Alain Grandjean

  • La France et l'Europe sont frappées d'immobilisme depuis bien trop longtemps. Pourquoi ? Parce qu'elles restent prisonnières de modèles économiques mortifères, non pas fondés sur l'investissement dans l'avenir mais sur la priorité exclusive donnée aux équilibres budgétaires.
    Cet ouvrage raconte pourquoi et comment nous en sommes arrivés là ? Et comment Bercy et les lobbies entretiennent cette logique funeste dont il est urgent de sortir ?
    Cette transition nécessaire, qui met au coeur la question écologique, doit d'abord être pensée ensemble, politiquement - dans le cadre des traités actuels -, plutôt que par l'unique prisme économique.
    La démission de Nicolas Hulot - qui préface l'ouvrage -, l'a rappelé : à l'heure où la mise en oeuvre d'un véritable plan Marshall vert est indispensable, le déficit budgétaire ne peut plus être l'Alpha et l'Omega des politiques publiques. Aucune règle n'empêche d'agir. Les marges de manoeuvre existent et ce livre est une invitation pressante à profiter des flexibilités que les traités européens autorisent.

  • Une partie de la finance devient « verte », censée favoriser la transition écologique et énergétique, voire sauver le monde pour les plus audacieux de ses défenseurs.
    Impressionnante transformation quand la raison d'être de la finance reste... de faire de l'argent avec de l'argent !
    Comment les mêmes acteurs financiers pourraient d'une part, faire ce qu'ils font normalement, c'est-àdire maximiser le rendement de leurs investissements et, d'autre part, accepter de le réduire pour limiter la dérive climatique, dépolluer ou rendre l'air respirable ?
    « Obligations vertes », « green bonds », titres mirifiques, slogans prometteurs...
    Certes tout le monde ne prend pas pour argent comptant ce storytelling généralisé. Mais le fonctionnement des marchés financiers est opaque et mal connu (y compris de nombre de banquiers « responsables » !). Une grande variété d'acteurs et d'observateurs ont l'intuition que le récit proposé par la finance verte ne colle pas à la réalité mais n'arrivent pas à voir exactement où le bât blesse.
    Les auteurs le montrent : ce récit ne résiste pas à l'analyse. Ces produits ne constituent pas une nouvelle classe d'actifs qui favoriseraient la transition.
    La finance ne fait ni mieux ni pire que ces entreprises qui se sont mises au « vert », au « durable » ou à « l'éco-responsable » de manière superficielle, exploitant une nouvelle forme de suggestion commerciale, un nouveau business. Malgré les belles promesses, la solution au financement de la transition ne viendra pas du marché lui-même car la transition implique un changement de modèle économique.

  • L'époque est riche en événements et situations où l'expertise scientifique est sommée de se prononcer. Quittant les laboratoires pour descendre dans la rue, elle doit affronter les lobbies industriels, les médias, et composer avec des stratégies politiques et économiques qui lui sont étrangères. La « vérité » scientifique, toujours temporaire et fragile, sort souvent malmenée de ce combat inégal. Comment faire en sorte que la science devienne la meilleure alliée de la démocratie ? C'est un vaste chantier auquel s'est attelé depuis vingt ans le Conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot. À partir d'exemples concrets, dont au premier chef la question du climat, il a patiemment démêlé l'écheveau d'intérêts particuliers et de modes de pensée obsolètes qui mènent à s'opposer systématiquement aux avancées de la science et à maintenir un commode statu quo (business as usual et « après moi le déluge »), même lorsque l'avenir de la planète est en jeu. Ces analyses éclairantes montrent la voie d'une meilleure dissémination de la pensée scientifique permettant à tout citoyen de décider en toute indépendance de son avenir. Ces mesures pour une saine prise en compte de la science dans le débat et l'action politiques se résument en un « pacte scientifique » en cinq points, quinze ans après le « pacte écologique » proposé par la même Fondation. Par le Conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot, sous la direction d'Alain Grandjean et Thierry Libaert. Avec la participation de Loïc Blondiaux, Nicolas Bouleau, Dominique Bourg, Philippe Cury, Marc Dufumier, Marie Duru-Bellat, Jean-Baptiste Fressoz, François Gemenne, Gaël Giraud, Pierre-Henri Gouyon, Jean Jouzel, Marc Lachièze-Rey, Éloi Laurent, Jean-Dominique Lebreton, Marie-Antoinette Mélières, Corine Pelluchon, Michel Prieur, Cécile Renouard, Laurence Scialom, José Tissier. 

  • L'urgence climatique se heurte à un redoutable problème de financement. Aucune stratégie financière classique n'est en mesure de mobiliser rapidement les sommes considérables qui sont en jeu.

    Bien que libérée des contraintes matérielles, la politique monétaire ne s'est malheureusement pas encore libérée des dogmes qui la restreignent. Pourtant, l'histoire a montré à maintes reprises (reconstruction économique de l'Allemagne dans les années 1930, New Deal américain, reconstruction de la France après 1945, politique monétaire expansionniste en Chine) que les mécanismes monétaires peuvent être utilisés de manière ciblée et efficace pour répondre aux grands défis du moment. Le climat en est un et appelle un Green New Deal qui, proposent les auteurs, pourrait résulter de la création monétaire mise au service de projets écologiquement vertueux.

    Bousculer l'économie traditionnelle pour sauver la planète ? On commence quand ?

  • Et si la hausse du prix du pétrole était le début d'une salutaire crise de désintoxication ? Et s'il fallait encourager cette hausse, voire l'accentuer ? Si l'énergie ne vaut rien - car elle est incroyablement sous-évaluée - c'est que ni l'épuisement des ressources en pétrole, ni le coût du changement climatique, ne sont inclus dans son prix. Par un surprenant tour de passe-passe, il s'avère que le PIB peut croître tandis que nous allons droit dans le mur. Nous vivons donc dans l'illusion d'une source d'énergie inépuisable et bon marché, illusion qui nous masque les catastrophes climatiques, économiques et politiques à venir.
    Il est temps pour chacun de nous de se montrer réaliste. Une taxe progressive et volontaire sur le pétrole profiterait non seulement à la nature, mais nous protègerait nous-mêmes, à commencer par les plus modestes, face aux mutations économiques à venir. Une idée forte et iconoclaste, pour un livre qui devrait inciter au débat.
    Site de Jean-Marc Jancovici

  • Plutôt silencieuse, la transition écologique est néanmoins déjà en marche. De multiples initiatives font leurs preuves, en France ou à l'international, démontrant par là même que le grand virage de la transition est possible, à condition de porter haut et fort un projet de société qui ose replacer le citoyen et l'intérêt général au centre de l'action.
    Devant l'urgence, comment faire mieux avec moins pour se nourrir, se déplacer... ? Que faire de son temps et de son argent ? Quelles orientations politiques privilégier ? Ce livre présente de nombreuses pistes pratiques pour éclairer les choix de chacun et passer ainsi du vivre-ensemble au faire-ensemble. Parce qu'elle est un grand projet ouvert à tous, la transition écologique peut constituer un défi enthousiasmant.
    Alain Grandjean est diplômé de l'École polytechnique et de l'ENSAE. Cofondateur et associé du cabinet de conseil Carbone 4, il est membre du Comité scientifique de la fondation Nicolas Hulot.
    Hélène Le Teno est diplômée de l'École nationale des Ponts etChaussées. Elle a travaillé dans l'industrie, la recherche et les métiers de services en France et en Chine. Elle est manager chez Carbone 4.

  • Une gare, même saupoudrée de fioritures façon Haussmann et d'allégories commerçantes, patriotiques ou coloniales, c'est le triomphe de l'efficacité. Sauf à Limoges. La gare des Bénédictins y affirme bien d'autres prétentions et bien d'autres richesses. Hommage à Magritte.

  • Les classiques pensent que la monnaie est un voile, entendant par là qu'elle n'a finalement que peu d'influence sur l'économie. Nos auteurs ont cherché à la "dévoiler" par un exposé clair et accessible des mécanismes monétaires de base. En outre, par une analyse rigoureuse, ils justifient une nouvelle approche de la politique monétaire tout en affirmant le rôle actif de la monnaie qui, loin d'être un voile, est un atout précieux dans le combat contre la crise.

  • La réalisation des objectifs de limitation du réchauffement climatique définis à la COP21 au Bourget en décembre 2015 passe par des engagements concrets des entreprises et des États. Où trouver l'argent nécessaire alors que la finance reste prisonnière de son appétit spéculatif ? Ce livre formule une issue sur le plan mondial.
    Le dérèglement climatique désormais avéré fait courir un risque grave pour la planète, ses habitants, sa biodiversité et ses économies. Le sommet de Paris de la COP21 a fixé l'objectif ambitieux de réduire à 1,5 °C l'élévation des températures d'ici 2100. La concrétisation de cet objectif suppose que dès maintenant les États et les entreprises formulent des engagements très précis. Mais où trouver l'argent alors que la finance mise sur des rendements à deux chiffres et que les acteurs publics et privés sont lourdement endettés ?
    Respectivement coauteur et rapporteur du document sur le financement de la transition énergétique remis à la présidence de la République en juin 2015, Alain Grandjean et Mireille Martini dressent un diagnostic très complet de cette problématique cruciale. Ils observent que si les gaz à effet de serre augmentent désormais moins vite que le PIB, il est urgent d'accélérer le processus en finançant des actions qui décarbonent l'activité économique et permettent des économies massives d'énergie.
    Laissés à eux-mêmes, les marchés, rivés à des obligations de rendements rapides et élevés, ne sont pas capables de mobiliser les ressources pour atteindre ces objectifs. Pourtant sur le long terme le coût de l'inaction sera, au regard des dégâts prévisibles du réchauffement climatique, beaucoup plus cher que celui de l'action.
    Partant de ce constat, ce livre précurseur propose des leviers pour mobiliser les ressources financières mondiales vers la décarbonation de l'économie et la construction d'infrastructures nécessaires à la limitation du réchauffement climatique. La mise en oeuvre de ces solutions passe par une réglementation plus stricte des marchés financiers par les États, par une réforme du système monétaire international, de telle façon à orienter les investissements vers la transition écologique et à en garantir les risques.

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