Madeleine Sultan

  • Novembre 1954. Gaston Dominici est condamné à mort pour le meurtre des époux Drummond et de leur fille, assassinés dans la nuit du 5 août 1952 à cent cinquante mètres environ de la Grand-Terre, la ferme familiale.
    Depuis cette nuit tragique, les hypothèses les plus hardies ont circulé. La dernière en date, étayée par Alain Dominici (petit-fils de Gaston) et William Reymond (journaliste et coauteur avec ce dernier de Dominici non coupable : les assassins retrouvés , Flammarion, rééd. 2003), puis relayée par TF1, qui en a tiré un téléfilm, innocentait le patriarche ! À en croire ses auteurs, les Drummond auraient été assassinés suite à un règlement de comptes entre services secrets. Le coupable se nommerait Wilhelm Bartkowski. Affaire classée.
    Pour les besoins du tournage d'un documentaire, Jean-Charles Deniau et Madeleine Sultan ont repris l'enquête de zéro. D'abord séduits par l'hypothèse de Reymond, ils ont bien vite changé d'avis et sont aujourd'hui formels : Wilhelm Bartkowski, qui vit aujourd'hui en Allemagne et que les auteurs ont rencontré, est un mythomane. En aucun cas il n'est lié au triple meurtre de Lurs.
    La thèse de l'espionnage balayée, que reste-t-il ? Une sombre histoire de famille. Tous les Dominici présents à la Grand-Terre le soir du meurtre sont soit coupables soit complices. Pour en arriver à cette terrible conclusion, les auteurs ont confié à un médecin légiste les rapports d'autopsie des Drummond et ont, grâce à son aide, reconstitué le scénario fatal Ils indiquent aussi que deux personnes, vivant encore aujourd'hui, connaissent la réponse à l'énigme

  • 36 quai des Orfèvres, brigade des stups. Dans ces années 90 où la coke fait des ravages, Catherine Giraud, jeune flic, est l'une des premières femmes à s'infiltrer dans les réseaux de la drogue. Pour remonter les filières françaises, turques ou colombiennes, elle côtoie aussi bien des toxicos et des petits dealers que des narco-trafiquants ou des jet-setters accros. Après un stage de formation « undercover » extrêmement dur, Catherine parvient à s'imposer dans un univers ultra masculin. Cette flic aux allures de mannequin et à la gouaille explosive est dotée d'une capacité d'improvisation exceptionnelle qui lui permet de déjouer la méfiance des criminels, même si elle joue souvent avec le feu. Des expériences extrêmes dont personne ne sort indemne et qui feront des ravages dans son entourage proche. Catherine devient bientôt une référence dans la lutte contre le trafic de drogue et est appelée à l'étranger pour former les policiers locaux aux techniques d'infiltration les plus pointues. Des squats du 18e aux célèbres Bains Douches, en passant par Cuba, le Cambodge ou le Pérou, ce parcours de femme hors norme nous plonge dans des scènes dignes de la série « Engrenages ». Véritable shoot d'adrénaline, cette folle vie d'infiltrée racontée avec un rare franc-parler est impossible à lâcher.

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