Albin Michel

  • « Les mémoires demeurent à tout instant vivantes. Le passé ne sait que mourir. Je n'ai voulu parler, avec vous, que de vie. »
    Est-ce son don de conteur qui a offert à Henri Gougaud de s'inventer mille vies ? Dans ce récit riche et vibrant, écrit d'une plume tendre et amusée, l'écrivain et poète nous dévoile ses chemins secrets. Ils suivent les bouleversements de l'histoire : l'Occupation allemande vécue, enfant, à Carcassonne dans une famille de résistants. Puis le départ pour Paris et la vie d'artiste, le monde libertaire, les cabarets de la Rive Gauche où il devient parolier de Gréco, Ferrat, Reggiani, puis l'expérience de la radio, aux côtés de Claude Villers, où il transmet l'immense répertoire de la tradition orale des contes. Jusqu'à l'écriture, à laquelle il décide de se consacrer.Cette aventure d'une grande humanité, qu'il dédie à son fils, Aurélien, dévoile les horizons infinis qui se cachent en nous et disent toute la puissance, le mystère et la richesse de la vie.

  • Henri Gougaud invente ici le concept du livre de contes divinatoires.
    En effet, il a recueilli 123 contes initiatiques originaux du monde entier, poétiques, drôles ou profonds, toujours bienfaisants, qui ont chacun quelque chose d’important à dire sur nos vies et sur divers aspects de nos existences.
    Trois signets en forme d’arbre de vie (inspirés des gunungan indonésiens) permettent au lecteur de devenir un « pêcheur de merveilles » : il pose la question qui l’occupe, puis « jette » au hasard l’un des trois signets dans le livre, pour découvrir l’un des contes. Après la lecture, il lit l’une des trois phrases de sagesse qui suivent le conte (il lit celle dont le motif correspond à celui du signet choisi). Et ça fonctionne impeccablement, l’antique savoir des contes traditionnels parle aux lecteurs et les fait évoluer !

  • L'amour. C'est un rêve, un souci, un désir, un compagnon sur le chemin de nos vies. Nous ne pouvons pas nous empêcher de l'interroger, de le bénir, de le maudire. Paradoxalement, même quand nous le fuyons, nous ne cessons de l'espérer. Pourrions-nous vivre sans lui, sans ses tempêtes, ses refuges, ses cavalcades ?  À explorer sans repos les mille chemins de l'espérance humaine, les contes, au fil des âges, ont appris la musique de ce coeur du monde qu'est l'amour. Henri Gougaud, l'un de nos plus grands conteurs, nous en propose soixante-quinze, pour nous éclairer, nous amuser, et cheminer avec nous dans le jeu le plus mystérieux du monde : le jeu de l'amour et du hasard.
    « Je sais, pour les avoir fréquentés toute ma vie, que les contes sont des êtres attentifs et bienveillants. Ils répondent toujours à nos questions, pour peu qu'ils soient interrogés avec cette innocence dont ils sont eux-mêmes pétris. »Henri Gougaud

  • Qui mieux que Gougaud l'anarchiste pourrait évoquer l'extraordinaire parcours de l'indomptable Louise Michel, figure emblématique de la Commune ? Dans ce portrait flamboyant de la « Vierge rouge », le romancier se glisse dans la peau de Louise pour faire revivre tour à tour la petite bâtarde sans le sou passionnée de littérature, la jeune institutrice, l'insurgée bravant la mitraille des Versaillais, la bannie de Nouvelle-Calédonie éblouie par les splendeurs de l'île, enseignant le français aux Canaques... Mais toujours attachée au drapeau rouge, jamais lassée d'appeler à la Révolution.Henri Gougaud sait nous faire aimer cette femme sauvage et téméraire, éprise d'indépendance et d'absolu, dont l'extraordinaire personnalité dépasse tous les clivages. Ne cachant rien de son personnage - son esprit intransigeant, son courage presque fou, sa curiosité d'esprit, sa bonté, son dévouement à la cause des démunis -, il trouve les mots justes et le souffle qui donnent à son récit une force incomparable.Jamais Louise Michel n'a été aussi vivante, jamais vous ne l'aurez tant aimée !

  • Félicité, qui entre dans sa quatre-vingt-quinzième année, ne veut pas sombrer dans la vieillesse. Elle décide d'en finir au moyen d'une seringue pleine de mort-aux-rats. Après avoir écrit à ses amis pour leur annoncer son décès, elle demande au fidèle Blaise, le jardinier, de l'assister en s'allongeant auprès d'elle. Alors que Félicité enfonce d'un coup sec l'aiguille comme on piquerait un rôti d'agneau, un spasme épouvantable se fait entendre : Blaise est passé de vie à trépas. La vieille dame, qui s'est bêtement trompée de bras, ne sait pas que ses proches sont déjà en route pour son enterrement...
    Ainsi commence ce roman à « mourir de rire » (sans mauvais jeu de mots !), riche en rebondissements, surprises et drôlerie, où Henri Gougaud, avec son inimitable talent de conteur, livre, sous la forme d'une désopilante chronique villageoise, une vaste réflexion sur la vie, la mort, et l'après...

  • XIIIème siècle. Nous sommes en Languedoc dans la bonne ville de Pamiers. L’Inquisition rôde encore sur cette région cathare. Jaufré, un enfant abandonné devenu troubadour, revient au pays. Il y retrouve sa nourrice Thomette, son demi frère Alexis, le père abbé Aymar qui l’a élevé, le luthier qui l’a initié à la musique, le bibliothécaire du monastère et tout un petit peuple haut en couleurs. Jaufré découvrira l’amour et un mystérieux manuscrit hérétique dans les combles de l’église.Se dévoileront alors peu à peu les énigmes douloureuses qui hantent les ruines récentes du château fort, les caves du monastère et l’esprit des gens.Henri Gougaud, un de nos plus grands conteurs, nous offre un exceptionnel roman initiatique, lumineux et envoûtant qui nous plonge au cœur du Moyen Age, cette période emplie de ténèbres et d’espérance, mais qui nous parle aussi de nous-mêmes, aujourd’hui.Ecrite dans une langue superbe, une histoire surprenante et pleine de rebondissements, où l’enfer côtoie le ciel, où l’amour sauve tout.

  • Ce livre n'est pas fait pour être lu mais pour être fréquenté comme un ami proche, secret. Vous pouvez lui demander de vous nourrir, il vous nourrira, de vous éclairer, il vous éclairera, de jouer, il jouera avec vous le jeu le plus mystérieux du monde, celui du hasard qui n'existe pas. Ouvrez-le, simplement, par curiosité. Quelqu'un est là qui vous parle. Il ne vous dit pas seulement quelque chose de plus ou moins intéressant, non. Il répond à une question que vous n'avez même pas formulée à voix haute. Il y répond à sa manière, qui peut être déconcertante. Mais ne grimacez pas. Ce qui vous est dit là s'avère toujours étrangement sensé.Car les contes sont des vieillards immémoriaux et bienveillants. Ils savent tout de la musique du coeur du monde. Allez les voir. Ils répondent toujours à nos questions pour peu qu'ils soient interrogés avec cette lumière simple dont ils sont eux-mêmes pétris, et que l'on appelle l'innocence.Henri Gougaud

  • Dans un modeste ermitage au coeur du désert égyptien, Nathan, un vieux Copte, attend la mort avec sérénité. Et c'est la vie frappe à sa porte : venus de Bagdad, d'Ispahan, de Constantinople, de Jérusalem, des visiteurs font halte chez lui, en attendant de poursuivre leur chemin à bord d'une caravane partie, elle, de Samarcande. Mais, tel un mirage, la caravane n'arrive pas... Durant dix jours, Adour, l'ancien joueur de luth arménien, Hilarion, le moine-soldat grec, Zahra, qui attend la naissance de son enfant, et Madjid, le serviteur en fuite, vont tour à tour raconter leur histoire et leurs tribulations.Ce sont ces récits, pleins d'espoir, de terreur, de drames et de joies qui dessinent les arabesques à la fois insensées et lumineuses de notre propre condition humaine. Le talent de conteur d'Henri Gougaud donne à cette fresque d'un Orient disparu le charme d'un rêve et la sagesse d'une fable où l'amour, le temps, la vie, la mort, la fraternité, la religion se répondent comme par enchantement.

empty