La découverte

  • " Contre le chômage, on a tout essayé ", disait François Mitterrand en 1993. L'économiste américaine Pavlina Tcherneva vient rappeler que rien n'est plus faux, à condition d'accepter de modifier notre façon de voir l'économie. Face à une vision où le chômage est un " mal nécessaire ", un ajustement utile, elle défend l'idée que la priorité doit être de donner un emploi à tous ceux qui désirent travailler. Une telle idée n'est pas utopique, elle correspond simplement à une volonté politique.
    En assurant un " emploi pour tous ", la garantie d'emploi assure aussi un " nouveau contrat social " où l'action publique est libérée du chantage des entreprises, tout en étant capable de répondre aux défis actuels de la société. Certes, il y aura toujours des crises, mais ceux qui en paieront le coût ne seront pas les travailleurs et les chômeurs. L'ajustement de l'économie se fera ailleurs et la cohésion sociale n'en sera que renforcée.
    Avec cette garantie, les besoins de la société seront satisfaits et la démocratie locale renforcée. C'est pourquoi la garantie d'emploi est une part indissociable du Green New Deal : une société débarrassée du risque du chômage et du chantage à l'emploi se donne pleinement les moyens d'une action déterminée sur le front de l'écologie, tant en termes de moyens disponibles que d'action. Et elle le fait en améliorant la vie quotidienne de millions de citoyens.

  • Cet ouvrage, le quatorzième de la collection Intervention en économie politique, propose une description raisonnée de l'économie capitaliste. Spontanément, l'activité économique est perçue au travers des catégories et modes de penser, auxquels plus de deux siècles d'économie politique de la valeur nous ont accoutumés (offre/demande, prix naturels/prix de marché, valeur/réalisation, etc.). L'explication des fondements d'une représentation alternative permet, tout à la fois de marquer une rupture au niveau des hypothèses de départ, de se dégager de l'emprise de conceptions naturellement acceptées (la fable du troc, par exemple), et d'ouvrir des perspectives différentes. Le concept central est la séparation en ses différents modes, impliquant, de toute façon, l'unité de compte et la monnaie. Les principes généraux qui s'en déduisent, éclairent quelques difficultés non résolues de l'économie politique (indétermination de la monnaie, ajustement, nomenclature, rapport entre marchandise et capital). L'analyse des conditions de formation des marchands et des capitalistes révèle, notamment, que leur coexistence est impensable. À partir de l'étude des formes des relations monétaires, le caractère non marchand du salariat est démontré. L'économie fondée sur le rapport salarial, n'a pas le même mode de séparation des unités économiques, que celle caractérisée par la marchandise : la crise ne s'y résout pas par la formation des marchands, mais par celle des capitalistes. Maintes difficultés et contradictions des textes de Smith et de Marx procèdent d'une intuition erronée : ce n'est pas la marchandise, qui est l'élément commun à la société marchande et au mode de production capitaliste, c'est la monnaie. Les notes sur Marx, qui forment le dernier tiers du livre, se présentent comme autant de contributions ponctuelles à la discussion du marxisme, dont maints signes attestent le renouvellement, tant au point de vue des thèmes abordés qu'à celui de l'esprit dans lequel il se tient.

  • Ce livre a un objet précis, la mise en cause de ce qui, dans le discours politique et scientifique du Parti communiste français, se veut l'expression théorique la plus avancée, la seule pertinente et authentiquement marxiste, rendant compte des réalités du capitalisme contemporain, la théorie du capitalisme monopoliste d'État : mise en cause de la logique interne de cette théorie, à travers les développements qu'elle connaît dans la littérature émanant du P.C.F. ; mise en cause, à l'aide de documents statistiques récents, de son adéquation à la réalité dont elle prétend rendre compte ; mise en cause, puisque la référence aux pères fondateurs du marxisme est explicite et constamment affichée, de sa compatibilité avec les écrits de Marx sur lesquels elle affirme se fonder ; mise en cause, enfin, de la conception qu'elle développe d'un État fonctionnant sur le mode de la dévalorisation du capital au profit des monopoles. La critique de la théorie du C.M.E. s'accompagne de propositions positives qui posent, à propos de la fiscalité ou de l'épargne, quelques jalons pour une analyse originale de l'intervention économique de l'État. Elle se dégage, en conclusion, du terrain économique sur lequel se situent les tenants du C.M.E. pour s'interroger sur le projet politique et la conception de l'État qui sous-tendent ladite théorie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le sous-développement ne peut être expliqué en soi. Toute tentative d'étudier le sous-développement en l'automatisant, en le séparant de l'évolution de l'économie mondiale, des besoins et nécessités de ses centres dominants, est voué d'emblée à l'échec, car elle élude le problème essentiel : celui de sa genèse. Pour Pierre Salama, l'accumulation du capital dans les économies du centre a un rôle surdéterminant. Les conditions dans lesquelles elle se réalise, les crises qu'elle connaît et la difficulté qu'elle peut avoir pour se reproduire, sont à l'origine des modifications des liens avec les économies de la périphérie. C'est pourquoi l'étude de l'accumulation du capital dans les économies du centre, des conditions de sa réalisation, apparaît comme essentielle pour une analyse scientifique de l'évolution des économies de la périphérie. L'objet de ce livre est donc de tenter d'analyser le caractère contradictoire du procès de l'accumulation du capital. Cette accumulation du capital - à l'échelle mondiale - a des effets différents selon le pôle (centre, périphérie) où elle se déroule. Ses effets diffèrent, tant au niveau de la répartition des revenus, qu'au niveau de la formation d'emplois productifs. Dans ces conditions, la reproduction élargie du capital « national » s'avère de plus en plus difficile. Le procès de l'accumulation du capital « national » trouve, dès lors, sa spécialité dans la production rapide de ses propres limites. Les difficultés croissantes d'accumuler de manière autonome le capital - une fois la crise du capitalisme mondial surmontée - effritent, puis sapent, les assises mêmes sur lesquelles reposait la bourgeoisie nationale. Au prix de convulsions multiples, la bourgeoisie nationale se transforme, progressivement, en bourgeoisie associée à l'impérialisme. L'exacerbation des contradictions fournira cependant la base objective au développement de la lutte de classes. (Extrait de l'introduction de l'auteur).

  • La resistible ascension du neoliberalisme Nouv.

    En montrant comment le néolibéralisme - de la deuxième gauche à Emmanuel Macron - a transformé le modèle socioéconomique français, en insistant sur le lien entre dynamique économique et transformation des rapports de force, cet ouvrage permet de comprendre l'instabilité actuelle des gouvernements néolibéraux et leur recours à l'autoritarisme.
    Le livre documente d'abord les difficultés économiques rencontrées depuis la fin des années 1970 - croissance molle, chômage, etc. -, tout en montrant que la présentation du caractère prétendument impératif des réformes structurelles pour y faire face est trompeuse et partiale. Il analyse ensuite les ressorts et la circulation de l'idéologie qui a permis la mise en oeuvre de cet agenda. Les liens entre néolibéralisme et modernisme, et la manière dont ils se sont noués au sein des appareils politiques sont finement disséqués.
    Enfin, il étudie la constitution des blocs sociaux de droite et de gauche, traditionnellement en concurrence pour exercer un rôle dominant, leur désagrégation à mesure que l'agenda néolibéral progresse, et la formation d'un nouveau bloc social, le bloc bourgeois. Ainsi la crise systémique actuelle se caractérise-t-elle par une instabilité endémique, en raison d'un exercice du pouvoir chroniquement minoritaire. L'absence de formule politique qui permette d'intégrer les attentes d'une majorité de la population demeure en effet une contradiction irrésolue des forces néolibérales.

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