Éditions de l'Atelier

  • Soixante idées fausses sur les migrations décryptées et déconstruites, pour sortir des discours qui laissent croire qu'une politique d'accueil est impossible.
    Dans le contexte particulier de la prochaine campagne présidentielle, les discours d'inquiétude et de crispation, voire de rejet, à l'égard des migrants, réfugiés, exilés et étrangers, risquent d'occuper une large partie de l'espace médiatique.
    Il est indispensable de répondre à ces discours, ce qui suppose dans un premier temps de les écouter et de les décrypter. C'est ce que cet ouvrage propose de faire : il examine et analyse les préjugés, les représentations fausses et les idées reçues sur les migrations, afin de les déconstruire point par point.
    En réponse aux détracteurs de toute politique d'accueil, mais aussi à tous ceux qui hésitent ou qui s'inquiètent, ce livre propose un tour d'horizon des migrations en mettant à la disposition des lecteurs un très grand nombre d'informations, de chiffres, de données et de faits. Organisé par thématiques et rédigé dans un style très accessible, l'ouvrage s'attache à prendre le contrepied de 60 idées fausses, pour convaincre que l'accueil des exilés est non seulement possible, mais surtout souhaitable.

  • Une partie de la finance devient « verte », censée favoriser la transition écologique et énergétique, voire sauver le monde pour les plus audacieux de ses défenseurs.
    Impressionnante transformation quand la raison d'être de la finance reste... de faire de l'argent avec de l'argent !
    Comment les mêmes acteurs financiers pourraient d'une part, faire ce qu'ils font normalement, c'est-àdire maximiser le rendement de leurs investissements et, d'autre part, accepter de le réduire pour limiter la dérive climatique, dépolluer ou rendre l'air respirable ?
    « Obligations vertes », « green bonds », titres mirifiques, slogans prometteurs...
    Certes tout le monde ne prend pas pour argent comptant ce storytelling généralisé. Mais le fonctionnement des marchés financiers est opaque et mal connu (y compris de nombre de banquiers « responsables » !). Une grande variété d'acteurs et d'observateurs ont l'intuition que le récit proposé par la finance verte ne colle pas à la réalité mais n'arrivent pas à voir exactement où le bât blesse.
    Les auteurs le montrent : ce récit ne résiste pas à l'analyse. Ces produits ne constituent pas une nouvelle classe d'actifs qui favoriseraient la transition.
    La finance ne fait ni mieux ni pire que ces entreprises qui se sont mises au « vert », au « durable » ou à « l'éco-responsable » de manière superficielle, exploitant une nouvelle forme de suggestion commerciale, un nouveau business. Malgré les belles promesses, la solution au financement de la transition ne viendra pas du marché lui-même car la transition implique un changement de modèle économique.

  • Quand les associations oublient de mettre en pratique les valeurs qu'elles défendent avec leurs propres employés...
    Un véritable mythe entoure les associations. Elles sont le creuset de la démocratie, de l'engagement citoyen, désintéressé et collectif. Avec leurs 1,8 million de salariés, elles constituent aussi un véritable monde du travail qui attire chaque année des centaines de milliers de salariés et de volontaires animés par l'espoir de « travailler autrement ».
    L'expérience n'est pas toujours à la hauteur.
    Car, bien souvent, la pression est forte et le salaire bas... sous prétexte que le poste est motivant et que les employés travaillent pour la bonne cause !
    Comment faire pour que le monde du travail associatif tienne ses promesses ? Pour qu'il évite de gâcher les énergies et que l'engagement des salariés (et des bénévoles) ne se transforme pas en espoirs déçus ? Comment faire pour que ces organisations qui veulent changer le monde soient d'abord attentives à leurs propres employés ?
    S'appuyant sur une large enquête, l'auteur montre l'importance de comprendre la spécificité de ces « entreprises associatives », et de penser la signification du travail dans cet univers particulier.

  • « La laïcité est contre les musulmans. » « Les signes religieux n'ont rien à faire dans l'espace public. » « À l'école, on n'a pas le droit de parler des religions. » Régulièrement brandie comme argument massue dans les médias et les débats politiques, la laïcité fait l'objet de fantasmes. Dans un contexte de peurs multiples, nombre de discours visent à imposer un « durcissement » de la laïcité dans le but, parfois inavoué, de réduire les libertés qu'elle garantit et de multiplier les interdits qu'elle prévoit. Au risque de la dénaturer et de briser l'équilibre fragile posé par la loi de 1905.
    Les exemples de polémiques à ce sujet se sont multipliés ces dernières années, se focalisant essentiellement sur l'islam.
    Pour sortir des préjugés et garantir un débat serein, il paraît indispensable de se réapproprier point par point la laïcité telle que définie par le droit et telle qu'elle découle de notre histoire : éclaircir les confusions, déconstruire les idées reçues et les représentations fausses.
    Face aux replis identitaires (de tous ordres), aux contestations et aux pressions contre la République, mais aussi face à l'instrumentalisation dangereuse et de plus en plus courante de la laïcité, ce livre s'attache à définir ce qu'elle rend possible et ce qu'elle interdit, et sous quelles conditions.

  • Les impacts négatifs de nos choix économiques et sociétaux sur l'environnement font l'objet d'une prise de conscience collective. Au coeur de ces questionnements de nos modes de vie, la préservation du vivre ensemble... au profit d'un monde certes plus frugal, mais solidaire.

    En mai 2019 le Pacte civique, collectif citoyen, lancé il y a une dizaine d'années, a produit une invite sur « le choix de la sobriété », tant elle entretient des rapports essentiels avec la question écologique.
    Une série de contributeurs (plus de 25) - philosophe, élu communal, juriste, entrepreneur, citoyen, engagé ou non, universitaire, représentant d'association, cadre d'entreprise, en reconversion, etc. - ont été conviés à réagir à cette notion, en la confrontant à leur expérience de vie, professionnelle, personnelle. Ils et elles indiquent avec franchise des choix de sobriété qu'ils ont mis en action très concrètement.
    Leurs propos, ainsi rassemblés, mis en regard les uns avec les autres, explorent et confrontent les multiples dimensions de la sobriété : philosophique, individuelle, collective, politique...
    Ce livre propose un débat stimulant. Il est une invitation à y puiser des ressources pour prendre part aux changements annoncés et y coopérer.

  • Entre les discours selon lesquels l'Afrique ne serait pas « entrée dans l'histoire », ceux qui ne se fondent que sur l'orthodoxie économique opposant Nord développé et Sud qui ne le serait pas, et des visions archaïques bien souvent héritées du passé colonial, le continent africain souffre, en Occident, d'une réputation peu enviable. Une réputation aussi fausse que condescendante et que symbolisait déjà, en son temps, la Négrologie de Stephen Smith.
    À l'opposé de ces visions étriquées, l'ouvrage d'Anne-Cécile Robert repose sur une connaissance profonde des réalités culturelles, économiques et politiques du continent, comme des regards qui sont portés sur lui. En posant ouvertement la question « Et si, à l'inverse des croyances les plus diffuses, il était possible que l'Occident ait besoin de l'Afrique et non le contraire ? », Anne-Cécile Robert inverse le champ d'analyse et permet d'interroger nos propres modèles économiques (en crise depuis des années) auxquels l'Afrique pourrait fournir des réponses, notamment quant à la transition vers un modèle plus harmonieux dans l'équilibre entre les êtres humains et leur environnement.

  • Quoi qu'en dise le ministre de l'Éducation nationale, l'apprentissage de la lecture n'est pas qu'une question de méthode. Et c'est précisément quand on le réduit à une technique que l'on constate ses effets ségrégatifs, qui se confirment dans le système français à chaque nouvelle évaluation.
    Apprendre à lire, c'est bien plus que relier des lettres et des sons : c'est construire une représentation du langage écrit, s'en approprier les usages pour s'exprimer, communiquer, entrer dans les savoirs. C'est avant tout une expérience culturelle.
    L'accès à l'écrit est un facteur déterminant d'émancipation intellectuelle et sociale. C'est pourquoi le rôle de l'école publique est de créer les conditions pour que tous les élèves exercent leur capacité à réfléchir, construire du sens, découvrir le plaisir du texte et de sa production, partager avec d'autres des émotions, dans des relations de coopération.
    Dans la continuité de leurs travaux, les auteurs, Jacques Bernardin, Paul Devin, Jacques Crinon, Christine Passerieux et Maryse Rebière, s'inscrivent dans des perspectives de démocratisation de l'accès à l'écrit, et proposent des pistes de réflexion et d'action qui s'adressent à toutes celles et tous ceux pour lesquels une véritable acculturation à l'écrit est un enjeu éducatif et social majeur.

  • Avec délicatesse mais sans tabous, l'autrice aborde la question des relations amoureuses avec des personnes en situation de handicap mental.
    Quand on souffre d'un handicap mental, comment aborde-t-on la rencontre amoureuse ? Quelles formes prend la relation ? Quand et comment le corps entre-t-il en jeu ? Qu'est-ce qu'être en couple ? Et qu'est-ce que devenir parent ?
    Blandine Bricka a rencontré des personnes en situation de handicap mental au sein de trois structures qui les accueillent ou les suivent, pour les interroger sur leur façon de vivre la relation amoureuse. Elle a recueilli leurs paroles, celles de leurs parents, mais aussi de professionnels qui les accompagnent, et nous les fait partager dans des récits singuliers où chacun et chacune témoigne du chemin qu'il.elle trace à sa manière.
    Les récits se succèdent et se répondent, par échos ou dissemblances. On y découvre la façon dont les professionnels réfléchissent ces questions et inventent des réponses, toujours sur le fil. Car, alors que cette thématique était encore taboue il y a peu, voire impensable pour les générations précédentes, il s'agit aujourd'hui de trouver comment respecter au mieux la liberté et l'intimité de chacun.e, mais aussi de le.la protéger ; aider chaque personne à formuler ses doutes et questionnements, sans pour autant se montrer intrusif. Il s'agit, d'abord, d'écouter.
    C'est ce que fait cet ouvrage, qui donne la parole aux premiers et premières concerné.es pour raconter tout ce que cela peut être, aimer, au pays du handicap.

  • Depuis 2010, la crise financière des crédits subprime s'est transformée en une crise des dettes publiques, et tout semble indiquer que
    le pire est encore devant nous. L'impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l'économie européenne va jusqu'à remettre en
    cause les institutions mêmes du vivre-ensemble européen... Y a-t-il d'autres issues que la généralisation des plans d'austérité budgétaire,
    le paiement des dettes bancaires par les contribuables et la déflation ? L'auteur met en lumière les illusions qui brouillent le débat
    public actuel. Il montre que la transition écologique est un projet de société capable de sortir l'Europe du piège où l'a précipitée la démesure
    financière et suggère des pistes pour lever les obstacles financiers à sa mise en oeuvre.
    « Un ouvrage en tous points exceptionnel. » Jean-Claude Guillebaud (Le Nouvel Observateur)
    « Un modèle de pédagogie pour comprendre la crise. » (Le Monde)

    « Un ouvrage fondateur. À lire pour comprendre le monde qui vient. » (L'Express)

    « Un petit traité fort édifiant. [...] Fort subversif. À lire. » (Europe1)

    « La thèse de ce livre est limpide et suscitera de nombreuses discussions. » (Alternatives économiques)

    Troisième édition revue et augmentée, cette publication prend en compte l'actualité et les décisions prises depuis la première édition.

    Gaël Giraud est jésuite, chercheur en économie au CNRS, membre de l'École d'économie de Paris, membre du conseil scientifique du Laboratoire sur la régulation financière et de l'observatoire européen Finance Watch, enseignant au Centre Sèvres, membre du conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme.

    Ce livre a reçu le Prix lycéen « Lire l'économie » 2013.

  • « Je n'aurai pas de retraite », « Puisqu'on vit plus longtemps, on doit partir à la retraite plus tard », « Dans le système actuel, les fonctionnaires sont des privilégiés », « Un système de retraite à points serait plus simple et plus juste », « Avec un système à points, fi nies, les inégalités hommes-femmes »... Autant de fausses évidences qu'il est urgent de battre en brèche, à l'heure où notre système de retraite, certes perfectible, risque de disparaître pour laisser place à un régime créateur de nouvelles inégalités, quand bien même le discours politique prétend qu'il permettra de les combattre.
    La question des retraites est une large source d'inquiétude. N'est-ce pas sur cette inquiétude que certains, profi tant de la complexité du sujet, s'appuient pour tenter de détruire un système solidaire et imposer le modèle inverse, celui de l'individualisation ?
    Cet ouvrage est un guide précieux qui, chiffres et données à l'appui, permet non seulement de se repérer dans cet intimidant labyrinthe, mais aussi d'opposer aux partisans de la réforme par points et de l'épargne retraite individuelle des outils pour penser l'organisation et le financement d'un système solidaire et pérenne. La mise en place d'un tel système est possible, et c'est aujourd'hui un enjeu de société majeur.

  • Le « pognon de dingue » mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on « traverse la rue », les « centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes »... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société.
    À l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du RSA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : « On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps », « Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail », « On doit avant tout sa réussite à soi-même ».
    Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat.
    Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents offciels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.

  • Épuisement, solitude, impossibilité de concilier vie de famille et vie professionnelle... la crise sanitaire a mis en lumière de façon particulièrement saillante les difficultés que rencontrent aujourd'hui les proches aidants, mais aussi les personnes dépendantes et les professionnels de l'aide qui les entourent.
    Pourtant, partout en France, des aidants, des associations et des institutions cherchent et inventent des solutions pour surmonter ces difficultés : repenser le répit, utiliser les nouvelles technologies, mieux prendre en compte les jeunes aidants, articuler aide à domicile et accueil en Ehpad, aider les aidants à prendre soin d'eux...
    Cet ouvrage propose de raconter ces expérimentations pour les faire connaître, donnant la parole à celles et ceux qui inventent l'aide de demain. Pour qu'advienne le temps des solutions.


  • Nouvelle édition préfacée par Laurence de Cock.

    L'identité nationale fait l'objet de vives controverses. Sur quelle vision de l'histoire doit-elle reposer ? Celle d'une France gauloise continuée par les rois, accomplie définitivement avec la République ? Ou celle d'une France métissée, faite de diversités culturelles et ethniques, ouverte sur l'avenir ? Pour repenser l'histoire de France, il faut d'abord décortiquer à travers les anciens manuels scolaires le schéma du « roman national » de la Troisième République. Ce récit linéaire et continu d'une France pré-incarnée dans la Gaule légitime, en occultant victimes et vaincus, les pouvoirs et les conquêtes qui ont non seulement créé la France mais encore la « plus grande France », c'est-à-dire un empire colonial. Les recherches portant sur l'histoire de Vichy, la colonisation et l'immigration de la guerre d'Algérie, tout comme les débats autour des lois mémorielles, ont provoqué d'incontestables avancées. Mais ont-ils vraiment révisé le mythe hérité de l'avant-dernier siècle ou n'en ont-ils égratigné que quelques pans ? Cette nouvelle édition du Mythe national s'attache, en s'appuyant sur la rigueur du travail historique, à revisiter le passé pour donner sens à une France aux multiples racines, membre de l'Union européenne, morceau de la planète et segment de l'histoire humaine.

  • Pendant près de trois années, l'auteur de cet ouvrage a accompagné son épouse atteinte d'un cancer. Au pôle d'oncologie de la clinique de Saint-Nazaire, ils ont, ensemble, arpenté les couloirs, attendu dans les salles d'attente, connu les salles de soin : radiothérapie, hôpital de jour, hospitalisation complète... Ils ont fréquenté les bureaux des médecins, les comptoirs des secrétaires.
    C'est pour témoigner de cela que cet ouvrage donne la parole aux membres de l'équipe d'oncologie de Saint-Nazaire pour qu'ils racontent, de l'intérieur même des lieux et des services de soin, ce combat pour la vie dans des circonstances où, pourtant, la perspective d'une issue fatale est souvent plus qu'une menace.
    Oncologue, dosimétriste, secrétaire médicale, kinésithérapeute, aide-soignante, infirmière, agente de service hospitalier, assistante sociale... chacune et chacun raconte la réalité de son travail au quotidien, auprès des malades : les gestes techniques, les relations avec les autres intervenants, l'accompagnement des familles... La succession de ces récits, reliés par le regard porté par l'auteur sur sa propre expérience d'accompagnant, donne à voir de l'intérieur un service où les malades ne se battent pas seuls : ils ont à leur côté des hommes et des femmes qui ont choisi leur métier pour ce qu'il a de profondément humain. Un métier qu'ils ont choisi d'exercer en se tournant résolument vers la vie, ici et maintenant.

  • « De quoi est donc morte cette jeune femme dont le corps sur la table d'autopsie ne présente ni hématome, ni traumatisme, ni blessure liée à un projectile ou une arme ? » Chaque récit de ce livre nous plonge dans le quotidien d'un médecin légiste, et nous convainc que ce métier ne saurait se réduire à l'examen des corps, ni se confiner à la salle d'autopsie.
    Car ce « journal incorrect », découverte passionnante d'un métier peu commun, est aussi une réflexion sur l'inquiétante évolution de la médecine : quand celle-ci ne considère plus les patients comme des sujets mais seulement comme des corps, réduisant le médecin légiste à un expert en balistique et recherche d'ADN, que reste-t-il de sa vocation humaniste ?
    Revenant sur les moments marquants de sa carrière, Michel Debout rappelle que le coeur de la médecine légale est la prise en charge des violences, sous toutes leurs formes. Des avortements illégaux aux violences sexistes, des agressions de rue aux braquages de petits commerces, de la souffrance au travail à celle du chômeur, le médecin légiste est, comme le prouve cet ouvrage, un témoin privilégié de notre époque.

    Ce livre a bénéficié de la collaboration de Gérard Clavairoly, journaliste spécialisé dans les questions de santé.

  • L'histoire du XXe siècle, marquée par deux conflits mondiaux puis par des décennies de guerre froide, a fait l'objet d'un nombre pléthorique d'études et d'analyses. Une histoire au sein de laquelle prédominent le plus souvent les pays occidentaux et les grandes puissances. Mais que sait-on réellement, vu d'Europe, de ce qu'il advint dans des régions aussi diverses que l'Inde britannique puis indépendante, le Moyen-Orient ou encore l'Australie et la Nouvelle-Zélande ?
    En faisant sienne l'approche historique de l'histoire mondiale - dont il fut un pionnier -, Christopher Alan Bayly invite à (re)découvrir les événements et les lieux, et interroge les aspects économiques, sociaux, et politiques locaux comme mondiaux. Au-delà des conflits armés et des concurrences idéologiques, comment les arts, les sciences ou encore l'essor sans précédent des formes de communication ont-ils fait de ce siècle l'un des plus mouvementés, pour le meilleur comme pour le pire ?
    Après le succès de La Naissance du monde moderne (Éditions de l'Atelier, 2006, plusieurs fois réédité en poche depuis), ce second volume poursuit le récit passionnant de cette histoire mondiale.

  • Le travail est, à l'échelle du monde, le théâtre de trois bouleversements de grande ampleur, qui sont autant de défis à relever : révolution technologique, péril écologique et conflit, institutionnel, entre le « marché total » et la justice sociale.

    La révolution informatique.
    Une nouvelle révolution technologique, celle de « l'intelligence artificielle », est en route. Elle fait courir de nouveaux risques, en même temps qu'elle crée de nouvelles opportunités pour l'établissement d'un régime réellement humain du travail.

    Le péril écologique.
    La révolution industrielle a fait basculer notre planète dans ce que certains nomment l'âge de l'« anthropocène ». Dès lors, la question de l'organisation du travail et celle de l'empreinte écologique sont les deux faces d'une même médaille.

    La schizophrénie normative.
    Depuis 40 ans, un conflit de logiques juridiques s'est fait jour entre d'une part les principes et règles du commerce et de la finance internationale, et d'autre part les principes et règles de justice sociale ou de justesse écologique.
    Globalisation vs diversité des expériences Cet ouvrage collectif, qui croise plusieurs disciplines et réunit des chercheurs du monde entier, a pour objet d'analyser chacun de ces défis au prisme de la diversité des expériences et des cultures, à rebours d'une globalisation qui nie la diversité des histoires et des cultures du travail.

  • Du 6 mai au 11 juillet 2019 s'est tenu le procès France Télécom. Didier Lombard, ex-président du groupe, comparaissait aux côtés de son ancien bras droit, Louis-Pierre Wenès, de l'ex-directeur des ressources humaines, Olivier Barberot, et de quatre autres cadres pour des faits de harcèlement moral ayant conduit à de multiples suicides entre 2007 et 2010. Au premier rang des parties civiles, le syndicat Sud PTT et l'Union syndicale Solidaires, à l'origine de la plainte contre la direction de l'entreprise.
    Porte-parole de Solidaires, Éric Beynel a lancé une démarche éditoriale inédite de suivi du procès, conviant chaque jour une personnalité (romancier.ère, chercheur.se, artiste) à rédiger ou dessiner un récit d'audience. Chaque texte constitue un épisode haletant, une plongée dans l'espace ritualisé, tragique, du tribunal.
    À gauche les avocat.e.s des parties civiles, à droite ceux des prévenu.e.s, deux fois plus nombreux.ses. Au centre des débats, des hommes, des femmes immolé.e.s, défenestré.e.s sur leur lieu de travail, pendu.e.s à leur domicile. Les dirigeant.e.s de France Télécom paraissent patauger dans leurs contradictions...

  • Un anti-manuel qui se présente (presque) comme un manuel pour tous ceux qui étudient l'économie de près ou de loin et beaucoup d'autres... Une formidable invitation à penser à neuf. L'édition grand format s'est vendue à 15 000 exemplaires.

    Dès 2005, Steve Keen indiquait qu'une crise financière s'annonçait et que la période de stabilité qui semblait régner depuis 1995 n'était que l'apparence du « calme avant la tempête ». Son ouvrage traduit en français se présente comme une remise en cause inédite des principaux postulats de la pensée économique actuelle. Cette édition en poche est augmentée d'une nouvelle préface de Gaël Giraud et d'une nouvelle postface de Steve Keen.
    Écrit par un spécialiste de renom, l'ouvrage examine et déconstruit tout ce qui constitue la pensée économique : la théorie de la demande, celle de l'offre, la concurrence parfaite, les rendements décroissants, la monnaie, le chômage, etc. Sa force, est de présenter la théorie néo-classique, de la remettre en perspective historique et d'en démonter les arguments en utilisant des arguments de bon sens. Certains sont évidents, d'autres sont beaucoup plus subtils. Son autre force repose sur le fait que pour chaque question traitée, l'auteur s'efforce de montrer que même des économistes non critiques sont d'accord avec lui. Et souvent, on arrive en effet à trouver tel ou tel spécialiste qui, un jour, a été suffisamment honnête pour « avouer » que tel aspect de la théorie ne tient absolument pas la route.

    Ce livre produit donc une véritable critique interne de l'économie néo-classique, en montrant de l'intérieur qu'elle n'est pas cohérente, qu'elle ne prouve pas ce qu'elle affirme : être une vérité intangible. Il fournira un élément essentiel à la critique de ceux qui veulent changer l'enseignement de l'économie, et de ceux qui cherchent dans une autre direction que le simple commentaire de la doxa.

  • Jo Spiegel garde en mémoire ce jour où il a pris conscience, avec effroi, qu'il faisait de la politique « à l'ancienne » : celle qui se réclame de la démocratie mais la réduit au seul droit de vote, celle où toutes les décisions sont prises dans un entre-soi des élus.
    Maire de Kingersheim en Alsace depuis 1989, achevant son dernier mandat, il raconte comment, avec ses équipes successives, il s'est alors mis à construire, lentement et patiemment, un autre paradigme pour redonner un vrai pouvoir d'élaboration et de décision aux habitants.
    Kingersheim, lieu d'une fascinante expérimentation, véritable « fabrique de démocratie », est aujourd'hui un modèle dont nombre de municipalités s'inspirent. Récit de cette aventure passionnante, cet ouvrage est une réponse à l'urgence démocratique.


    « Kingersheim est devenue une sorte d'Athènes française, dans laquelle des gens viennent des quatre coins du pays observer, comme je le fis, l'expérience "spiegelienne" et assister aux conseils participatifs ou aux rencontres en quartier. Dans le but de comprendre pour pouvoir dupliquer ou généraliser. Car il y a dans cette expérience locale une leçon qui pourrait être nationale ou européenne. Tout est question de volonté politique. »

    Raphaël Glucksmann




  • Comment est né le monde moderne ? Pourquoi l'Europe s'est-elle imposée comme le centre de la planète au XIXe siècle ? Cette domination est-elle le résultat d'une « culture » particulière qui serait supérieure à celle des autres continents ? Comment expliquer alors qu'à la fin du XVIIIe siècle l'Inde et la Chine fabriquaient plus de produits manufacturés et éditaient davantage de journaux que la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ?


    C'est à ces questions et à de nombreuses autres que répond la fresque magistrale de l'historien américain C. A. Bayly. Au terme d'une investigation historique couvrant les cinq continents, cet ouvrage croise un ensemble de données économiques, politiques, artistiques et religieuses et démontre que la domination occidentale sur le monde ne prend véritablement effet qu'au XIXe siècle. À la fin du XVIIIe siècle, une aspiration à la liberté et à l'égalité se diffuse sur la planète entière et met à mal les régimes en place. L'hégémonie des nations occidentales va se manifester quelques décennies plus tard grâce à des armées plus aguerries, à la maîtrise des règles du commerce et à l'essor en leur sein d'une société civile plus indépendante des pouvoirs politiques.





    D'une grande qualité pédagogique, embrassant dans son étude non seulement l'Europe, mais aussi l'Inde, l'Afrique, la Chine, ou encore l'Empire ottoman, ce livre, devenu une référence en Grande-Bretagne, met en perspective la naissance du monde moderne dans les différentes régions de la planète. Il apporte un éclairage historique inédit aux polémiques actuelles sur la prétendue « guerre des civilisations » ainsi que sur la colonisation et son bilan.



    Christopher Alan BAYLY ( 1945-2015) Professeur d'histoire, spécialiste britannique de la colonisation à l'université de Cambridge. Il a écrit de nombreux ouvrages sur les empires coloniaux, notamment : India Society and the Making of the British Empire (Cambridge University Press), The Forgotten Armies avec Tim Harper, The Fall of British Asia 1941-1945 (Penguin, Allen Lane). La parution de La Naissance du monde moderne en Grande-Bretagne a été saluée comme un événement par la presse britannique et américaine (Newsweek, The Sunday Times, The Daily Telegraph, The Independent).

  • On en vient de plus en plus à oublier ou dissimuler pourquoi il existe des fonctionnaires, en quoi leur statut et leurs garanties sont indissociablement liées aux impératifs du service public, notamment la mission de défense de l'intérêt général et l'obligation d'assurer l'égalité et l'effectivité des droits pour tous les individus et les territoires. La crise économique, sociale, environnementale, montre l'impasse du «tout libéral» et met en lumière la nécessité de régulations, l'importance des valeurs de solidarité et d'intérêt général, et le besoin de prise en charge démocratiques des biens communs mais la pression du dogme de la réduction des déficits qui se traduit par une austérité croissante a pour résultat une volonté de réduire à tout prix les dépenses publiques.
    Cette situation a provoqué et entretient une déstabilisation et une crise de confiance au sein même de la fonction publique : elle génère multiples interrogations qui aboutissent souvent à de la souffrance professionnelle mais aussi à de dommageables formes de repli oubliant les finalités mêmes de leur statut. Les auteurs de ce livre sont à l'inverse convaincus de la modernité et de l'avenir des services publics : les enjeux auxquels nous sommes confrontés et qui vont de la cohésion de notre société à l'avenir de notre planète impliquent de réinvestir dans des formes d'organisation qui vient à une réappropriation du commun.
    Et la fonction publique n'est pas une pièce de musée mais un corps vivant dont l'adaptabilité est une des caractéristiques majeures mais qui doit évoluer en restant fidèle aux principes qui l'ont fondé et justifient son existence et ses caractéristiques. Cet ouvrage qui se veut ni savant, ni exhaustif souhaite mener la bataille d'idées et faire oeuvre de pédagogie sans dogmatisme : il s'agit sans dissimuler les débats de replacer la fonction publique dans une perspective historique, de dire ce qu'elle est et pourquoi elle existe, de mettre en lumière les problèmes et les débats pour que chacun puisse se faire une idée des évolutions nécessaires.

  • De tous les moments de la vie de Jésus rapportés par les évangiles, sa Passion est, croit-on, le plus connu. Les tableaux, récits et films les plus divers foisonnent, au point que tout paraît limpide dans cet épisode : accusé, jugé, mort sur la croix, mis au tombeau, Jésus est apparu à ses disciples qui ont proclamé sa résurrection...
    Mais que disent au juste les récits évangéliques de tout cela ?
    S'interrogeant sur les raisons de l'affirmation de saint Paul « le fils de Dieu m'a aimé et s'est livré pour moi », Albert Rouet effectue une passionnante enquête à partir des récits évangéliques en laissant résonner de multiples questions : Jésus était-il menacé de mort dès le début de sa vie publique ? Quels sont les différents groupes qui voulaient l'assassiner et quels étaient leurs mobiles ? Le péché dont Jésus libérerait l'humanité est-il de nature morale ou d'un autre ordre ? La foule qui l'acclame lors de son arrivée à Jérusalem est-elle réellement la même que celle qui, quelques jours plus tard, réclame sa mort ? Pourquoi est-il crucifié et non pas lapidé ? Quelle est la nature des événements relatés dans les évangiles à propos de sa résurrection ?
    Dans cette fresque extraordinaire de précision et appuyée sur les sources évangéliques, l'événement de la Passion de Jésus prend une ampleur humaine et spirituelle inattendue.


  • Un village français, une famille traquée

    Tout commence par une chemise bleue à glissière qu'une grand-mère confie à son petit-fils : « Mes enfants ne sauront pas quoi en faire, ton père et ton oncle n'en ont jamais reparlé. » Dans la chemise : les minutes de l'instruction d'un procès intenté pour des faits de vol et de délation commis à Saint-Martin-en-Vercors en juillet 1944. Quelle histoire se cache sous ce document d'archive ?
    Francis Ginsbourger suit la trace de sa famille laquelle, pour échapper aux lois antisémites de Vichy, a trouvé refuge en 1943 dans le village qui allait, quelques mois plus tard, abriter l'état-major du premier maquis de France.
    Ce livre est le récit haletant d'une enquête au long cours où se mêlent la saga d'une famille, l'histoire de l'implantation et de la répression des maquis du Vercors drômois, et celle de la résistance au quotidien d'un village français. Témoignages et archives patiemment recueillis révèlent comment la plupart de ses habitants, à commencer par le maire et le curé, opposèrent à l'occupant, d'abord italien, puis allemand, le rempart de leurs silences, de leur courage et de la ruse.
    Cet ouvrage met en lumière le rôle décisif et méconnu de « ces montagnards qui connaissaient la montagne, qui se connaissaient entre eux et qui savaient se taire ». Des femmes et des hommes ordinaires, oubliés de la légende résistante, qui sauvèrent des vies en posant des gestes extraordinaires.
    Postface de Gilles Vergnon, historien, maître de conférences à l'Institut d'études politique de Lyon.

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