Alexandre Jollien

  • "Je rêve d'un itinéraire qui m'apprenne à danser, à me départir de la dictature du on, pour progresser vers une complète déprise de soi. L'homme qui écrit ces lignes, pourquoi le cacher, a sombré au fin fond d'une addiction qui a bien failli le perdre. Dans son errance, il s'est souvent cassé la figure contre d'inefficaces injonctions, toujours cette orthopédie mentale, cette camisole de force qu'on voudrait refiler à celui qui révèle notre impuissance. À bout, il a dû emprunter des voies peu fréquentées et, pour tout dire, pas très orthodoxes. D'où le carnet de route qui suit, sorte de récit clinique, de tentatives de trouver un équilibre...
    C'est que la grande santé ne saurait être créée in vitro. Elle se vit, elle s'expérimente, elle s'incarne dans des êtres de chair, de larmes, de pulsions et de joies. C'est cette aventure que je m'apprête à retracer, convaincu que le philosophe ne plane pas en dehors de la cité, dans le ciel des idées, mais qu'il s'assigne pour tâche de traverser les tourments d'une vie, de scruter ce qui met en échec sa volonté et le tire vers le bas, d'aider tout un chacun à ne plus craindre le chaos pour l'habiter, allègrement."
    Ce voyage au fin fond de la dépendance, cette invitation au gai acquiescement de soi emprunte deux versants. Sous la forme d'un traité, sont explorées les voies qui conduisent à la grande santé, au joyeux dire oui. En contrepoint, dans des fragments, une autre voix se donne à entendre. À la troisième personne, lointaine et pourtant si intime, l'auteur narre sa singulière quête de liberté en plein chaos. Chemin faisant, Alexandre Jollien nous livre un carnet de route, un véritable traité de déculpabilisation. Cet essai de philosophie pratique dessine un lumineux art de vivre surgi du fond du fond.

  • éloge de la faiblesse

    Alexandre Jollien

    • Audiolib
    • 15 Février 2012

    Éloge de la faiblesse retrace un itinéraire intérieur, une sorte de conversion à la philosophie. L'auteur, handicapé de naissance, imagine recevoir la visite de Socrate en personne. Dès lors, s'ensuit un échange où de proche en proche émergent des outils pour apprendre à progresser dans la joie, garder le cap au coeur des tourments et ne pas se laisser déterminer par le regard de l'autre.
    La philosophie est ici un art de vivre, un moyen d'abandonner les préjugés pour partir à la découverte de soi et bâtir sa singularité. Peu à peu, une conversion s'opère, le faible, la vulnérabilité, l'épreuve peuvent devenir des lieux fertiles de liberté et de joie.
    La connaissance qu'a Bernard Campan d'Alexandre Jollien lui permet d'exploiter toutes les nuances d'un texte aussi généreuxet sensible qu'intelligent.
    Avec la participation de Michel Raimbault dans le rôle de Socrate
    Durée : 1 h 08

  • Vivre sans pourquoi, quitter la dictature de l'après, se détacher du poids du qu'en-dira-t-on, oser un amour plus vrai, tout cela réclame un véritable art de vivre. Alexandre Jollien retrace ici l'itinéraire spirituel qui l'a conduit à tout quitter pour s'installer avec sa femme et ses trois enfants en Corée du Sud. Avec humour, il raconte comment il se met à l'école de Jésus et du Bouddha. Il confie ses doutes, ses désillusions, ses joies et ses péripéties. Il livre les leçons apprises en chemin et l'enseignement lumineux qu'il en tire, un appel toujours plus fort à descendre au fond du fond pour trouver la paix, la joie et un authentique amour du prochain.
    Ce journal spirituel est une invitation à mettre en pratique une ascèse très concrète : de ton corps, de ton âme et de l'autre, tu prendras grand soin.
    Né en 1975, Alexandre Jollien a vécu dix-sept ans dans une institution spécialisée pour personnes handicapées physiques. Philosophe et écrivain, il est l'auteur d'une œuvre qui s'attache à un lectorat toujours plus large depuis Éloge de la faiblesse (Cerf, 1999, prix de l'Académie française) et, au Seuil : Le Métier d'homme (2002), La Construction de soi (2006), Le Philosophe nu (2010), et Petit Traité de l'abandon (2012).

  • Être vrai, me dépouiller des masques, oser l'abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l'existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du cœur, tout un art est requis. C'est celui-ci que j'ai librement esquissé ici. Comment s'abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment goûter la joie sans nier le tragique de l'existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ?
    Ce Petit Traité de l'abandon tente de dégager un chemin vers la liberté intérieure et de dessiner un art de vivre qui permette d'assumer les hauts et les bas du quotidien. Ni mode d'emploi ni recette, juste des explorations pour découvrir quelques outils, et des exercices spirituels pour avancer. Ainsi, j'ai puisé dans la tradition philosophique et celle du zen une invitation à une vie plus simple, car le bonheur ne procède pas de l'accumulation mais du dépouillement. C'est la joie qui mène au détachement et non le contraire. D'où cet itinéraire vers l'abandon, né de mes joies et de mes blessures.
    A. J.
    Né en 1975, Alexandre Jollien a vécu dix-sept ans dans une institution spécialisée pour personnes handicapées physiques. Philosophe et écrivain, il est l'auteur d'une œuvre qui connaît un succès constant, avec Éloge de la faiblesse (Cerf, 1999, prix de l'Académie française) et, au Seuil : Le Métier d'homme (2002), La Construction de soi (2006), Le Philosophe nu (2010).
    Voir le site de l'auteur

  • Comment vivre plus librement la joie quand les passions nous tiennent ? Comment oser un peu de détachement sans éteindre un cœur ? Éprouvé dans sa chair, Alexandre Jollien tente ici de dessiner un art de vivre qui assume ce qui résiste à la volonté et à la raison.
    Le philosophe se met à nu pour ausculter la joie, l'insatisfaction, la jalousie, la fascination, l'amour ou la tristesse, bref ce qui est plus fort que nous, ce qui nous résiste... Convoquant Sénèque, Montaigne, Spinoza ou Nietzsche, il explore la difficulté de pratiquer la philosophie au cœur de l'affectivité. Loin des recettes et des certitudes, avec Houei-neng, patriarche du bouddhisme chinois, il découvre la fragile audace de se dénuder, de se dévêtir de soi. Dans l'épreuve comme dans la joie, il nous convie à renaître à chaque instant à l'écart des regrets et de nos attentes illusoires.
    Cette méditation inaugure un chemin pour puiser la joie au fond du fond, au plus intime de notre être.
    Né en 1975, Alexandre Jollien a vécu dix-sept ans dans une institution spécialisée pour personnes handicapées physiques. Philosophe et écrivain, il a écrit Éloge de la faiblesse (Cerf, 1999), Le Métier d'homme (Seuil, 2002) et La Construction de soi (Seuil, 2006).

  • La construction de soi rassemble une série de lettres qui dessinent un usage de la philosophie envisagée comme un mode de vie, une thérapeutique de l'âme. Ici, les philosophes sont interpellés et mis à l'épreuve. Tour à tour, le lecteur côtoie Boèce, Épicure, Schopenhauer, Spinoza ou Etty Hillesum. Ces guides présentent des voies pour se dégager du passé, des regrets ou de la haine de soi. Ils invitent à se libérer du regard d'autrui et ouvrent au risque de l'acceptation.
    Alexandre Jollien propose un dialogue intérieur qui prend la forme d'une correspondance adressée à Dame Philosophie, cette figure allégorique dont Boèce imagina recevoir la visite alors qu'il attendait dans sa prison d'être exécuté. Dans cet itinéraire, l'auteur esquisse le portrait de Dame Frayeur et de la Mort, avec lesquelles il faut bâtir une vie. Ces lettres entendent dépeindre un état d'esprit qui tente de répondre à l'invite de Spinoza : " Bien faire et se tenir en joie ".

  • " Je suis un anormal. On l'a dit, assez. Je l'ai senti. Les mouvements des yeux qui passent à l'examen chaque parcelle de mon être me l'apprennent : tel regard fixe le mien puis descend, là précisément où se trouve la preuve qu'il recherche : " il est handicapé ". Parcours des yeux, quête insistante du talon d'Achille, de la faiblesse. Ce que la plupart des gens perçoivent, c'est l'étrangeté des gestes, la lenteur des paroles, la démarche qui dérange. Ce qui se cache derrière, ils le méconnaissent. Spasmes, rictus, pertes d'équilibre, ils se retranchent derrière un jugement net et tranchant, sans appel : voici un débile. Difficile de changer cette première impression, douloureux de s'y voir réduit sans pouvoir s'expliquer. "
    A.J.

  • Un concentré de sagesse à la portée de tous Trois amis en quête de sagesse et À nous la liberté rassemblent presque mille pages.
    Un concentré de sagesse à la portée de tous
    Trois amis en quête de sagesse et À nous la liberté rassemblent
    presque mille pages. L'idée de ce bréviaire est d'extraire la
    substantifique moelle de ces deux livres en la présentant sous forme
    de petits textes concis et accessibles, classés par ordre alphabétique.
    150 clés pour naviguer par tous les temps : Angoisse, Argent, Colère,
    Écologie, Mal-être, Optimisme, Paix, Solidarité etc. Au total, 150
    mots pour trouver les clés de la sagesse et avec quelques conseils
    pratiques.
    La vulnérabilité, l'interdépendance, la solidarité, la sobriété, l'anxiété,
    la résilience...nombre des notions de cet Abécédaire ont une acuité
    particulière en ces moments de fragilité et d'incertitude. Plus que
    jamais, nous avons besoin de lâcher prise et de revenir à l'essentiel.

  • Etre libre : le grand chantier de l'existence. Comment progresser vers la liberté intérieure, celle qui nous permet d'aborder sereinement les hauts et les bas de l' existence et de nous affranchir des causes de la souffrance ? Dès l'enfance, nous sommes entravés par les peurs, les préjugés et mille et un conditionnements qui nous empêchent d'être heureux. Se lancer dans l'aventure de la liberté intérieure, c'est défaire un à un tous ces barreaux, ceux que nous avons forgés nous-mêmes et ceux que la société de la performance, de la consommation et de la compétition nous impose. Ce livre, écrit à trois voix par un psychiatre, un philosophe et un moine, nous invite à un itinéraire joyeux pour nous extraire de nos prisons et nous rapprocher des autres.
    Biographie des auteurs :
    Christophe André est médecin psychiatre à l'hôpital Sainte Anne (Paris) au sein d'une Unité de Psychothérapie Comportementale et Cognitive, spécialisée dans le traitement des troubles émotionnels, anxieux et dépressifs. Il est l'auteur de nombreux best-sellers : L'estime de soi ; Vivre heureux ; Imparfaits, libres et heureux, (prix Psychologies Magazine 2006).
    Alexandre Jollien a passé dix-sept ans dans une institution pour personnes handicapées. Philosophe de formation, il est l'auteur de Éloge de la faiblesse (Éd. du Cerf, 1999), ouvrage couronné par l'Académie française, et au Seuil de : Le Métier d'homme (2002) et La Construction de soi (2006), qui ont tous deux connu un très grand succès.
    Fils du philosophe Jean-François Revel et de l'artiste peintre Yahne Le Toumelin, Matthieu Ricard décide, en 1967, de s'établir dans l'Himalaya où il réside depuis presque cinquante ans et devient moine bouddhiste. Il est l'interprète français du Dalaï-lama depuis 1989 et l'auteur de nombreux ouvrages dont Plaidoyer pour l'altruisme, Plaidoyer pour les animaux, L'Art de la méditation...
    Ensemble, ils ont déjà publié l'immense best-seller "Trois amis en quête de sagesse", aux Editions L'Iconoclaste/Allary.

  • Un moine, un philosophe, un psychiatre. Depuis longtemps, ils rêvaient d'écrire un livre d'ensemble, pour être utiles, pour apporter des réponses aux questions que tout être humain se pose sur la conduite de son existence.
    Quelles sont nos aspirations les plus profondes ? Comment diminuer le mal-être ? Comment vivre avec les autres ? Comment développer notre capacité au bonheur et à l'altruisme ? Comment devenir plus libre ?...
    Sur chaque thème, ils racontent leurs expériences, leurs efforts et les leçons apprises en chemin. Chaque fois, ils nous proposent des conseils. Leurs points de vue sont différents, mais ils se retrouvent sur l'essentiel.
    Un livre limpide et lumineux pour apprendre le métier de vivre.

  • Pour passer le temps, Alexandre Jollien, handicapé depuis sa naissance, s'invente un dialogue avec Socrate. Au travers de cet échange il nous conte de façon directe, drôle et parfois brutale sa jeunesse passée en institut spécialisé. 
    « Éloge de la faiblesse » est  tout autant une tranche de vie qu'un parcours initiatique et philosophique : c'est un savant mélange d'humilité, de sagesse et d'irrévérence !
     
    Depuis une vingtaine d'années, la bande dessinée est capable de tout. De tout dire. De tout montrer.
    Si le texte est emprunté, mot pour mot, à l'oeuvre originale d'Alexandre Jollien,  la BD a été totalement redécoupée et séquencée en une série de tableaux, qui rendent la lecture extrêmement fluide et possiblement aléatoire.
    Le choix affirmé d'un style graphique, non réaliste, très éloigné de la réalité, permet d'éviter tout voyeurisme, toute complaisance et surtout toute censure, voire pire, toute autocensure.
     
    Eric Corbeyran, scénariste à succès, et Nicolas Tabary, dessinateur de renom, se sont lancés dans l'adaptation de ce texte à corps perdus.
    Mettre en scène le travail d'un auteur n'est jamais simple,  mais lorsqu'il s'agit de mettre en image le génie et la sensibilité d'Alexandre Jollien c'est encore plus compliqué. Et pourtant... Le résultat est là : une BD riche d'émotions, une BD riche de la faiblesse de ses auteurs.  

empty