, 1969b ; Perlmutter et Heenan, 1974). Bien que constituant une contribution majeure aux recherches en management international, ce modèle ne constitue qu´un pan des travaux de Perlmutter. Cet auteur prolixe est selon nous, par l´acuité de ses analyses, un véritable précurseur des travaux sur la mondialisation des entreprises.
    On aura l´occasion de suivre la progression de sa pensée. Sans être linéaire, elle part de l´organisation, s´étend ensuite à des systèmes industriels complexes et aux interactions entre les acteurs, organisations, universités, grandes cités, satellites urbains, nations... Ses travaux ne se limitent pas à l´examen de la mondialisation des firmes, mais portent également, on le voit, sur celle de leur environnement, et des principaux acteurs de leur environnement.
    La première section de ce texte est consacrée au modèle EPRG et ses déclinaisons. La deuxième section présente les travaux de Perlmutter portant plus largement sur l´organisation de l´entreprise multinationale et son développement. La troisième section présente certains prolongements des travaux de Perlmutter, et synthétise sa contribution.

  • McDougall et Oviatt ont analysé, pendant plus de 25 ans, les logiques d'internationalisation des entreprises en portant une attention particulière aux PME nées globales qu'ils qualifient d'international new ventures (INV). Ils ont ainsi décrit et analysé ces PME dans leurs spécificités et les ont inscrites dans un nouveau champ de recherche : l'entrepreneuriat international. Cette approche de pionniers qui les anime dans leurs travaux de recherche communs a été propice à l'écriture de nombreux articles de référence. Leurs travaux ont ainsi pour objectif de décrire et de comprendre les modèles d'entrepreneuriat international dans les organisations.
    Ce texte vise à présenter les travaux majeurs de McDougall et Oviatt et à évaluer leur impact sur le champ du management international. Dans un premier temps, nous nous attacherons à expliquer la contribution des auteurs à la compréhension de ce nouvel objet de recherche que sont les INV. Ensuite, nous exposerons leur vision montrant l'émergence d'un nouveau champ de recherche qu'est l'entrepreneuriat international. Enfin, pour conclure, nous chercherons à évaluer l'influence des auteurs sur la discipline du management international, les limites et les prolongements des développements proposés.

  • Saras D. Sarasvathy est une spécialiste reconnue de la théorie de l´effectuation et de la dimension cognitive en entrepreneuriat. Les travaux de Sarasvathy permettent un éclairage sur l´individu, tout en n´éludant pas la dimension comportementale, alors même que l´engouement pour les réflexions sur les processus dans les années quatre-vingt-cinq/deux mille, l´avait petit à petit laissé dans l´ombre. Ce texte se décomposera en trois points successifs qui viendront mettre en lumière un auteur aujourd´hui très largement cité dans le champ de l´entrepreneuriat : son positionnement dans le corpus théorique (1), l´influence de son oeuvre (2), et les questionnements qu´elle génère, sous forme conclusive.

  • Figure de proue des recherches sur l´entrepreneuriat des femmes, Candida Brush a fortement contribué au développement des études sur ce champ et a participé à sa structuration. C´est elle qui conduit la première étude de grande ampleur sur l´entrepreneuriat des femmes aux États-Unis au début des années quatre-vingt.
    Ce texte vise à développer les réflexions de Candida Brush sur l´entrepreneuriat des femmes et à parcourir le cheminement de ses réflexions. Il s´agit dans un premier temps d´exposer les fondements de sa pensée avant de s´intéresser aux différents modèles qu´elle a initiés sur l´entrepreneuriat des femmes dans un second temps. Nous aborderons ensuite le projet DIANA qu´elle a lancé avec quatre autres chercheures et dont l´impact a été prépondérant pour les recherches sur l´entrepreneuriat des femmes. Enfin, les apports majeurs de cette auteure seront exposés.

  • Les travaux de Richard Rumelt ont occupé une part prépondérante de la recherche en management stratégique du début des années 70 à la fin des années 90. Cette synthèse a vocation à montrer l´apport des travaux de Rumelt à cette discipline. En particulier, elle retrace la rupture avec l´économie industrielle introduite par l´auteur en s´appuyant sur des méthodologies positivistes ouvrant les possibilités de réfutation scientifique qui ne manqueront pas. Tout en maintenant un enracinement très économique, Richard Rumelt trouvera ensuite dans la théorie des ressources et compétences un autre moyen de contrer le paradigme du pouvoir de marché. Ses apports restent totalement d´actualité dans un contexte de montée accélérée du référentiel financier et les stratégies obligées (Martinet, 2006, à paraître 2007).

  • À première vue, l´apport de Howard Aldrich à l´entrepreneuriat est riche et varié et l´auteur aux travaux éclectiques et nombreux (plus de 200 publications) semble difficilement classable. Si on essaie de regrouper ses travaux et de répertorier ses thématiques de travail dans le champ de l´entrepreneuriat, on relève d´importantes contributions dans au moins cinq domaines qui ne sont pas sans liens entre eux : - l´importance des réseaux sociaux ou familiaux dans la dynamique entrepreneuriale, - l´entrepreneuriat ethnique, - l´entrepreneuriat féminin, - la constitution des équipes entrepreneuriales, - et l´écologie entrepreneuriale. À ces axes, s´ajoutent des contributions plus larges sur l´épistémologie de la discipline qui prouvent la capacité du Professeur de l´université de Caroline du Nord à prendre du recul sur le champ auquel il contribue. Nous pensons que c´est son statut de « théoricien évolutionniste » qui donne sens et originalité à l´ensemble de ses travaux. Il propose ainsi « une approche évolutionniste de l´entrepreneuriat » (qui sera l´objet de la première section de ce texte) qui questionne les paradigmes en place. Dans le cadre de celle-ci, ses travaux d´application mettent l´accent sur le rôle des réseaux sociaux, notamment pour analyser la constitution des équipes entrepreneuriales ou l´entrepreneuriat des minorités comme nous le montrerons dans la section 2. La section 3 discutera de son apport à l´étude de l´entrepreneuriat ethnique. Enfin, en guise de conclusion, nous rendrons compte de ses réflexions sur la construction de la discipline entrepreneuriale dans la dernière section.

  • Selon Paul Reynolds (2010) « au moment où ils atteignent leurs années de retraite, la moitié de tous les hommes qui travaillent aux États-Unis ont probablement une période d´auto-emploi d´une ou plusieurs années [...] participer à une création de nouvelles entreprises est une activité courante chez les travailleurs américains au cours de leur carrière ». L´entrepreneuriat semble être un phénomène courant aux États-Unis, mais est-ce le cas dans tous les pays du monde et quelles en sont les conséquences sur la croissance économique ?
    Dans les années quatre-vingt, Paul Reynolds s´intéresse à la variation de l´activité entrepreneuriale au niveau régional en portant une attention particulière à la création d´emplois régionaux. À partir des années quatre-vingt-dix, il travaille sur l´entrepreneuriat naissant et sur les entreprises en gestation. À la fin des années quatre-vingt-dix, il met l´accent sur les comparaisons internationales en matière d´entrepreneuriat en créant le Global Entrepreneurship Monitor (GEM), testé dans 5 pays dans un premier temps puis, dans 41 pays (60 % de la population mondiale et 90 % du PIB). Il s´agit d´un projet de recherche international qui fut initié en 1997 en collaboration avec les professeurs Bill Bygrave, du Babson College et Michael Hay, de la London Business School.
    Pour prendre la mesure de la contribution de Paul Reynolds pour l´entrepreneuriat, nous revenons sur sa carrière avant d´aborder ses trois principaux thèmes de recherche et d´en faire une analyse critique (1.Les effets des variations régionales dans l´activité entrepreneuriale, 2.L´entrepreneur naissant et les sociétés en gestation, 3. Comparaisons internationales d´activités entrepreneuriales).

  • Giacomo Becattini est une personnalité à plusieurs visages : c´est d´abord « l´homme de Florence » : il y naît, en 1927, y est diplômé en économie en 1953, et entamera ensuite une longue et brillante carrière dans cette Università degli Studi di Firenze, l´une des plus anciennes et prestigieuses universités italiennes. Il lui sera décerné le titre de Professeur émérite en 2000.
    C´est ensuite « l´homme de Marshall », mais d´un Marshall hétérodoxe méconnu, qui conduit notre auteur à réactualiser, à partir de la décennie soixante-dix, la notion de district industriel. A ce titre, Giacomo Becattini apparaît aux yeux tant des théoriciens que des praticiens comme « l´homme des districts », mais cette image est fondée sur celle de « l´homme du Prato », puisque c´est à partir du cas de cette province de Toscane que notre auteur construit son analyse.
    Enfin, c´est « l´homme bâtisseur » d´une théorie de l´évolution industrielle : président de l´Association des économistes Italiens de 1993 à 1995, il est considéré, avec Romano Prodi, comme le père de l´école italienne d´économie industrielle.
    L´abord des différents visages de Giacomo Becattini rythme le texte consacré à cet auteur.

  • Scott Shane publie ses premiers articles au début des années quatre-vingt-dix sur le thème de l´innovation et plus particulièrement sur l´influence des facteurs sociaux et culturels. Puis, ancré au coeur d´une approche processuelle de l´entrepreneuriat, il présente un cadre conceptuel permettant d´expliquer de manière cohérente le processus entrepreneurial. Pour cela, il propose tout d´abord une définition de l´entrepreneuriat. Cette note de recherche de 2000, cosignée avec Shankaran Venkataraman, constitue une contribution majeure à la précision du champ de recherche en entrepreneuriat. Elle ouvre sur plus d´une décennie de débat et d´implémentation sur le thème de l´opportunité entrepreneuriale au coeur de la définition du champ de l´entrepreneuriat.
    Cette approche de l´entrepreneuriat fait l´objet récemment de plusieurs articles recensant l´appréhension du monde académique sur la notion d´opportunité, ceci ayant conduit à l´apparition de nombreuses définitions mais également à des faiblesses d´opérationnalisation.
    Au-delà de cette contribution majeure, Shane a concentré ses recherches sur le contexte organisationnel, avec notamment des travaux sur la franchise (en l´intégrant dans le champ des recherches en entrepreneuriat) et dans une moindre mesure sur la relation entre l´entrepreneur et le Venture Capital. Plus récemment, il a ouvert un nouvel axe de recherche, certes controversé, sur l´influence de l´héritage génétique sur le comportement entrepreneurial. Enfin, nous soulignons son intérêt pour les spin-offs universitaires et pour la lutte contre les mythes sur l´entrepreneuriat.
    La section 1 de cette contribution se concentre sur la définition du champ de l´entrepreneuriat et sur la notion d´opportunité entrepreneuriale. Nous abordons ensuite les autres contributions majeures de cet auteur (section 2), avant de proposer un regard critique sur ses travaux (section 3).

  • Les travaux de Cavusgil intègrent de façon systématique les marchés émergents comme acteurs majeurs du développement des entreprises multinationales. En effet, il considère que les gisements de croissance se situent dans ces marchés à forts potentiels. Finalement, en faisant un parallèle entre le chercheur et son objet de recherche, on pourrait qualifier Cavusgil de « chercheur pro-actif dans un réseau de partenaires multinationaux ». En effet, il applique à sa propre recherche le principe de réseau international de partenaires qu´il conseille aux entreprises. Il bénéficie d´un réseau de recherche fort aux Etats-Unis et à travers le monde qui lui permet à la fois d´accéder à des terrains de recherche riches et diversifiés, et d´essaimer ses idées au-delà des frontières du milieu de la recherche. Il cherche à modifier les règles du jeu de la recherche académique en bâtissant un espace pour les spécificités du marketing international. Il a donc réussi le tour de force de devenir un chercheur international en réseau plutôt qu´un simple exportateur d´idées !
    L´objectif de ce texte est de présenter les travaux réalisés par Cavusgil et d´évaluer leur impact sur le champ du management international. Dans un premier temps, nous nous attacherons à expliquer la contribution de l´auteur à la compréhension des dynamiques d´internationalisation des entreprises. Ensuite, nous exposerons ses observations concernant le rôle central du marketing international dans les entreprises multinationales. Enfin, nous chercherons à évaluer l´influence de l´auteur sur la discipline du management international et les limites des développements proposés.

  • Ce texte vise à présenter les éléments saillants des publications de Beamish, sans prétendre à l´exhaustivité du fait de ses très nombreux travaux. La première section montrera pourquoi parmi les différents modes d´internationalisation des firmes, Beamish s´est intéressé plus particulièrement aux joint ventures. Dans une deuxième section, nous décrirons les apports principaux qu´il a pu mettre en évidence quant aux facteurs favorisant la performance des joint ventures. La troisième section présentera ses principaux résultats sur l´Asie, et enfin la quatrième section sera consacrée aux apports et limites des travaux de l´auteur.

  • Jan Johanson et Jan-Erik Vahlne ont débuté leur collaboration au sein de l'équipe de management international de l'Université d'Uppsala, en Suède. Ils s'intéressent notamment au processus d'internationalisation des entreprises. Le modèle d'Uppsala demeure leur principale contribution et constitue une référence qui a fait la renommée des deux auteurs. L'objet de ce texte est de présenter les principaux travaux développés par les auteurs. Nous privilégierons, de ce fait, une démarche chronologique en suivant l'évolution de la réflexion menée sur le modèle d'Uppsala. Les principales contributions des auteurs seront également mises en évidence. Pour conclure, nous tenterons de souligner les limites et les perspectives d'amélioration envisageables.

  • A mi chemin des thèses écologiques et de celles défendues par l´école de l´apprentissage, la contribution de Robert Burgelman à la stratégie est à la fois originale et un peu étrange. Originale d´abord, parce qu´elle est, dès le début des années quatre-vingts, assez subversive. Elle fait, en effet, la part belle à l´analyse des processus au dépend du contenu et montre les limites de l´influence du top-management sur la stratégie en vigueur de la firme. En particulier, l´acteur local n´y est pas analysé comme une simple courroie de transmission stratégique mais aussi comme un innovateur clandestin capable d´amender et de régénérer la stratégie formulée, mettant ainsi en lumière la préexistence de l´action sur la réflexion. Peut-être étrange ensuite, parce que la quasitotalité de cette contribution se fonde sur l´étude d´un cas, celui d´Intel, disséqué sur maintenant trois décennies. Sa contribution à la stratégie porte donc avant tout sur le management de l´innovation et sur les dynamiques d´adaptation de l´organisation. Ni totalement soumise à l´environnement, ni totalement libre, la firme évolue sous l´impulsion de forces endogènes (initiatives individuelles, vision du dirigeant, routines...) et exogènes (pression du marché en particulier) qui demandent de réelles capacités d´équilibriste pour ne pas chuter ! Burgelman doit donc être compris comme un intégrateur qui propose un cadre conceptuel global de l´évolutionnisme organisationnel qui concilie l´écologie des populations et l´école de l´apprentissage. Le rôle du processus stratégique dans l´évolution de l´organisation, problématique récurrente chez cet auteur, sert de fil directeur à cet article. Il est d´abord analysé sous l´angle de la dynamique du périmètre d´activités (partie 1). La contribution de Burgelman est ensuite mise en perspective et positionnée au sein de la jungle stratégique. Cette deuxième partie est l´occasion de montrer les spécificités de la posture évolutionniste revendiquée par l´auteur. Enfin, la dernière partie étend l´horizon temporel de l´organisation en interprétant le processus de fabrication stratégique comme une capacité d´adaptation à long terme de la firme.

  • Graham W. Astley fait incontestablement partie des auteurs qui ont marqué les champs de l´organisation et de la stratégie. Plus d´une quinzaine d´articles, s´étalant sur à peine une décennie, ont été ainsi publiés dans les meilleures revues académiques anglo-saxonnes ; ses travaux révélant des thématiques riches et un goût certain pour l´exploration de territoires scientifiques nouveaux et originaux. Ici, nous focalisons notre propos sur l´article de Astley et Fombrun (1983) et les fondements du concept de stratégie collective. Celui-ci représente, à notre sens, l´un des apports majeurs de l´auteur au champ du management stratégique, les autres contributions évoquées plus haut s´inscrivant plutôt dans le champ de la théorie des organisations.

  • Le parcours professionnel de Ghoshal a influencé fortement son itiné raire de chercheur. Son principal objet d´étude est le monde de la grande entreprise multinationale dans lequel il a évolué en tant que manager puis consultant. Il a étudié les stratégies et les modes de management de ces organisations en considérant que les pratiques de management consti tuent l´une des principales sources d´avantage concurrentiel. Cet itinérai re éclairé le conduit à s´intéresser tour à tour aux stratégies des entreprises multinationales et au mode de management de ces organisations. Ce périple s´est achevé par une réflexion épistémologique sur le management et par la construction d´une théorie de l´économie organisationnelle dans la même veine que Simon (1991).

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