UPPR Editions

  • En cette vie, que cherchons-nous ? Nous avons tous en nous la nostalgie du bonheur et, au fond, nous agissons toujours en vue d'atteindre ou de retrouver une forme de paix et de joie, et ce même lorsque nous nous trompons et que nos choix nous conduisent à souffrir davantage. C'est en acceptant de nous voir tels que nous sommes que nous pouvons espérer comprendre comment nous fonctionnons, et dans quelle mesure nous sommes prisonniers de nos peurs et de nos attentes. Connaître notre prison, c'est nous donner les moyens de nous en libérer, pour atteindre cette autonomie sereine à laquelle nous aspirons.
    Or, contrairement à ce que prétendent aujourd´hui nombre de marchands de prêt à penser et à vivre, il n´existe pas de formule pour être heureux. Ce texte n´est donc pas un recueil de « recettes » visant au bien être ; plutôt un petit traité de pratique spirituelle. Gilles Farcet s´appuie ici sur son parcours et sa longue expérience d´une voie pour tenter de dissiper quelques illusions, proposer de nouveaux positionnements intérieurs et surtout montrer ce qui nous exile du simple sentiment : ici et maintenant, je me sens ouvert, positif et content.

  • Fruit d'une quarantaine d'années d'études théoriques et surtout de pratique spirituelle, ce petit traité propose une mise au point particulièrement claire et précise sur ce qu'est l'  «  ego  » et sur le possible «  travail  » le concernant. Qu'est-ce donc que l'ego  ? Une maladie dont il s'agit de guérir  ? Un stade du développement humain à dépasser  ? Une pure illusion, ainsi que le soutiennent certains enseignements  ? Enfin, qu'implique réellement une vie «  libre de l'ego  » du point de vue de la personne humaine  ? Si tout un chacun ne demande qu'à se débarrasser de sa souffrance, qui aspirerait en vérité à se voir dépouillé des traits de son humanité au nom d'une possible «  libération  »  ? Mettant en garde contre les approximations, les interprétations morbides et partielles des enseignements spirituels, Gilles Farcet voit plutôt en l'ego un aspect de notre fonctionnement à connaître et à réguler pour, en fin de compte, s'en trouver de plus en plus libre. Au fil de ce petit traité, il se propose d'abord de tenter de mieux cerner la nature et l'identité de ce fameux ego - notamment en le distinguant clairement du Soi et la personne - pour énoncer, ensuite, les fondements d'une relation de bonne intelligence avec lui. Autrement dit, comment instaurer avec l'ego une relation consciente qui nous permette d'en faire usage plutôt que d'être son jouet... Présentation de l'auteur  : Né en 1959, Gilles Farcet est docteur en lettres, auteur d'une quinzaine d'ouvrages. Le récit de son propre parcours, Sur la Route Spirituelle, est paru en 2013 aux éditions du Relié  ; en 2016, il a publié Rédemptions Ordinaires, un recueil de poèmes (au Pédalo Ivre) et participé à Réfléchir sur le coeur des choses, un livre collectif avec Patrick Mandala, Jean-Yves Leloup et Jacques Vigne (Le Relié). Après avoir travaillé en tant que journaliste, éditeur et producteur à France Culture, il a été pendant onze ans, à l'ashram de Hauteville, l'un des collaborateurs d'Arnaud Desjardins dont il est l'élève depuis 1982. Il se consacre depuis 2007 à la transmission spirituelle auprès d'un groupe restreint, dans la lignée d'Arnaud Desjardins mais selon son propre style, tout en continuant à intervenir à Hauteville. En 2013, son parcours a fait l'objet d'un film documentaire de Guillaume Darcq, La Frontière Intérieure (Alizé Diffusion). Il est marié et père de deux enfants.

  • Depuis nombre d'années, un débat agite les historiens sur l'origine et la nature des rapports qu'ont entretenu la Révolution française et la Terreur. De nombreux amalgames et approximations historiques, du reste, vont jusqu'à confondre la "terreur" et les terrorismes actuels. Peut-on réduire la période à ses violences  ? Y aurait-il une "politique" - et donc un "système" organisé - dite "de la Terreur"? Et quel fut alors le rôle des émotions collectives  ? A l'occasion d'analyses particulièrement fines et de rappels historiques précis, Michel Biard développe une réflexion ambitieuse pour faire le point sur ces questions, au-delà de tout parti pris idéologique  : à cette condition seulement peut-on essayer de comprendre comment, à une époque, la France a pu être en même temps fraternelle et fratricide. Un ouvrage magistral et décisif sur un thème fondamental de notre histoire - et propre à éclairer notre tragique actualité. Agrégé d'Histoire, Docteur de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Michel Biard est Professeur d'Histoire du monde moderne et de la Révolution française à l'Université de Rouen, où il dirige le laboratoire de recherche GRHis. Spécialiste de l'Histoire politique et culturelle de la période révolutionnaire, il a publié neuf ouvrages personnels et huit en collaboration, en a dirigé ou codirigé une quinzaine d'autres, auxquels il convient d'ajouter une centaine d'articles, contributions et communications. Parmi ses ouvrages personnels les plus récents  : Parlez-vous sans-culotte  ? Dictionnaire du Père Duchesne (1790-1794), Tallandier, 2009 (en format poche aux Editions du Seuil - collection Points, 2011)  ; 1793. Le siège de Lyon. Entre mythes et réalités, Lemme Editions, 2013  ; Missionnaires de la République. Les représentants du peuple en mission (1793-1795), Vendémiaire, 2015 (première édition 2002)  ; La liberté ou la mort. Mourir en député (1792-1795), Tallandier, 2015.

  • Le thème de la connaissance de soi - thème privilégié de la philosophie et de la spiritualité - pose question à de nombreux égards. Par exemple  : quel est le «  soi  » à connaître  ? Est-ce l'âme, le moi, l'individu, la personne  ? Comment, d'ailleurs, les Anciens comprenaient-ils cette exigence, alors même qu'ils ignoraient notre conception moderne du «  moi  », du «  sujet  »  ? On demandera également  : quelle peut être la nature d'une telle connaissance et comment un «  sujet  » (moi) pourrait-il être en même temps «  objet  » de connaissance  ? Et puis, se connaître soi-même, à supposer que cela soit possible, est-ce vraiment souhaitable  ? Dans cet ouvrage, la philosophe Anne Devarieux démêle minutieusement la pelote de ces diverses questions et nous entraîne avec elle dans l'exploration passionnante de notre histoire philosophique et spirituelle.  Anne Devarieux est actuellement maître de conférences, habilitée à diriger des recherches en philosophie, à l'Université de Caen Basse-Normandie. Membre de l'équipe  Identité et subjectivité  (EA 2129) et membre associée au CIRPHLES USR 3308, CIEPFC. Spécialiste de la pensée Maine de Biran sur lequel elle a écrit de nombreux articles, elle a notamment publié  Maine de Biran, l'individualité persévérante(Grenoble, Édition Jérôme Millon, 2004)  ; édité et préfacé  De l'aperception immédiate, de Maine de Biran (Librairie générale française, coll. Classiques de la philosophie, 2005). Elle a soutenu son habilitation à diriger des recherches sur la lecture henryenne de Maine de Biran,  L'intériorité réciproque. L'hérésie biranienne de Michel Henry, en décembre 2014. Son domaine de recherches  : philosophie et phénoménologie française, philosophie anglaise.

  • Extrait
    Nul besoin de revenir sur les caractéristiques de ce continent extraordinaire qu’est l’Afrique – par son histoire, sa géographie, sa (ou plutôt ses) population(s) – et qui, ce n’est plus à démontrer, occupe déjà et occupera une position stratégique, à tout point de vue, dans les années à venir. Les contextes africains sont un terreau favorable au développement de l’intelligence économique pour deux raisons principales : le développement économique et l’autonomie économique. Il s’agit, de façon plus opérationnelle, d’efficacité et de compétitivité.
    Le contexte mondial actuel, marqué par la libéralisation croissante des échanges, induit des expériences d’intégration régionale. Les exemples ne manquent pas dans le monde, de l’Union Européenne à la Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) en passant par l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). L’Afrique est d’ailleurs, à ce sujet, une zone où de nombreux modèles d’intégration régionale, notamment à vocation économique, sont en place (voir carte n°1). Il est indéniable qu’une des conditions principales de l’efficacité et de la compétitivité de ces grands espaces économiques est la cohérence juridique. L’exemple de l’Union Européenne, par exemple, dans le domaine de l’intégration juridique, n’est plus à démontrer, même si l’avènement de la monnaie unique exige sans doute une intégration juridique encore accrue en matière de droit du commerce et des entreprises. Or il est une organisation africaine de premier ordre en matière d’intégration juridique : l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). L’harmonisation du droit, en l’occurrence le droit des affaires, est un pilier de la croissance et du développement économique [ONANA ETOUNDI, 2012]. Une autre réalité indéniable est que l’entreprise et le commerce jouent un rôle majeur et crucial dans la vie économique et sociale d’un pays, d’une région, d’un continent. Les propriétaires y tirent des dividendes, les salariés des revenus, les prêteurs des intérêts sur les prêts consentis, l’État des impôts et la création d’emplois [ALILI, 2006]. C’est bien là le sujet du droit des affaires, du droit du commerce et des entreprises.
     
    L’harmonisation du droit des affaires, pilier du développement économique, constitue-t-il dès lors un socle pour l’ancrage de l’intelligence économique en Afrique ? L’OHADA peut-elle en être le vecteur ? Trois grilles de lecture sont à considérer. Premièrement, la nature du droit des affaires dans l’espace OHADA revêt une importance capitale : il s’agit d’un droit de tradition civiliste qui par nature s’oppose à la common law. On peut dès lors parler d’une « guerre des droits » en Afrique. Deuxièmement, la seconde grille de lecture se situe au niveau des États eux-mêmes. La sécurisation de l’environnement juridique des entreprises constitue en effet un atout majeur pour les États africains en terme de développement économique, d’une part, et de puissance, d’autre part. Enfin, le droit des affaires étant « l’affaire » des entreprises, les opérateurs économiques, dans ce cadre, renforcés par l’intelligence économique, créent et répondent à une dynamique de développement de leurs activités. C’est au travers de ces trois grilles de lecture que le Traité de l’OHADA et les Actes uniformes seront abordés ci-dessous, après un bref retour sur l’imbrication entre intelligence économique et droit des affaires. Cet opuscule n’a aucune prétention juridique, il constitue une tentative de mise en exergue du rôle stratégique du droit des affaires pour l’entreprise, les États et l’espace OHADA lui-même. Il se veut particulièrement opérationnel et pratique, tentant de vulgariser quelque peu certains aspects juridiques.



  • Le soleil se couche, la nuit devient noire. Personne ne s'en étonne et pourtant cette obscurité recèle un mystère. Mystère que l'écrivain Edgar Poe, l'auteur de fantastiques histoires, commença à déchiffrer. Mais l'univers recèle bien d'autres « noirs » qui restent étranges et passionnent les astronomes. Il ne fait plus de doute qu'il y a dans l'espace une matière invisible et qui fait bouger les étoiles et les galaxies. Mais de quoi s'agit-il ? Et pourquoi parle-t-on d'une énergie noire qui repousserait l'univers comme un mauvais génie sortirait de sa bouteille en fracassant tout sur son passage ? Et, au centre de la Voie Lactée, un trou noir repu fait parler de lui. Que savons-nous des trous noirs ? Comment les observer, puisqu'ils sont « noirs » ? L'univers serait-il peuplé de trous noirs gros ou petits et serions-nous à la merci de l'un d'entre eux ? Dans notre finitude, sertis dans une bulle de lumière, immergés au sein du grand Univers, comment percevons-nous le noir : promesse de lumière où évolution vers un univers froid et stérile ? Présentation de l'auteur Initiateur de La Nuit des Etoiles, astrophysicien au CNRS, Daniel Kunth observe le ciel à l`aide de puissants télescopes en service au Chili, Hawaii ou dans l`espace comme le célèbre télescope spatial Hubble.

  • Introduction
    Les inégalités et la pauvreté sont les causes principales de ce que l’on pourrait définir comme étant un « développement à l’envers ». Une fois ce processus enclenché, les conflits sanglants sont rois et le fléau de l’ignorance devient un instrument politique pernicieux. Un système éducatif qui reproduit les valeurs et les attitudes des groupes dominants peut, de surcroît, être un facteur concourant aux affrontements. Comme nous le savons, les conflits qui sévissent dans les régions défavorisées du monde ont un effet dévastateur sur l’éducation notamment en termes de pertes humaines, de dégradation du système éducatif et de ses infrastructures. N’oublions pas, à titre d’exemple, que lors du génocide au Rwanda (1994), les deux tiers des enseignants des écoles primaires et secondaires ont perdu la vie. Pire encore, à l’issue du génocide des khmers rouges au Cambodge durant les années 1970 presqu’aucun enseignant qualifié n’était resté en vie. Ceci étant dit et hormis le cas du conflit au Cambodge – qui a complètement paralysé le système scolaire dans le pays – il est intéressant de remarquer qu’en règle générale l’éducation ne subit pas un arrêt brutal en situation de guerre. En revanche, elle continue de représenter un nid protecteur pour les enfants et permet de rétablir un sens de normalité dans le chaos ambiant.
    La corrélation entre l’éducation et la guerre soulève de nombreuses questions. Quelles sont les méthodes pour éviter l’effondrement total du système éducatif à l’issue d’un conflit ? Le système éducatif permet-il d’assurer une protection aux communautés affectées par la guerre ? Quel est le rôle de l’éducation dans la prévention des conflits et comment peut-elle servir de pierre angulaire à la reconstruction d’un pays ? Et encore, comment l’enseignement de l’histoire peut-il influer sur le comportement des étudiants en promouvant une culture de la paix ? Les organisations internationales, les experts de l’éducation et les chercheurs s’interrogent en permanence sur la place de l’éducation dans la guerre et dans la reconstruction post-conflit. Le triptyque conceptuel de l’éducation, de la guerre et de la paix mérite ainsi d’être analysé à la lumière des théories élaborées par les universitaires et les spécialistes de l’aide humanitaire. Une synthèse des fondements théoriques de l’éducation d’urgence et de son rôle dans la reconstruction de la paix sera dès lors proposée dans le cadre de cette analyse.



  • Cet ouvrage n'est pas un énième livre à slogans ni une compilation fantaisiste de recettes miraculeuses, mais une main tendue qui offre une prise solide. Une prise solide, parce qu'il invite d'abord à comprendre, à partir d'une approche pluridisciplinaire et humaine de la santé et de la maladie, les mécanismes de maintien de la santé et d'un vieillissement réussi  : or c'est de cette compréhension que pourra éclore la conviction, seule capable de motiver une mise en pratique des connaissances acquises et de changer - en douceur - le cours de nos habitudes. Dans ce livre dense mais d'une écriture toujours fluide et élégante, Josette Dall'Ava-Santucci explique pourquoi il est nécessaire d'associer le bien-être, le bien-bouger et le bien-manger  : réconciliation entre les rythmes du corps et les rythmes de la nature, importance capitale du plaisir, de l'activité physique et de l'amour de soi, sans oublier l'alimentation, la perte de poids, et tant d'autres choses... Mais si une mise au point experte sur les connaissances les plus pointues est certes nécessaire pour nous convaincre, il s'agit aussi de passer à l'action  : c'est à cette pratique que nous invite également Josette Dall'Ava-Santucci, nous offrant de multiples conseils éclairés (jusqu'aux plats à privilégier et à éviter dans nos restaurants préférés  !) et n'hésitant pas à aller à contre-temps de nos conditionnements. Jamais culpabilisant et toujours bienveillant, ce livre pédagogique nous responsabilise. Il propose une aide essentielle à toutes celles et ceux qui aspirent à prendre vraiment soin d'eux-mêmes. Josette Dall'Ava-Santucci a été professeur de Médecine (Physiologie) à l'Université Paris 5 et Chef de service d'Exploration Fonctionnelle et de Médecine du sport à l'Hôpital Cochin à Paris. Ce plateau technique au service de toutes les disciplines lui a donné l'opportunité d'une approche pluridisciplinaire de la médecine, approche renforcée par sa longue présidence de l'Association Française des Femmes Médecins. Son travail scientifique, riche d'une centaine de publications internationales, a porté sur les interactions coeur-poumon dans différentes situations normales et pathologiques. Après un séjour aux USA, les données acquises grâce à l'adaptation originale d'une technique très innovante, ont permis d'établir les recommandations internationales d'optimisation de la ventilation artificielle en réanimation, dans les maladies respiratoires et/ou cardiaques. Depuis une dizaine d'années Josette Dall'Ava-Santucci se passionne pour le vieillissement réussi et assure dans ce domaine une veille scientifique permanente qui l'amène à donner des conférences régulières sur ce sujet de prédilection. Son approche globale de l'être humain lui permet une mise en perspective unique des éléments clés de la santé durable, qu'elle a su mette à la portée de tous. La science pour elle est un questionnement permanent, toujours intégré dans une vision historique, philosophique ou artistique de l'être humain. Outre des ouvrages scientifiques et pédagogiques, elle est l'auteur de Des sorcières aux mandarines, une histoire des femmes médecins chez Calmann Lévy (1989 et 2004) et de Vivre mince, mieux, plus longtemps chez First (2013).

  • Extrait
    Introduction
    La criminalité organisée transnationale s’est prodigieusement développée ces trente dernières années. Elle représente désormais la menace principale pour les sociétés démocratiques. En effet, son influence potentielle valorisée par une puissance financière colossale lui permet d’agir notablement sur la vie économique quand elle ne tente pas d’en prendre le contrôle en sous-main. Elle bénéficie à plein de l’ouverture des frontières qui a suivi l’effondrement du bloc communiste en profitant notamment de la libre circulation des biens et des personnes. Elle tente de ne pas apparaître au grand jour, laissant la « une » des média à la menace terroriste. Par contre, il existe des liens entre les deux phénomènes. Par exemple, elle est bien présente dans les trafics d’êtres humains et de drogues qui se déroulent depuis les côtes nord-africaines et celui du pétrole et des antiquités qui trouvent leurs origines dans les zones contrôlées par les salafistes-djihadistes, sans compter le commerce illégal d’armes. Sa discrétion est ancienne puisque, selon le célèbre mafieux américain Meyer Lansky (1902-1983), il convenait déjà à l’« Organisation » (la mafia italo-américaine) de se retirer de la rue, les activités de terrain étant dévolues à la petite criminalité locale. Cette discrétion volontaire se poursuit de nos jours puisque la presse parle régulièrement de la « disparition des mafias », des « derniers parrains », quand certaines figures politiques ne nient pas carrément son existence par incompétence ou parce qu’elles ont quelques chose à se reprocher. C’est exactement l’inverse qui est en train de se passer : la pieuvre étend progressivement ses tentacules sur l’ensemble de la planète.
    Ses maîtres mots sont : « innovation, diversification et flexibilité ». Elle innove dans de nouvelles activités jugées rentables comme les trafics de migrants clandestins et de matières premières, dans les escroqueries sur le net (dont les paris en ligne) sans abandonner ses activités traditionnelles : drogues, armes, prostitution, racket, etc. Diversification car les bandes criminelles ne se spécialisent plus dans une seule activité. Ainsi, les cartels de la drogue exportent leurs produits de mort mais aussi des êtres humains, des armes, des contrefaçons, des espèces protégées, etc. Enfin, la flexibilité permet au crime organisé de profiter de l’évolution de la situation politique, économique, militaire pour coller le plus possible à la réalité. Ce qui se passe aujourd’hui sur le continent africain, et tout particulièrement en Libye devenue le hub de tous les trafics en raison de la disparition d’un État régalien central, est révélateur.
    Le souci principal du crime organisé est d’imbriquer l’économie illégale à sa consœur légale. Pour cela, il utilise un moyen infaillible : la corruption à tous les niveaux de la fonction publique et du privé. Par exemple, si le crime n’est pas à la base de la crise économique mondiale, il sait en profiter largement en investissant dans des secteurs déficitaires mais légaux.



  • Extrait
    Mardi 23 juin, 2015
    Le mot constellation, emprunté du latin constellatio au sens de position respective des astres, signifie par métonymie « groupe d’étoiles formant une figure ». Par métaphore, constellation désigne au Moyen-Âge un groupe de personnes remarquables (par exemple le groupe des poètes de la Pléiade) ou tout ensemble d’objets liés entre eux. Consteller apparaîtra beaucoup plus tard, dans le langage poétique, mais ce sont bien des groupes d’étoiles dont nous parlerons dans ce texte. Leurs noms reflètent la fascination qu’elles ont exercée sur l’esprit humain.
    Nous dénombrons dans le ciel 88 constellations célestes, délimitées par des frontières précises et qui ne se recouvrent pas. Leurs noms officiels sont en latin et leur abréviation en usage comporte 3 lettres (exemple : la constellation de l’Aigle est Aquilae abréviée par Aql et l’étoile la plus brillante de cette constellation est notée α Aql, la suivante β Aql, etc.). Leur histoire fait l’objet de cet ouvrage. Or l’astronomie a été le souci commun de tous les peuples sous toutes les latitudes. Aussi, des choix ont été nécessaires. J’ai décidé de présenter en priorité les ciels qui s’observent sous nos latitudes. Les constellations décrites et leur genèse se rapportent principalement à l’Occident. Quand nécessaire et parce que mondialisation oblige, les apports d’autres cultures sont mentionnés ainsi que les constellations les plus marquantes de l’autre hémisphère.



  • Extrait
    Introduction
    Le Moyen-Orient est au cœur de l’actualité. Ce n’est pas nouveau. Longtemps le conflit israélo-palestinien a fourni depuis les années 50 son lot d’actualités brûlantes et de conférences internationales. Puis ce fut le tour du Liban dans les années 70 et son cortège de violences propres à toute guerre civile. La guerre Iran-Irak occupa près de 10 ans le devant de la scène jusqu’à la fin de la Guerre Froide. Alors que le principal affrontement géopolitique semblait devoir s’éteindre avec la fin de l’URSS, ce sont les initiatives américaines dans la région qui relancent les conflits, avec deux guerres du Golfe qui aboutissent à la fin de l’Irak comme pays unitaire. Mais, à partir de 2010, c’est en quelque sorte de l’intérieur que la région se remet à ébranler l’ordre international tant la zone, riche en ressources et placée à un carrefour stratégique majeur, garde une importance géopolitique qui ne se dément pas. Instabilité, foyer du terrorisme, ventes d’armes, risques d’États faillis, jeu des Puissances, tous les éléments sont réunis pour en faire encore longtemps un incroyable imbroglio où plus que jamais, les enjeux concernent le monde entier. Le Moyen-Orient est aussi, il faut le souligner, le cimetière de toutes les prévisions, analyses, expertises : l’idéalisme démocratique, le néoréalisme huntingtonien, l’angélisme européen, ont trouvé maintes occasions de se voir démentis à tout jamais. Pour autant, il n’est pas sûr que les politiques et les influenceurs tiennent compte de ces échecs. La lenteur des remises en cause, la réitération des erreurs passées, l’incompréhension face à certains phénomènes semblent devoir rester encore longtemps une fatalité. « L’Orient compliqué », formule éculée attribuée au Général De Gaulle, est voué à rester, semble-t-il, le maître-mot des discours et des actions dans la région.
    Pourtant, on peut y voir clair. Si l’on prend en compte les conditions sociales et économiques de base, les grands traits culturels, l’Histoire et le jeu naturel des Puissances, il est possible d’arriver à une compréhension plus fine de ces phénomènes, à rebours de l’immédiateté journalistique et du prophétisme de pacotille. De ce Moyen-Orient en genèse sous nos yeux dépendront les 30 années à venir, c’est certain. Parce qu’il reste un réservoir fabuleux de ressources, notamment gazières. Et du fait de sa proximité géographique avec l’Europe, l’Afrique et l’Asie centrale. Repérer les Puissances de demain, identifier les contours de ce que sera devenue la carte de la région, être capable de désigner nos amis et nos ennemis et tenir compte de ce que feront nos alliés, tels sont les outils que ce petit ouvrage propose…



  • Explosion du volume des données, développement de l'Internet des objets et de l'intelligence artificielle, naissance d'une `gouvernance algorithmique', valorisation (et détournements) des données personnelles à des fins commerciales et publicitaires, usages mobiles de l'Internet, une surveillance numérique (et pour le numérique) toujours plus intrusive et opaque... Les récents bouleversements de la société et de l'économie numériques s'accompagnent de transformations dans l'exposition et la protection de la vie privée - transformations qui sont à la fois techniques, économiques, sociales et culturelles. Au croisement de la sociologie des techniques et du droit, ce livre explore les récentes évolutions de la vie privée à l'ère du numérique, en dévoilant les multiples tensions dont elle fait l'objet, la diversité de ses définitions et périmètres, la recherche constante d'un équilibre entre tutelle juridique et sauvegardes techniques, surveillance et protection, modèles d'affaires et transparence, droits du consommateur et libertés citoyennes. Francesca Musiani est chargée de recherche au CNRS, Institut des sciences de la communication (ISCC-CNRS/Paris-Sorbonne/UPMC), chercheuse associée au Centre de sociologie de l'innovation de MINES ParisTech-PSL, et rédactrice académique pour l'Internet Policy Review. Francesca a été le Yahoo! Fellow in Residence à l'université de Georgetown et chercheuse associée au Berkman Center for Internet and Society de l'université de Harvard en 2012-2013, ainsi que membre de la Commission de réflexion sur le droit et les libertés à l'âge du numérique de l'Assemblée nationale (2014-2015). Elle coordonne actuellement un work package pour le projet européen NEXTLEAP (2016-2018, Next-Generation Techno-Social and Legal Encryption Access and Privacy),est membre des ateliers prospectifs sur le numérique du CSA et de l'ARCEP, et a récemment été élue co-responsable de la section Politiques de communication et technologies de l'IAMCR. Francesca est l'auteure de Nains sans géants. Architecture décentralisée et services Internet (Presses des Mines, 2013 [2015], Prix Informatique et Libertés 2013 de la CNIL).

  • Ouvrage sous la direction de Jean-Francis Dauriac Ce premier Cahier de Francs-Maçons inaugure une collection dans laquelle une Loge du Grand Orient de France, la Loge Roger Leray, propose de s'engager ouvertement dans les débats actuels les plus décisifs en rendant ses travaux accessibles au public. En cette époque où les chiffres remplacent les mots, où l'on confond exactitude et vérité, où le langage de l'image remplace celui de l'écrit et où le savoir lui-même se limite à de gigantesques bases de données, les Data, une telle démarche n'a rien d'anodin ; non seulement par son caractère historiquement singulier, mais aussi par le sentiment d'urgence dont elle porte témoignage. En effet, tandis que nous entrons dans une civilisation immatérielle et une société en réseaux qui bouleversent les notions de territoire et de hiérarchie, d'espace et de temps, l'enjeu n'est rien moins que de repenser le statut de l'Homme et les conditions d'un vivre ensemble réellement respectueux de tous. Dans cet ouvrage, nous découvrons un inventaire et des analyses remarquablement fines des valeurs et des fonctionnements les plus représentatifs de notre époque où la société humaine, enivrée par ses conquêtes techno-scientifiques, est devenue la marionnette de ses propres outils pour finalement perdre son équilibre et la maîtrise de son destin. Passé le diagnostic, c'est une vision inspirante de l'Homme qui nous est proposée en partage, loin de toute nostalgie stérile : car s'il faut penser objectivement le monde actuel, les solutions les plus efficaces ne peuvent trouver leurs racines qu'aujourd'hui également. Ainsi sont donc notamment convoquées et confrontées, à l'occasion de réflexions particulièrement affûtées, la démocratie, la laïcité, le progrès, l'Humanisme et la modernité. Avec la hauteur de vue et l'humilité d'une intelligence collective pénétrante, ce livre témoigne de la vocation que la Franc-Maçonnerie s'est donnée et de sa capacité à ouvrir des débats de société de grande ampleur. Saurons-nous, individuellement et collectivement, nous hausser à hauteur d'Homme ? C'est tout l'enjeu de cet ouvrage - mais aussi celui de notre avenir commun. Jean-Francis Dauriac Jean-Francis Dauriac, DESS en Intelligence Économique, a été initié à 24 ans au Grand Orient de France et en a été un de ses plus jeunes Vénérable Maître (Président de Loge). Avec des Frères de sa première Loge, il crée une boutique d'écrivain public dans la quartier de la Goutte d'Or à Paris, puis remet sous l'égide du Grand Orient de France un projet de nouvelle Déclaration des Droits de l'Homme au Président de l'Assemblée Nationale de l'époque, Laurent Fabius. Cofondateur de la Loge Demain avec le Grand Maître Roger Leray, il crée après sa disparition la Loge ROGER LERAY et en a été deux fois Vénérable Maître (2006-2009 et 2013-2016). Longtemps responsable politique du MRG (Ex. PRG) il en a été de 1980 à 1992 Secrétaire National, Secrétaire Général, puis Vice-Président, avant d'en démissionner en étant le principal opposant à Bernard Tapie. Il a créé et dirigé pendant prés de vingt ans (1988-2008) un think tank, l'Observatoire de la Démocratie, dans lequel se rencontraient régulièrement les principaux dirigeants politiques de droite et de gauche, des intellectuels, hauts fonctionnaires et journalistes. Membre de plusieurs cabinets ministériels dans le Gouvernement de Michel Rocard (1988-1993), il est nommé Directeur de CROUS (1993-2003). Durant cette période, il est l'auteur du rapport Dauriac au Ministre de l'Éducation Nationale Claude Allègre (2000), appelant à la création d'un revenu étudiant et proposant la mise en place d'une politique de la jeunesse à partir des dispositifs d'aide aux étudiants. Il crée avec l'UNEF et SOS Racisme un Festival contre le Racisme dans toutes les Universités françaises et européennes (1994-2002). Reconverti dans le privé, il dirige actuellement plusieurs sociétés immobilières spécialisées dans le logement des jeunes et des étudiants. C'est sous sa direction que sont composés les Cahiers de la Loge Roger Leray.

  • Introduction
    La séparation du sacré et du profane est une situation absolument inverse à celle des grandes civilisations antiques. Chez les Incas, chez les Celtes, chez les Égyptiens, les bâtiments importants de l’urbanisme étaient par exemple des temples, des pyramides, des alignements de menhirs, qui étaient toujours orientés en fonction du lever du soleil, soit adoré, soit symbolisant Dieu. Ensuite, toute l’architecture de la ville, donc aussi une pensée collective organisée à partir des maisons et lieux de travail, de repos, de piété, était instituée pour correspondre à l’ordre éternel, immuable, des astres et des étoiles, du soleil et de la lune. Ordre paisible, témoin de la justice, de la paix nécessaires à la vie. Pas question de séparer la sagesse des prêtres de celle des chefs de la cité, puisque c’est au contraire l’alliance des deux, leur collaboration continuelle, répétée et scellée dans les rites quotidiens, ou saisonniers, qui était pensée comme utile à la prospérité du peuple.
    Lorsqu’on demande à un penseur d’écrire un livre sur « Qu’est-ce qu’être moine bénédictin aujourd’hui ? », s’il habite et pense en français, il est tout naturel que la problématique de sa réflexion s’oriente d’abord vers le conflit centenaire qui a abouti à la séparation de l’Église et de l’État en 1905. Toute abbaye est nécessairement en dialogue avec le gouvernement du pays dans lequel elle est admise ou simplement tolérée. Les moines accueillent et accompagnent par leur sagesse spirituelle des retraitants qui vivent sous tel régime et pratiquent leur religion dans tel contexte culturel. Enfin, la majorité des abbayes ne fonctionnent pas économiquement en totale autarcie et cette situation d’échange, ou parfois de dépendance, fait qu’on ne situe pas le rôle prophétique bénédictin de la même manière que dans la société quasi théocratique du siècle de saint Thomas d’Aquin et de saint Louis.
    Rappelons que le Concordat de 1801, signé par Napoléon, maintenait une collaboration entre la France et l’Église. A l’initiative des francs-maçons, le frère Aristide Briand rendit pleinement à la France son âme de « fille des lumières », puisque la séparation de l’Église et de l’État était apparue pour la première fois en 1795, au terme du premier génocide de l’Histoire européenne, celui des Vendéens, dont l’armée menaçait trop le succès des efforts révolutionnaires. Bien que le XIXe siècle ait vu refleurir en France l’Ordre bénédictin, grâce aux efforts passionnés de Dom Guéranger, depuis Solesmes, dans la Sarthe, et malgré le nombre incalculable des nouvelles Congrégations de religieuses (on dit en plaisantant que c’est l’une des trois seules choses que Dieu ignore absolument, ainsi que la durée de l’homélie d’un dominicain et ce que dira un jésuite quand il prêchera), en dépit du fait étonnant de nombreuses apparitions de la Vierge Marie, l’État français renie 1400 ans de profession de foi en expulsant les moines de son territoire. Le supérieur général des Cisterciens sollicita un entretien avec le président de l’Assemblée nationale et fit un discours qui impressionna fort les députés, mais cela ne suffit qu’à tolérer quelques exceptions à la règle générale, qui était de ne plus tolérer ceux qui paraissaient, par leurs vœux religieux, si opposés à l’esprit républicain et à la liberté.

  • Introduction
    Y a-t-il d’autres planètes habitées dans l’univers ? Cette question prend aujourd’hui un sens très concret avec les découvertes incessantes d’exoplanètes, ces planètes qui tournent autour d’autres étoiles. En effet, en un peu plus de vingt ans, plus de 3 000 exoplanètes ont été identifiées et, peut-être, quelques-unes d’entre elles pourraient abriter la vie. La recherche de la vie ailleurs fait aussi appel à l’exploration systématique du système solaire, qui a fourni, en quelques décennies, de fantastiques résultats. Elle nous a fait découvrir d’étonnants environnements planétaires ou cométaires, peut-être des milieux propices à la vie, dont certains nous fournissent des « pistes » pour mieux comprendre l’origine de la vie sur Terre. Les recherches sur les origines de la vie sur Terre sont au cœur même de ces explorations. Car explorer l’univers en quête d’une autre vie ne peut se faire que si l’on s’interroge sur la nature même du vivant, son origine et son évolution, avec le seul exemple que nous avons sur notre planète. Enfin, si une civilisation technologiquement avancée existe ailleurs dans la galaxie, nous pouvons nous interroger sur les moyens possibles de la détecter. Scruter le ciel à la recherche de signaux artificiels radio ou optique est une piste pour tenter de repérer des « intelligences » extraterrestres.
    L’ensemble de ces recherches fait partie d’une vaste science née il y a un peu plus de 50 ans, appelée Exobiologie, ou encore aujourd’hui Astrobiologie, et qui représente l’étude de la vie dans l’univers. Cette science, largement pluridisciplinaire, s’attache non seulement à étudier les origines, la distribution et l’évolution de la vie dans l’univers, mais aussi les structures et les processus reliés à son émergence et son évolution. Ce livre présente, avec une perspective historique, les principales pistes de recherches de l’Exo/Astrobiologie, en espérant que le lecteur pourra y trouver des éléments de réflexion sur le vivant dans l’univers.
    1- La pluralité des mondes
    Dans l’Antiquité, l’idée de planètes habitées dans l’univers est celle de l’infinité des mondes. Pour le philosophe grec Anaximandre (610-547 av. JC), les mondes innombrables se succèdent, disparaissant puis apparaissant dans un mouvement éternel. Anaximandre défend l’infinité des mondes en s’appuyant sur l’idée de temps, lui-même infini. Les atomistes et les épicuriens poursuivent cette pensée, comme chez Démocrite (460-370 av. JC), pour qui les combinaisons des atomes, leur mouvement, dû uniquement au hasard, forment des mondes innombrables. La diversité des formes atomiques ainsi que leur combinaison justifient l’infinité des mondes.
    Epicure (341-270 av. JC) adopte l’univers infini de Démocrite, qu’il peuple comme lui de mondes innombrables, naissant et périssant : « Il y a un nombre infini de mondes semblables au nôtre et un nombre infini de mondes différents. En effet puisque les atomes sont en nombre infini, comme nous l’avons vu, il y en a partout, leur mouvement les portant même jusque dans les lieux les plus éloignés. Et d’autre part, toujours en vertu de cette infinité en nombre, la quantité d’atomes propres à servir d’éléments, ou, autrement dit, de causes, à un monde, ne peut être épuisée par la constitution d’un monde unique, ni par celle d’un nombre fini de mondes, qu’il s’agisse d’ailleurs de tous les mondes semblables au nôtre ou de tous les mondes différents. Il n’y a donc rien qui empêche l’existence d’une infinité de mondes. »

  • Chapitre I
    Entreprendre et se développer en milieu hostile : le storytelling capitaliste du XXIe siècle
    1. Darwin Business ! Innover et conquérir... ou périr
    Le capitalisme n’est pas ce que croyaient les philosophes et les économistes écossais du XVIIIe siècle. Il diffère également des analyses qu’en construisaient les néoclassiques du XIXe. Quant aux libéraux du siècle dernier, ils semblaient pareillement à distance du réel des entreprises et du ressenti quotidien des salariés, des consommateurs et des citoyens. Tous ces théoriciens hyper-rationalistes du système capitaliste l’assimilèrent à une dynamique pacificatrice des rapports sociaux et des relations internationales. Toutefois, le commerce n’adoucit pas les mœurs... Il apporte certes le développement, il a permis sans aucun doute de sortir de la misère des générations entières depuis 1945, et en particulier – de nos jours – dans les pays émergents, mais il exige toujours d’être encadré et « challengé ».
    D’abord contraint par les structures du monde ancien entre la Révolution française et la IIIe République (pour ce qui est du cas de la France), son échec à se stabiliser de manière autonome lors de la crise des années 30 conduisit les gouvernements occidentaux à édifier l’Etat keynésien dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La mort du monde soviétique et la mondialisation firent éclater cet équilibre entre libéralisme et socialisme. Désormais, il n’y a plus de contre-modèle autorisant à modérer les appétits d’un capitalisme financier excessivement carnassier, tandis que les pays émergents, Chine en tête, nous donnent des cauchemars.
    Si vous êtes un entrepreneur, faire des affaires au XXIe siècle ne vous laisse pas le choix : se battre ou périr constitue la seule alternative imaginable ! Le capitalisme à l’heure de la mondialisation fabrique de la concurrence mécaniquement. Dans beaucoup de secteurs d’activité, le nombre d’acteurs capables de rivaliser pour conquérir le même marché se révèle impressionnant. Un opérateur chinois peut tenter de racheter une entreprise ou de s’imposer, par exemple, dans la vente d’électroménager ou des smartphones en produisant des conséquences en cascade, qui finiront par toucher les PME d’un territoire le plus reculé qui soit. L’immunisation concurrentielle n’existe plus. Dans les deux cas cités, il suffit de lire l’actualité récente pour s’en convaincre. Le 15 janvier 2016, General Electric annonça qu’il vendait son électroménager au groupe chinois Qingdao Haier (pour 5,4 milliards de dollars, soit 4,9 milliards d’euros). En septembre 2014, son intention était de céder cette activité à son concurrent suédois Electrolux : elle renonça début décembre en regard de l’opposition des autorités américaines de la concurrence. En juillet, le département américain de la justice avait incité la justice fédérale à interdire l’opération au motif qu’elle faciliterait des hausses de prix allant jusqu’à 5% en limitant la concurrence. Il rejeta ensuite en octobre une proposition de cession d’actifs soumise par Electrolux, notamment propriétaire des marques Frigidaire, Kenmore et Tappan.

  • Le harcèlement communautariste tue la République. Où se situe donc notre problème ? Dans la propension de notre pays, estime Eric Delbecque, se culpabiliser à tout propos. La neurasthénie nous empoisonne. Mais cette haine de soi est d'abord encouragée par ceux qui nous gouvernent. Pourquoi ? Parce que, selon lui, elle s'inscrit dans la volonté de nos « élites » d'atteindre leurs objectifs personnels en flattant tous les communautarismes bruyants. Terrorisés par le politiquement correct, nos politiciens, obsédés par la conquête des ""places"", quelques intellectuels fascinés par l'angélisme exterminateur et une poignée de titans des affaires obnubilés par leur quête sans fin du profit préfèrent donner des gages aux minorités vindicatives. Comment en sortir ? En osant s'opposer aux discours faussement modernes de ces dernières années qui affirment de façon péremptoire que le roman national est un instrument d'oppression et un anachronisme. Pourvu qu'on le comprenne bien et qu'on le modernise, il demeure notre meilleure défense contre la guérilla communautariste, tissé de rapides assauts incessants contre les fondements des sociétés ouvertes. Présentation de l'auteur Eric Delbecque est notamment directeur du département intelligence stratégique de la société SIFARIS et chef du pôle intelligence économique de l'Institut pour la Formation des Elus Territoriaux.

  • Quiconque a regardé et regarde encore The walking dead s´aperçoit rapidement que la présence des "marcheurs", des "zombies" si l´on veut, n´est pas l´essentiel de la série, qui connaît cependant un succès mondial : pourquoi ? Comment l´expliquer ? C´est peut-être que The walking dead nous donne quelque chose d'autre à voir et à comprendre, ou plutôt nous montre autre chose, à savoir quelque chose qui s´adresse à nous et nous interroge ; quelque chose, aussi, qui parle de nous ; de l´état du monde tel qu´il est aujourd´hui ; un monde que nous croyons habiter alors que nous n'y sommes qu'installés et au sein duquel les autres nous paraissent radicalement étrangers, simplement parce qu´ils sont étrangers. C´est de tout cela dont il est ici question... et d´autres choses aussi. Un ouvrage fondamental et fondateur du philosophe Stéphan Vaquero, qui visite cette série à travers des analyses magistrales au service d'une vision vaste et profonde des grandes problématiques qu'elle dévoile ̶ et qui nous concernent tous. Présentation de l'auteur Stéphan VAQUERO , agrégé et docteur en Philosophie, enseigne dans le sud de la France. Il a notamment publié Baltasa Gracian et la civilité ou l'art de vivre en société (PUF, 2009) ainsi que divers articles relevant aussi bien de l´histoire de la philosophie classique que de l´esthétique. Dans ce dernier cas, il s´est notamment intéressé au fantastique, le plus souvent à partir de la question du lieu.

  • Au sein de la communauté sunnite en Irak, dans un contexte de grand déséquilibre du à la chute du régime de Saddam Hussein par les Américains, est apparue la plus grande menace terroriste que l'Occident ait connue : Daech. Emmanuel Hamelin nous amène dans un premier temps à comprendre qui est Daech et quelle est sa stratégie de communication. Il nous explique comment cette stratégie s'est construite, notamment avec les réseaux sociaux, et avec quels moyens, mais surtout comment elle a su atteindre ses objectifs en terme de recrutement, de terreur et de propagande. L'auteur nous livre ensuite sa réflexion sur le profil des terroristes, et analyse la façon dont la communication de Daech a réussi à les influencer. Il nous explique comment les médias occidentaux ont, malgré eux, joué un rôle dans la stratégie de communication de Daech. Que ce soient les médias traditionnels, l'audiovisuel et la presse écrite, ou les médias Internet et les réseaux sociaux, Emmanuel Hamelin dissèque les dysfonctionnements, les risques, mais aussi les dangers qui existent dans le traitement de l'information sur le terrorisme. Il ouvre des pistes de réflexion sur la liberté d'informer et le rôle du CSA, mais également sur l'anonymat des terroristes. Le terrorisme et le traitement qui en est fait par les médias ont un effet considérable dans l'esprit de nos concitoyens. Ce sujet complexe mérite les éclairages et les réflexions que nous retrouvons dans ce livre. Présentation de l'auteur Emmanuel Hamelin est expert sur la stratégie de communication du terrorisme. Il s'occupe du département « Médias et terrorisme » au sein de la Fédération Française de Psychocriminalistique, en lien avec le docteur Erroll Southers qui dirige le programme d'études sur l'extrémisme intérieur à l'Université de Southern California (USC). Il a été Député à l'Assemblée Nationale, spécialisé sur les questions de l'audiovisuel, initiateur du lancement de la TNT en France, et fondateur du club parlementaire sur l'avenir de l'audiovisuel et des médias. Il est également élu à la ville et à la Métropole de Lyon.

  • Pilhan

    Pierre Larrouy

    Extrait
    Prologue
    Fin mai 1998, un appel téléphonique - c'est Jacques Pilhan(3). Je ne sais pas sa fin si proche. Il veut me parler d'un article que je vais publier et qui lui est largement consacré. J'ai souhaité avoir son imprimatur éthique et factuel. L'article(4) doit paraître dans La Célibataire, revue de psychanalyse clinique, logique, politique, lancée en 1998 autour de Charles Melman(5) et dont je suis un membre fondateur. Ces précisions sont importantes pour l'objectif de cet essai. J'avais présenté Pilhan et Melman, nos dîners conviviaux étaient à eux seuls un révélateur - d'un enjeu, d'une envie et d'une retenue. Une attirance réciproque méfiante.
    Un terreau semble-t-il commun d'analyse mobilise 1. chez Melman : le vertical et le signifiant maître(6) ; 2. chez Pilhan : le symbolique ; 3. chez moi : la théorie des jeux(7) et les enjeux de la société numérique. Melman produira L'Homme sans gravité (2002), Pilhan L'Ecriture médiatique (1995) ; mon article La Paille dans la lucarne sera édité à l'automne 1998. Je ne cherche, ici, aucun rapport causal, mais décris un contexte.
    Cet appel n'était pas anodin. Par le moment cruel, par la forme inhabituelle, trente minutes pour Pilhan c'était un exploit, mais, bien sûr, cet appel n'était pas anodin surtout par le fond. Je n'aime pas exposer les détails d'une conversation personnelle, qui plus est avec quelqu'un qui ne peut plus démentir et alors que j'en suis le seul témoin. Je ne livrerai que trois éléments et uniquement parce qu'ils autorisent et légitiment la poursuite de mon projet d'écriture : « je suis sur le cul » (une expression répétée dix fois pour bien signifier un point imprévu de convergence), « tout est juste », « tu as mis des mots sur ce qu'on a fait ».
    Hors de Michèle, sa femme et complice, et de quelques amis, ceci est resté un instant précieux et personnel. L'article sortit à l'automne 1998. Entre-temps, Jacques nous avait quittés. Il n'aura pas connu la publication. Michèle eût la gentillesse de me dire quelques bonnes choses et surtout qu'elle aimait que j'aie dit : « Ainsi de 1984 à 1997, la France aura eu un aperçu d'un laboratoire live de l'installation de cette nouvelle donne sociale avec Jacques Pilhan, son meilleur stratège, peut-être aussi son plus grand utopiste », parce que c'était vrai.
    Alors pourquoi, vingt ans après, réactualiser tout cela ? C'est en écrivant mon dernier livre, République sans curseur, et en décrivant le malaise contemporain, qu'arracher le lierre et voir les pierres pour ce qu'elles sont m'est apparu comme une tâche nécessaire.
    Autant dire que je n'entends pas écrire ce que François Bazin a fait remarquablement (cf. Le sorcier de l'Elysée). Ici, on ne croisera pas les « people » de la saga Pilhan, des Présidents aux Ministres ou personnalités de la société civile. Seuls ceux que j'ai identifiés comme des acteurs de l'hypothèse que je vais formuler pourront être appelés à paraître : Jean-Luc Aubert, Claude Chirac, Jean Glavany... Eux, mais pas pour leur part opérationnelle, quelle qu'en soit l'importance, mais pour une complicité d'affect et de manière de regarder.
    Ce que je veux interroger, c'est le malentendu entre la communication publique, les dispositifs opérationnels et la « passe » déterminante constituée par le symbolique qui semble faire aujourd'hui l'objet de malentendus, quand il ne fait pas cruellement défaut. Mais, au travers de cela, plus encore, l'impossibilité apparente de la société contemporaine, et singulièrement du discours politique, de générer la sublimation qui conditionne les grandes adhésions collectives.
    Wanted femmes et hommes providentiels, à défaut discours de semblant qui comblerait le manque... Foutaises le mal est plus profond et mérite mieux que ces voeux pieux. Alors, pourquoi Pilhan aurait-il réussi durablement avant de lui-même rencontrer un vent mauvais nouveau (1995-1996) ? N'avait-il pas identifié un symptôme durable, le traité de Maastricht, comme un révélateur essentiel d'une cassure dans la cohésion sociale et l'adhésion politique ?
    Qu'aurait-il fait à l'heure des réseaux sociaux et du numérique ?
    Ceux qui attendent des recettes, qu'ils s'adressent au site du Marmiton, il n'en manque pas. J'en serais incapable. Techniquement. Mais plus encore parce que se poser ainsi la question participe du ratage de la nomination des douleurs contemporaines. Bazin a intitulé son livre Le sorcier de l'Elysée ; ça révèle la sensation de mystère. Mais il n'y pas de potion magique pour le sacré. L'analogie avec le psychanalyste est claire : il ne faut pas voir en l'analyste un « ingénieur des âmes » ; ce n'est pas un physicien, il ne procède pas en établissant des relations de cause à effet : sa science est une lecture, une lecture du sens.
    Sans doute est-ce pourquoi, sans bien savoir ce qui se cache derrière les portes de son cabinet, on a tendance à le prendre pour un sorcier, et même un peu plus grand que les autres (Jacques Lacan, Entretiens avec Madeleine Chapsal, L'Express du 31 mai 1957).



  • Disposition naturelle qui tend librement vers le bien, la bienveillance est aussi cette vertu politiquement hyper-correcte que notre société convoque pour justifier les injonctions les plus nauséeuses : « sois bienveillant », « agis avec bienveillance », « adopte un management bienveillant », jusqu'au fameux impératif indigeste : l'incontournable « regard bienveillant ». Or, nous dit Elsa Godart, le sentiment d'humanité ne se décrète pas - et le danger des injonctions, c'est que, bien souvent, on les applique sans les penser. Aussi demande-t-elle : que vaut la bienveillance quand elle est expression d'une injonction derrière laquelle il est facile de se cacher pour agir sans réfléchir ? Loin de renoncer à la bienveillance, Elsa Godart propose ici de penser l'impensé de la bienveillance, ce dernier bastion de notre humaine condition dans un monde où les valeurs ont chuté dans l'innommable. Aussi nous invite-t-elle à faire tomber le masque de notre conscience morale hypocrite et mielleuse pour agir en amitié avec les autres et avec soi-même, le renoncement aux « devoirs-être » nous engageant finalement à « être » vraiment. La bienveillance envers soi-même devient par là le chemin d'une ouverture à soi et au monde - ouverture qui prend la forme tendre d'une authentique rencontre. Docteur en philosophie et en psychologie, Elsa Godart enseigne depuis 2001 à l'Université (Paris Est, Paris III-Sorbonne, Nanterre) et intervient régulièrement dans des universités internationales (Colombie, Roumanie, Finlande, Liban, Pologne, Russie). Parallèlement conférencière et formatrice en entreprise (Club Med, RATP, Yahoo,...), elle est spécialisée en éthique médicale et dirige un D.U. d'éthique à l'hôpital de Ville-Evrard. Elle a également créé un groupe « d'éthique Psy » à l'hôpital de la Salpêtrière (2004). Pratiquant en cabinet depuis 2003, elle collabore depuis 2005 à plusieurs médias (Le Monde des religions, Nouvelles Clés, Soins Psychiatrie, Femmes actuelle, RTL, Europe 1, France culture, France 2, France 5). Essentiellement orientées sur la notion de « sujet » et de la conscience de soi, ses recherches ont mis l'accent sur l'importance capitale de la volonté et de la sincérité dans la démarche de connaissance de soi. Ses ouvrages rendent compte des thèmes qui gravitent autour de ces questions : notamment L'Être-sincère (ANTR, 2006), Je veux donc je peux (Plon, 2007), La sincérité, ce que l'on dit, ce que l'on est (Larousse, 2008), Ce qui dépend de moi (Albin Michel, 2011), Être mieux avec soi-même (Michel Lafon, 2012), Le sentiment d'humanité (Éditions Ovadia, Nice, 2014).

  • Sans nul doute, une menace plane sur l'humanité et la biodiversité - une menace d'extinction. Le professeur Jean Paul Escande estime que nous avons tout ce qu'il faut pour réussir à y échapper. Mais, avertit-il aussi, c'est loin d'être gagné : pour la raison, entre autres, que, si l'on a certes pris conscience de l'orage qui gronde, aucune solution aux problèmes n'a encore été apportée - peut-être parce que les problèmes eux-mêmes, trop souvent, ont été mal posés... Dans ce deuxième tome, Jean Paul Escande poursuit sa réflexion pour, finalement, montrer que l'on ne pourra résoudre le problème écologique que si les biologistes et les neuroscientifiques acceptent de prendre un risque : celui de postuler que l'ADN n'est pas le Maître Unique de la Vie et qu'une autre instance, encore mystérieuse mais à découvrir, organise les relations établies par les êtres vivants, entre eux et avec leur environnement... Depuis plus de trente ans maintenant, le Professeur Jean Paul Escande s'est attaqué à «  mettre un peu en forme  », comme le lui avait demandé René Dubos (gloire de l'institut puis Université Rockefeller à New York), ce que c'est que l'écolo-biologie, ce qu'elle a acquis et ce qu'il lui manque. Ce qui lui manque lui est apparu essentiel  : il faut un partenaire à l'ADN pour diriger les vivants. Cette idée-là lui parait fondée et fondatrice. Il veut se battre pour elle. Jean Paul Escande est aussi demeuré médecin jusqu'au bout des ongles. Ses deux grands sujets d'étude ont été le mélanome malin et le SIDA, et c'est cette dévotion à la médecine qui lui permet de concilier des vues biologiques neuves avec le souci de diagnostiquer, pour mieux les soigner, les maux écologiques dont souffrent la Terre et les humains. Aujourd'hui, le Professeur Escande, 77 ans, juge que ses trente années de travaux et réflexions ont débouché sur des idées neuves, situées dans la lignée de René Dubos et qui peuvent être discutées sur la place publique. Alors, il rompt le silence que, depuis des années, il s'était imposé. Car, disait Dubos, «  il ne faut pas faire assister à ses digestions  », fussent-elles intellectuelles. Il rompt le silence, mais pas pour faire le buzz. Pour inciter à de l'audace écologique fondamentale. Sans donner de leçon à personne, mais en engageant Ecologistes et Entrepreneurs à mobiliser ensemble leurs forces respectives pour aller de l'avant. Et il leur propose une «  voie  ».

  • Sans nul doute, une menace plane sur l'humanité et la biodiversité - une menace d'extinction. Le professeur Jean Paul Escande estime que nous avons tout ce qu'il faut pour réussir à y échapper. Mais, avertit-il aussi, c'est loin d'être gagné : pour la raison, entre autres, que, si l'on a certes pris conscience de l'orage qui gronde, aucune solution aux problèmes n'a encore été apportée - peut-être parce que les problèmes eux-mêmes, trop souvent, ont été mal posés... Dans ce premier tome, Jean Paul Escande propose donc de poser le problème. Pour ce faire, il explore d'un regard nouveau les grandes problématiques de notre temps et de notre condition. Sont ainsi convoqués et mis en perspective l'écologie, l'informatique, les médias, l'industrie, la biologie, le transhumanisme,... dans une réflexion qui veut ouvrir sur de nouveaux - et salutaires - horizons. Depuis plus de trente ans maintenant, le Professeur Jean Paul Escande s'est attaqué à «  mettre un peu en forme  », comme le lui avait demandé René Dubos (gloire de l'institut puis Université Rockefeller à New York), ce que c'est que l'écolo-biologie, ce qu'elle a acquis et ce qu'il lui manque. Ce qui lui manque lui est apparu essentiel  : il faut un partenaire à l'ADN pour diriger les vivants. Cette idée-là lui parait fondée et fondatrice. Il veut se battre pour elle. Jean Paul Escande est aussi demeuré médecin jusqu'au bout des ongles. Ses deux grands sujets d'étude ont été le mélanome malin et le SIDA, et c'est cette dévotion à la médecine qui lui permet de concilier des vues biologiques neuves avec le souci de diagnostiquer, pour mieux les soigner, les maux écologiques dont souffrent la Terre et les humains. Aujourd'hui, le Professeur Escande, 77 ans, juge que ses trente années de travaux et réflexions ont débouché sur des idées neuves, situées dans la lignée de René Dubos et qui peuvent être discutées sur la place publique. Alors, il rompt le silence que, depuis des années, il s'était imposé. Car, disait Dubos, «  il ne faut pas faire assister à ses digestions  », fussent-elles intellectuelles. Il rompt le silence, mais pas pour faire le buzz. Pour inciter à de l'audace écologique fondamentale. Sans donner de leçon à personne, mais en engageant Ecologistes et Entrepreneurs à mobiliser ensemble leurs forces respectives pour aller de l'avant. Et il leur propose une «  voie  ».

  • Les sorcières

    Isabelle Durand

    Figure fascinante, la sorcière a imprégné l'imaginaire collectif au fil des siècles. Tour à tour laide, terrifiante et séductrice, elle prend de multiples formes, parfois antagoniques - on la décrit aussi bien monstrueuse que charmante, victime ou meurtrière, guérisseuse ou cannibale, sage-femme ou tueuse d'enfants... Avant tout, elle se targue de posséder des pouvoirs surnaturels : elle est magicienne, compose des philtres et peut jeter des sorts, envoûter et désenvoûter, connaître l'avenir et changer d'apparence. Au Moyen Age, elle s'associe au Diable dont elle tire son pouvoir de nuisance et signe avec lui un pacte de sang. Mais comment appréhender ces figures au-delà des stéréotypes - et d'ailleurs, ces derniers, que nous enseignent-ils ? Dans ce livre, Isabelle Durand analyse les différentes représentations de la sorcière, en détermine l'origine et le développement, et met au jour les divers mécanismes imaginaires liés à l'élaboration de cette figure. Finalement, la sorcière, symbole de la liberté et de l'autonomie, ne cristallise-t-elle pas les peurs et les projections que suscite la femme elle-même ? Isabelle Durand est professeure de littérature comparée à l'Université de Bretagne Sud (Lorient) et s'intéresse particulièrement aux rapports entre littérature et histoire. Elle a publié  Le Moyen Age des romantiques  (PUR, 2001),  Images du Moyen Age  (dir., PUR 2007),  Le roman historique  (Colin, coll 128, 2008),  Charlemagne, empereur et mythe d'Occident  (en collaboration avec Bernard Ribémont, Klincksieck, 2009),  Le roman de la Révolution. L'écriture romanesque des révolutions de Victor Hugo à George Orwell, (PUR 2012) ainsi que des articles en relation avec ces différentes problématiques. Ses recherches s'orientent également vers les figures mythiques, issues de l'imaginaire et de l'histoire, transformées par la littérature, tout particulièrement le roman.

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