Éditions Druide

  • Voici l'étrange «remake» de la millénaire histoire de Pygmalion, artiste grec, et de Galatée, son envoûtante sculpture, à qui Vénus donna vie pour satisfaire l'intense sentiment amoureux de son créateur. Avec Xavier et Klaude, toutefois, le résultat, très XXIe siècle, devient cocktail de cynisme et de vengeance. Après Ovide, George Bernard Shaw et d'autres, Bernard Gilbert propose une version noire de ce mythe captivant.

  • Mention d'excellence : Prix littéraire des écrivains francophones d'Amérique (roman)

    Trois personnages, un jeune boulanger malouin qui n'a d'arabe que le nom, une assistante juridique fuyant sa mère hystérique et un policier mis à la retraite malgré lui, réunis par une histoire improbable - comme la vie nous en réserve parfois. En filigrane pointe une série de questionnements sur l'identité et la responsabilité individuelle dans un monde de plus en plus polarisé.

  • Automne 2012. Les citoyens de la ville d'Asbestos se réjouissent de la relance de la mine d'amiante annoncée par le gouvernement. Tant les petits commerçants que les artisans et les chômeurs se massent à l'entrée du moulin en quête d'un emploi. Jour après jour, leur colère s'intensifie devant le silence des dirigeants. Bientôt, la fureur se transforme en révolte. Au même moment, une série de noyades inexplicables bouleversent la région de l'Estrie. On retrouve les cadavres de plusieurs enfants flottant dans les lacs, les piscines et les baignoires. Jacinthe, qui fuit Québec pour s'installer à Asbestos dans la maison de ses grands-parents, décide de faire la lumière sur ces drames inexplicables. Ravivant d'anciennes blessures au point de frôler la folie, elle cherche des réponses dans les murs des sous-sols.

  • Ce roman, proche du roman policier ou d'enquête, est inspiré du meurtre du petit James Bulger, âgé de deux ans et demi, le 12 février 1993 à Liverpool. Il avait été kidnappé dans un centre commercial par Robert Thompson et Jon Venables, chacun alors âgé de dix ans. Ce roman est centré sur les deux enfants assassins. Il retrace leur vie, les motivations qui les ont poussés à un tel acte, et suit pas à pas le trio durant cette journée fatidique vers son issue fatale. Les lecteurs seront subjugués par cette quête de vérité autour d'un acte terrible. Pris au piège de cette inéluctable machine qui entraine ces deux enfants vers leur perte, les lecteurs voudront connaitre les détails de ce drame comme sa résolution et saisir comment une société peut voir naitre le mal chez de si jeunes enfants. Roman fascinant qui met en jeu un aspect de la société moderne vue à partir d'une situation bien singulière.

    Finaliste au Prix littéraire du Gouverneur général 2016 (catégorie Romans et nouvelles)

  • Finaliste au prix Adrienne-Choquette

    La seule présence d'un chien, aussi fidèle compagnon soit-il, suffirait-elle à apaiser nos angoisses existentielles ? À alléger le poids de la solitude que nous ressentons à certains moments ? À tromper l'usure de la vie de couple ?

    Voici dix-neuf nouvelles empreintes de tendresse et de douce ironie qui baignent tout à la fois dans l'ombre et dans la lumière. Avec ce sens de l'observation qui lui est propre, Jean-Paul Beaumier poursuit l'exploration des relations que nous entretenons avec les autres et qui, de l'enfance à l'âge adulte, modulent et modèlent notre vision du monde. Les tracas du quotidien, les petites déceptions que la vie se charge de semer sur notre chemin, des souvenirs ou des photos surgis du passé. En somme, l'incommensurable mystère des relations humaines.

  • Sous couverture est à la fois un roman d'enquête et une réflexion historique sur la littérature. Tout au long de la lecture on se demandera si cette histoire est oui ou non basée sur une réelle intrigue littéraire. Mais peu importe, le plaisir et la curiosité sont à chaque page au rendez-vous. À vous, lecteur, de démêler le possible de l'impossible...

    Le jour où Germain Mercier franchit la porte de la brocante de Jérémie Martin, ce dernier est loin de se douter que sa vie va basculer, non seulement sur le plan professionnel, mais également sur le plan sentimental. De ce client inattendu l'antiquaire-brocanteur acquerra un vieux meuble issu d'un héritage familial qui cache un étonnant secret : les preuves de l'existence d'une maison d'édition clandestine ayant publié une collection de livres aujourd'hui disparue. Avec l'aide de son inestimable collaboratrice, Solange Généreux, Jérémie tentera de reconstituer la collection et de faire la lumière sur l'histoire de son éditrice, Élisabeth de Chavigny. Ils uniront leurs forces pour surmonter de nombreuses embûches et affronter des personnages aux intentions troubles. Un périple entre la France et le Québec. Une intrigue amoureuse. Et une enquête littéraire hors du commun.

    Claude Brisebois est originaire de Lachute, dans les Basses-Laurentides. Après l'obtention d'une maitrise en études françaises à l'Université de Montréal, elle s'est consacrée pendant plus de vingt ans aux communications et à l'organisation d'évènements avec la création de l'agence Les Majuscules. Aujourd'hui, elle dédie son temps à l'écriture. Son premier roman, Banquette arrière (Druide, 2015), a été finaliste au Grand Prix littéraire Archambault.

    *****

    ILS ONT AIMÉ

    «Le plaisir d'écrire de l'auteure est évident et communicatif. Les personnages sont bien définis, les lieux Montréal, les Basses-Laurentides, Paris, Vence , aussi. Un roman pétillant et sans prétention. »

    - Caroline JARRY, Le Devoir


    «C'est trépidant, envoûtant, et surtout captivant du début à la fin. C'est vraiment un beau récit dans lequel on se laisse emporter, guidé par l'histoire, les mots et l'aventure. N'hésitez pas plus longtemps, c'est un roman à lire. C'est un texte d'une grande qualité comme il m'est rarement arrivé d'en lire. »

    - Au boulevard du livre

  • Tout récit est fait de temps. N'y échappent pas ce missionnaire tourmenté faisant voile vers la colonie naissante ni cet amateur d'art en admiration devant un Greco, encore moins ce jeune homme qui sera marqué par l'éruption spectaculaire du mont Royal. Le temps se révèle à la fois sujet, personnage et narrateur des sept nouvelles qui composent cet assemblage de textes ludiques. Chacune de ces histoires devient un prétexte au déploiement de quelque chose de plus grand et de complètement affranchi. Chacune nous ouvre la porte d'un monde nouveau de possibilités.

  • À travers l'écriture, Louise Cotnoir aime interroger les relations familiales complexes. Dans ce premier roman, l'auteure aborde de front une histoire classique sous un angle tout à fait inédit : celui du frère idéaliste rêvant d'être écrivain, mais à qui tout échappe. Le frère d'Antigone, c'est aussi les tourments d'une famille entière, accablée par les pulsions destructrices de ce fils, de ce frère, celui d'Antigone.

    Résumé

    Le frère aîné a toujours voulu devenir écrivain. Or, c'est la soeur qui réalisera ce rêve. Elle décide d'écrire l'histoire de la déchéance du frère. Portée à la fois par le personnage d'Antigone d'Anouilh et les drames familiaux qui ont émaillé la vie de son frère et la sienne, elle tisse un récit complexe, en écho à leur propre histoire. Pour mieux cerner cette réalité, elle parsème son texte d'extraits du Cahier que le frère écrivait en secret et dans lequel il notait ses échecs, de même que ses lectures et ses diverses rencontres. Se dessine ainsi l'image d'une famille déchirée et les aspirations d'une narratrice qui veut trouver sa voie au milieu d'une époque contrainte.

    L'auteure

    Louise Cotnoir, poète, nouvelliste, essayiste et maintenant romancière, est l'auteure de vingt et une oeuvres. Elle est finaliste, en 2006, pour le Prix littéraire du Gouverneur général (poésie), grâce à Les îles (Éditions du Noroît). Auteure plurielle, elle a fait paraitre un diptyque poétique aux Éditions du Noroît autour de la notion de soeur, dont le premier volet, Les soeurs de, en 2011 et le second, Vanessa Bell, soeur de Virginia Woolf, en 2016. En 2009, elle publie Le cahier des villes (L'instant même), un recueil de nouvelles qui complète sa Trilogie des villes amorcée en 1993 avec La déconvenue, puis Carnet américain (2003). Le frère d'Antigone est son premier roman.

  • Ce livre est un monstre. Monstre d'audace, de sophistication, de pittoresque. Écrit en français (ancien, moyen et moderne), québécois, chiac et innu, avec des pointes d'espagnol et de latin, cet énorme roman à la mise en page acrobatique vous fera tour à tour penser à Rabelais, Chrétien de Troyes, Michel Tremblay, James Joyce, Raymond Queneau, Jacques Ferron, Victor-Lévy Beaulieu et Fred Pellerin.

    Ce livre est aussi la chronique extraordinaire et véridique d'un village où le ciel est plus clair qu'ailleurs, les femmes plus belles et les hommes plus larges et plus forts : Saint-Nérée «terre ashini» royaume «shatshitun» sis en bellechassoise contrée. C'est l'histoire d'un héros comme il ne s'en fait plus, champion de fond de rang, géant de rurale appartenance, dont les horribles faits et prouesses épouvantables marquèrent à jamais sa région. Un roman de grand courage et de haute trahison, un hymne au sexe cru, à l'éternel enchevêtrement des langues, «peaux tambours» corps assoiffés, «ivresse aimun» une orgie de mots : un buffet bien arrosé.

  • Un prétendant dont elle a oublié l'existence réapparaît dans la vie de Clémence après vingt-cinq ans de silence. Un jeune homme vit une aventure virtuelle particulière. Un collègue de bureau perd la face à la suite de révélations sur ses infidélités. L'imagination d'un sexagénaire s'emballe au contact d'une femme de ménage russe. Un couple se fait escroquer par des voisins étranges. Un enfant découvre la force de la complicité par le mensonge.

  • S'inspirant d'une nouvelle écrite il y a quelques années, Hugues Corriveau replonge au coeur d'une des thématiques qui lui sont chères : celle de l'enfance blessée, au détour de crimes involontaires et d'innocences brisées. À travers les yeux de Thomas, un jeune garçon, l'on vit le drame et l'enquête, grâce à laquelle se déploieront les trames d'un passé meurtri. Un récit intrigant, prenant.

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    Résumé

    Thomas s'amuse à voler de la gomme à mâcher Bazooka au dépanneur du coin. Un soir où il s'apprête à commettre son larcin habituel sous l'oeil complice de la fille au comptoir, deux voleurs entrent et tuent cette dernière. L'enfant, terrifié, se retrouve avec, entre les mains, le révolver des deux assaillants et commet l'irréparable. Au fil de son enquête, un homme patient cherchera à comprendre pourquoi Thomas a tiré, voudra savoir si ce geste a un lien avec la mort de son frère aîné, Will, survenue deux ans plus tôt. Un récit qui, avec une grande délicatesse et une profonde tendresse, dévoile l'imagination fertile de l'enfance face au poids du passé et des drames du quotidien.

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    L'auteur

    Hugues Corriveau est poète, romancier, nouvelliste et essayiste. Cinq fois mis en nomination pour le Prix du Gouverneur général du Canada, entre autres pour Les enfants de Liverpool (Druide, 2015), il a reçu de nombreux prix littéraires, dont le Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke à trois reprises et le prix Alfred-DesRochers à deux reprises. En 1999, l'Académie des lettres du Québec lui remettait le prix Alain-Grandbois pour son recueil Le livre du frère (Éditions du Noroît, 1998). La fêlure de Thomas est son 33e livre.

  • Teinté par le climat de peur d'une époque marquée à blanc par le terrorisme, ce dixième roman de François Désalliers porte en lui le deuil et la désillusion, mais aussi la force de l'amour et de l'amitié. Roman sombre et magnifique, La beauté noire met en scène une galerie de personnages touchants et courageux, qui chercheront à se relever et à reprendre leur vie en main.

    / Résumé :
    Lorsqu'une jeune actrice est abattue sur scène par un djihadiste au cours d'une représentation des Fleurs du mal, la vie des personnes présentes ce soir-là s'en trouve bouleversée à jamais. Comment résister à la terreur, à la perte de soi face à un acte d'une telle violence ? L'amant de la victime cherchera peu à peu à reprendre contact avec les membres de la troupe de théâtre, mais renouer des liens en pareilles circonstances n'est pas chose aisée, surtout quand l'un d'entre eux ne pense qu'à se venger. Leur belle complicité, leur amour de l'art, de la poésie, et leur innocence même pourraient bien être emportés et se fracasser contre le mur de cette nouvelle réalité. Une quête poignante et actuelle autour du sens de la vie et de la mort face aux revirements insensés du destin.

    / L'auteur :

    François Désalliers est diplômé du Conservatoire d'art dramatique de Montréal. Il a été monologuiste, comédien, scripteur, vendeur de meubles et professeur de théâtre. Il est l'auteur de nouvelles et de romans chaleureusement accueillis par la critique et le public, dont «L'Homme-café», «Des steaks pour les élèves» et «La fille du vidéoclub». «La beauté noire» est son dixième roman.

  • A vie

    Pierre Ouellet

    Exercice de mémoire et d'imagination, À vie explore notre relation au passé et les fantasmes qui habitent les époques révolues, souvent idéalisées. Pierre Ouellet plonge ici ses personnages dans l'emportement des mots, et tisse un récit vertigineux qui témoigne du long et sinueux apprentissage de la vie. Après Portrait de dos(l'Hexagone, 2013) et Dans le temps (Druide, 2016), l'auteur propose, avec ce roman, la conclusion du cycle de La grande enfance.

    /// Résumé :

    Une vieille goélette rafistolée, comme les souvenirs d'un lointain passé, sert de décor aux nouvelles aventures de Jean Lhomme, de Faye Rose et d'un narrateur anonyme. Ce vaisseau fantôme, à la fois nef des fous et chasse-galerie, sera pour les héros le théâtre d'explorations au coeur de l'espace et du temps des rêves qu'incarna le monde des années 1960 et 1970 où ils ont vécu leur prime jeunesse.
    De l'île d'Orléans à l'estuaire du Saint-Laurent, en passant par la côte est américaine jusqu'aux Caraïbes, les protagonistes termineront leur long voyage au Nicaragua, où ils réaliseront leur rêve de révolution auprès de sandinistes. S'ensuivra une très profonde désillusion, qui n'effacera toutefois pas leur soif d'espérance, nourrie par la puissance magique de leur imagination. Ils inventent leur monde bien plus qu'ils n'y vivent ; ils dessinent leur vie au fur et à mesure bien plus qu'ils ne suivent un destin tout tracé. Ils découvrent leur histoire comme une légende, où ils apprennent à se transfigurer.
    L'auteur

    /// L'auteur :

    Pierre Ouellet est poète, romancier, essayiste. Écrivain «hors genre», il est l'auteur d'une quarantaine de livres, pour lesquels il a notamment reçu le Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie essai à deux reprises, pour À force de voir. Histoire de regards, paru en 2005, et pour Hors-temps. Poétique de la posthistoire, publié en 2008, le Prix Spirale Eva-Le-Grand pour Où suis-je. Paroles des égarés, publié en 2010, le Grand Prix Québecor du Festival international de la poésie pour Dépositions, paru en 2007, et le prix Ringuet pour Légende dorée, paru en 1997. Le gouvernement du Québec lui a décerné en 2015 le prix Athanase-David pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Lors d'un voyage à l'étranger, Alain Beaulieu reçoit un courriel d'une lectrice qui lui demande son aide pour raconter sa propre histoire. Une première pour l'auteur, qui, dans les mois qui suivront, plongera à pieds joints dans les méandres de cette vie qui n'est pas la sienne.

    ||| Résumé :
    Ce que vous lirez dans les pages de ce livre est le résultat d'une rencontre insolite. Celle d'une jeune femme, Nadine Pilon, et de l'auteur, à qui elle racontera la suite des évènements qui sont venus bouleverser sa vie. Cela nous vaut un roman surprenant, aux voix entrecroisées, une autofiction dans laquelle l'auteur jongle avec le réel pour rendre compte de la vie peu banale de cette femme à qui on n'avait jamais dit qu'on peut mourir deux fois. Cette improbable collaboration nous invite, en filigrane, à préciser le regard que nous posons sur l'essentiel : l'amour, la famille, la mort et la maladie, notre rapport aux autres et ce que nous leur léguerons avant de nous éclipser pour de bon.

    ||| L'auteur :
    Alain Beaulieu a remporté à deux reprises le prix de création littéraire Bibliothèque de Québec - Salon international du livre de Québec et son roman Le postier Passila (Actes Sud, 2010) a été sélectionné pour un Prix du Gouverneur général du Canada. Son dernier roman, intitulé L'interrogatoire de Salim Belfakir (Druide, 2016), lui a valu une nomination pour le prix France-Québec 2017.

  • Un homme sur trois trompe sa femme. Cet homme, ce pourrait être Vincent, le conjoint de Marianne Portelance, car même les dentistes peuvent être infidèles. Du moins, c'est ce dont elle se persuade peu à peu, en accumulant des indices aussi ténus les uns que les autres. À quoi ressemble la femme qui devait le rejoindre au café et qui est restée silencieuse au bout du fil ? Se comporte-t-il de manière différente au lit avec elle ? Bientôt, il n'y a plus même l'ombre d'un doute dans l'esprit de Marianne : si Vincent ne l'a pas encore trompée, il le fera prochainement. C'est écrit dans le ciel. Même la voyante l'a vu dans ses cartes. Dans les rues de Montréal, sur la banquette arrière d'un taxi conduit par un ex-agronome haïtien, elle suit donc Vincent à la trace, en songeant que, parfois, on finit par provoquer ce que l'on craint.

  • Chargés de leur Évangile secret, d'un amour perdu - Marie-Hélène - et de leur histoire romantique à eux, deux amis, Jonathan et Moira, nous entraînent dans un road trip américain. Leur escapade se déroule souvent au rythme de la conversation, parfois lente, parfois drôle, explorant le labyrinthe de la mémoire, au détour duquel se trouvent des voyages, des rêves et trop de coïncidences. Les différents fils se rejoignent de façon étonnante quand Jonathan et Moira croisent la mort sur leur route et essaient de séparer leurs histoires et leur paranoïa de la réalité. À sa manière, fort originale, Jonathan Ruel réinvente le roman de route. Héritier de Kerouac et de Faulkner, il nous précipite dans un univers aussi réaliste que, justement, déroutant...

  • Portrait d'une génération en mal de repères, Jelly bean offre une prose authentique et dénuée d'inhibitions. Un texte où se côtoient obsession de la beauté et modèles féminins variés, dans un dialogue marqué tantôt par la démesure, tantôt par la magnificence. Grâce à une langue crue qui invite le lecteur dans une proximité où les sensations sont exacerbées, Virginie Francoeur propose ici un premier roman explosif.


    Ophélie, enfant unique, a reçu une solide éducation catholique dans un pensionnat pour filles. Lorsqu'elle fait la rencontre de Sandra, danseuse nue en manque de tendresse, elle en perd rapidement son innocence. Sandra devient la grande soeur qu'elle n'a jamais eue, entraînant Ophélie dans les milieux glauques de Montréal. Djamila, fille d'immigrés algériens, élevée dans la tradition musulmane, les fascinera. Inséparables, les trois filles plongent sans retenue dans des aventures qui défient le quotidien pour réinventer le sens profond de leur réalité. À travers amours et trahisons, voici le destin de trois BFF qui verront leurs dérives les rattraper jusqu'au jour où tout bascule.

  • À la manière d'une longue déambulation intérieure, Danielle Dussault propose ici un roman choral tout sauf conventionnel, porté par les voix de trois femmes fortes, distinctes, mais unies par leur quête de liberté. Le fleuve, indéniablement, rejoint ces femmes. C'est par ce mystère, ce cours invisible, que toute la trame narrative s'impose.

    Trois femmes se retrouvent au bord d'un fleuve afin de raconter à leur façon un destin unique. Entre le désir d'enracinement et la tentation de la fuite qui relient les trois narratrices, chaque parcours est ponctué de périodes charnières et de rites de passage qui les définissent en tant que femmes. Autant de trajectoires qui les amèneront à se rejoindre dans l'affirmation d'une identité unifiée.

  • Plus de dix ans après depuis la parution de son premier roman (Les jambes de Steffi Graf, 2007), Pierre Cayouette revient en force avec un roman tout en contrastes, oscillant habilement entre l'exaltation de la jeunesse et les thématiques plus sombres telles que la maladie et l'avortement. Un roman qui nous transporte à l'époque du référendum, vécue de l'intérieur par un jeune homme aux grandes aspirations.

    Mai 1980. L'effervescence du premier référendum, Christian la ressent, dans tous les pores de sa peau. Enfant de la banlieue et de la Révolution tranquille, le jeune militant a des rêves de grandeur et hume déjà le parfum de la victoire. À travers la banalité d'un quotidien partagé entre Geneviève, son amoureuse, et Jean, un professeur à la retraite, il s'imprègne de la poésie de Miron et des discours porteurs de René Lévesque. Rempli de la ferveur de ses dix-huit ans, il rencontre la défaite et la mort et découvre aussi l'espoir des amitiés improbables.

  • Voici l'histoire d'un homme heureux. Toutefois, attention ! Si le bonheur est simple à vivre, on ne peut pas dire qu'il soit facile à trouver, comme en témoigne la vie de Joseph Bouchard. De l'adolescence au déclin de l'âge adulte, la chance sourit à cet homme naïf qui deviendra avocat d'affaires de Chicoutimi, respecté par sa ville et sa profession. Alors que l'argent s'accumule,
    que les responsabilités s'additionnent et que les compliments pleuvent sur lui, Joseph semble aspiré par un vide impossible à combler. Chercherait-il la recette du bonheur ? À force d'acharnement, ce p'tit gars du Lac-Saint-Jean qui refuse les compromis finira par trouver sa voie, mais d'une façon si inattendue et inhabituelle que l'on ne pourra ensuite que s'incliner avec respect en
    pensant à l'histoire de Joseph Bouchard.

  • «J'ai adoré La séparation des corps. C'est aussi bouleversant que drôle. Très fort.» - Amélie Nothomb

    Ce récit est avant tout une histoire d'amour passionné entre Christina et Marie-Ange, la cuisinière de la famille. Rencontre de deux expériences subjectives, de deux perspectives dont rien ne prédisait la collision. Issues de générations et de milieux sociaux différents, les deux femmes vont traverser ensemble les affres sentimentales, jusqu'à la désintégration prophétique de leur relation. Le regard mort ou vif d'une jeune adulte qui s'assume pleinement trouve ici celui d'une femme mature, nostalgique, au destin fantôme, qui manifeste un goût prononcé pour le passé et les incendies.


    Explorant les contrastes de la rupture et du renouveau, ce roman aborde de plein fouet les paradoxes de la relation amoureuse et nous fait retrouver avec plaisir la voix d'une auteure singulière, qui livre ici un roman coup-de-poing.

  • Alors que deux soeurs partagent leurs joies et leurs peines dans une résidence pour personnes âgées, un homme décide d'enjamber la rambarde de son penthouse pour commettre l'irréparable. Ailleurs, une femme exprime ses doutes à l'enfant qu'elle porte et qui va bientôt naître, tandis qu'une jeune fille évoque le drame du Bataclan. Chaque nouvelle, précédée d'une photographie d'Anne-Marie Guérineau, puise dans les bouleversements du quotidien pour mieux laisser filtrer une lumière qui nous réconcilie avec le côté éphémère de toute chose. Qui se cache réellement derrière ces clichés figés dans le temps ? La réponse est chaque fois étonnante.

  • Un petit village situé près du golfe du Saint-Laurent est sous l'effet d'une rumeur mystérieuse qui annonce l'arrivée imminente d'un tsunami. Serait-ce Robinson qui l'aurait répandue, lui qui, depuis la mort de sa femme, rêve d'une solitude totale de façon maladive ? Alors que ce dernier s'est enfermé dans son appartement miteux pour se plonger dans la poésie d'Horace, il est transporté vers d'autres sphères : d'un banquet dans la Rome antique à l'Écosse des années 1950, aux pêcheurs de lamproies de la Basse-Loire du xiie siècle. Un roman surréaliste sur l'impossible réconciliation entre l'amour des autres et l'effroi qu'ils nous inspirent.

  • Inspiré par le travail du photographe Gregory Crewdson, Hugues Corriveau plonge à pieds joints au coeur de l'Amérique contemporaine, sondant ses paradoxes et ses idéaux. En résulte un ouvrage tout à fait singulier et autonome, qui éclaire la solitude implacable montrée dans les oeuvres de Crewdson et interprète à sa façon l'envers de l'American dream.

    Se révèlent au fil des pages une violence latente, l'étrangeté d'un événement improbable, de curieux rêves et d'inexplicables phénomènes. À travers une grande charge émotive doublée d'une rare finesse psychologique, ces textes traduisent une réelle fascination pour l'humanité dans toute sa diversité. Les personnages de ces nouvelles se rejoignent pour donner à voir, de l'intérieur, la fragilité comme la force de ceux et celles qui résistent à leurs peurs et acceptent leur singularité.

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