Henri

  • "Le cahier, c'était la première chose que m'avait montrée le juge, quand tout à l'heure j'étais entré dans son bureau. Sous la couverture souple et transparente, on pouvait lire au feutre noir : MON MAÎTRE ET MON VAINQUEUR.
    Sur les pages suivantes, il y avait des poèmes. Voilà ce qu'on avait retrouvé sur Vasco : le revolver, un cahier noirci d'une vingtaine de poèmes et, plus tard, après expertise balistique, des résidus de poudre sur ses mains.
    Voilà ce qu'il en restait, j'ai pensé, de son histoire d'amour."
    Grand Prix du roman de l'Académie française 2021

  • Juillet 1789.
    La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l'Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l'identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu'il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !
    La course-poursuite s'engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l'île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d'influer sur la Révolution en cours.
    Accompagné du pirate Récif et de l'intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ? Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l'énigme de la Main rouge.
    La suite attendue du
    Loup des Cordeliers, roman salué par François Busnel, de La Grande Librairie.
    Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. il est l'auteur de plus de quinze romans traduits dans de nombreuses langues.
    Polar historique,
    Le Loup des Cordeliers, première aventure du journaliste Gabriel Joly, a connu un grand succès auprès de la presse et du public.

  • Meurtres à la Comédie-FrançaiseAoût 1789. La Révolution continue d'embraser le pays. Alors qu'à Versailles, les députés rédigent la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, le jeune journaliste Gabriel Joly, endeuillé, peine à retrouver le goût de vivre. Mais une étrange affaire de meurtres va peu à peu le tirer de sa torpeur...
    Dans le cercle très secret de la Comédie-Française, une série d'assassinats ébranle la troupe. Les uns après les autres, des comédiens et des employés sont tués en plein théâtre.
    Alors que Danton lui-même est soupçonné, Gabriel, aidé du pirate Récif, son fidèle ami, mène une véritable enquête policière dans les coulisses de la célèbre institution.
    Vrais et faux témoignages, poursuites... Dans un huis clos infernal, réussira-t-il, cette fois, à démasquer l'auteur de ces crimes odieux ?
    Après le succès du Loup des Cordeliers et du Mystère de la Main rouge, une nouvelle enquête haletante de Gabriel Joly en pleine Révolution.

  • Le loup des Cordeliers

    Henri Loevenbruck

    • Xo
    • 24 Octobre 2019

    Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.
    Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.
    Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris...
    Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l'ambition, le caractère, les plans secrets.
    Alors que, le 14 juillet, un homme s'échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l'identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l'un des plus grands complots de la Révolution française ?
    UN ENQUÊTEUR REDOUTABLEUne fresque magistrale des premiers jours de la révolution

  • "Prodige ! Un passionnant thriller." François Busnel - La Grande Librairie -France 5
    Au XIIIe siècle, dans la région de Toulouse en proie aux débordements sanglants de l'Inquisition, Alexis, jeune moine, se voit confier un manuscrit par Baruhel, un alchimiste, juste avant sa mort sur le bûcher. Mais ce texte, dont Alexis ignore tout, est convoité par le grand évêque inquisiteur et ses sbires, qui le pourchassent sans relâche, lui et ses amis de rencontre : Verniolle, voleur au grand coeur, évadé de la prison de Pamiers ; Jeanne, la fille de Baruhel et nièce du redoutable évêque ; Anna, sa nourrice, qui se donne du bon temps avec le valet de l'évêque ; Adam de Miraval, jeune astronome, amoureux de Jeanne, et son valet Taleb, au rôle ambigu... Mais quel est le secret de ce livre ? Pourquoi est-il si recherché ?
    Hors-la-loi, putains, conteurs, charbonniers aux rites païens, guérisseuses et simples gens dont le bon sens maintient, comme toujours, le monde en équilibre... autant de personnages truculents qui composent la toile de fond de ces aventures picaresques où Henri Gougaud, de son écriture somptueuse, redonne vie à Alexis, le personnage plein de sagesse de L'Enfant de la neige.

  • Après Angélus, le nouveau livre de François-Henri Soulié !An 1177. La vicomtesse Ermengarde règne seule sur le riche comté de Narbonne. Dernière de sa dynastie, elle entretient une cour raffinée dont le jeune troubadour Guilhem de Malpas est le plus brillant fleuron.
    Dans l'ombre, elle est pourtant la proie d'un complot implacable. Les marchands, qui constituent la richesse de la ville, veulent faire du comté une république à l'égal de Gênes ou de Pise. Le comte de Toulouse rêve de s'emparer du comté. Les marchands de Narbonne ourdissent un complot visant à instaurer une République. L'Eglise de Rome, quant à elle, se cherche des alliés pour éradiquer l'hérésie cathare.
    Dans un palais déserté de sa cour et assiégé par la neige, Ermengarde, affaiblie par la maladie, elle assiste aux meurtres de ses derniers soutiens.
    Pour fédérer son peuple, elle place tous ses espoirs dans un grand spectacle dont elle a confié la charge à Guilhem de Malpas.
    Mais l'art peut-il vraiment sauver un monde en proie à la violence et à la cupidité ? Pour les Cathares, l'affaire est entendue : le monde est la création du diable et la beauté le dernier piège qu'il nous tend.
    Conjurations, trahisons, complots sont les rouages d'un jeu sans pitié dont l'issue sera fatale pour toute une société.
    PRESSE POUR
    Angélus:
    " Une formidable fresque historique dans la lignée de celles du maître, Umberto Eco. "
    Le Figaro "
    Angélus, avec pour toile de fond une Occitanie médiévale magnifiquement restituée et une intrigue solidement ancrée dans cette région d'origine de l'auteur, est totalement en phase avec cette promesse de nos 44 radios locales : valoriser au quotidien l'histoire, les patrimoines régionaux et ceux qui par passion et avec talent, nous les rendent accessibles. " Jean-Emmanuel Casalta, remise du Prix France Bleu - Grands Détectives
    " Aux développements érudits d'un Umberto Eco ou d'un Peter Tremayne, Soulié préfère le romanesque et la trame policière purs, tout en soignant l'arrière-plan politique et religieux troublé d'une province en proie aux luttes d'intérêts. Entre fanatisme, batailles de pouvoir, meurtres en cascade et cheminement intérieur des personnages, on ne s'ennuie pas un instant. " Isabelle Mity,
    Historia

  • An de grâce 1165. En terre d'Occitanie. Deux abbayes, deux jours, deux crimes.1165. Les corps suppliciés des victimes, qui appartiennent à l'atelier du tailleur de pierre Jordi de Cabestan, ont été déguisés en anges dérisoires. La panique se répand. Certains voient dans ces crimes la main du diable. D'autres soupçonnent les adeptes de cette nouvelle secte que l'on nommera bientôt les " Cathares ". Au grand scandale de l'Église de Rome, ceux-ci prétendent être les Vrais Chrétiens.
    L'archevêque de Narbonne missionne un jeune noble, Raimon de Termes, afin de découvrir l'assassin. Les " hérétiques " désignent une des leurs, Aloïs de Malpas, pour les disculper. De son côté, Jordi de Cabestan veut venger ses compagnons. Trois enquêtes labyrinthiques vont les mener vers une vérité qu'aucun d'entre eux n'imaginait.

  • Les organes du goût et de l'odorat, récepteurs d'une multitude d'odeurs et de saveurs, sont au carrefour des voies respiratoires et digestives. Ils procurent de merveilleuses sensations, parmi les plus grands plaisirs de notre vie. Mais, si ils nous servent à reconnaître certains dangers et poisons, ils peuvent être bernés par les pièges des arômes de l'industrie alimentaire !Le goût et l'odorat sont nos deux premiers sens, présents dès la vie intra-utérine. Oubliés, ils nous quittent lentement en fin de vie. La Covid-19 les a remis à l'honneur. Bonne nouvelle pour les anciens malades : même perdus un temps, ils peuvent se régénérer !Les sentinelles du goût et de l'olfaction ne demandent qu'à être éduquées très tôt, avec leurs repères spécifiques, entretenues tout au long de la vie pour prévenir nombre de maladies de l'enfance et du grand âge.
    Henri Joyeux, ancien chirurgien cancérologue et chirurgien des hôpitaux, a aussi enseigné à la faculté de médecine de Montpellier. Il a publié de nombreux best-sellers sur l'alimentation, entre autres : Changez d'alimentation et Manger mieux et meilleur.

  • "Quand tu rencontreras de grands personnages, des hommes importants, promets-moi de leur dire : au n° 16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny..."
    Quand il fit la promesse à ce M. Piekielny, son voisin, qui ressemblait à "une souris triste", Roman Kacew était enfant. Devenu adulte, résistant, diplomate, écrivain sous le nom de Romain Gary, il s'en est toujours acquitté : "Des estrades de l'ONU à l'Ambassade de Londres, du Palais Fédéral de Berne à l'Élysée, devant Charles de Gaulle et Vichinsky, devant les hauts dignitaires et les bâtisseurs pour mille ans, je n'ai jamais manqué de mentionner l'existence du petit homme", raconte-t-il dans La promesse de l'aube, son autobiographie romancée.
    Un jour de mai, des hasards m'ont jeté devant le n° 16
    de la rue Grande-Pohulanka. J'ai décidé, ce jour-là, de partir à la recherche d'un certain M. Piekielny.

  • Pour Alphonse, Benny, Bertille, Jeanne, Louise, Sophie et Wilfried, c'est le temps des vacances au bord de la mer. Le souffle des embruns et de la liberté, hors de la surveillance des parents. Des journées à grimper dans les arbres, à sauter sur les rochers, à se susurrer à l'oreille des secrets d'amoureux, à faire le zouave et jouer à se faire peur.

  • Première sélection du Prix Renaudot 2021Rentrée Littéraire 2021" Quand on n'a plus de château à transmettre, on peut au moins tenter d'aménager pour ses enfants une mémoire habitable."
    Jeune père un peu paumé, précaire dans la presse, le narrateur de ce roman mélancolique et drolatique vit dans un monde en voie d'extinction. Rien de grave : issu d'une famille décimée sous la Révolution, il a appris le détachement. Trop à l'ouest pour avoir des convictions politiques, il n'est pas royaliste, mais ne croit pas non plus au mythe d'une France nouvelle née en 1789... Jusqu'au jour où Louis XVI lui apparaît ! Et s'il s'amusait à réhabiliter ce grand dadais mal-aimé, émouvant malgré lui ? Retrouvez toute la Rentrée Littéraire Robert Laffont ici : http://rentreelitteraire.robertlaffont.com/Première sélection du Prix Renaudot 2021

  • 1985, Paris est frappé par des attentats comme le pays en a rarement connu.
    Dans ce contexte, Marc Masson, un déserteur parti à l'aventure en Amérique du Sud, est soudain rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais, officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l'État.
    Alors que tous les Services sont mobilisés sur le dossier libanais, les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d'une seule personne... Jusqu'à quel point ces serviteurs, qui endossent seuls la face obscure de la raison d'État, sont-ils prêts à se dévouer ? Et jusqu'à quel point la République est-elle prête à les défendre ?
    Des terrains d'opérations jusqu'à l'Élysée, des cellules terroristes jusqu'aux bureaux de la DGSE, Henri Loevenbruck raconte un moment de l'histoire de France - qui résonne particulièrement aujourd'hui - dans un roman d'une tension à couper le souffle. Pour écrire ce livre, il a conduit de longs entretiens avec "Marc Masson" et recueilli le récit de sa vie hors norme.

  • L'enfant et la rivière

    Henri Bosco

    "Mon père m'avait averti :
    - Amuse-toi, va où tu veux. Ce n'est pas la place qui te manque. Mais je te défends de courir du côté de la rivière.
    Et ma mère avait ajouté :
    - À la rivière, mon enfant, il y a des trous morts où l'on se noie, des serpents parmi les roseaux et des Bohémiens sur les rives.
    Il n'en fallait pas plus pour me faire rêver de la rivière, nuit et jour. Quand j'y pensais, la peur me soufflait dans le dos, mais j'avais un désir violent de la connaître."

  • Au début de l'année dernière, janvier 2020, Paris-Match, associé à d'autres grands journaux étrangers, a commandé à Bernard-Henri Lévy une série de 8 reportages dans la tradition de Joseph Kessel, Graham Greene, Ernest Hemingway ou Romain Gary.
    Ce livre rassemble ces reportages qui conduisent le lecteur dans le Nigeria de Boko-Haram, aux Kurdistan d'Irak et de Syrie, sur la ligne de front où s'affrontent Russes et Ukrainiens, dans la Somalie livrée à l'illégalisme et aux bandes islamistes, au coeur du Bangladesh martyr, dans les camps de la misère de Lesbos, dans l'Afghanistan en train de retomber sous la coupe des Talibans et, encore, en Libye.  
    Mais le livre s'ouvre sur un autre texte, de longueur équivalente, intitulé « Ce que je crois » et où il explique ce qui conduit un philosophe à aller, au bout du monde, témoigner pour des guerres oubliées  ou ignorées ; ce qui, des rêves internationalistes de ses aînés, lui semble encore valable et digne d'être prolongé  ; et comment le goût de l'aventure, dans la tradition - pêle-mêle - de Cendrars, Byron à Missolonghi ou, bien sûr, Malraux, l'anime depuis sa jeunesse.
    Qu'est-ce que le genre humain  ? Son unité est-elle menacée  par la montée des souverainismes et des égoïsmes ? Qu'en est-il de l'idéal de fraternité  ? Pourquoi aller si loin pour illustrer cet idéal quand il y a de la misère au coin de votre rue  ? La guerre est-elle aimable  ? Pourquoi Don Quichotte est-il ridicule  ? Que dit Achille  ? Hector  ? Qu'est-ce que la grandeur  ? L'héroïsme  ? Et pourquoi prend-on, quand on est un écrivain nanti, le risque de mort  ? Telles sont quelques-unes des autres questions que pose ce nouvel essai.

  • C'est peut-être le recueil où apparaît avec le plus d'ampleur le thème essentiel de l'oeuvre d'Henri Michaux : le refus de la réalité quotidienne - "sa défaite : le quotidien" - et la revendication d'"autre chose". Cet autre chose souvent proposé, on le sait, sous la forme de situations imaginaires qui témoignent chez le poète du constant besoin d'inventer. Tantôt avec les couleurs apparemment légères de l'humour, tantôt avec celles d'une angoisse existentielle que l'humour ne parvient plus à cacher. Toujours, il est vrai, d'un "lointain intérieur", c'est-à-dire de ces confins du subconscient que Michaux ne se lasse pas d'explorer.
    À une autre distance, dirait-on, et sous une forme plus familière qui nous montre que ce poète peut être un merveilleux conteur, son imagination a projeté un personnage, "Plume". À travers les aventures à la fois plaisantes et amères dont il est le héros, Plume est bien ce que les Histoires de la littérature appellent un "type" : un homme dans l'embarras, singulièrement, toujours malmené et mal reçu, parce qu'inadapté aux exigences sociales. C'est le "coupable-né", celui qui, en toutes circonstances, "n'a pas suivi l'affaire" et se refuse à la suivre. Mythe très représentatif d'une époque où le social est particulièrement contraignant - ce qui lui donne sa dimension.

  • Un combat de boxe c'est quinze rounds de violence, de calcul, d'espoirs, de renoncements, d'erreurs tactiques, de beaux gestes fulgurants, c'est un jeu de massacre dont il faut sortir à temps, c'est une course contre soi-même et contre l'autre, l'adversaire qu'on croit battre et qui se relève sans fin jusqu'au moment où c'est lui qui vous abat. Quinze rounds c'est le récit halluciné d'un homme devenu fou qui revit sans fin, devant qui veut l'entendre, le calvaire de son dernier combat, celui de trop, celui dont on ne se remet pas. Raconté minute par minute, il nous tient entre les quatre cordes de ce récit syncopé, virtuose, frénétique, exténuant, toujours à la lisière de l'épuisement. Rarement boxe et littérature auront aussi bien dansé ensemble.

    Henri (ou Henry) Decoin a connu plusieurs vies qui font de lui une figure pour le moins originale du XX° siècle : sportif de haut niveau par hasard, journaliste par vocation, héros de guerre par nécessité, écrivain par circonstance, patron de salles de boxe ou de journaux et surtout cinéaste de renom pendant plusieurs décennies, il illustre cette capacité de certains à tout essayer, pour le meilleur. On lui doit quelques films restés fameux, dont Les amoureux sont seuls au monde.

  • Rejetant les traités conclus à la fin de la Première Guerre mondiale, et travaillées par des idéologies mortifères - racisme biologique et hypernationalisme -, les puissances européennes de l'Axe ont occupé la quasi-totalité du continent (hormis les pays neutres et la Grande-Bretagne) et ont initié de nombreux projets pour le réorganiser et le dominer.

    On sait que certains territoires avaient vocation à être purement et simplement annexés. D'autres, à devenir des colonies de peuplement, comme une partie de la Pologne et la Russie, dont trente millions d'habitants devaient être expulsés. Enfin, les pays de l'Europe occidentale et des Balkans seraient durablement vassalisés, avec des régimes alignés.

    Mais on sait moins que Rome et Berlin préparaient un « ordre nouveau en Europe », totalitaire et autarcique, certes dirigé de Berlin et dans une moindre mesure de Rome, mais avec une union géopolitique et économique du continent, et un projet culturel et social « corporatiste » original. Les divisions internes à Rome et à Berlin, les désaccords entre les deux capitales et, à partir de 1943, les défaites, firent échouer tout cela, même si le projet d'une organisation de l'Europe survécut à 1945.

    Remontant en amont, en particulier aux idées politiques de l'entre-deux-guerres et prolongeant ses observations sur l'après-guerre et les premières réorganisations du continent, Georges-Henri Soutou aborde ce sujet capital sous ses multiples aspects : intellectuel, politique, militaire, diplomatique et économique. Fort d'une documentation recueillie aux quatre coins de l'Europe, il en vient à renouveler entièrement l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

  • "Tout à coup, le carreau dans la chambre paisible montre une tache.
    L'édredon à ce moment a un cri, un cri et un sursaut ; ensuite le sang coule. Les draps s'humectent, tout se mouille.
    L'armoire s'ouvre violemment ; un mort en sort et s'abat. Certes, cela n'est pas réjouissant.
    Mais c'est un plaisir que de frapper une belette. Bien, ensuite il faut la clouer sur un piano. Il le faut absolument. Après on s'en va. On peut aussi la clouer sur un vase. Mais c'est difficile. Le vase n'y résiste pas. C'est difficile. C'est dommage.
    Un battant accable l'autre et ne le lâche plus. La porte de l'armoire s'est refermée.
    On s'enfuit alors, on est des milliers à s'enfuir. De tous côtés, à la nage ; on était donc si nombreux !
    Étoile de corps blancs, qui toujours rayonne, rayonne..."

  • "Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté." Ce rêve, la bande d'Hugo va l'exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l'indépendance et l'amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.
    Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d'être à la fois un roman initiatique, une fable sur l'amitié en même temps que le récit d'une aventure. Avec ce livre d'un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

  • Luis A. est né en Argentine. Avant de quitter ce monde, sa mère, une indienne Quechua, lui a légué un savoir millénaire. Est-ce pour la retrouver que Luis, très jeune, est parti sur les routes ?
    L'initiation commence dans les ruines de Tiahuanaco, où l'adolescent fait la connaissance d'El Chura, chaman, "homme au plumage de renard". Celui-ci lancera son disciple à la recherche des sept plumes de l'aigle, des septs secrets de la vie. Cette rencontre en entraînera d'autres : celle du "gardien du temps", du vieux Chipès, de doña María, de l'amour, qui est le premier mystère du monde.
    Luis A. n'est pas un personnage de roman. Cette quête étrange, tourmentée, d'un savoir et d'une lumière, a bien eu lieu, un jour - une fois -, entre la Sierra Grande, les ruelles de La Paz et le plateau de Machu Picchu.

  • Après l'interdiction de parution du quotidien Alger Républicain dont il était directeur, Henri Alleg a été arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes de la 10e D. P., qui l'ont séquestré à El-Biar pendant un mois entier. Livre emblématique, La Question est le récit de cette détention, Henri Alleg y dénonçant les tortures dont il a été victime. L'ouvrage fut saisi à deux reprises : quelques semaines après sa parution, en 1958, puis en 1959.

  • À partir de la sélection du volumineux Journal de Thoreau et de Walden, Michel Granger a composé un recueil des principaux textes dans lesquels le philosophe américain de la nature interroge son rapport aux animaux. Alors qu'ils sont disséminés dans son oeuvre, le regroupement de ces extraits présente un panorama cohérent de sa réflexion sur l'animalité ; l'anthologie révèle un intérêt pour ceux que Thoreau appelle ses « voisins », voire ses « amis » ; elle montre la persévérance de sa quête méthodique d'information sur ceux qu'il perçoit comme des semblables. Il faut bien entendre la provocation anticonformiste qui sous-tend la préférence pour les « voisins animaux » et le rejet des habitants de Concord auxquels il reproche d'être englués dans le culte de l'argent et les traditions.

    Homme de lettres et philosophe non conformiste, réfractaire à l'emprise de l'état sur l'individu, mais aussi naturaliste précurseur de l'écologie, Henry D. Thoreau a publié de nombreux ouvrages dont les éditions Le mot et le reste ont entrepris la traduction par Brice Matthieussent, remettant notamment au goût du jour un des fondamentaux de la littérature américaine : Walden.

  • Evariste

    François-Henri Désérable

    À quinze ans, Évariste Galois découvre les mathématiques ; à dix-huit, il les révolutionne ; à vingt, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la dernière nuit, l'amour et la mort à l'aube, sur le pré.

    C'est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourmenté, au rythme marqué par le tambour de passions frénétiques, qui nous est ici racontée.

    Prix des Lecteurs L'Express - BFMTV
    Prix Geneviève-Moll

  • « Sommes-nous entrés dans l'ère du déclin démocratique, voire dans un âge post démocratique ? Admettons au moins l'existence d'une triple déception : la démocratie libérale souffre d'une terrible crise de la représentation, d'une grave impuissance publique et d'un profond déficit de sens. Autrement dit, elle aurait perdu, en cours de route, à la fois le peuple qui la fonde, le gouvernement qui la maintient et l'horizon qui la guide. » P.-H. T. Pour Pierre-Henri Tavoillot, ce que nous avions pris pour un progrès acquis - la démocratie - se révèle en réalité un vertigineux chantier. Avec ce livre qui renoue avec la tradition oubliée des traités d'art politique, il nous invite à réfléchir à ce qui fait le secret de l'obéissance volontaire. Car, en démocratie, l'art de gouverner est surtout un art d'être gouverné. Comment l'envisager aujourd'hui ? Entre le cauchemar de l'impuissance publique et le spectre de l'autoritarisme, comment réconcilier la liberté du peuple et l'efficacité du pouvoir ? Pierre-Henri Tavoillot est philosophe. Président du Collège de philosophie, il enseigne à Sorbonne Universités (faculté des lettres) et à Sciences Po. Il a notamment publié, avec François Tavoillot, L'Abeille et le Philosophe. Étonnant voyage dans la ruche des sages, qui a connu un grand succès. 

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