Eloi Laurent

  • La croissance et le PIB ne sont pas, ne sont plus, la solution : ils sont devenus le problème. Car ce que l'on compte aujourd'hui dans nos sociétés n'est pas ce qui compte vraiment.

  • Ces derniers mois, la moitié des gouvernements de la planète faisaient le choix de préférer la santé de leurs populations à la croissance de leurs économies faute d'avoir pris soin de la vitalité de leurs écosystèmes. La leçon est implacable : détruire la Nature est un suicide social et accessoirement une folie économique dont nous n'avons pas les moyens. Ce livre soutient que l'espérance de vie et la pleine santé doivent désormais devenir nos boussoles communes dans ce nouveau siècle.

  • L'économie est devenue la grammaire de la politique : elle encadre de ses règles et de ses usages la parole publique, à laquelle ne reste plus que le choix du vocabulaire, de la rhétorique et de l'intonation. Or, pas plus que l'économie n'est une science, la grammaire économique n'est un savoir. Elle relève plutôt de la mythologie : une croyance en un ensemble de représentations collectives aussi puissantes que faussesdécryptés avec brio dans cet ouvrage de l'économiste Éloi Laurent. 

  • Nous vivons, en apparence, un âge d'or de la communication et de la collaboration. La révolution numérique nous connecte à tout, tout le temps et le travail en commun s'impose partout, de l'école à l'univers professionnel. Cet ouvrage entend traverser ces apparences pour montrer que derrière ce règne de la collaboration se cache une crise profonde de la coopération.

  • Après le succès en librairie de Nos mythologies économiques - plus de 20.000 exemplaires - l'économiste Éloi Laurent poursuit son travail de démystification économique ! Avec le style vif et la pertinence intellectuelle qui ont fait de lui l'un des économistes les plus brillants de sa génération, il encourage tout à chacun à retrouver le goût du questionnement économique ! Parce que « l'économie est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux seuls économistes ! »

  • Plus que jamais, la confiance est partout dans le débat public : " personne de confiance ", " école de la confiance ", " société de confiance ", etc. Mais, trop souvent, la confiance est incomprise et instrumentalisée.
    Comment appréhender l'importance de cette notion complexe dans le système économique, social, politique, médiatique ? Quelles en sont les différentes définitions et les diverses formes ? Peut-on vraiment mesurer la confiance et, si oui, comment ? Quels en sont les causes supposées et les effets attendus ? Quel est l'état véritable de la confiance en France ?
    En répondant à toutes ces questions à la lumière des auteurs classiques et des travaux les plus contemporains, cet ouvrage veut autant informer et instruire les lecteurs que les mettre en garde : la confiance, clé de la coopération sociale, n'est ni bonne en soi ni bonne à tout. Elle ne permet ni de tout comprendre ni de tout régler dans les sociétés humaines et dans les économies. Comme il y a de bonnes et de mauvaises confiances, il y en a de bons et de mauvais usages.

  • Si la croissance économique apparaît épuisée du point de vue du sens et pas seulement de la substance, s'il importe aujourd'hui de la remplacer par les nouveaux horizons du bien-être, de la résilience et de la soutenabilité, il faut aussi construire un nouveau récit commun pour remplacer le sens perdu et engager la communauté des citoyens, et ce récit ne peut pas se borner au respect de la contrainte écologique. Elargir la brèche ouverte dans le mirage de la croissance par la crise des inégalités, ouvrir l'horizon de la coopération sociale sur le bien-être humain, projeter ce bien-être dans la dynamique de la résilience et de la soutenabilité - en somme repenser la prospérité - ne suffira pas. Dépasser la croissance comme projet social implique non seulement de reconsidérer nos objectifs collectifs mais aussi de lier bien-être et soutenabilité dans un nouveau récit commun positif visant à construire des institutions robustes pour donner corps à la transition social-écologique.

  • Un essai remarquable et très original qui redessine l'espace de l'État Providence. L'État Providence ne doit pas s'effacer devant la société de marché, mais doit à l'inverse être réfléchi et ré-enrichi à la lumière des évolutions profondes de nos sociétés. A la lumière notamment de l'accroissement des inégalités dans le monde et de l'essor des crises écologiques.

  • The purpose of this volume, bringing together key actors of the well-being community, including scholars and policy-makers, is to advance the understanding and undertaking of the well-being transition away from growth and toward resilience and sustainability, at a time when this progress has become a vital necessity. A decade after the publication of the Stiglitz Report (2009), alternative visions to GDP and growth, that flourished in the 1970s, have re-emerged from all corners of the world, at all levels of governance. Yet, GDP and growth remain very much dominant in defining public policies, influencing businesses and shaping imaginaries.

    This book moves forward on two urgent tasks that stand before us in order to make progress in the well-being transition: first, connecting well-being to sustainability in a consistent framework highlighting their complementarity, using health as a pivot; second, operationalizing well-being indicators, i.e. integrating them into policy at all levels of governance.

  • La social-écologie, c'est d'abord une nouvelle grille de lecture des grands problèmes environnementaux, locaux et mondiaux. C'est aussi un nouvel horizon politique. Car les questions écologiques sont devenues des questions sociales.
    Ce livre met en lumière le rôle fondamental que jouent les inégalités sociales dans les crises écologiques : la richesse excessive et la pauvreté extrême, et plus généralement les inégalités de revenu et de pouvoir, sont responsables de nombreuses dégradations environnementales.
    Il montre ensuite que ces dégradations ne peuvent se réduire ni à un excès ni à un défaut de développement économique : elles sont surtout la conséquence d'une carence de développement humain et institutionnel. Il montre alors que la démocratie se révèle notre meilleur recours pour faire face aux crises écologiques, à la condition que nous affirmions la centralité du principe de justice et d'égalité. Elle est aussi notre meilleure protection pour affronter les catastrophes écologiques, qui sont marginalement naturelles et réellement sociales.
    La social-écologie permet de réconcilier les impératifs contradictoires de progrès et de conservation. De mieux comprendre les enjeux écologiques pour mieux les gouverner.
    Cet essai documenté et engagé est une démonstration accessible à tous et une invitation à l'action. Il porte un message d'espoir : nos sociétés seront plus justes si elles sont plus soutenables ; plus soutenables, elles n'en seront que plus justes.

  • Too often, economics disassociates humans from nature, the economy from the biosphere that contains it, and sustainability from fairness. When economists do engage with environmental issues, they typically reduce their analysis to a science of efficiency that leaves aside issues of distributional analysis and justice. The aim of this lucid textbook is to provide a framework that prioritizes human well-being within the limits of the biosphere, and to rethink economic analysis and policy in the light of not just efficiency but equity. Leading economist Éloi Laurent systematically ties together sustainability and justice issues in covering a wide range of topics, from biodiversity and ecosystems, energy and climate change, environmental health and environmental justice, to new indicators of well-being and sustainability beyond GDP and growth, social-ecological transition, and sustainable urban systems. This book equips readers with ideas and tools from various disciplines alongside economics, such as history, political science, and philosophy, and invites them to apply those insights in order to understand and eventually tackle pressing twenty-first-century challenges. It will be an invaluable resource for students of environmental economics and policy, and sustainable development.

  • Ce livre est le dernier d'une série de trois volumes qui ont pour ambition de couvrir les principales questions économiques et sociales contemporaines, à l'échelle nationale, européenne et mondiale. Leur particularité est d'avoir été conçus et écrits par des spécialistes de ces questions - universitaires et chercheurs reconnus - pour des lycéens et des étudiants de premier cycle. Les textes ici réunis se distinguent par trois qualités majeures : il s'agit à chaque fois de synthèses de l'état des connaissances scientifiques ; leur clarté et leur lisibilité les rendent accessibles sans compromettre leur rigueur ; leur problématisation donne du sens aux questions traitées et suscite l'intérêt du lecteur.
    Afin de mieux répondre encore aux interrogations sur le monde et notre société, en particulier celles qui se rapportent aux multiples crises auxquelles nous sommes confrontés, l'ouvrage a été actualisé et remanié.

  • Ce manuel inédit rapproche l'analyse économique et le monde naturel. Cette 2e édition actualise les grandes notions développées en matière d'économie de l'environnement et étudie les avancées contemporaines de l'économie écologique. Elle montre comment combiner le maintien d'un environnement vivable, le développement économique et une organisation sociale équitable. EIle présente les méthodes de valorisation économique des écosystèmes et de la biodiversité et traite de la question de la justice et des inégalités environnementales. Cette 2e édition présente les enjeux de la Conférence climat de Paris qui se déroulera à partir de novembre 2015.
     
     

  • Le divorce entre les citoyens et leurs gouvernements est consommé. Ce livre arrive à point nommé. Il montre qu'on ne pourra pas se contenter de perfectionner le PIB et les indicateurs conventionnels si l'on veut donner du sens au monde économique du XXIe siècle. Prenant en compte les préoccupations des Français (accroissement du revenu, réduction des inégalités, emploi), des instruments de mesure existent déjà, offrant une perspective radicalement différente de « la croissance » (du PIB). D'autres indicateurs, plus récents, appréhendent des dimensions tout aussi essentielles du bien-être telles que la santé, l'éducation et la confiance ou encore la compatibilité du développement humain avec les défis écologiques. Véritables marqueurs de civilisation, ils peuvent réenchanter le débat public. Ce livre explique comment ces indicateurs de bien-être et de soutenabilité peuvent servir de boussoles pour de nouvelles politiques et de nouvelles pratiques, et ce à tous les échelons, de la construction européenne à nos territoires. Mesurer, c'est gouverner ! Éloi Laurent est économiste senior à l'OFCE. Il enseigne les indicateurs de bien-être et de soutenabilité à Sciences Po et à l'Université Stanford. Jacques Le Cacheux est professeur d'économie à l'université de Pau et conseiller scientifique à l'OFCE. Il a été l'un des rapporteurs de la commission Stiglitz. 

  • This volume is both a tribute to and study of the French economist Jean-Paul Fitoussi. Fitoussi's pluralistic scholarship has shaped modern macroeconomics, political economy, economics of inequality and, more recently, the economics of sustainability.

  • This volume, the fifth instalment of the classic Report on the European Union series, offers at once an economic and intellectual historical perspective on the creation of the euro and its 20 first years, a comprehensive review of the current and future challenges of the euro area, including a critical look at the different options for the reform of its governance and institutional architecture and finally a close look at the "new euros", i.e. the ambitious projects that could instil a new life into the stalled European project. It covers a wide range of key economic and social topics such as monetary and fiscal policy, tax competition, the EU budget, structural policy, inequality, gender equality, post carbon economy, well-being advancement and democracy. Weakened by a decade of economic crisis and shaken by the awakening of populism, the European project faces three disintegrations: democratic disaffection, monetary and financial fragmentation and territorial dislocation. If EU member states want to escape those looming risks, they must, as they always have in the last five decades, reinvent Europe in order to save it.

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